Il se retourne vers elle et caresse son épaule nue. Elle lui tourne le dos et tire les draps contre elle en soupirant très fort.
– Allons, chérie…
Il caresse ses cheveux. Elle éloigne sa tête.
– Je suis sûr que tu vas aimer…
– Et moi je suis sûre que non.
– Ne sois pas si…
Elle se retourne et le fusille du regard.
– «Si» quoi?
Surpris, il s’éloigne un peu, instinctivement.
– Ne te mets pas en colère ma choupinette. Je me disais seulement que ça serait bien d’essayer, qu’on aurait du plaisir…
– Peut-être pour toi, salopard! Parce que ce ne serait pas toi qui te retrouverait avec un truc enfoncé dans le derrière, évidemment.
– Chérie… toutes mes ex aimaient l’amour anal.
– Je ne suis pas une de tes ex! Enfin, pas encore…
– Come on! On pourrait essayer une seule petite fois de rien du tout. Je vais y aller délicatement, je te le jure.
Elle soupire encore plus fort.
– Qui sait? Peut-être va-tu aimer, ma choupinette…
– Écoute-moi bien. Si j’aimais le sexe anal, je serais restée un homme. Maintenant, laisse-moi dormir.








(le 13 novembre 2006 à 0h44)
Tout est dans la manière, effectivement…
J’ai souvent, et vainement, essayé la manière PSY-POP :
« Chérie, établissons ensemble les bases d’une relation mutuellement enrichissante et dont je serai la soupape, explorons sans préjugé ce nouvel « espace de communication non verbale. » Allons, chérie, fais donc preuve de souplesse au niveau de ton ouverture! »
(le 13 novembre 2006 à 2h32)
toujours terriblement subtil et efficace
(le 13 novembre 2006 à 7h31)
(sourires)
(le 13 novembre 2006 à 7h37)
Bonne chute !
(le 13 novembre 2006 à 16h47)
C’est justement au niveau de la chute ;-)
(le 13 novembre 2006 à 17h42)
La «choupinette», c’est là l’erreur. La seule fois où j’ai accepté c’était parce que j’en riais (que l’impétrant m’avait fait rire) et qu’on m’avait parlé de «bite au cul». Ce ne fut pas inoubliable, assez douloureux, et un peu sale, je veux dire j’avais peur que ça le soit, ce qui coupe certains effets de manche.
Surtout pas de niaiserie au lit!
(le 14 novembre 2006 à 12h24)
Je ne m’y attendais pas… excellent!
(le 14 novembre 2006 à 13h37)
Oui très belle chute de reins !
(le 14 novembre 2006 à 19h13)
Un sens éblouissant du final qui décoiffe … La sodomie demande un niveau de confiance et de complicité mutuels tel que je ne l’ai envisagé qu’avec fort peu de femmes, au-delà même du fait qu’elles puissent ou non l’accepter. Bien des hommes ne savent guère s’y prendre et poussent des hauts cris lorsqu’on leur propose l’expérience inverse. Ce qui me semble inconcevable. Un tel acte n’a d’agrément que lorsqu’on sait aller au delà des tabous et de la notion du « sale ». Si l’on ne peut rire ensemble d’un éventuel – très rarement- sexe souillé. Ou accepter la possibilité de s’ouvrir soi-même au plaisir anal
(le 15 novembre 2006 à 2h37)
La pratique du sexe anal m’a toujours dégoûté en soi. Pour moi, cela s’apparente à du sexe « sale » voire « souillé » justement. Ta partenaire à l’impression d’avoir envie de … Vous connaissez le reste. Je préfère le sexe dit « modéré » et defaçon respectable.
(le 15 novembre 2006 à 2h44)
Excellentissime ! On ne s’en lasse pas…de vous lire.
(le 15 novembre 2006 à 16h42)
rho quelle réponse !
(le 15 novembre 2006 à 19h24)
L’amour c’est beau quand c’est sale … Quand il ne s’arrête pas aux limites, aux lisières, quand il est excessif, gourmand, même du pire. Rien de ce qui vient de toi ne me gêne ni ne m’offense … Existe-t-il plus belle déclaration ?
(le 16 novembre 2006 à 4h36)
Je croyais que j’étais le seul à supplier ainsi ma femme…
(le 16 novembre 2006 à 17h09)
« L’amour sale » ? Ah bon, c’est possible, ça ?
Le sexe « modéré », « de façon respectable » ? Ouille-ouille-ouille, triste comme un vin tiède !
(PS : quel est le crétin d’humain qui a inventé le mot « sale » ?)
(le 16 novembre 2006 à 21h45)
Yéti: Le pudique qui s’essuie après la fête. C’est -lui- qui l’a inventé pour la chose , ce mot: sale.
(le 17 novembre 2006 à 14h30)
tant qu’on a pas essayé mieux ne vaut rien dire.
cependant cela peut être agréable tout dépend de la grandeur de l’engin et de l’ambiance
(le 17 novembre 2006 à 14h32)
Et pour toi la fellation c’est quoi, au fait, c’est beau, c’est propre, c’est sacré, c’est normal, c’est cadeau.. vous me faites rire avec vos préjugés , vs douleurs, vos principes et conventions, le sexe est quelquechose de sale de toute façon, alors les comparaisons et préférences…hum, je rigole
(le 17 novembre 2006 à 14h56)
Cum on!
Bof ;)
(le 17 novembre 2006 à 17h11)
« le sexe est quelque chose de sale de toute façon »
AU SECOURS !!!
(le 17 novembre 2006 à 22h37)
Désolé, c’est encore moi. Mais ce mot de « sale » me hante littéralement. Je me souviens d’avoir écrit un petit truc là-dessus:
Le corps, l’enveloppe charnelle, voilà l’ennemi. Vous êtes-vous demandé pourquoi tout ce qui sort de notre corps éphémère ne parvient pas à trouver grâce à nos yeux ? Tout y est « sale » : la morve, le crachat, l’urine, le sang, le sperme, les excréments… Et même la sueur, l’odeur de la sueur, cette odeur pourtant enivrante qu’exhale la fusion des corps amoureux.
Oh purée, voilà que je me cite maintenant ! C’est pas rien prétentieux ! Enfin, si ça vous chante, c’est extrait d’un petit billet intitulé Conscience assassine
Allez, bonne nuit à tous et à toutes.
(le 19 novembre 2006 à 9h17)
Je suis assez d’accord avec Pascal Perrot en ce que l’acte requiert un certain niveau de confiance. Le sale par contre fait très judéo chrétien… Rien n’est sale dans le sexe.
(le 21 novembre 2006 à 4h25)
ahahah mort de rire :^D
(le 5 janvier 2007 à 14h32)
génial