(Rédigé au verso d’une pub de lessive.)

Elle me dit:

Je ne te quitterai jamais,
     à moins que tout l’or de tes colères ne cesse de se muer en cantiques.
Je ne te quitterai jamais,
     à moins que la neige des pierres ne se mette à réciter L’Union libre.
Je ne te quitterai jamais,
     à moins que le feu sonore de tes cheveux ne cesse de provoquer.
Je ne te quitterai jamais,
     à moins que la chapelle ardente de tes bras ne se ferme sur les pages numériques.
Je ne te quitterai jamais,
     à moins que la caféine de ton regard ne cesse de parfumer les rues de cannelle.
Je ne te quitterai jamais,
     à moins que ton visage ne s’efface sur la bure de la mort.

Et je la crois,
Parce que sa voix est douce comme le martinet de l’été
Parce que sa raison a des paroles souterraines
Parce que ses mots sont froids comme la pluie
Parce que ses baisers ont la quadrature des hyperboles acides.