Il ne se passe plus une nuit sans que je ne fasse un rêve traumatisant.

Avec trois ouvrières, je transporte de grandes plaques de métal sur la route. Il est midi. Jim Morrison sort de nulle part, un crâne à la main, une pelle dans l’autre. Nous creusons deux trous dans la voie de service, pendant que Jim exhibe ses fosses oculaires vides. Je ne suis pas surprise. Il se met à tirer. Une balle pour son chien qui tombe dans la tombe, puis une balle pour lui, juste à côté. La terre terne enterre et ment.

J’ai la bouche ouverte de compréhension. J’hérite ensuite de sa peau de lézard, don de la famille éplorée.

Comment expliquer cette overdose onirique?

Chaque soir, j’essaie la masturbation sans les mains. Bourrée d’images, c’est très cérébral. Il faut tout de même essuyer après, parce que ça tache.