Aide mémoire électoral

En ce jour de scrutin, je crois qu’il est opportun de se remémorer nos classiques:

  • La liberté ce n’est pas de choisir son maître, c’est de ne pas en avoir.
  • Si les élections pouvaient changer la vie, il y a longtemps qu’elles seraient interdites.
  • Agir au lieu d’élire!
  • Urne, cercueil de vos illusions.
  • Voter un peu, c’est abdiquer beaucoup.
  • Voter, c’est se soumettre.
  • Le vote: la mise en urne de sa propre voix.
  • Les élections passent, les problèmes restent.
  • Peu importe qui est élu, c’est le gouvernement qui gagne.
  • Je suis adulte, je ne vote plus!
  • Les enfants croient au Père Noël, les adultes votent.
  • Il est déjà dur de subir ses chefs, il est encore plus bête de les choisir!
  • Voter: un petit geste pour un homme, un grand gain pour le politicard.
  • Donnez vos voix et fermez là!
  • Les promesses électorales n’engagent que ceux qui y croient.

Et si, en prime, vous êtes gentils et vous vous abstenez aujourd’hui de voter, je vous offrirai la suite de mes Notes sur l’anarchie que je viens tout juste de terminer.

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25 commentaires pour “Aide mémoire électoral”

  1. Tock ajoute:

    « les promesses électorales n’engagent que ceux qui y croient »

    Anne fait dans la citation droitiste ? Quand je disais que les extrêmes sont parfois bien proches…

  2. San Martìn ajoute:

    Anne, je lis cette note pour la troisième fois. Et je bande derechef. Je crois bien que vous êtes géniale (avec ou sans le vieux Pasqua). Rien n’est plus érotique qu’une femme avec laquelle on aurait envie de concocter des molotovs.

  3. Luke ajoute:

    San Martin c’est toi, qui a raison ; pas seulement, de bander derechef, mais d’exprimer ta satisfaction. Car Internet, de par sa nature même (la possibilité de réagir « en temps réel ») fait qu’en bien des cas on en arrive à ce qu’il n’y a que les grincheux et les mécontents qui s’expriment -même s’ils sont de fait, assez peu nombreux.

  4. Tock ajoute:

    San Martin:

    Si ! Une femme qui écrit. Evidemment.

  5. anne b. ajoute:

    oui bon, enfin… moi j’ai horreur qu’on m’indique ce que je dois faire de toute façon , par principe
    parce qu’autrement, en qq sorte, à me dire ce qu’il faut que je fasse, vous seriez presque mon maître, à me donner une leçon
    vous êtes une donneuse de leçon anne ?

    je reve d’un jour où personne n’irait voter
    personne, absolument personne
    vous imaginez ça , anne ? quels lendemains fabuleux….

  6. Mathieu Leconte ajoute:

    Je ne vais pas voter. Voter, c’est autoriser d’autres à penser pour nous.

  7. PhilippeYCTK ajoute:

    Chiche !
    Enfin le 3/3 ? Souette alors !!!

  8. benjamin ajoute:

    Ne pas aller voter, soit.
    Mais laisser décider d’autres à ma place….?
    Plutôt aller voter et laisser gouverner des gens qui disent penser comme vous, au lieu de vivre le cauchemar ambulant. Je pense que les têtes ne sont pas mûres, ni du côté des utopistes, ni de celle des guillottinables…Ou nous envisageons la politique du pire pour attendre une réaction contraire? Mais ça me fait peur et tant qu’on y est dans l’utopie, croire que tout le monde puisse avoir la même….un rêve, un doux rêve.

  9. Électron ajoute:

    N’ai jamais voté et crois improbable la chose de mi vida: à voir la race opérer, suis plutôt pour la démocratie si ça peut faire plaisir mais franchement pas démocrate.

  10. Mathieu Leconte ajoute:

    Abandonner un idéal serait une trahison envers soi-même. Élire un parti politique est lui transmettre un pouvoir dont il est le seul à pouvoir utiliser. C’est choisir un maître au lieu de s’émanciper et de jouir de la véritable liberté. La démocratie est une prison aliénante où la liberté n’est qu’illusoire, car elle vous dit : tu peux jouer à l’intérieur de ce cercle, mais si l’envie te prend d’aller mettre le pied à l’extérieur, tu en assumeras les conséquences. Les règles de conduite, les lois, les règlements municipaux, et etc., ne sont l’affaire que de quelques hommes, qui au nom du peuple, imposent leur vision. L’anarchie est peut-être une utopie, un idéal quasi impossible à atteindre, mais tant il y a de l’espoir, tout est possible. Quand vous êtes persuadé de quelque chose, il ne faut pas abandonner pour la simple raison que la majorité n’adhère pas à ce que vous croyez. Ceci dit, je respecte autant ceux qui ont été voter que ceux qui n’y ont pas été.

  11. sanieptia ajoute:

    Ce serait mieux sans voter ?

  12. Gilles C. ajoute:

    Et si on votait pour en décider ?

  13. Ménille Avénale ajoute:

    « La liberté ce n’est pas de choisir son maître, c’est de ne pas en avoir. »

    Je suis kantienne et je crois tout le contraire.

    Ah oui, je crois aussi que prôner l’abstention est une très mauvaise idée. Agir au lieu d’élire ?… Ah bon, parce qu’élire, ce n’est pas agir ?…

  14. Pascal Perrot aka Poetic Gladiator ajoute:

    On peut agir ET voter, bien que je ne vote que depuis fort peu, non dans l’attente d’un super-papa -ou d’une super-maman- qui d’un coup de baguette magique résoudrait tous les problèmes (les tiens, les miens, les leurs …) mais simplement pour éviter le pire. Ne pas choisir, malheureusement, c’est également choisir. Les plus motivés voteront et, en général, les extrémistes de droite le sont particulièrement. Préférer un système au sein duquel la contestation est encore possible sans espérer de lendemains qui chantent (les lendemains qui chantent feraient mieux de se taire, dit le poète Werner Lambersy).

  15. Attila ajoute:

    Anne Archet, soyez gentille, faites quelque chose. Maintenant qu’ont eu lieu les élections au Québec, on va pas commencer à subir les spameurs-de-service des partis-de- »gauche » aux présidentielles françaises.

  16. Dodescaden ajoute:

    Quand vous serez libérée de tous les maîtres, il vous restera toujours le désir, dont vous ne serez jamais la maîtresse, désir du mari de la voisine, désir du désir , que sais-je ; et cela, c’est l’enfermement, le plus tenace, car il est invisible, très discret, permanent .

  17. aloredelam ajoute:

    les érection nationales approchent au secours et vive les anarconda

  18. Pierre ajoute:

    Entièrement d’accord avec pas mal des points précités.
    Les politiciens en période d’élection ont des effets d’annonces plein la bouche. La différence entre eux et une publicité c’est que dans le paquet de lessive, il y a de la lessive. Dans un devis il y a un engagement signés par les deux parties, une forme juridique et un recours en cas de lésion du contrat. Dans le cas de périodes élèctorales, il n’y a pas de contrat entre parties responsable. C’est effectivement une publicité qui en appelle au « libre-arbitre » et a des formes de discours symboliques. Pas de culture du résultat pour les élus.
    Face à toutes les hiérarchie auxquelles je me suis confronté en tant que individu, je n’ai fait que constater irresponsabilité, peur et immobilisme. Et cela concerne autant les plus hautes instances. Dans une hiérarchie, le plus important est que la base soit stable pour que « la liberté éclaire le monde ». C’est ainsi.
    A mon sens il faudrait favoriser la permutabilité des éléments, l’ascention et la descente sociale au sein des hiérarchies. Quitte à les ritualiser.
    Favoriser les prises de conscience, la compréhension de l’entreprise, cela est un passage vers la liberté et l’autonomie.

    Pour revenir au sujet je crois que la façon de voter la plus raisonnable c’est de voter pour un bon commercial en connaissance de cause. Le type qui saura mener les affaires du pays à l’internationale, avec une bonne gueule , du baguou du charme. Je pense que c’est ainsi que les gens votent en général.

    Qu’est-ce que viens faire l’idéal ? N’importe quoi ! La gauche, la droite… Nous avons tous un portefeuille, un besoin d’espoir, une forme de spiritualité, une capacité à l’emphatie. Pourquoi choisir, puisque je suis tout cela à la fois ?

    De toutes façon les privilégiés voteront pour que ça ne change pas et ceux qu’on appelle « les aigris » , ceux qui ont une bonne raison que ça change seront toujours minoritaires. Hors la démocratie s’occupe de privilégier la majorité. Les grand groupes grossissent et favorisent en recevant les faveurs de l’état, les petites entreprises portent le poids des charges.

    Voili voilou

  19. Leon de Mattis ajoute:

    J’aime beaucoup, chère Anne, vos aphorismes. J’en ai moi-même publié certains, dont celui sur les enfants qui croient au Père Noel et les adultes qui votent qui est attribué à Pierre Desproges.
    Puis-je en ajouter celui-ci qui est de mon cru?

    « Vous tenez absolument à voter ? Alors, plutôt que de voter blanc, votez gras. Rendez-vous dans votre bureau de vote avec un bout de gras dissimulé. Une fois dans l’isoloir, glissez le bout de gras dans l’enveloppe avec un bulletin : puis votez consciencieusement en souriant au président du bureau. Dans les heures qui vont suivre, la chaleur va faire fondre le petit bout de gras. Le liquide graisseux va sortir de votre enveloppe et venir tacher les bulletins massés autour de lui dans l’urne. Or, un bulletin taché est un bulletin nul. Vous aurez ainsi eu la joie d’invalider quelques dizaines de suffrages de vos concitoyens. »

    Tiré de http://www.voteren2007.com/?2007/01/29/17-lieux-communs

  20. Andy Verol ajoute:

    Et pour ajouter mon grain de sable à la chose:

    Pourquoi je m’abstiendrai en 2007?

    http://www.le-mort-qui-trompe.fr/article111

  21. Marianne ajoute:

    @Leonde Mattis
    est-ce bien, le tout de ton cru ? Je me suis laissée dire que la couenne de jambon avait déjà été utilisée à des fins d’invalidation de bulletins de vote, en Corse notamment.

  22. Juste de passage ajoute:

    Bonsoir,

    Saviez vous qu’on parle de vous jusque sur le forum de mano solo ma bonne dame ?

    http://www.manosolo.net/newforum/index.php?showtopic=2812

    Je ne poste pas ce lien pour que vous y perdiez votre temps à répondre à l’immense talent de ce chanteur qui vous y dégomme ( Raoul, c’est mano solo !! ). Pour vous en convaincre, je vous glisse cet autre lien ( http://www.manosolo.net/newforum/index.php?showtopic=2745 )
    où vous pourrez vous rendre compte à la lecture du 14ème message qu’à défaut d’une autoproduction miserabiliste et connotée, il nous restera toujours de misérables capitalistes pour nous enseigner les vertus de l’autogestion…

    Ce site est charmant en tous cas. Je vous met dans mes favoris et vous souhaite une bonne continuation. Bye.

  23. Did ajoute:

    à trois jours du premier tour des présidentielles françaises, je me permets de te citer… ne m’en veux pas trop.

  24. Nico ajoute:

    J’ai la douloureuse impression que la « réalité » est abandonnée. Je me ferais certainement traiter de « spameur de gauche ». Mon coeur est profondément libertaire et pourtant je vote. Je partage la même utopie que vous mais pour la faire progresser il faut se servir de toutes les armes à notre portée, jusqu’à la contradiction. Je ne peux pas, par exemple, laisser passer un homme comme Nicolas Sarkozy et rester dans mon coin en me gargarisant le nombril d’un « élèction piège à con ». Les maîtres que vous n’élisez pas n’en sont pas moins vos maîtres que vous le vouliez ou non. Et leur politique à des effets sur la population. Peut-être, là où vous êtes, vous ne sentez rien. J’ai peur d’un anarchisme de salon où l’égo prend le pas sur s’oublier un peu et envoie « les autres » au carton… Le cul dans le fauteuil club de ses idées, le monde limité à son assise, le coussin bien écrasé des armes qui s’astiquent entre convertits. Pardonnez, mais la rage est là.

  25. Leon de Mattis ajoute:

    Chère Marianne,

    en effet, l’idée n’est pas de moi. Je n’ai fait qu’écrire le petit texte. La Corse, dis-tu? Je ne le savais pas.

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