Désolée de vous déranger, mais puis-je parler à la maîtresse de la maison ? Est-elle prise en ce moment ? Est-elle sous la douche ?
Si c’est le cas, puis-je grimper les escaliers sur-le-champ, sans bien sûr déranger la maisonnée, pour me rendre à la salle de bains et, toute nue, la rejoindre sous la douche dans l’eau chaude et près de son corps lourd et brûlant même si je me doute bien qu’elle risque sur le coup d’être effrayée, et lui parler pour la rassurer, lui dire qu’elle n’est pas grosse du tout, que ses seins sont toujours magnifiquement ronds et succulents, que son cou est fin et élégant, et lui dire en l’embrassant que la vie est toujours grande ouverte devant elle, pour que je puisse glisser ma main entre ses cuisses savonneuses et l’emmener au paradis en lui chuchotant à l’oreille ces mots secrets qu’elle aurait pu entendre ce fameux jour de juillet, il y a si longtemps, avant le mariage, les enfants et les pattes d’oie au coins du visage, jusqu’à ce que sur le plancher de la douche, submergées de bonheur, en larmes et tremblantes, nous nous aimions désespérément ?








(le 19 octobre 2005 à 6 h 57 min)
émouvant… je serais même bien tenté de le faire, mais en tant que mec que je crois queje me ferais sacrément asmater…
cela dit, quelque chose m’étonne :
Il semble bien Mlle Anne que depuis votre dernière espièglerie (votre absence délibérée) nombre de vos visiteurs ait disparu. Quelle étrange réaction ! Seraient-ils vexés ? Essaieraient-ils de vous faire payer votre dédain par le leur ?
Quel mauvais calcul ! Ne voient-ils pas ainsi qu’ils dénoncent plus encore l’influence que vous avez prise sur eux ? Et plus encore ne voient-ils pas qu’en refusant votre influence ils se gâchent le plaisir ?
Enfin moi je vous le déclare : mentez-nous horriblement, Mlle, Anne, cher cœur de Lune, promenez-nous de part les chemins les plus trompeurs, les plus faux… par le bout du nez ! jouez-nous les tours les plus retors ! pourvu qu’on y goûte les émotions rares… je n’apprécie la vérité que lorsqu’elle fait la courte échelle au mensonge.
Enfin n’est-ce pas théâtre que tout cela ? Le blog, et particulièrement les Cahiers, n’est-il pas ce lieu de représentation que cherchent désespérément à concevoir les dramaturges, où la scène se confond avec la salle, où les spectateurs se font comédiens ? Nous jouons avec votre jeu, vous vous amusez de nos pirouettes.
Menacez de mourir deux mille fois et deux mille fois j’y croirai, dévoré chaque fois d’une peine sans fond, soyez brillante, je vous saluerai, soyez nulle, je vous huerai jusqu’à ce que le rire l’emporte, faites-vous impitoyable, cruelle, je ne vous pardonnerai rien mais je vous passerai tout !
En attendant je vous bisse sur les deux joues !
(le 19 octobre 2005 à 9 h 17 min)
Chère Anne,
Je trouve vos écrits terriblement « sexuels », sensuels, pornographiques, crus et vrais. Et, en même temps, plein de poésie, de douceur, de distance, de sentiment, d’émotion…
Voilà pourquoi je n’arrête pas de vous dire que vous êtes écrivain, que vous avez du talent.
(le 19 octobre 2005 à 14 h 45 min)
J’adore, j’adore votre blog. Son contenu mais son contenant aussi ! Je suis une toute nouvelle bloggeuse (on met deux g ?) et je suis sur cet affreux support qu’est msn mais…mais…. Un jeune ami, un jeune amant adorable et talentueux est à me préparer un site…un vrai… En attendant je vous invite à venir voir mes toiles, mes textes, mes photos et à j’espère y prendre votre pied, les deux serait encore mieux !
Je cherchais un moyen de mettre mes textes érotiques de façon élégante. Votre site est un exemple d’excellence !
Merci, merci, merci…et bonne douche…!!
(le 20 octobre 2005 à 15 h 52 min)
L’eau continue à couler, j’aime votre vapeur, j’aime que vous ne vous soyez pas déshabillée pour la rejoindre sous la douche.
(le 20 octobre 2005 à 16 h 20 min)
le prochain scénario de desperate housewives ?
(le 20 octobre 2005 à 16 h 21 min)
Fliv:
«… et, toute nue, la rejoindre sous la douche…»
Je n’avais pas à me déshabiller : j’étais déjà nue en sonnant à la porte.
(le 21 octobre 2005 à 15 h 45 min)
Tu avais bien raison. Les bonnes manières et l’élégance se perdent de nos jours.
(le 22 octobre 2005 à 17 h 08 min)
Hum! Chère Anne, délicieuse, attentionné et toujours aussi poëte et sexuelle. J’ai bien aimé et … je me suis touché aussi.
Bise, Cindy
(le 26 octobre 2005 à 14 h 40 min)
Ah, si au moins c’était si facile de rassurer ces femmes complexées et tourmentées, je m’en ferais un devoir de le faire tous les jours.