(Écrit et récité il y a quelques années pour enrager le papa de mon amoureuse, qui heureusement ne bascule pas dans la violence pyromane lorsqu’on ridiculise son sauveur et seigneur.)
Jésus m’a prise en levrette
Sur la banquette arrière
D’une mini fourgonnette
C’était divin, c’était mystique
Surtout lorsqu’il épongea ma cyprine
Avec sa barbe christique
Puissante et miséricordieuse
J’ai alors épinglé mon numéro
À sa couronne d’épines
« Je te rappelle, bébé »
M’a-t-il dit en remontant son pagne
Ce que le lendemain, oh miracle ! il fit
Prouvant ainsi qu’il est bien
Le fils de l’homme, le Messie
« Hier soir, c’était vraiment bien »
Me susurra-t-il en araméen
« Je craque pour les femmes
Bonnes à lapider
Fétichistes, laveuses de pieds
Adultères et pécheresses
Que fais-tu dimanche, après la messe ? »
Puisque le rédempteur était marié
Le royaume des cieux m’était interdit
Je dus me contenter de sa Windstar
Et du parking de l’église Saint-Elzéar
Où chaque jour du seigneur
La messe fut dite, stigmates aux fesses
Et petites culottes aux chevilles
« Partons avec ta sainte familiale »
Lui suggérai-je un jour, éperdue d’amour
Quitte ta femme, allons à Vegas
Pour qu’un sosie du roi des rois
Célèbre nos noces de Cana
Une bible dans la main et dans l’autre
Un banana-peanut butter sandwich
« Je ne peux abandonner les enfants de dieu »
Me répondit-il en essuyant son auréole
« Ma femme se doute de quelque chose
Elle veut des vacances à Niagara Falls
Un lit de satin en forme de sacré-cœur
Des orgasmes simulés et un buffet de crêpes
Multipliées pour le petit déjeuner »
Après l’avoir apostasié
Crucifiée seule dans mon lit
Privée de son corps de son sang
Livrée à moi-même
En rémission de mes péchés
Je rêve d’un amour miséricordieux
Sans couronne d’épines









(le 7 février 2006 à 15h46)
Quel bonheur blasphématoire… demain l’ambassade du Canada à Rome sera incendiée par des foules spontanément en colère…
Tout cela par la grâce d’une pécheresse sincère sans censure
(le 7 février 2006 à 17h21)
magnifique…AMEN!!!
(le 7 février 2006 à 17h31)
A la lecture de ce texte biblico-érotique, je n’aurai qu’un mot : Alléluia !
(le 7 février 2006 à 18h20)
Yesss, putain ça fait du bien! Merci encore une fois, soeur Anne.
(le 7 février 2006 à 18h36)
De quoi mourir en épectase !
(le 8 février 2006 à 3h27)
je n’aurai qu’un mot, paraclet !
(pour ne pas dire zizi ;-)
(le 8 février 2006 à 3h57)
» La vérité la vérité je vous dit, j’ai répandu mon sang sur vous dans une éjaculation précoce. Vous êtes tous condamnés à la couronne d’épines pour mieux savourer la résurrection « , ainsi parlait la voix du Fils.
Je rêve encore à un déchirement tendre sans les insomnies de la nuit.
(le 8 février 2006 à 6h36)
Comment parler le même language en dehors du lit
(le 8 février 2006 à 7h53)
A.A. sautée par le Christ,
Cela n’est vraiment pas triste!
Se faire mettre par le Seigneur,
Voilà l’ultime bonheur…!
(le 8 février 2006 à 9h05)
C’est trop mignon, en fait…
Je ne résiste pas à vous présenter Lululle, qui, ardente lectrice de vous, et par ailleurs amie de moi, s’est entichée depuis quelques temps de l’écriture d’épigrammes… Fort croquignolets également. Et elle aussi rêve du beau Seigneur… Allez donc jeter un oeil ! :
http://saladopotirons.canalblog.com
(le 8 février 2006 à 10h11)
C’est bien beau tout ça mais avant de pouvoir baiser Jesus, il a fallu qu’il naisse…
Aussi,
Marie-Marie, elle en est où ?
Tout de même, il y a bien une blouse blanche qui passe de temps à autre, non ?
Tient, d’ailleurs, tu comptes participer à l’accouchement ou attendre dehors les premiers cris ?
(le 8 février 2006 à 10h27)
effectivement Anne il faut nous tenir informer de l’avenement…
cela fait quelque tps ke nous n’avons entendu des nouvelles de ta double moitier!
non seulement on s’intérèsse à tes écrits mais aussi à vous!
(le 8 février 2006 à 11h39)
J’avoue ne pas être fan des textes blasphématoires… :-|
(le 8 février 2006 à 11h51)
Ralphy » C’est un goût qui se développe à l’enfance en vivant dans un milieu catho, mon cher.
JG » Nous sommes à six jours de la date prévue, alors imaginez la fébrilité à la maison… ! Simone répète inlassablement le même mantra depuis un mois : «J’en ai marre». Elle n’a plus de nombril depuis belle lurette et semble sur le point d’éclater comme un fruit trop mûr. C’est touchant à l’extrême !
(le 8 février 2006 à 12h04)
Eh bien, touchez, ma chère, touchez… ça ne peut que lui faire du bien…
(le 8 février 2006 à 14h47)
Ce serait pour la Saint Valentin.
C’est beau dit donc.
(le 8 février 2006 à 14h59)
« Que fais-tu dimanche, après la messe ? »
Après la messe ? les théophages lui laissaient assez de corps et de sang pour des galipettes ?
(le 8 février 2006 à 16h24)
Jésus queue ma joie demeure !
(le 9 février 2006 à 6h00)
Trop fort ! Anne.
En vérité, je vous le dis, vous avez du talent à revendre.
(le 9 février 2006 à 8h56)
bonjour,
c’est mon 1er passage sur votre site, et je trouve qu’il est vraiment sympa.
à noter que je suis arrivé ici, par une recherche sur le dico des fantasmes et plaisirs…..c’est vous dire !!!
encore toutes mes félicitations.
(le 9 février 2006 à 15h06)
Anne > Le respect des croyances des autres « est un goût qui se développe à l’enfance en vivant dans un milieu » éduqué, très chère.
(le 9 février 2006 à 15h49)
Ralphy » Au Québec, la séparation finale entre l’Église et l’État date… de 1997, avec la déconfessionnalisation des commissions scolaires et 2005 avec la fin de l’enseignement religieux catholique et protestant à l’école. Dans ce contexte, l’anticléricalisme n’est pas tant une atteinte aux convictions d’autrui qu’une façon de faire respecter les siennes. Les chrétiens ont ici la mauvaise habitude depuis des générations d’imposer à l’ensemble de la société leurs croyances et leurs valeurs. Alors quand l’un d’eux a la mauvaise idée de se mêler de mes affaires, je mords.
(le 9 février 2006 à 21h00)
En France, la séparation des Eglises et de l’Etat date de 1905, si je ne m’abuse. Cela dit, j’ai beaucoup de mal à voir ton texte comme un plaidoyer politique. Il est juste injurieux envers une croyance particulière. D’ailleurs, comme tu l’indiques dans l’introduction, il était fait pour engendrer la colère auprès d’une personne croyante, et non pour plaider une cause, quelle qu’elle soit.
Par ailleurs, quel que soit le pays, le respect des personnes passe aussi par celui de leurs croyances. Aussi, j’insiste sur mon malaise à lire un texte non pas anticlérical (en quoi s’attaque-t-il au Clergé ?), mais bel et bien blasmphématoire (ce texte s’attaque bel et bien à une croyance religieuse en ridiculisant la figure clé du Christianisme).
Je reste intimmement convaincu qu’une valeur telle que le respect des autres, ou encore de leurs croyances, est primordiale dans des sociétés aussi diverses et diversifiées que les nôtres. De plus, je ne crois pas qu’une telle valeur soit spécifique à une religion particulière.
Aussi, autant je respecte ton athéisme (certains l’assimilent à une religion particulière), autant je te demande de respecter mes propres croyances religieuses et d’éviter, à l’avenir, de publier de tels billets.
(le 10 février 2006 à 4h26)
j’entends bien ce que vous dites ralphy,
mais vous n’etes pas obligé non plus de lire de tel billet, le titre hautement blasphématoire étant une mise en garde suffisemment explicite et dissuasive il me semble….exercez votre libre arbitre, àl’avenir, sautez-le(s) tout simplement !
Il n’y a point de liberté sans liberté de critiquer disait l’autre, et surement pas de religion sans celle de blasphémer , tabernacle !
(le 10 février 2006 à 9h02)
Anne, je médite souvent en te lisant ce qui est écrit dans L’Encyclopédie thématique Universalis, Tome 11, page 174.
« …, l’anarchisme, en dépit de ses outrances verbales d’inspiration athée, garde des résonances proprement religieuses, voire chrétiennes… »
(le 10 février 2006 à 12h01)
Ne blasphème que le croyant, ralphy. Un athée ne blasphème pas, il exprime sa liberté et sa pensée. Nous respectons ta croyance, ne ferons rien pour t’empêcher de croire, respecte nous en ne nous empêchant pas de nous exprimer. Nous ne t’obligeons pas à lire nos écrits. Anne ne te met pas ses textes jubliatoires de force sous les yeux. Libre à toi de les lire, de les commenter mais garde tes interdits pour ta vie, impose t’en autant qu’il te plaira et accorde-nous d’apprécier les présents cahiers… Au fond de moi, je pense que tu nous provoques sciemment, pour t’amuser… mais en ce moment ce genre de provoc ne fait pas vraiment rire… allez, va lire ailleurs.
(le 10 février 2006 à 14h46)
Personne ne m’a forcé à lire ce billet, je l’ai lu cependant, et je dois dire que je le trouve un peu, comment dirais-je, « niais ». On reste empêtré dans le registre de la nonne dénudée avec un crucifix dans la moule. En tant que catholique, je ne suis pas plus bouleversé que ça par ce genre de poésie politiquement (ou religieusement, ou moralement) incorrecte. Simplement je suis fatigué de voir qu’après 2000 ans, les contempteurs du christianisme sont toujours aussi ennuyeux.
(le 10 février 2006 à 15h30)
C’est Coluche qui disait : Jésus, c’est pas difficile à comprendre, par exemple tu pries pour avoir une voiture, alors là t’es certain que tu ne l’auras pas. Bon tu voles la voiture, là si tu demande pardon, Jésus te pardonnera certainement.
Blasphématoire ou pas ta poésie est bien roulée et tous les » seins » doivent êtres animés d’un fou rire. En fait ta poésie est peut être satanique car « satan l’habite ».
(le 13 février 2006 à 18h22)
A mon avis Jésus serait sans doute l’un des premiers à rire de ce texte et à envoyer un commentaire élogieux à Anne Archet.
Une athée qui remonte la cote du petit Jésus… On aura tout vu.
(le 21 février 2006 à 10h04)
Djezussse!!! Anne!!! Quel cri de douleur, quelle injustice!!!Je compatis…Jésus, reviens à Anne, fils de…!!!C’est trop méchant!
(le 21 février 2006 à 10h07)
Raphy!!! Mon petit, … tu nous em….rde; regardes en toi même ce qui te trouble!
(le 8 mars 2006 à 14h43)
Je cite un commentaire :
« Aussi, autant je respecte ton athéisme (certains l’assimilent à une religion particulière), autant je te demande de respecter mes propres croyances religieuses et d’éviter, à l’avenir, de publier de tels billets. »
Et il faut éviter de dessiner Mahomet aussi ? « je te demande de respecter mes propres croyances et d’éviter à l’avenir, de publier de tels billets »… Mais te rends-tu comptes de ce que tu dis ? Pourquoi devrait-elle respecter ta croyance plus que toi son athéisme ? Si ces billets ne te conviennent pas, passe ton chemin, mais ne prétend pass exiger des autres qu’ils limitent leur liberté d’expression en fonction de tes convictions.
(le 13 mars 2006 à 12h22)
ralphy ?
(le 8 mai 2006 à 9h12)
Sérieux, c’est quoi ces conneries!!! Vous ne pouvez pas avoir au moin un minimum de respect pour les religions…
(le 28 août 2006 à 16h07)
la quéquette a Jésus-Christ
pas plus grosse qu’une allumette
elle ne sert qu’à faire pipi
la quéquette à Jésus-Christ
- Jacques Prévert
Nota : y a ces braves quidam qui demandent, interloqués, un minimum de kecé (?) pour ces religiosifiques folleries obscurantistes, passéistes, intolérantistes, libertocidaires, va-t-en-guerrières, exclusivistes, hégémonistes, suprémacistes, et j’en passe encore, ‘stie. Feraient mieux de lire » Thérèse Philosophe » de l’admirable et fort érudit Jean-Baptiste de Boyer, marquis d’Argens, soi-même secrétaire particulier et correspondant de Gross Fritz le Magnifiquissime à qui l’Immensifique Sage de Koenigsberg (cé Kant) attribue la matérialisation des Lumières dix-huitiémistes.
(le 13 février 2007 à 17h51)
Heureux de vous avoir connus !
Si je peux me permettre, au sujet des cathos, je paraphraserai Coluche qui disait : c’est pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tort qu’ils ont raison !
En outre, c’est Shopenhauer, je crois, qui disait : « les religions sont comme les vers luisants : il leur faut l’obscurité pour briller »
(le 31 mai 2007 à 12h54)
sais onteux de parler de l’homme qui ta sauver ici l’homme qui ta ouver les porte tu paradi selui qui ta laver de tes pecher celui qui t’aime malgré je poeme
lui qui c’est sacrifier pour nous qui sais fait fouetter , insulté, cracher dessu pour que tu puiss etre pardonner
mais tu sais je n’ai qu’un chose a dire jessus t’aime
et j’espere qu’il te pardonnera de ce pecher