Ni Dieu ni maître, disait le citoyen Blanqui
Et Dieu sait s’il avait raison
Mais en remplaçant Dieu par la Raison
On ne fait que changer de maître
Or il est des vérités interdites à la raison seule
Des vérités essentielles
Des vérités ineffables
Dont seule l’intuition mystique
Donne la pleine mesure
Il en va ainsi de l’anarchie
Qui est affirmation du multiple
De la diversité infinie des êtres
De leur capacité sans fin de composer
Un monde sans hiérarchies, sans domination
Fruit de l’association de puissances
Libres et autonomes
Il en va ainsi de l’anarchie
Qui est chaos aveugle des forces
Qui est rencontres et hasard
Fond indéfini indéterminé
D’où naît sans cesse l’infinité des êtres
Construction permanente et volontaire
De subjectivités nouvelles
Il en va ainsi de l’anarchie
Univers de l’infinitude des possibles
Affirmation dynamique d’agencements
Capables de libérer les individus
Capables de libérer les forces collectives
De leurs entraves
Et leur permettre d’aller
Jusqu’au bout d’eux-mêmes
Au delà de leurs limites
Proudhon Bellegarigue Dejacque
Avaient raison
Comme Laozi Zhuangzi
Avant eux
L’anarchie c’est l’ordre
Le 道
L’ἀπείρων
L’étrange unité
Qui ne se dit que du multiple








(le 19 janvier 2006 à 0 h 38 min)
On est dans la Provence du XII éme siécle ? Ton texte est magnifique, mais éthéré. La loi fut inventée pour protéger les faibles.
(le 19 janvier 2006 à 4 h 09 min)
Très jolie texte utopique. « Univers de l’infinitude des possibles » Cela donne à rêvern voir à espérer. Mais si tout est possible je crains bien comme « delest » que cela ne tourne à la loi de la jungle. Or je ne suis qu’un tigre de papier.
(le 19 janvier 2006 à 7 h 56 min)
Faudrait nous expliquer ce qu’est le é? et lâαÏείÏ?Ïν, ma belle.
(le 19 janvier 2006 à 8 h 22 min)
Encore mes triviales rimes – faudra s’y faire !
Quand une anare chie
Ses étrons, des éprerons
En mon âme avachie
Attise la rébellion
(le 19 janvier 2006 à 13 h 01 min)
Amie,
Je puis me sentir le votre, sans que vous puissiez imaginer etre la mienne …
Mais amie me va, car je lis mots é mots, les votres !
Pourtant je ne vous obolerais pas, ni de ma suffisance et encore moins de ma flaterie.
Laissez moi vous souflez, un desaccord, virtuel, et tendre …
vous:
« Des vérités ineffables
Dont seule l’intuition mystique »
La vérité est !
L’intuition est pour nos sens, pour combler leurs insuffisansses …
Finalement a t’on la nécéssité de leurs demandés davantage !
PS1: Je devore le reste.
PS2: a Votre immense générosité de pardonner fautes en tout genre.
(le 19 janvier 2006 à 21 h 31 min)
Ni Dieu, ni raison.
Intuition mystique…
Un monde sans hiérarchie, sans domination ? Un autre que le nôtre alors – et je ne parle pas seulement de celui des humains.
Celles et ceux qui veulent se libérer de leurs entraves, aller jusqu’au bout d’eux même, au-delà de leurs limites, n’ont besoin de personne pour ça. Ils (ou elles) le font, c’est tout.
(le 20 janvier 2006 à 5 h 21 min)
Mouais.
En fait, je me rends compte que je n’ai jamais été très fan des poésies politiques (et Dieu sait que j’en ai avalées par paquets entiers). J’ai comme l’impression qu’il y a quelque chose de sale, d’indécent là-dedans.
(le 20 janvier 2006 à 16 h 28 min)
Et l’individu dans tout ce desordre?
protégé des autres?
protégé de lui meme?
protégé de l’ordre?
l’abandon comme ultime liberté?
l’abandon comme ultime limite?
Joli billet du reste
(le 16 février 2006 à 15 h 58 min)
C’est un poeme ,ça s’adresse donc à l’émotion et non à la raison .
C’en est d’ailleurs un des thèmes sous jacents ….
Réussi !
(le 9 mars 2006 à 10 h 44 min)
Merci beaucoup pour tous ces mots…