Mes rêves sont de plus en plus tourmentés:

Je suis perdue dans l’entrepôt central des Archives nationales. Mes mains sont couvertes de cloques hermétiques de mémoires sous réserve. Les murs sont si élevés que j’ai de la difficulté à apercevoir le plafond. Partout des livres poussiéreux qui crient leurs généalogies à l’unisson, qui vomissent hargneusement des actes notariés.

Fuir! Fuir! Mais je m’enlise peu à peu dans le papier putride. Avant d’être submergée, j’entends la voix de Lionel Groulx — «Notre maître, le passé…»

Faudrait que je cesse de corriger jusqu’à minuit; ma cervelle va finir par se liquéfier.