La démocratie est une sacro-sainte horreur. La démocratie est une abomination qu’il faut abattre.
Vous voyez, par ces quelques mots, je viens de me ranger dans votre esprit parmi les ennemis définitifs de l’humanité, parmi ces brutes qui détournent des avions et les jettent contre des tours à bureaux. La démocratie est aujourd’hui une valeur universellement partagée par toutes les idéologies politiques – qu’elles soient de droite ou de gauche – tout simplement parce qu’elle est devenue par la force des choses et les aléas de l’histoire la dernière des vaches sacrées, un synonyme du bien absolu, une cause pour laquelle on peut mobiliser les forces les plus violentes et liberticides au nom du combat contre tout ce qui est antidémocratique (et présenté comme le mal absolu). Impossible de penser hors du doublon démocratie-dictature. Impossible de ne pas accepter les principes de base de la démocratie, à moins d’être irrémédiablement et définitivement repoussé dans la plus obscure des marginalités. Cette impossibilité est d’ailleurs une source profonde d’aliénation, une des raisons pourquoi la liberté se fait si rare dans nos belles républiques et monarchies constitutionnelles occidentales.
Ce que je vais dire en choquera plus d’un, mais ce n’est hélas que la plus banale des vérités: il existe une tension inhérente et flagrante entre la démocratie d’une part et de l’autre la liberté des individus d’inventer et de créer leur propre vie selon leur propres choix. La démocratie n’est pas un moyen de libérer les individus mais une façon particulièrement efficace de les asservir en obtenant leur consentement. La démocratie est la violence et l’oppression institutionnalisées dans leur expression la plus complexe et la plus sophistiquée. La démocratie est une des multiples chaînes qui asservissent l’individu. La démocratie est une hydre à abattre.
«Que faites-vous de tous ces gens qui sont morts pour obtenir les droits démocratiques dont vous jouissez et sur lesquels vous crachez de façon si méprisante?»
À cela je réponds que le nombre de martyrs ne fait pas la justesse de la cause. Sinon, nous devons payer respect à ceux qui sont morts pour la pureté de la race, la vraie foi, le salut de la nation ou la grandeur de l’empire. Mais ce n’est pas tout: j’ose prétendre que la vaste majorité de ceux qui sont morts historiquement pour la démocratie luttaient bien plus pour leur propre libération individuelle que pour le privilège d’élire un représentant à l’assemblée législative. Et malgré ce que vous pensez, il s’agit de deux causes distinctes et même antinomiques.
«Soyez réaliste! Comme le disait Churchill, la démocratie est un mauvais système, mais elle est le moins mauvais de tous les systèmes.»
Ce n’est pas parce qu’un régime politique est moins mauvais que les autres qu’il mérite d’être défendu, qu’il mérite qu’on meure pour lui. Ce n’est pas parce que le sida tue que je militerai pour l’herpès génital. Si on doit se battre, aussi bien se battre pour sa propre cause plutôt que pour un pis aller qui finira par se retourner contre nous et nous opprimer. Car l’oppression de l’individu est inhérente au principe étatique… et la démocratie est un mode de gestion de l’État.
Churchill l’a dit avant moi. Tout plein de gens vraiment intelligents l’ont dit avant Churchill: la démocratie n’est pas parfaite, elle est même profondément vicieuse. Les défenseurs de la démocratie reconnaissent la plupart des trucs qui m’enragent au sujet de la démocratie et ces tares ont mené au fil des ans au développement de nouvelles formes démocratiques – des modèles nouveaux et améliorés dont le but est surtout de sauver les apparences. Car l’apparence est au cœur de l’exercice démocratique; en l’apparence réside toute son utilité. En ce qui me concerne, les problèmes de la démocratie m’apparaissent si fondamentaux que personne ne pourrait me convaincre que les systèmes basés sur cette arnaque peuvent être réformés de façon satisfaisante pour permettre l’épanouissement de la liberté individuelle.
Je suis en colère et je crie. Mais je ne crie pas pour plus de démocratie ou une meilleure démocratie. Je crie pour son abolition pure et simple.

Mais qu’est-ce que la démocratie? Il s’agit de la théorie politique qui stipule que le gouvernement et les lois qu’il adopte et fait respecter doivent refléter la volonté de la majorité telle que déterminée par un vote direct ou des représentants élus. La plupart du temps, la légitimité d’une démocratie naît avec l’adoption d’une constitution qui établit les règles fondamentales, les principes, les devoirs et les pouvoirs du gouvernement. Cette constitution limite aussi la plupart du temps le pouvoir d’ingérence de l’État dans la vie de ses citoyens en établissant une liste de droits qui sont théoriquement protégés de l’ingérence de la majorité démocratique.

Le problème central de la démocratie est qu’elle est source institutionnalisée d’aliénation.
La liberté individuelle n’est possible et praticable que lorsque la pensée et l’action sont intimement liées, lorsque les désirs et leur libre réalisation ne sont pas entravés par des forces extérieures à la volonté individuelle. Ce lien qui se brise entre la pensée et l’action, voilà ce qu’est l’aliénation.
Les passions et les désirs n’ont de valeur que s’ils constituent des forces réelles et incarnées dans nos vies. Mais lorsque l’individu est aliéné, les passions et les désirs sont tués dans l’œuf par la simple conscience que les conditions de son existence sont hors de son contrôle. Dans ce contexte, les rêves ne sont que pour les rêveurs, les désirs sont continuellement confrontés à l’impossibilité de l’action, à l’impossibilité de leur réalisation. Cette sinistre condition existentielle fait en sorte que l’individu perd contact avec les désirs et les passions qui devaient être les moteurs de ses actions. Ce contact est extrêmement difficile à rétablir lorsque qu’il est perdu et mène pour la plupart d’entre nous à un état de passivité abrutissante. Même le désir de changer les conditions sociales et matérielles qui causent l’aliénation se transforme alors en passivité et en désespoir, ce qui assure la pérennité de l’aliénation.
Le résultat prévisible est que la société finit par se diviser en deux groupes, d’une part celui des aliénés qui ont été spoliés de leur capacité à inventer et à créer leur vie, de l’autre ceux qui profitent de cet état de fait pour accumuler et contrôler l’énergie aliénée et ainsi assurer la reproduction des rapports sociaux de domination hiérarchique qu’ils exploitent à leur avantage. En tant que force extérieure à l’individu qui sépare sa volonté de son action, la démocratie ne fait rien de moins que d’assurer l’existence du pouvoir alién, puisqu’elle exige que les désirs soient isolés du pouvoir d’agir. Toutes les variétés de démocratie ont recours à l’élection comme mode de prise de décision, qui par définition représente un moyen de transférer les pensées, l’autonomie et la liberté de l’individu vers un pouvoir extérieur. Que ce transfert de pouvoir se fasse vers un représentant élu ou une vague majorité n’a en soit que peu d’importance. La réalité est que l’individu démocratique ne s’appartient plus lui-même; il appartient à la majorité démocratique. Le citoyen est ainsi aliéné de sa capacité à déterminer les conditions de sa propre existence et de choisir librement le type de relations qu’il souhaite entretenir avec ses semblables.

En démocratie, les décisions sont aussi aliénées du contexte qui les a motivées et sur lequel elles sont censées agir. C’est ce que j’appelle la décontextualisation. La séparation et l’institutionnalisation inhérentes à la démocratie sont en soi autoritaires parce qu’elles exigent que les décisions soient prises avant même qu’adviennent les circonstances auxquelles elles s’appliquent. Les décisions politiques prennent toujours la forme de règles générales qui doivent être systématiquement appliquées lors de certaines situations, quel que soit le contexte ou les circonstances particulières. La démocratie a donc comme effet d’empêcher les individus ou les groupes d’individus de prendre des décisions adaptées aux multiples situations auxquels ils sont confrontés au moment même où ces situations se présentent.
La démocratie a une autre effet pervers: celui de limiter et de simplifier à l’extrême le spectre des décisions qui peuvent être prises par l’individu, commodément ravalé au rang de citoyen. Pour qu’un vote soit possible, les phénomènes complexes, avec leurs nombreuses causes et ramifications, doivent être réduits à des options limitées, voire carrément binaires: oui ou non, pour ou contre. La démocratie réduit le champ des possibles et étouffe ainsi toute possibilité de changement de façon extrêmement efficace. En cela, la démocratie fonctionne davantage comme un outil de justification du pouvoir étatique que d’un mode efficace de participation des individus aux décisions collectives.
La démocratie accorde une importance singulière à l’opinion. Les électeurs deviennent des spectateurs d’un processus où diverses opinions qui sont l’objet de leurs choix électoral leur sont présentées, alors que ceux qui produisent ces opinions sont ceux qui détiennent le vrai pouvoir. Tous ceux et celles qui ont vécu une campagne électorale ont été témoins de ce phénomène: les vrais problèmes qui frappent la société sont généralement évacués ou alors réduits à des slogans dénués de sens qui n’ont d’autre qualité que d’être courts et de frapper l’imagination lors de leur diffusion au journal télévisé.
La réduction des idées en opinions a un effet pervers de polarisation. Lorsque le seul mode de participation est la sélection et qu’il n’y a pas d’autre choix que l’option A et l’option B, les partis se rangeant derrière l’une ou l’autre de ces options se repoussent mutuellement en renforçant leur certitude mutuelle d’être l’incarnation du «bien», dans un esprit totalement manichéen. Dans ces conditions, espérer une reconnaissance de la complexité du réel, un sens du compromis ou une collaboration dans la recherche de solutions est rigoureusement illusoire.
Il est frappant de constater à quel point l’exercice électoral démocratique ressemble au mode de production capitaliste qui l’accompagne. Dans nos économies dites de marché, les corporations contrôlent le jeu et les consommateurs sont cantonnés dans un rôle de spectateurs, à qui on demande de choisir parmi différents produits offerts sur le marché. Ces choix de consommation sont à l’image des choix politiques; ils sont basés sur la compétition et chaque décision génère des gagnants et des perdants. Le conducteur de Porche n’a pas le même statut que le conducteur de Sunfire. Le consommateur de sauternes n’a pas le même statut que le buveur de Coors light. On retrouve la même polarisation qu’on retrouve au cœur des choix politiques – les individus s’enfermant dans leurs positions et débattant avec passion et violence en grande partie parce leurs idées sont contaminées par le désir d’avoir raison, de «gagner» au jeu de la politique. Même si la victoire est si décontextualisée et si vide de sens qu’elle n’a que peu d’impact sur leur vie réelle.

Évidemment, l’aliénation, la manufacture en série des opinions et la décontextualisation des décisions ne sont pas les seuls problèmes fondamentaux de la démocratie; le concept de majorité est tout aussi troublant. En acceptant systématiquement la volonté de la majorité, la démocratie accorde au plus grand nombre le droit de tyranniser la minorité. Dans le contexte démocratique où le gagnant rafle tout, les minorités n’ont que très peu d’influence sur les décisions politiques. Et comme si ce n’était pas déjà assez scandaleux, les majorités démocratiques ne sont même pas de vraies majorités, mais la minorité numériquement la plus importante. Par exemple, le parti libéral du Québec a pris le pouvoir en 2003 avec 42% des voix exprimés. Ce qui veut dire que 32% des électeurs inscrits ont voté pour les libéraux, si on tient compte du taux d’abstention. La conséquence est que pour les différentes minorités qui forment la majorité réelle, les démocraties n’offrent pas plus de liberté politique que le despotisme et la dictature.
Mais ça ne s’arrête pas là. En entretenant l’illusion de la participation de tous aux affaires de la Cité, la démocratie permet aux majorités de justifier toutes leurs actions, même les plus répugnantes. Et puisque les démocraties disent permettre la participation de tous et chacun dans le processus politique, il est sans danger pour le pouvoir établi que des votes soient dirigés vers les opinions minoritaires, puisque ces voix perdues ne servent qu’à renforcer légitimité de la position majoritaire. De la même manière, si des individus décident de ne pas participer au scrutin, ce choix peut tout aussi bien être interprété comme un consentement à l’opinion majoritaire puisque ces individus auraient été libres de voter contre l’opinion majoritaire s’ils l’avaient voulu. Il n’y a pas d’issue possible à la justification démocratique.
Et je ne parle pas du caractère profondément inique du principe «une personne un vote» qui ne tient aucun compte de l’importance de la préférence individuelle. Deux électeurs vaguement intéressés à faire quelque chose peuvent gagner contre mon opposition acharnée et passionnée.
Voilà pourquoi les exercices démocratiques ne menacent jamais l’ordre établi. Comme le disait si bien Errico Malatesta, le fait d’être appuyé par une majorité ne prouve en rien la justesse de sa cause. Les progrès de la liberté individuelle ont toujours été accomplis par des individus et des minorités; les majorités sont de par leur nature lentes, conservatrices et soumises aux forces supérieures du pouvoir établi.
(Lire la suite.)








(le 19 septembre 2006 à 1 h 10 min)
Ah! Enfin!
Un peu d’érotisme teinté d’humour, pour faire changement!
Vous nous étonnerez toujours.
Anne Archet est légion! Oui, Archet est légion!
(et moi j’ai l’impression de ne pas être encore assez nombreux…)
(le 19 septembre 2006 à 2 h 11 min)
Archet est légion !
ah malheureusement en bonne victime du système je me dois de travailler
et ne ppeut ainsi pas lire jusqu’au bout votre anarchisme mais je mis replonge promptement
(le 19 septembre 2006 à 3 h 27 min)
Une analyse d’une liberté et d’une pertinence frappantes, comme on aimerait en lire plus souvent :-)
(le 19 septembre 2006 à 3 h 33 min)
Je viens de lire ailleurs, une étude fort intéressante montrant en quoi :
1) les individus sont tous obligés de créer des liens d’interdépendance entre eux
2) les individus sont d’autant plus libres et moins contrôlés que ce lien est créé en dehors d’eux (état par exemple)
Je vous donnerai plus de détails en privé si ça vous intéresse, vous savez où me trouver.
En tous les cas, tant que je suis libre, je préfère en profiter bêtement, égoistement, pour rencontrer des gens, dotés d’un sexe de préférence.
Je profite donc de cet intermède quasi théologique pour vous embrasser, ma chère Anne.
J’M.
(le 19 septembre 2006 à 4 h 05 min)
Mouais mouais. Y a beaucoup à dire pour contre-argumenter tellement c’est truffé de non sens. Cela dit bravo pour la sincèrité et le coup de griffe. Alors juste ceci :
Mis à part sa parfaite absurdité, ce paragraphe est même dangereux car il sous tend que voter pour des partis pseudos-minoritaires (FN/PC/LCR etc.) équivaut à pisser dans un violon. J’en connais qui avec ce pipi sont passés maitre dans l’art de la dictature…
(le 19 septembre 2006 à 4 h 13 min)
En finir avec la démocratie, pourquoi pas mais…
cela ne revient-il pas à remplacer la centralité normalisatrice des chefs et des élites par une autre centralité normalisatrice, beaucoup plus diffuse et insaisissable, celle des individus constitués en supra-société… ?
l’avantage des systèmes réactionnaires, c’est qu’on sait vers qui se tourner pour accuser le coup : un tyran est entièrement responsable de nos malheurs; tandis que l’Etat est un monstre froid et impersonnel, partout et nulle part; la supra-société libertaire pourrait n’être qu’une illusion de plus sur la voie de Ma libération, en ceci qu’elle serait à son tour un tyran dilué, atomisé, désormais insaisissable.
Bisous Anne.
(le 19 septembre 2006 à 4 h 57 min)
j’en reste passablement muet …
sur le fond théorique , je ne peux malheureusement qu’adhérer ….
mais comme le chieur que je suis, je ne peux alors que poser la question : qu’est ce qu’on fait …
parcqu’on a au quotidien l’exemple de ce que donne l’abandon du terrain du « nous » par nous qui ne pensons plus que « je » à ceux qui sont « eux » … et jamais « moi » …
(le 19 septembre 2006 à 5 h 03 min)
que nous reste t il donc à part les bombes? Bien qu’elles ne soient jamais tombées au bon endroit….
(le 19 septembre 2006 à 5 h 28 min)
Je crois qu’Anne n’envisageait pas d’annuler la démocratie à coups de bombes, mais simplement en laissant chacun être jusqu’au bout ce qu’il est. Relisons ce texte, je n’y vois nul appel au terrorisme au sens classique du terme.
Tel que je la comprends, l’annulation de la démocratie envisagée par Anne consiste à ce que la société existe sous la forme d’une multitude de petits groupes distincts poursuivant chacun leur mode de vie. On n’est plus obligé de vivre d’une seule manière, comme en dictature, ou d’une des trois ou quatre manières dominantes, comme en démocratie.
Les groupes ne sont pas prosélytes et se contentent d’être. Si on n’est pas content d’un groupe, on le quitte pour un autre. Cela fait penser aux états de l’humanité décrits par les taoïstes avant l’établissement de la civilisation.
Cela semble le paradis mais je me méfie : chaque fois qu’on a essayé d’instituer le paradis sur Terre, on a créé l’enfer.
(le 19 septembre 2006 à 5 h 37 min)
Mlle, décidément, vous êtes d’une compagnie très recommandable.
à propos, très justement, je voulais vous recommander l’un de mes plus chers amis : voila il se nomme chaush’ette, alors vous avez du remarquer, i’ sait plus écrire son nom, il est un peu bizarre, mais si vous êtes comme moi vous finirez par vous attacher
d’autant que chaush’ette a une qualité exceptionnelle : il connait LA solution
si, si
mais bien sûr c’est un secret qu’on ne peut pas livrer publiquement
pour vous allécher, je dirai simplement : le Grand Jour, vous savez, en fait il est déjà passé
(le 19 septembre 2006 à 5 h 38 min)
Anne, sont-ce là de nouvelles créations de la partie la plus enfiévrée de ton individu (quoique), à savoir ton cortex, ou depuis mai grattes-tu tes fonds de tiroirs avec l’énergie du désespoir ?
Autrement dit et en un mot comme en cent, pour le mal-informé que je suis, as-tu surmonté la panne d’inspiration à laquelle tu nous signala en mai faire face ?
(le 19 septembre 2006 à 6 h 43 min)
Plaidoyer juste et très intéressant, cependant j’attends que vous proposiez une alternative viable socialement
(le 19 septembre 2006 à 8 h 19 min)
Rhooooo très très fort. J’aime beaucoup. Ca me rappelle ma période adolescente rebello-anarchiste-à-2-balles. On buvait de bons coups au bistrot, on rigolait beaucoup, on critiquait a mort et on ne proposait rien. Mais rien du tout. C’est trop facile çà…
(le 19 septembre 2006 à 8 h 26 min)
Pour ma part, je n’attends pas d’alternative viable et aboutie.
Comme le dit un commentaire précédant, le coté spontanné est plaisant. Pour le reste, vous maniez les concepts de manière un peu hasardeuse ! En fait, votre texte me fait (un peu) penser à ceux de quelques théoriciens des extrêmes : une splendide citadelle construite sur du sucre ou de la réglisse ; des tonnes d’assertions arbitraires et trop peu d’arguments. Un paragraphe de ce régime, passe encore… Mais davantage, cela devient écoeurant ! (soyons clair : mon intention n’est pas de troller et je dis merde au point godwin !)
Je ne crois pas, de plus, que l’Homme ait besoin de la démocratie ou d’un quelconque régime pour s’alliéner !
Cela dit, je tombe d’accord avec vous sur l’instrumentalisation de la démocratie dans les discours de nos « élites » et médias. Et je suis bien d’avis que, puisque la démocratie n’est que le moins mauvais des régimes, il serait grand temps d’en chercher un autre plus satisfaisant !
(le 19 septembre 2006 à 9 h 27 min)
OK, mais tu parles là de la démocratie _représentative_ !
La démocratie directe n’a (peut-être) pas ces inconvénients… à part le fait qu’elle est (peut-être) impraticable ;-)
Une alternative (peut-être !) serait le système proposé par Thierry Crouezt, dans « Le monde des connecteurs » :
?
(le 19 septembre 2006 à 9 h 47 min)
Dis-moi très chère Anne,
Imaginons une espèce de socièté ideale non étatique instituée ; chantre de l’amour et de la liberté, c’est à dire le royaume des cieux version terrestre auquel tu aspires en toute bonne foi j’en suis sûre.
- Etant désormais en phase avec l’idée-essence de cette cité n’as-tu pas peur d’y être relèguée au rang de cette « majorité » que tu décries de manière intemporelle, comme étant inhérente à toute socièté?
-Sinon, de quelle manière penses-tu pouvoir y subsiter de manière subversive?
-Ou penses-tu qu’il s’agirait justement que cette dite-socièté porte en elle-même le germe de sa propre contestation, et serait ainsi dénuée de toute ideologie dominante?
Et partir d’un tel postulat, le genre humain ne serait-il JAMAIS à l’abri de sa propre aliènation: sa volonté de puissance ainsi que sa propension simultanée à l’aliénation volontaire lui étant inhérentes ne feraient-ils pas de ces « vents de liberté » des espèces de courants d’air éphèmères sombrant pepétuellement dans l’oubli ?
(le 19 septembre 2006 à 15 h 38 min)
Coluche avait résumé cela en disant : La dictature c’est ferme ta gueule, la démocratie c’est cause toujours.
Et la démocratie a cette immense intelligence de tolérer la contestation, ce qui coupe tous les moyens à cette dernière. Marxisme ou anarchisme ne representent plus aucun danger pour la démocratie depuis qu’elles les a légalisés, domestiqués…
(le 19 septembre 2006 à 15 h 53 min)
http://www.liberez-les.info/
(le 19 septembre 2006 à 16 h 10 min)
Anne Archet… Parfois je me demande si vous êtes une vraie… Ce serait presque trop beau qu’il existe sur terre quelqu’un qui PENSE tout ce que vous venez d’écrire, quelqu’un qui se préoccupe si peu de ces mille et une convenances, lois ou dogmes grotesques… Je me sentirais moins seule !
Sinon c’est pas Wilde qui avait dit en son temps (et dans un contexte bien différent) : « Democracy is simply the bludgeoning of the people for the people by the people » ? Comme quoi…
(le 19 septembre 2006 à 18 h 25 min)
« toutes les ambitions sont légitimes excepté celles qui s’élèvent sur les misères ou les crédulités de l’humanité »
Joseph Conrad
(le 19 septembre 2006 à 18 h 41 min)
Un jour, un bébé proto-humain quitta seul le nid familale pour s’aventurer loin de tous. Il fut bouffer par un gros minoux avec de grosses dents. Ces petits frères et soeurs, beaucoup plus peureux, décidèrent qu’il serait surement plus drôle et amusant de rester vivant en tolérant les contraintes de la vie en groupe.
(le 19 septembre 2006 à 19 h 59 min)
« Etre libre, c’est long, ce n’est pas facile mais c’est vraiment délicieux » écrivait mon ami Orlando De Rudder dans l’indispensable ‘ »Droit au blasphème »‘ … Le courage d’oser dire, le talent de savoir le faire. Bien des gens, savez-vous Anne, n’aiment cependant pas vraiment être libres, devoir faire leurs propres choix, décider par eux mêmes. Je crois que c’est le problème soulevé par la philosophe Justine : donnez la liberté aux gens, ils se chercheront une dictature. La démocratie sert avant tout à gérer de manière raisonnable leur désir profond d’être esclaves. C »est parfois épuisant d’être libre, d’inventer sa vie … Il y a pourtant un secret : la démocratie c’est l’état et l’état est un pachyderme, qui cherche et réagit avec une extrême lenteur. Donc, je surfe entre les marges ( de la loi aussi parfois, mais pas davantage que nécessaire). Pour l’état, je n’existe pas, ou si peu. J’apparais, je disparais comme je veux et ce n’est pas une image. Je m’arrange pour ne pas être sur les écrans radars … ou alors seulement quand je l’ai décidé. Il y a un autre secret : accepter d’en payer le prix et c’est vrai qu’en démocratie, le prix peut être parfois très lourd. Qu’importe, on les aura. Comme des termites, nous rongerons cette société de l’intérieur. Ca prendra peut-être du temps, mais qu’importe …
(le 20 septembre 2006 à 4 h 52 min)
[...] Chez Anne Archet, on peut lire en ce moment un article d’une profondeur et d’une virulence formidable concernant la démocratie et ses défauts. Comme elle le dit très bien, on n’a jamais le temps d’écrire tout ce qu’on pense et je ne peux donc pas développer les thèmes qu’elle met en avant (comme la dictature du plus grand nombre chère à Desproges, la frustration inhérente à ce système politique, la réduction du champ des possibles, la collusion troublante existant entre la représentation électorale et l’économie de marché) et qui mériteraient largement d’être appuyés d’exemples de politique fiction comme par exemple la triolgie martienne(l1). Néanmoins, c’est un article que tout citoyen français devrait lire avant d’assister au prochain spectacle politique. Note pour moi-même : il faudrait vraiment que je développe une section de la théorie politique vue sous l’angle du nomic. [...]
(le 20 septembre 2006 à 5 h 21 min)
Que serait un individu « non aliéné »? Où ça? Le problème est là! Mais la démocratie serait vaiment épatante s’il n’y avait pas le peuple! ET j’aime, de plus, le vieux pléonasme soviétique « démocratie populaire »… ILs se sont bien foutus du peuple…
Ce que les démocrates oublient toujours en célébrant la GRANDE démocratie grecque, c’est qu’elle se fondait sur l’esclavage. ET que ça n’a pas tout à fait changé!
« je est un autre »: aliénation positive, mieux que la discrimination du même nom…
Tout va bien! LAissons morfler ceux qui aiment ça! LA raison du plumard est toujours la meilleure!
(le 20 septembre 2006 à 5 h 45 min)
Aux prochaines élection, moi, je vote Anne Archet!
Hi! hi!
(le 20 septembre 2006 à 9 h 22 min)
l’archet l’a rien inventé c’est un mauvais remake, vous l’avez déjà vue sur le terrain? que ce soit erotique où politique à part deux intewues dans un média (vous savez comme on peut s’y fier aux medias) elle n’est jamais descendue dans la rue aurait elle peur de se faire ecraser sans ses cerbères du net?
(le 20 septembre 2006 à 10 h 09 min)
« La démocratie a une autre effet pervers (…) »
Avoues, tu ne peux pas la détester complètement, cette démocratie!
(le 20 septembre 2006 à 10 h 16 min)
Le Yin et le Yang, le Bien et le Mal, le Jour et la Nuit
Les ténèbres ne suppriment pas la lumière…La nuit de demain ne s’oppose pas au jour d’hier, L’un devient inlassablement l’autre, c’est l’ensemble qui créé un tout… L’unité…
La démocratie est l’image humaine de tous ces opposés qui cohabitent dans une même entité.
Elle est née d’une Déclaration Universelle. La démocratie est la réponse à une demande majoritaire, et elle permet de gérer au mieux, non plus un humain, mais l’ensemble de la communauté.
Le feu de circulation est rouge, je m’arrête. Le feu est vert je passe. Cette simple règle permet à chacun de circuler sur une même voie de circulation.
Qui veut douter du bien fondé de ces simples règles ? Qui veut contester leur légitimité ?
Le système démocratique est bon Anne Archet, puisqu’il vous autorise à écrire ou exprimer ce que vous ressentez. Le système est bon puisqu’il vous autorise à vivre selon votre choix. Et votre vie familiale est un bel exemple qui découle de votre seule envie. La démocratie s’adapte doucement aux évolutions. La précipitation ne peut pas être la solution.
Le système actuel n’est pollué que par les dérives de quelques humains. Qui utiliseront tout, pour satisfaire des envies personnelles. Et qui voudront toujours imposer leurs vues.
Mais ça vous le savez très bien. Quelles sont les libertés qui vous manquent ? Nos propres envies doivent elles êtres imposées à d’autres ? Si oui pourquoi? Si non même question… Pourquoi des humains souhaitent ils vivre simplement ? Qui peut croire qu’ils n’ont pas eux aussi des plaisirs qui passent par autre chose que la destiné du royaume?
(le 20 septembre 2006 à 10 h 19 min)
Quand on parle des dérives humaines en démocratie, vous en avez un magnifique mais odieux exemple ici dans les commentateurs.
Le Gothic Plagiator (pseudo caché) qui profite de la nuit pour violenter des enfants mineurs sur leurs weblogs de créations infantiles certes, mais pures. Ces enfants publient des petits mots et des images de petits anges qui rêvent en regardant les étoiles.
Le tort de ces enfants est de ne pas pratiquer LA poésie conformément aux règles d‘une autre minorité qui s’impose comme supérieure et incontournable.
L’Esprit démocratique encouragera les petits créateurs qui évolueront sans cesse en toute liberté, mais la Tyrannie de ce violenteur d’enfants détruira les petits créateurs en imposant une conception personnelle et obligatoire…
L’humain comme toujours…
L’humain intolérant pour certains, et intolérable pour d’autres. Mais c’est permis…
Et c’est même avoué par écrit par ce violenteur d’enfant… Comme quoi certains actes sont perpétués ignoblement en pleine démocratie. Mais c’est permis… Tant que ce ne sera pas réglementé. Qui dira alors « on m’a supprimé la liberté d’imposer par la violence » ? De cet exemple on doit aussi se poser la question plus générale : Qui sont les destructeurs de la démocratie ? Un élément de réponse est « ceux qui en abusent »…
(le 20 septembre 2006 à 12 h 07 min)
J’ai l’impression que tu fais des raccourcis, chère Anne. En effet, le fait que les choix soient limités ne vient pas tant de la démocratie, mais de son application. Certes, l’un implique sans doute l’autre…
Personnellement, ce qui me gêne, dans la démocratie, c’est qu’on accorde à chacun un poids de vote équivalent, quel que soit le domaine de décision. Ainsi, les citoyens sont amenés à trancher dans des domaines dans lesquels ils n’ont la plupart du temps aucune compétence, et donc aucune légitimité de décision. Or, la démocratie fait que des incompétents et les compétents ont le même poids sur la décision. Comme il y a plus d’incompétents que de compétents, par domaine de décision donné, les décisions sont donc faites par les mauvaises personnes.
J’aimerais qu’on tente de mettre en place un système où non seulement la voix de tous puisse être prise en compte dans la décision, mais qu’en plus, cette voix soit pondérée par la compétence de la personne concernée dans le domaine de compétences lié à la décision.
Oui, mais bon. Avoir des idées anti-démocratiques, comme tu le fais remarquer, est très impopulaire…
(le 20 septembre 2006 à 15 h 27 min)
prends un micro Anne, monte sur scène enlève ta petite culotte et crie, pas derrière ton écran de moisissures putrides, tu touche combien pour chaque passage sur ton blog?
(le 20 septembre 2006 à 20 h 26 min)
Anne est si mignonne quand elle est sérieuse. Baisable à souhait…
La liberté et la démocratie sont deux concepts différents. Vivre en société implique indirectement et inexorablement le détournement des libertés individuelles pour une cause commune. Une liberté pleinement consommée, sans contrainte sociale, équivaudrait à planter un homme seul sur une île déserte et à le laisser vivre sa vie seule jusqu’à sa mort.
Une réelle démocratie est loin d’être ce concept de pseudo-démocratie invoquée à tous vents par la politique. Celui-ci n’est qu’un sauf-conduit de l’inaptitude et de la tyrannie dans une quête de pouvoir et de domination.
(le 20 septembre 2006 à 23 h 01 min)
Zhom est fier de vous offrir ici un 33e commentaire.
(le 20 septembre 2006 à 23 h 14 min)
Amusant tout de même: Quelel est cette accusation hors sujet de « violenteur d’enfant »?Des noms, des preuves…l’ccustion est grave et, très curieusement, se trouve là, au milieu d’un discours qui n’a rien à voir: même la démocratie manque à elle-même,,à côté d’u discours qui la combat…
etrange à quoi peut mener un discours tel que celui d’Anne Archet: des attaques bizarre, el hors sujt…
(le 21 septembre 2006 à 3 h 12 min)
ici on a le droit c’est l’anarchie…. non?
(le 21 septembre 2006 à 3 h 52 min)
relevons tout de même :
qu’il est remarquable qu’un article de nature politique suscite plus de réactions qu’un texte littéraire (alors que l’auteure ne cesse de choisir des sujets bien particuliers)
qu’il est remarquable que ces interventions soient du type « clôturantes » (discours de fermeture)
sans vouloir être hostile envers personne (ce serait fermer encore plus) n’y aurait-il pas dans la motivation, l’exercice d’un « tour » du genre « péroraison masculine » : la politique c’est par excellence le sujet sur lequel on peut dire n’importe à tort et à travers avec conviction, un gros moulin à vide ? je ne juge pas vos idées individuellement (je ne me crois pas meilleur, si vous préférez) mais aux termes de vos commentaires, j’ai surtout l’impression que vous n’avez pas envie d’aboutir quelque part, comme si il y avait une stratégie collective inconsciente d’immobilisme
(le 21 septembre 2006 à 4 h 48 min)
Je ne sais pas si Franz de Waal est connu de votre côté de l’Atlantique mais il est un des grands spécialistes mondiaux des primates (voir: http://www.emory.edu/LIVING_LINKS/ ou http://search.msn.ie/results.aspx?FORM=TOOLBR&q=franz+de+waal+primate ou votre site favori de vente de livres en ligne pour une bibiographie complète).
Je l’ai entendu récemment expliquer que la démocratie est le système d’organisation sociale qui correspond le plus au fonctionnement des sociétés de primates.
En résumé, les primates ont un besoin social de leader … qu’ils ne supportent pas individuellement. Il y a donc toujours un leader qui émerge mais dès qu’il prend trop l’ascendant, les membres du groupe se coalisent contre lui , limitent son pouvoir en se créant des zones d’indépendance et le renversent éventuellement.
La démocratie, avec ses élections régulières et les changements de coalition qui en découlent, est une bonne instantiation du mecanisme, socialement acceptable par (presque :+)) tous car ritualisée. Elle permet à la fois l’efficacité du chef et la satisfaction de l’envie de le remplacer.
Par ailleurs:
- il a écrit, lors de l’effondrement du bloc de l’est, un rapport prédisant l’évolution des US en tant que « leader du monde » ainsi que la vague de détestation qui devait s’en suivre. Eclairant et confirmé par les 15 dernières années!
- il est hollandais, et donc naturellement hors du courant de pensée dominant.
(le 21 septembre 2006 à 6 h 46 min)
>
Cette notion psychologisante est elle même une stratégie > : maintenant que tu as dit ça, il est impossible de nuancer l’apport d’Anne sans passer pour un mouton inconsciemment réactionnaire.
Chèr(e) chaush’ette, j’écris en mon nom propre, je ne mérite pas qu’on me juge selon le comportement du >. Je suis donc immobile si je veux, mais toute critique doit être dirigée contre Moi, non contre le groupe.
Nous sommes d’ailleurs en plein dans le sujet, car on peut et doit se demander de quelle manière les individus qui ne se référeraient plus à trois ou quatre opinions dominantes pour choisir (cas de la démocratie) s’arrangeraient pour vivre leurs choix ensemble… Il y a tant à dire.
(le 21 septembre 2006 à 6 h 48 min)
Putain de HTML à la con. Il fallait lire :
»Stratégie collective inconsciente d’immobilisme »
Cette notation psychologisante est elle même une stratégie »clôturante » : maintenant que tu as dit ça, il est impossible de nuancer l’apport d’Anne sans passer pour un mouton inconsciemment réactionnaire.
Chèr(e) chaush’ette, j’écris en mon nom propre, je ne mérite pas qu’on me juge selon le comportement du »’collectif ». Je suis donc immobile si je veux, mais toute critique doit être dirigée contre Moi, non contre le groupe.
Nous sommes d’ailleurs en plein dans le sujet, car on peut et doit se demander de quelle manière les individus qui ne se référeraient plus à trois ou quatre opinions dominantes pour choisir (cas de la démocratie) s’arrangeraient pour vivre leurs choix ensemble… Il y a tant à dire.
(le 21 septembre 2006 à 7 h 50 min)
Pour introduire une contribution non cloturante, je vous suggère d’aller lire ceci: Frans de Waal, Emory University : “Dominance Style and the First Hints of Democracy in Primates” à http://peacecenter.berkeley.edu/Hierarchy_synopsis.pdf
Je ne sais pas si Frans de Waal est aussi connu de votre côté de l’Atlantique. Il est un des tous grands spécialistes mondiaux des primates. Il a porté une attention particulière aux aspects culturels des sociétés de primates (voir: Quand les singes prennent le thé ou encore Primates et Philosophes).
Je l’ai entendu récemment expliquer que la démocratie est le système qui correspond le mieux aux comportements fondamentaux des primates.
En résumé, il y a toujours un dominant qui émerge dans les sociétés de primates mais dès qu’il prend trop d’ascendant, des coalitions se forment qui limitent son pouvoir en développant des zones d’indépendances et finissent généralement par le renverser. Et le cycle recommence…
Fondamentalement, il semble y avoir un besoin social d’un dominant … qui n’est pas supporté individuellement.
La démocratie, avec son processus ritualisé d’élection et de désignation d’un gouvernement est une excellente instanciation de ce mécanisme, permettant l’efficacité du leader en offrant à chacun la possibilité de contribuer à son renversement, malgré sa dominance.
Par ailleurs :
- Frans de Waal a rédigé un rapport lors de la chute du bloc de l’est, annonçant le rôle dominant des US et la vague de détestation qui devait s’ensuivre. Eclairant et confirmé par les 15 années qui ont suivi.
- Il est hollandais et donc culturellement sensiblement hors du courant de pensée dominant.
Libre à vous d’apprécier notre degré de parenté avec les primates … et les bonobos.
(le 21 septembre 2006 à 8 h 36 min)
« La démocratie est aujourd’hui une valeur universellement partagée par toutes les idéologies politiques »
Sans déconner !?!
(le 21 septembre 2006 à 9 h 35 min)
Dis toi, Anne, que tu es victime inconsciente de ta reflexion fondée sur l’image de ton moi profond que tu as le malheur de projeter sur les autres. Tu es sensible, intelligente, logique, tu as des valeurs, un respect de la vie, de la personne. Mais tu es une minorité. De cette minorité qui souffre de voir l’homme s’autodétruire. La démocratie est le seul moyen de canaliser la brutalité de tous ces boeufs décérébrés, gavés de télévision. Ces boeufs qui te lisant diraient que tu n’es qu’une petite salope. Maudits soient-ils ! Révise ton opinion et demande toi si ces boeufs méritent la liberté que tu veux leur offrir…
(le 21 septembre 2006 à 9 h 52 min)
« L’anarchie, c’est l’ordre moins le pouvoir »‘ (Léo Ferré). Elle ne peut naître que d’une conscience de soi et des autres qui ne soit pas dictée par la peur du gendarme. En ceci, elle diffère totalement du chaos et du n’importe quoi, chère Louise, qui aboutirait inexorablement à une dictature. La grande spécialité de Serge, c’est de m’insulter sur le blog des autres, en mélangeant un peu tout et en tenant des propos amplement diffamatoires, doublés de rumeurs mensongères (accusation de plagiat, d’un ridicule achevé). Mais sur le blog d’Anne Archet, il va décidément trop loin, en m’accusant, à mots à peine couverts de pédophilie. Et bien, puisque nous sommes en démocratie, je n’hésiterai pas un instant à profiter de ses avantages et à donner à cette affaire toutes les suites qu’elles méritent. À bon entendeur …
PS : Chère Anne, rassurez-vous, cet homme ne vient salir ainsi que les blogs vifs et intelligents comme le vôtre, qui ont le bon goût de vous mettre en lien.
(le 21 septembre 2006 à 11 h 54 min)
Merci Zhom pour ce 33ème commentaires !
Personne ne remercie Zhom ??
(le 21 septembre 2006 à 14 h 27 min)
c’est faux Escape
ce n’est pas psychologisant puisque ça ne fonctionne pas sur une attribution individuelle
ça n’est pas clôturant puisque l’ouverture est toujours possible, avec des questions par exemple, ou des prudences : il est étonnant d’observer que la plupart des commentaires considèrent (en apparence, au moins) d’emblée l’article d’AA comme fini (alors qu’il est signalé 1/2, ça suppose une suite). Quand bien même il serait achevé, on pourrait encore faire gaffe parce que l’auteure dans le cadre d’un article ne pourra jamais tout dire, etc…
si je pose un jugement collectif, c’est que je constate dans l’utilisation du commentaire quelques phénomènes : peu importe les motivations (ça c’est individuel), dans l’ensemble chaque commentaire fonctionne sur une annulation du précédent, si bien que chacun peut-être exprime son Moi (rien à dire là-dessus), mais à la fin tous ces Moi ne signifient plus grand chose, ils s’annulent les uns les autres progressivement parce qu’ils ne cherchent pas à communiquer mais à définir leurs particularismes (et souvent leur supériorité)… au bout du compte j’ai comme une présomption
on est tous chacun dans la cellule de son commentaire, on peut causer, mais ça ne sert à rien, serions-nous bouffé déjà par le mythe démocratique et les formes concentrationnaires de la ville pour que l’usage des règles de conduite qu’on nous a inculquées (et qui sont actives ici) pour s’exprimer sans danger, l’isolation à laquelle nous sommes habitué par la vie en appart, etc… conditionnent nos paroles un peu comme dans le débat démocratique où il s’agit surtout de ne pas aboutir
c’est là où en tant que groupe (et je m’inclus) nous avons aussi une « attitude » culturelle, j’ai l’impression… bon tout cela est un peu brouillon mais ça ne vise pas du tout à amoindrir le Moi de quiconque (et c’est peut-être là que quelque chose commence aussi)
(le 21 septembre 2006 à 15 h 01 min)
Pascal Perrot aka…Le vertueux gladiator outragé…
Désolé de vous insulter en disant la vérité!
Votre réaction paranoïaque est sans appel. (Qui vous accuse de pédophilie ?)
Vous êtes l’exemple type de celui (et pas n’importe qui n’est ce pas) qui abuse des libertés démocratiques.
Je n’en demandais pas tant pour étayer ma défense de la démocratie qui n’est polluée que par des humains.
Vous refusez ou aimez certaines choses. C’est votre plaisir à vous. Mais que vous violentiez sur leurs blogs des enfants qui étaient tranquilles dans leur coin ne sera pas accepté. La plus jeune à 15 ans. Son age apparaît en première page de son blog.
Certains de ces petits blogueurs ouvrent leur fenêtre weblog comme si elle était une bouteille lancée à la mer. Jamais vous ne mesurerez le mal que vous leur faites. Mais vous allez l’apprendre bientôt…
Pas un de ces enfants n’est venu sur votre blog. Mais par un jeu cruel, vous les traquez dans la nuit (entre 3 et 5 heures du matin) pour massacrer leurs envies de création.
Après l’agression d’un enfant qui affiche son age de 17 ans, vous avez écrit :
…mais il n’y a pas marqué sur ce blog « attention fragile ! Poète de 17 ans; Ne pas clasher trop violemment … »(…) Votre ami n’est d’ailleurs pas celui que j’ai le plus violemment déboufé. X (nom d’un autre mineur) notamment, a dû avoir les oreilles qui sifflent. Tolérez vous de vous faire chier à un film réalisé avec les pieds ou dans un roman mal écrit (etc…)
Vous reparlez de vos plagiats, mais vous avez écrit :
La seule phrase que j’ai jamais « reprise » est en tête du texte « Les Laboratoires de l’Apocalypse ». Elle est extraite de la Bible. Mais j’ai foi dans l’intelligence de mes lecteurs pour ne pas me l’attribuer…
Voici un plagiat avoué après mon accusation… il en manque, dont un qui me tient à cœur…
Vous voulez porter plainte démocratiquement? Vous un « anarchiste littéraire» (J’ai failli rire)?
Vous ne le ferez jamais… Vous êtes un lâche qui ne sait qu’agresser des enfants…
Vous voulez inverser les rôles et vous déclarer comme victime? Victime de quoi ? Tout ce que je dénonce est vrai, et déjà témoigné…
La démocratie est aussi la défense des faibles contre toutes les agressions et les délits sur mineurs. Vous allez apprendre qu’il n’y a pas que du mauvais pour eux dans la démocratie que vous voulez « termiter ».
A bon entendu
PS : merci à Anne Archet pour ce débat très instructif.
(le 21 septembre 2006 à 16 h 37 min)
Démocratie ou kakocratie et puis quoi encore ?!? Ce type d’organisation du pouvoir peut facilement verser dans le despotisme et la tyrannie de la majorité, ainsi que nous l’a brillamment enseigné l’immense Alexis de Tocqueville dans sa fabuleuse narrée » De la démocratie en Amérique » Il m’apparaît que la question centrale et fondatrice de toutes les autres de nature politique et sociale tient dans l’affirmation et l’application intégrale des libres-droits de l’homme, sans exception de genre, de nombre, de situation. Si un régime, soit-il monarchique, aristocratique, démocratique ou autre viole le moindrement un libre-droit de l’homme, il n’est bon qu’au rebut. Non mais quoi …
Sourire et joie
(le 21 septembre 2006 à 17 h 07 min)
Réponse à Chaush’ette :
sur le fond je suis d’accord avec vous (mince alors, ce n’est plus amusant). Mais, voyez, une fois de plus nous sommes en plein dans le sujet, même si l’oeuvre d’Anne est inachevée :
En effet, que déplore Anne ? Elle déplore un modèle politique dans lequel il existe trois ou quatre opinions dominantes qui constituent l’essentiel du choix. Elle appelle à une nouvelle société dont on pourrait dire en somme qu’elle serait »l’exubérance du choix ». C’est du moins ainsi que je le comprend. Elle ne dit pas que cela, mais elle dit aussi cela.
Or, en écrivant chacun à notre tour comme autant de petits Moi, nous sommes en dehors d’une notion d’élection avec trois ou quatre options fondamentales : nous sommes dans une notion de un choix par personne, chacun sa route chacun son chemin.
Nous sommes déjà, de par la manière de confronter nos choix dans un modèle à la Anne. Or, ce que Chaush’ette constate c’est que ça ne marche pas, parce que personne n’écoute les autres. Qu’il faut une sorte de régulation, d’une manière ou d’une autre (comment ?).
Donc, Chaush’ette qui défend Anne démontre par sa réaction que quelque chose cloche dans ce qu’Anne propose.
Intéressant, non ?
(le 21 septembre 2006 à 23 h 47 min)
Quand on ignore le sens et la portée des mots, on devrait avoir la décence de se taire. Ainsi « qui profite de la nuit pour violenter des enfants mineurs », pensiez-vous qu’il faille être paranoïaque pour penser que quiconque lit cette phrase ne puisse penser que j’aie pour les moins des mœurs inavouables ? Un adolescent de dix-sept ans n’est pas, comme vous le dites un enfant. Mais justement un ado. Asuraya mineur ? En ce cas, l’UNADFI me semblerait un recours d’urgence car, vu la tendance mystico-hindouiste du dit blog, il est probable qu’il soit victime d’une secte. Vous n’avez de toutes manières pas cité un seul des blogs que j’aurais « incriminé ». Qu’aucun de ces supposés « enfants » ne soit allé voir mon blog, rien d’étonnant, puisque si j’ai visité quantité de blogs étiquettés « poésie » avant d’avoir le mien propre, celui-ci, en plus de mes autres activités, me prend du temps. De plus, j’ai tissé grâce à celui-ci un réseau de sympathies avec des gens talentueux et prolixes dont visiter les blogs riches demande un certain temps également. Je ne vais donc plus critiquer les médiocres de dix-sept à soixante-quinze ans depuis deux mois environ. Donc la plupart des textes auxquels vous faites référence datent d’avant la création de mon blog ( actuellement victime d’un problème de serveur). Vous parlez des « règles d’une autre minorité ». Éviter l’alignement de clichés et de vers de mirliton, j’ignorais que c’était une règle si drastique … Et que ne pas encourager l’auto-satisfaction béate, l’inculture et le manque d’exigence une tare. La lâcheté consiste, comme vous le faites ( là ce sont des faits avérés) à donner de fausses adresses e-mail ( je donne toujours la vraie si l’on veut me répondre) ou à aller polluer le beau blog d’Anne Archet avec vos propos oiseux, parce que vous n’osez plus le faire sur celui d’Orlando et ainsi affronter s a plume féroce. Il adore tailler en pièces, par des arguments percutants et pertinents, les imbéciles de votre espèce. Le plagiat consiste à copier le style d’un auteur tout en en modifiant des phrases, ce qui est fort différent d’une citation. Apprenez la langue française, monsieur Serge. Vos mensonges vous amusent sans doute, mais ils n’amusent que vous. Quant à présumer ma lâcheté sans l’étayer d’aucun fait, en reprenant inlassablement les mêmes fausses argumentations, vous vous trompez lourdement …
(le 22 septembre 2006 à 2 h 03 min)
Encore Serge! Depuis des mois il va de blog en blog, calomniant l’un ou l’autre… là c’est poetik gladiator, avant c’était je ne sis plus qui…Hors sujet? Certes! MAis significatif! Car beaucoup d’autres commentaire, qui ne sont pas « hors sujet » m semble tout aussi déplacés! On a untexte qui apporte un angle peu commun, et on réagit come s’il s’agissait d’un texte commun, planplan. Le courage de penser serait aussi d’attendr uin peu que les idées fassent leur chemin,avant de réagir! MAis non, on sel joue démocrte:on et tout de suite « pour » ou « contre ».. Et que de clichés!
LE texte d’Anne va plus loin que tout ça. Et je pense qu’il faut le relire, le penser, le méditer… Au lieu de el commenter réativement en exprimant son moi révulsé ou hors de propos!
(le 22 septembre 2006 à 6 h 57 min)
Bukowski aurait dit : »Anne arrête tes conneries, ramène de la gnôle et vient, j’ai envie de te tringler »
(le 22 septembre 2006 à 11 h 15 min)
Tiens, je savais pas qu’Aaron était pôte avec Buko ?? Drôle de mélange, mais j’applaudis à la citation !
(le 23 septembre 2006 à 5 h 20 min)
La « démocratie » est la meilleure organisation que nous ayons trouvé (et réalisé) depuis le néolithique, et même avant, pourquoi pas. Ne croyez-vous pas chère Anne, que c’est un peu irresponsable, idiot, fou, que d’envisager de la détruire ?
Soyez patiente, peut-être que la démocratie n’est que passagère, qu’elle débouchera un jour sur quelque chose qui vous plaira mieux ?
(le 27 septembre 2006 à 18 h 17 min)
En fait, ce texte est un exercice pour les étudiants d’Anne :
» Trouvez tous les sophismes contenus dans ce texte et illustrez par un exemple. »
Rapidement, comme ça, on y trouve des :
- Argumentum ad consequentiam
- Faux dilemmes
- Confusions entre le tout et la partie
- Généralisations invalides
- Non sequitur
- Pentes savonneuses
Si je me trompe et que notre bonne dame croit vraiment ce qu’elle écrit, alors je me permettrai cette conclusion : Ce n’est pas parce qu’on écrit bien qu’on pense correctement !
(le 27 septembre 2006 à 18 h 47 min)
Vous faite une très mauvaise élève, ma chère Sophie, car accuser quelqu’un de faire des sophismes sans les identifier n’est rien d’autre qu’un simple appel à l’autorité – la vôtre.
(le 6 octobre 2006 à 19 h 06 min)
Oups, vous me la coupez grave !
Content que vous ayez mis des mots la dessus.
Notemment sur le fait que le droit de vote ne représente que l’ensemble de nos démissions individuelles en réponse à de simples effets d’annonce.
Il n’y à pas de contrat entre nous et l’élu qui corresponde à un échange de garanties sérieux. Je préfère encore signer un contrat avec un forunisseur haut-débit…
Ceci dit, la démocratie, et ses systèmes sécurisants (caisses sociales, assedic, garanties maternité, vacances, etc ) ne sera viable et durable que si le système capitaliste sur lequel elle est fondé reste en pleine santé. Parce qu’un sytème (comme en russie) ou des militaires attendent depuis 6 mois leurs salaire c’est la porte ouverte à toutes les insécurités, à toutes les mafias et à la corruption…
Je pense au militaire qui d’un coté va défendre l’idée de nation et d’un autre, pour survivre, va intègrer un groupe mafieux et être chargé de rançonner le citoyen.
Si les idées (politique, politique d’entreprise, éthiques) et les flux financiers ne marchent conjointement c’est le clash.
Ne reste plus qu’a voter pour un candidat capable de mener les affaires internationales de main de maitre. Un bon VRP quoi.
Com d’hab !
(le 8 octobre 2006 à 3 h 16 min)
[...] N.B. : Ne pas oublier d’aller voter. Pour se réveiller, quelques deux notes sur la démocratie, chez Anne Archet (ici et là). [...]
(le 3 janvier 2007 à 15 h 45 min)
Sophie parle de pensée correcte. Mais qu’est ce qu’une pensée correcte? Qui la définit comme telle? Avec mon petit cerveau d’après le pléistocène inphilosophé j’imagine qu’il s’agit de suivre une démarche raisonnée d’une logique implacable propre à résoudre une problématique donnée. Inculte mais fréquentant des cultes on m’a sité comme exemple (à la mode auprès de l’ intelligentia médiatisée) Martin Heidegger. Parait que ç’est du lourd!
J’ai essayé de lire mais il m’a fallu 2 verres de Pecharmant pour me remettre. En fouinant j’ai quand même trouvé un petit extrait de cette pensée correcte que voila:
»Ne cherchez pas les règles de votre être dans des dogmes ou des idées: c’est le Fuhrer( Hitler) lui même et lui seul , qui est la réalité Allemande d’aujoud’hui et de demain » ( appel aux étudiants du 3 novembre 1933)
Chère Sophie , ça c’est pas du Sophisme mais pour moi c’est de la M……..
(le 10 avril 2007 à 3 h 56 min)
citation d’Oscar Wilde: la démocratie c’estl’oppression du peuple, par le peuple, pour le peuple.
(le 26 août 2007 à 13 h 25 min)
Alors là !…
Anne ?!
En plein dans le mile.
Je salue ton intelligence (du coeur)
Mon petit travail en sociologie m’a amenè non seulement aux mêmes conclusions que toi mais aussi à la critique systématique d’un « régime » et d’un « système » qui, par les erreurs constantes qu’ils cachent produisent des monstres.
Peut-être un lien pour saisir mon propos ?
http://ifact.free.fr/sysdoc/article.php3?id_article=19&var_recherche=politique
Surtout continue à avoir ce dialogue entre toi et ton âme !
(le 9 avril 2008 à 9 h 26 min)
Je reviens du front, à savoir j’étais passé titiller un peu des neocons’, sur quoi je tombe?
L’excès contraire…
Grossière erreur de ma part, contrairement à tous les anars qu’il m’a été donné de rencontrer, t’arrives à parler de tout ça sans tomber dans la propagande à deux balles. Alors que c’est loin d’être gagné à la base.
Aussi, et même si je ne partage pas ton point de vue, je ne peux que m’incliner, c’est un plaisir de voir un engagement aussi sain.
Bonne continuation ;)
(le 29 août 2008 à 23 h 12 min)
Je découvre votre site, je m’y reconnais un peu, je m’y sens à l’aise ! Je peux enfin souffler un peu… Merci !
Je partage aussi votre analyse sur la démocratie. Qu’il est drôle d’observer le malaise provoqué lorsque l’on dit être anti-démocrate !