La main

Entassée avec les autres sardines dans le métro, une voix grave vient interrompre la monotonie des bruits de roulement.

– Je veux relever ta jupe et passer ma main sur ta culotte.

Je tremble de stupeur, en phase avec les tremblements du wagon. Si je ne me retourne pas, si je ne le regarde pas, il s’en ira.

– Je pourrais tirer sur ta culotte, dénuder ton cul, l’offrir à ma caresse.

Les roues crient et mon âme grince, ballottée de tourments à chaque tournant.

– Tiens, je pourrais aussi glisser mes doigts dans le sillon de tes fesses, pour sentir si ton petit trou est prêt à m’accueillir.

Je me cramponne au poteau comme à une bouée. Le métro freine. Les passagers débarquent. Je me retourne : personne.

C’est bien ma chance.

– C’est tout ?

– Oui c’est tout. Et alors ?

– Bah, je sais pas. C’est un peu banal, non ?

– Banal ?

– Une main baladeuse dans le métro, c’est d’un convenu… tu perds la main, ma pauvre Anne.

– Pfff. Je vais te montrer si j’ai perdu la main.

Quoi ? Croyais-tu sincèrement avoir toute la latitude voulue pour te frotter à ma jambe comme un chien seulement parce que le métro était bondé ? Croyais-tu sincèrement que j’allais te laisser me tâter le derrière à deux mains comme la dernière des ingénues ? Salopard !

Je parie que tu ne t’attendais pas à ce que je t’attrape par la fermeture éclair et que je te saisisse la perche pour l’amener à l’air libre. Et cette branlette ? Je suis sûre que ce fut les dix meilleures secondes de ta vie, si j’en juge la vigueur de la giclée de foutre qui alla orner le pull angora de cette blonde oxygénée. Tu devrais te compter chanceux que les flics t’ont attrapé avant que son petit ami puisse le faire. Merci, sale pervers, tes « Mais ce n’est pas moi ! » m’ont fait rire à en mouiller ma culotte.

– Alors, qu’est-ce que tu en dis ?

– Je crois que tu devrais t’acheter une voiture, Anne.

16 commentaires pour “La main”

  1. sheepyr ajoute:

    T’a le permis ?

  2. Möl Fass ajoute:

    J’étais dans le métro l’autre jour. Il y avait un type crasseux devant moi qui susurrait des choses à l’oreille d’un jolie eurasienne. Il a fini par descendre et le hasard a fait que je me suis retrouvé très près de la jeune femme qui sentait bon le thé à la menthe. Lorsque le wagon est parti, j’ai senti une main sur mon entrejambe. Experte, cette main s’est rapidement retrouvée dans mon froc. J’étais paralysé. Qui avait sa main dans mon caleçon blanc? Ce devait être cette jeune femme qui sentait si bon, collée contre moi. Elle s’est activée ainsi pendant quelques minutes avant que ne jaillisse ma semence. Elle est restée là à jouer avec le sperme, enduisant ma tige toujours raide. Puis, nous sommes arrivés en station et je l’ai vue descendre. La main, elle, était toujours dans mon pantalon, lorsqu’elle est partie, puis, elle s’est retirée. Un type s’est tourné vers moi en souriant avant de descendre. Il m’a remercié.

  3. Le Lecteur ajoute:

    Et pourquoi pas un vélo ?
    Il paraît que quand on se tape une descente dans une rue pavée, ça vaut une bonne séance avec vibro…

    A.A confirmera-t-elle ?

  4. ralphy ajoute:

    A condition qu’il n’y ait point de neige ! Dans quel cas, les mouffles empêchent toute manipulation précise par la main…

  5. Canhard ajoute:

    Möl Fass : joli mano a mano !

  6. Sisyanor Xavenovi ajoute:

    Mais qu’attendons nous pour flinguer ce Jiminy Criquet?
    Ca mais!

  7. Ras ajoute:

    Möll, c’est important la politesse dans les transports en communs, trop d’incivilités les rendent infréquentables, mais là, si le type a remercié, c’est bien…

  8. Serge ajoute:

    Encouragé par une main « au panier », IL (le pervers) s’est retrouvé la main prise dans le « sac-ulotte »…
    PS: Au risque de vous irriter Anne, je confirme que ce n’était pas moi… Mais merci quand même…Pour cette main tendue ;)
    PS: Parce que je suis un enfant gâté, et ce grâce à vos lectures, j’aurais aimé lire un peu plus de ce parallèle entre vos réactions (et émotions) humaines d’une part, et les suggestions sensorielles qu’inspire le métro, dans le cadre de cette « aventure » que vous décrivez comme déplaisante…
    Le métro ralentit… Je descends ici Anne, bonne continuation ; )

  9. Télépinou ajoute:


    elle vous plait la petite Endo ?

  10. AB ajoute:

    C’est vrai que cette main s’essouffle. Est-elle à la bonne hauteur (de sa réputation) ? Deviendrait-elle blogeoise ou bien n’est-ce qu’un coup de semonce du à son extrême agitation ?

  11. Julien Lem ajoute:

    Tout ça me rappelle une soirée chez deux étudiants pakistanais que j’oserai peut-être raconter un jour… ;-)

  12. rasko ajoute:

    Une voiture certes, mais un vibromasseur aussi… sans méchanceté aucune.

  13. tantinae ajoute:

    nous entrons sans conteste ici dans l’univers du jeu de main jeu de vilain!
    vilaine petite Anne tu merite la fessé!
    et deculotte s’il vous plait!

  14. sanieptia ajoute:

    Votre texte aurait pu s’arrêter à « C’est bien ma chance. »

  15. oolyakoo ajoute:

    Aux innocentes les mains pleines…

  16. maryrose ajoute:

    fantasme ou realite cette idee de main sous les jupes dasn le metro,pour nous les femmes, est sans cesse a notre esprit la redoutant parfois l appelant de tout notre corps d autre fois oui c ets vrai en ce qui me concerne je l ai desiree des centaine de fois prenant des resolutions irreversible du genre » si un inconnu ose le faire je ne dirai rien et j irai jusqu au bout je le savourerai mon fantasme de viol » jusqu a ce jour ou cela est arrive en vrai en reel je ne revait pas on me caressais les fesses hooo masi pourquoi ce jour la etait ce dû a cette tenue de lyceenne a cette jupe porte feuille si courte aurais je reveille le fantasme d un pervert en tout cas cette main agile ne me lachais plus sasn un mot sans violence elle s est insinuer sous le tissus puis une deuxieme main a rejoint la premiere s accrochant a ma cuisse remontant vers mon intimite debordee de sensations qui se lachait en de longs flots humides haa enfin les main entrere en contact avec le fin tissus de ma culote l une courant jusqu a l elastique l autre s areteant sur le sillon source de mon emoi et quelque seconde plus tard je sentaitr le tissus glisser sur mes cuisses et une main sur ma fente me donnait du plaisir me penetrais me prenait et me fit atteindre les cieux en qq seconde jusqu a un arret en station ou mon corps retrouva le calme initial j etais toujours aussi compressee collee a la barre de maintient entoure de ses jeunes garcons bruyants et agites hooo aurais rever que m est il arrive une verification s impose hooo j ai ma culote sur les chevilles et je ne peu me baisser alors dans un mouvement d epied je m en debarasse et je serai arrive a la prochaine station

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