(Rédigé au verso d’un vieux plan de cours.)

Un léger picotement au coin de l’oeil et le cil qui réverbère comme un ongle grenat le long du cou le long de la moelle, aliment amoral. Les plis de front en parchemin qui grugent les fibres devenus friables sous l’acide remords intraveineux.

Une main, trop tiède, trop tard abandonnée à la dérive du mal inutile au chavirement des esprits vers l’aube du dernier espoir. Elle s’accroche à la tempe elle s’accroche et tient jusqu’au sang qui s’écoule, oh! quelques gouttes à peine juste assez d’eau lustrale pour les célébrations du bout de la nuit.

Un léger picotement, l’échine noueuse et les muscles comme un incantation le long de la folie, pour oublier définitivement la trace des doigts sur la peau. C’est un état porté par la glace, une nausée, une goutte amère qu’on relègue par dépit au fond de la gorge, comme un frisson sans effet bloqué dans la nuque.

C’est comme un noeud autour du crâne, un vilebrequin des cartilages les aiguilles de paupières les larmes sablées ma lymphe dès l’aurore elle me coule des yeux par tremblements de peur de trop s’étirer. C’est une infime douleur à la tempe acide, sur les os et les bulles de dépit qui en découlent.

Elle en a eu assez, cette pauvre terre de roc et pourtant, sauce au sable revenir toujours aux mêmes mots mêmes phrases qui ont la chaleur facile à prévoir prévisible toujours trop prévisible. J’irai voir le docteur scalpel pour qu’il me prescrive des réponses salées, des solutés pour m’endormir, pour faire hiberner le destin. Et après vienne la révolution, les bombes, les trompettes, je m’enfoncerai dans le néant puisque c’est un endroit qui me ressemble.