Baisez-moi. Prenez-moi. Foutez-moi. Si vous saviez à quel point j’ai envie de vous. À quel point j’ai envie de foutre. Je vous veux, ici, tout de suite, sans conditions, sans questions. À vrai dire, non – avec en fait une seule question : comment ?
Si vous êtes un homme, vous voulez probablement savoir à quel point mes seins sont fermes, que mes fesses sont rebondies et que mon ventre est plat. À quel point mes jambes sont interminables et fuselées. Vous voulez sûrement que je vous dise comment ma petite chatte soyeuse se serre en bavant tout le long de votre braque puissant. Et que je vous fasse entendre comment je soupire, comment je crie lorsque je fonds et m’abandonne à la puissance virile de vos coups de boutoir.
Si vous êtes une femme, vous voulez probablement que je vous dise comment mes yeux adorent jour et nuit vos formes obsédantes. Vous voulez probablement savoir à quel point mes bras se meurent de tenir votre corps ne serait-ce qu’un instant, alors qu’ils sont assez forts pour vous soutenir pour l’éternité. Vous voulez sûrement savoir à quel point ma bouche a pris la forme des mots d’amours que je vous susurre à l’oreille, qu’elle n’a de cesse de souffler le chaud et le froid sur vos lèvres, de vous embrasser tendrement, violemment, joyeusement, impétueusement. Vous voulez que je vous parle de mon cul musclé et ferme, de mes cuisses noueuses, assez puissantes pour vous mener à l’extase éternelle.
Si vous êtes un robot d’indexation, vous voulez probablement que je vous laisse suivre récursivement mes liens, jusqu’à ce que je dévoile sensuellement, une à une, mes pages pivot. Vous voulez que je me départisse lentement de mon fichier d’exclusion, que j’ouvre à vous mes pages cachées, mon web profond, que je frotte contre votre nez mon courriel et vous laisse, pantelant, adapter la fréquence de vos visites à la fréquence observée de mise à jour de mon blog.
Comment savoir qui vous êtes ? Je n’y arriverai jamais. Alors tant pis pour vous – vous ne saurez pas nom plus qui je suis. Allez vous faire foutre ! Allez vous faire foutre, qui que vous soyez ! Allez vous faire foutre, laissez-moi vous foutre et foutez-moi, jusqu’à ce que nous jouissions de concert, jusqu’à ce que nos corps intangibles tremblent et s’épuisent, puis laissez-moi tranquille.
Et revenez, revenez encore, car vous ne savez pas à quel point j’ai envie de vous.









(le 6 avril 2006 à 11h51)
User-agent: sheepyr
Disallow: /private/
;)
(le 6 avril 2006 à 11h53)
Je suis un homme, et je me demande sans cesse comment ces pages font pour se former. Comment ce site web en arrive à être mis à jour de cette sorte. Comment le clavier réagit face à ces paroles. A quoi ressemblent ces doigts qui le pressent, ces mains qui s’y posent. Bref, je suis séduit, autant par le fond que par la forme.
(le 6 avril 2006 à 11h54)
bien vu ;)
(le 6 avril 2006 à 12h06)
Foutez-moi,
et partez.
Non,
partez pour revenir
me foutre.
Puis partez,
et m’y revenez plus.
(le 6 avril 2006 à 12h16)
Ouah ! C’est puissant ! Quel cri ! J’ai l’impression d’avoir pris une volée d’embruns en pleine face, une sensation dégoulinante de vie. La blogosphère est remplie de trompe-l’oeil, d’usurpateurs, de schizophrènes, de doux rêveurs et de talentueuses gens. Et alors ? Qu’importe le flacon pourvu qu’il y ait l’ivresse ! Et ici AA nous en sert jusqu’à plus soif !
(le 6 avril 2006 à 12h22)
Le verbe prend chair.
(le 6 avril 2006 à 12h51)
Cruelle et généreuse, ne vous en prenez point à cette humanité anonyme que vous avez ensorcelée car vous êtes maintenant vous même a figment of our collective imagination. Et pour etre arfaitement sincère, nous nous foutons de ce que vous êtes vraiment. L’idée que vous avez réussi à nous donner de vous, chère Anne, nous suffit amplement. Voilà votre immense talent.
(le 6 avril 2006 à 13h38)
A.A serait-elle en manque ?
(le 6 avril 2006 à 14h16)
Oui, tout ça… mais pas seulement. Certes vos jambes… vos jambes. Oui. Certes vos seins. De jolis seins peut-être. Certes votre cul. Vie et mort de votre cul. Et vos cuisses aussi, quand elles s’ouvrent. Oui, vos cuisses aussi. Et votre sexe. Ah… votre sexe! Oui!!!
Mais cela est tellement plus encore pour moi, quand il est mis en valeur par votre réalité non sexuelle. Vous baiser, certes. Mais vous baiser en sachant que parfois vous chantez. Vous baiser en sachant que – merveilleuse réalité – on baise avec un être qui n’est pas qu’un sexe avide. Voilà une chose que je trouve excitante. Posséder un instant ce corps animal sachant qu’il est aussi esprit et humain. L’entendre soupirer de plaisir en s’étonnant que cette réalité puisse s’accompagner d’une autre. Que l’humain est une salope qui par ailleurs s’émeut d’une couleur et caresse des enfants.
Moi je trouve ça merveilleux, et l’avoir à l’esprit m’excite terriblement!
(le 6 avril 2006 à 20h23)
heu…c’est quoi pronographe au faait?
(le 6 avril 2006 à 20h35)
j’y vois une référence au fameux site « NOT PRON » mais je peux aisément me tromper.
(le 6 avril 2006 à 22h06)
Pr0n veut dire porno en jargon informatique.
(le 6 avril 2006 à 23h30)
Trop hilarant. Arogant. Vrai. Je vais aller faire couler le foutre le long de mon corps dans une douche chaude.
(le 7 avril 2006 à 1h22)
Et d’ailleurs, on y revient chez AA.
(le 7 avril 2006 à 3h00)
Je suis une femme :-)
(le 7 avril 2006 à 4h47)
Je suis une lesbienne, prisonnière du corps d’un homme.
(le 7 avril 2006 à 6h31)
Je suis quelques octets prisonniers du réseau. J’ai été une pensée, autrefois.
(le 7 avril 2006 à 15h21)
Je suis la vésicule biliaire de John.
(le 7 avril 2006 à 18h53)
je suis narcissique
(le 8 avril 2006 à 6h16)
Je vous suis .
(le 8 avril 2006 à 10h24)
J’essui
(le 8 avril 2006 à 11h56)
Pourquoi tant de questions ?
Un oeil,
Une langue agile,
un soupir sapide.
…
Error 404, file not found !
Bah, rêver, c’est bien aussi.
(le 8 avril 2006 à 12h51)
Je suis quelqu’un que vous ne rencontrerez que dans la virtualité. Ou l’éternité.
(le 8 avril 2006 à 13h01)
J’aime beaucoup qu’AA vante aux femmes ses « cuisses noueuses, assez puissantes pour [les] mener à l’extase éternelle ». Plus qu’un détail anatomique, c’est tout un programme… ;-)
(le 8 avril 2006 à 13h35)
Enfin, une vraie nymphoweb. Et je me surprend à cliquer frénétiquement ma souris comme s’il s’agissait d’un clitoris. Le vôtre, bien sûr…
(le 8 avril 2006 à 16h48)
je ne suis pas je voudrais etre le clavier sur lequel tes doigts courrent au lieu de mes seins!
la souris avec laquelle tu t’amuse au lieu d’amuser mon clitoris!
l’ecran que tu fixe au lieu de me contempler!
le site auquel tu consacre ton savoir au lieu d’une breve initiation virtuelle!
je voudrais etre l’eleve la maitresse et l’adepte à cette amour que tu prone!
lesbienne non pratiquante mais dans l’ame et l’espoir qu’un jour peu etre la premiere sera une A.A.!
aussi savament experte!
merci et pour le moment je ne suis que l’imagination et l’iréel reve realisable que tu nous inspire!
(le 9 avril 2006 à 8h13)
Bon…bon… je suis revenu, voilà…Et puis je reviendrai encore…Oh ouiiiiiii…encore…
(le 9 avril 2006 à 13h12)
La valeur serait-elle à la baisse ? C’est quoi ce truc ?? Tu fais tourner les compteurs ???
.
2004 :
http://www.blogshares.com/blogs.php?blog=http%3A%2F%2Farchet.net%2Fjournal
.
2005 :
http://www.blogshares.com/blogs.php?blog=http://archet.net%2F
(le 9 avril 2006 à 14h39)
Monnnnnnney.ca » C’est la première fois que j’entends parler de ce truc. Ça veut dire que je suis cotée en bourse ?
(le 9 avril 2006 à 16h02)
Mon corps, tangible et intangible, jamais ne s’épuise (il est si fatigué, pourtant)
(le 9 avril 2006 à 17h36)
Certainement qu’il y a pas mal de bourses de par le monde qui gardent au chaud des portes feuilles d’actions de ton entreprise au cas où les temps deviennent trop durs.
C’est tout à ton honneur.
.
( C’est avec « google.com », en cherchant « Anne Archet » que sortent ces adresses )
(le 10 avril 2006 à 5h13)
il y a tant de délicatesse dans la description que vous faites de l’amour réservé aux femmes, qu’on est bien tenté d’y lire votre prédilection (une phrase comme « alors qu’ils sont assez forts pour vous soutenir pour l’éternité » fait-elle partie du programme ou est-ce le personnage qui s’emporte ?)
Par contraste le programme masculin semble bien chargé de railleries, je ne dis pas que vous exagérez, mais je m’interroge sur l’existence d’une association : homme-souillure, femme-tendresse (à moins que vous ne soyez aussi moqueuse envers les femmes, ce que je n’aurais pas su déceler).
D’autres de vos écrits comme « lettre de rupture à l’amant » (de mémoire incertaine) interdisent de faire de cette répartition une loi, il y a donc un choix, là j’ai un demi sourire mais pas encore de ressenti.
Pour revenir au texte, soulignons cette étrange cascade:
ne pouvons pas dire que le « programme » livre aux hommes, le corps d’une femmes, aux femmes, son coeur, et aux robots, sa pensée?
tout le texte repose sur un anéantissement, non? l’intransmissible de la pensée (une pensée numérique n’a pas de sens)
ou peut-être je déconne franchement (j’ai fini ma boite de pillule Moicon)
(le 10 avril 2006 à 10h56)
« … Si vous saviez… »
Oui… Je voudrais bien savoir… Soupirs…
(le 10 avril 2006 à 11h42)
Ma boulangère est blogueuse :
Un matin où je pénétrais l’antre de ma boulangère, celle-ci me fixa un peu plus longuement que d’habitude et me demanda :
« -vous seriez pas AB par hasard ?
-heu, … si, … mais comment… ?
-Anne Archet, c’est moi.
- …. !!
Pour la première fois de ma vie, je restais trente secondes, l’air complètement ahuri, sans rien pouvoir dire.
- mais…
les mots dans ma tête se bousculaient : mais comment sait-elle, même ma femme ne sait rien de mes turpitudes dans la blogosphère, que sait-elle exactement, jusqu’où, qui, que quoi… ?
- Oui je sais ça vous en bouche un coin, mais en fait c’est pas très compliqué. J’esplique : Je suis moi-même blogophile d’AA, alors je repère tous ceux qui font des commentaires. Comme ils sont obligés d’y laisser leur adresse électronique pour être identifiés, je les récupère assez facilement, à l’insu même d’AA, qui ne peut ainsi être mise en cause. Puis, grâce à un annuaire de recherche que je me suis moi-même concoctée, je retrouve l’adresse postale à partir de l’adresse électronique. Puis je vérifie les concordances. Ensuite j’accède à différents fichiers sur des serveurs mal protégés, comme celui de la sécurité sociale le plus facile d’accès depuis la création de la carte Vitale, qui me donne l’âge. Avec cette information, si l’âge correspond, je vais voir sur les serveurs pas mieux protégés de la défense nationale, rapport à votre service militaire, dans lesquels se trouvent des photos d’identité, que je pourrais comparer avec celles trouvées sur les fichiers du ministère de l’intérieur, en préfecture, service des cartes d’identité, des passeports, des permis de conduire. Avec ces comparaisons, j’extrapole une évolution grâce à un logiciel de reconnaissance faciale piraté sur le site du service d’identification nationale de la police judiciaire et je croise avec celui de votre entreprise, service des ressources humaines. Une fois-là, je vous envoie un spam caché non repéré par votre firewall, qui m’indique comme la meilleure boulangerie de votre ville à proximité de votre quartier. Et vous êtes là.
- … ?
- Oui bon d’accord, c’est aussi par hasard si ma boulangerie est à proximité. C’était tellement excitant que j’ai pas pu m’empêcher de vous le dire !
- mais alors, finalement, vous n’êtes pas Anne Archet ? dis-je un peu déçu.
- non mais accessoirement je fais des films pornos pour amateurs de femmes mûres. Ca vous tente ?
- … ! »
Je suis reparti en courant, le feu aux joues et la honte sur les talons.
(le 10 avril 2006 à 15h14)
j’eusse aimé que vous me prissiez à la poste ! Fuck you (from France now) !
(le 10 avril 2006 à 15h19)
J’eus pris si poste il y eut.
Y eut-il poste ?
(le 10 avril 2006 à 15h49)
Il y a toujours une première. Alors me voilà ici. Je découvre. Prolifique. Je me demande, avez-vous été plongé dans l’encrier enfant?…à suivre.
(le 10 avril 2006 à 18h47)
Alain Soral m’a dit « Il faut prendre des vies avec le risque ». C’est assez bancal comme ça, mais nul n’est Soral dans son Alain, à moins que ça ne soit autre chose.
Ensuite. Une nouvelle de mon extrait « Mon Urine »:
« Dit Qu’il faut pendre des bisques
C’est assez peu décrotté cette nièce. Je me suis bléssé, débobiné par Mistral. « Sort de lâche. Plan d’air. Enfile un bar salon probe. Mettre une jolie chenille et venise farine une toux compote. » Purin c’est mâle déchaussé danse barde. C’est dans les centiers vrillés. A 20 B 30 N60 bango de mon Urine. Il fait humeur gencive sonomètre mouches pleutre rouleau carré malhabile. »
La suite sur http://poilu.hautetfort.com
Un trio de nouvelles sera proposé aux maisons d’éditions et aux mag. de littérature: « Baisse de Rhume », « Mon Urine » et « Clistère »
Des extraits sont disponibles sur le blog cité ci-dessus.
Andy Verol – dit « celui qui devrait cesser de se faire de la pub sur les blogs des autres »
(le 11 avril 2006 à 11h42)
ben oui il y a eu ! le paquet a été retourné à l’ »expéditeuse » , « unclaimed »…
(le 11 avril 2006 à 16h50)
je suis un robot d’indexation. tu confirmes que tu as envie de moi ?
(le 12 avril 2006 à 1h31)
J’aime bien les promos. (en plus les odeurs des légumes dans les réserves des grandes surfaces, les cagettes en peuplier et la peur de se prendre une agrafe dans le cul quand on s’appuie dessus pour tirer un coup)
(le 12 avril 2006 à 7h45)
Anne Archet cotee en bourse$, arretez vous allez toutes les faire cra$her…
(le 12 avril 2006 à 13h28)
Emballée par votre talent, Anne…
Pourquoi ne suis-je pas lesbienne ?
Allez-donc savoir ….
(le 25 avril 2006 à 4h20)
Chère Anne Archet,
« Vous ne saurez pas nom plus qui je suis. » J’ai vu dans ce joli lapsus comme une invitation à me libérer un peu de cette « envie de commenter » qui, au fil de ma lecture et de mes découvertes, me tenaillait au point, presque, de me déchirer. Accesoirement, je pensais à l’ami Marcel (Proust) et à l’importance que les noms de ses personnage revêtait pour lui.
Oui, je suis impressionné par tout ce que je découvre ici. Mon commentaire s’en trouve donc écourté. Et c’est tant mieux. Pour vous comme pour moi. Mais vous ne perdez rien pour attendre, je le crains. (C’est bien sûr une façon de parler. Vous n’attendez rien du tout. D’ailleurs, vous l’avez dit, vous détestez attendre.)
Je vous prie d’agréer, chère Anne Archet, l’hommage de mon profond respect et de ma très haute considération.
(le 25 avril 2006 à 6h22)
Ça résume bien les regards libidineux qui furent portés sur moi lors de ma visite en Turquie la semaine dernière; ces regards qui disent « Baisez-moi, ici et maintenant. » Miam! domage que ça soit pas aussi spontané ici, en Finlande…