8e étage – Si tu étais une scène, tu serais laquelle?
Le jet de sang d’Antonin Artaud – le plus célèbre des AA.
7e étage – Si tu étais traditionnelle, tu le serais de quoi?
Dans mon approche de l’orthographe. Je traite la langue avec une révérence que j’arrive encore mal à m’expliquer.
6e étage – Si tu étais sainte Nitouche, tu le serais pour quelle raison?
En réalité, je suis une anténitouche. La sainte Nitouche veut passer pour une femme innocente, irréprochable et vertueuse bien que tout le monde connaisse sa véritable nature. En tant qu’anténitouche je veux passer pour une femme perverse, immorale et débauchée… mais vous vous doutez bien de ma vraie nature.
5e étage – Qu’est-ce qui, pour toi, s’articule et se désarticule en même temps?
Mon discours. Mes épaules.
4e étage – Si tu devais t’entourer d’apôtres, qui seraient-ils, ou elles?
Des félons au regard trop doux, fort probablement.
3e étage – Pourrais-tu brosser le portrait de ton apôtre le plus proche de Judas?
Celui qui n’aurait de cesse de m’envoyer des questionnaires aussi farfelus qu’incompréhensibles.
2e étage – N’oublions pas Simone: penses-tu avoir bouclé sa boucle?
Elle ne cesse de déboucler toutes les boucles bouclées dès que j’ai le dos tourné; comment peut-on quitter une dénoueuse d’aiguillettes ?
1er étage – Quel refrain te rendrait éternelle?
Je suis une versificatrice de génie, c’est une évidence que nul ne saurait contester. Mais je crois que c’est le refrain suivant qui à lui seul pourrait me garantir un siège à l’Académie française:
« Marie-Marie
Cet après-midi
A tant vu de zizis
Qu’elle se branle, qu’elle se branle »
Rez-de-chaussée – choisir une question et pressez sur le bouton.
Je choisis alors: «Comment se fait-il qu’après presque quatre ans mes cahiers sont-ils encore lu quotidiennement par autant de personnes?»
Quant à presser le bouton… j’irai le faire tout à l’heure, dans l’intimité.
1er sous-sol La politique me faisant tourniquet, comment pourrais-je t’appeler autrement qu’Anne Archet ?
Peut être Jeanne Hérien-Nafoutre…
2e sous-sol – Si tu pouvais faire se désincarner un billet de banque qu’en sortirait-il ?
Un joli kokigami pour milliardaire fétichiste.
3e sous-sol – A quoi ressemblent tes signatures ?
À un écheveau dense et serré de laine à carder.
4e sous-sol – Qu’as-tu fait de ton anneau labial ?
Je l’ai échappé dans une vierge de Nuremberg lors de la dernière sauterie chez Monseigneur Ouellet.
5e sous-sol – Quelle différence fais-tu entre ton corps et ton âme ?
Moniste un jour, moniste toujours.
6e sous-sol – Si tu étais une ânesse, que ferais-tu de ton lait ?
Je ne sais trop. Mais ce qui est certain, c’est que je n’accepterais aucune suggestion de quiconque.
7e sous-sol – D’ailleurs, préfèrerais-tu mettre au monde un âne ou un bardot ?
Considérant la taille de ces bestiaux et pour l’amour de mon anatomie intime, je préférais mettre bas un hamster ou une coccinelle.
8e sous-sol – Quelle serait ta lame de fond ?
Une vague à l’âme. Ou un sabre au fondement.
Merci à Jean Guylaine!









(le 18 novembre 2006 à 5 h 16 min)
mmmmmmmmmmm…….que ç’est bon!
7eme étage: nécessaire orthographe sans laquelle le sens des mots file comme le sang d’hémophiles.
(le 18 novembre 2006 à 9 h 20 min)
Vous
Premier régal :
Dragée haute glissée entre tes lèvres :
Goûter déjà ton amande charnelle :
Un cœur de chocolat attend la pointe de ma langue :
Baptême :
Juliette :
Sur tes lèvres un baiser :
T’introduire en amour :
Déguster ta dragée :
Second régal :
Une dragée haute poussée en ton étoile :
Récolter l’amande de ton fiel au lait :
Offrir à chacun ses dragées :
Partager d’aimer :
Fille de sexe :
Dieu d’amour :
Commedia dell’Art :
Vérone :
Troisième régal :
Lesbienne :
Pointer un sein :
Attendre tes lèvres :
Amoureuse baisée :
Toi & moi & toi :
Pipi :
Embrasser tes lèvres, ses lèvres, nos lèvres :
Trouver la dragée chaude de ton sexe :
Quatrième régal :
Nouer mes lèvres d’un ruban de satin jaune :
Lacet enfilé dans les ajourés de mes lèvres percées :
Ma dragée pointée à ta merci :
Jeudi, Guylaine, nous étions amantes :
Surprise dans les bras de Jean :
Ton arrivée au baptême de Juliette :
Embrasser son histoire :
Marraine d’amour :
Cinquième régal
Amante déchirée :
Elisabeth en éclat de voix :
Sa dragée émiettée entre tes doigts :
Ta main douce sur mon visage mouillé :
Emue :
Amoureuse de vous :
Amours sanguins :
Amants de ma vie :
Sixième régal :
Amante d’une femme de choix, de ses mots butinés :
Amante d’une plume d’encre :
Amoureuse :
Amoureuse :
Amoureuse :
Amoureuse :
Amoureuse :
Amoureuse de vos dragées.
(le 18 novembre 2006 à 11 h 56 min)
» Comment se fait-il qu’après presque quatre ans mes cahiers sont-ils encore lu quotidiennement par autant de personnes ? » »
seulement autant?
de plus en plus j’espère!
(le 18 novembre 2006 à 17 h 30 min)
Au casting des disciples, je suis fêlon mais mon regard manque de douceur. Recalé. Aigri.
(le 19 novembre 2006 à 15 h 52 min)
Merci à vous, Anne Archet.
(le 20 novembre 2006 à 18 h 46 min)
Quel étonnant ascenseur sans censeur … Car quel que soit le sens dans lequel je l’emprunte, il fait toujours monter de quelques degrés encore la haute estime que j’ai de vous. Admirativement vôtre
(le 21 novembre 2006 à 5 h 30 min)
« Marie-Marie
Cet après-midi
A tant vu de zizis
Qu’elle se branle, qu’elle se branle »
là c’est sûr, Mallarmé dans sa tombe est en train de te tresser des couronnes de vers. Mais que dire de
In China, going to the loo
is not for the faint of heart
but the faint of heart
need to go there, too
(le 21 novembre 2006 à 12 h 12 min)
c’est n’importe quoi, et c’est bien cool !
au passage, je me demande comment ça peut exister, une « sainte nitouche », ça doit etre d’une complexité psychologique totalement morbide !
(le 21 novembre 2006 à 14 h 09 min)
Mallarmé dans sa tombe…….heu……de quels vers s’agit il? et que font ils en couronne?
(le 21 novembre 2006 à 22 h 25 min)
et si on montait sur le penthouse maintenant ?
(le 26 novembre 2006 à 4 h 53 min)
Tôt ce matin, trônant, les jambes écartées, Claude Gagnière entre les cuisses, expulsant dans la cuvette le buffet d’une soirée alcoolique, du genre de celles que je déteste, où chacun parle littérature, de sa propre écriture, de sa propre édition, où je me fait draguer par des sexualités diverses, Oscar Wilde me tire un sourire :
« De nos jours, tout grand homme a ses disciples. Malheureusement, c’est toujours Judas qui écrit la biographie. »
(le 2 décembre 2006 à 6 h 24 min)
Ecrire ainsi, c’est comme être folle de lingerie: une envie vous vient qui vous transcende.
Tous les petits riens, sans exception, du lacet au bouton (justement) et de la facture d’eau (eau) à l’impudeur du grille-pain, deviennent des panneaux indicateurs: par ici le jouïr.
Pas de sens interdits.
Continuez.
Je devrais dire: « circulez ». ce serait techniquement plus juste, mais ces mots sont déjà pris par d’autres et font mal.
Et si l’envie vous en vient, jetez un coup d’oeil détaché à une tentative d’inventaire du corps. Aparemment interminable (le corps).
O.
http://explorationduncorps.blogspot.com/
(le 5 décembre 2006 à 14 h 56 min)
Ah, la petite chanson du premier étage !!!