Déprolétarisons-nous

Parfois, je me demande quelle serait l’attitude de mes contemporains par rapport à l’esclavage s’il n’avait pas été aboli au XIXe siècle.

(Vous allez me dire, avec raison, que l’esclavage existe toujours — pas besoin de chercher bien longtemps pour trouver des esclaves, on n’a qu’à penser aux «aides domestiques» et aux «danseuses exotiques» immigrantes de ma ville — mais prenons quand même pour acquis, pour les besoins de ma démonstration, qu’il ait été effectivement aboli.)

Imaginons que les esclaves, au lieu d’adopter la seule attitude saine d’esprit (qui consiste à s’enfuir dès que l’occasion se présente pour cesser d’être des esclaves) aient plutôt décidé de former des syndicats. Les esclaves auraient fort probablement réussi, à force de luttes épiques et tragiques, à améliorer leur sort. Ils auraient obtenu des congés, la diminution des coups de fouet, l’amélioration de leurs logements, de leur nourriture, peut-être même la possibilité de choisir avec qui ils peuvent se marier. Avec un peu de chance, ils auraient aussi pu former des partis politiques défendant leurs intérêts, agissant au nom de la classe esclave et faisant d’elle l’agent historique du changement social. Les esclaves auraient fini par chérir leur situation et même craindre de la perdre, de subir l’exclusion et de rejoindre les rangs du lumpen-esclavage. Bref: ils seraient devenus les premiers défenseurs de l’esclavagisme par leur incapacité d’imaginer un monde débarrassé du travail servile.

Serait-ce possible que nous souffrions du même manque cruel d’imagination en ce qui concerne le travail salarié? Serait-ce parce que le travail tue en nous toutes nos facultés à imaginer une vie par delà le travail?

Le travail nous oblige à consacrer l’essentiel de nos journées à des tâches qui nous n’avons pas choisies, à fréquenter des gens qui nous ont été imposés et qui sont impliqués dans des tâches similaires aux nôtres et dont le but premier est d’assurer la reproduction des relations sociales qui nous contraignent à survivre de cette manière. Mais ce n’est pas tout, loin de là. En récompense pour nos efforts et nos misères, nous recevons un salaire, une somme d’argent que nous devons — après avoir payé le loyer et les factures — apporter au centre commercial pour acheter de la nourriture, des vêtements, ce qui est nécessaire pour assurer la survie et pour se divertir. Même si cette activité est considérée comme un loisir, comme du «temps libre» par opposition au temps passé au travail, il n’en demeure pas moins qu’elle est obligatoire et ne sert que marginalement à assurer notre survie — sont but premier étant encore d’assurer la pérennité de l’ordre social. Et pour la majorité des gens, les moments de leur vie qui sont véritablement libres de ces contraintes sont de moins en moins nombreux.

Selon l’idéologie dominante de cette société, cette existence pitoyable est le résultat d’un contrat social entre deux parties égales — égales devant la loi, en fait. Ainsi, le travailleur s’engage par contrat à vendre son travail à un patron pour un salaire dûment négocié. Mais un contrat peut-il être considéré comme librement consenti et équitable lorsqu’une seule des parties détient tout le pouvoir? La réponse à cette question est évidente: si on s’y attarde un peu, on constate qu’il n’y a pas de contrat du tout, mais plutôt la plus violente des extorsions. La violence inouïe du salariat est particulièrement visible dans les marges du capitalisme, dans ces sociétés dites « en voie de développement » où des populations sont expulsées du territoire qu’elles occupent depuis des centaines de générations et se voient flouées de leurs capacités à déterminer les conditions de leur propre existence par les bulldozeurs, les tronçonneuses et les excavatrices des maîtres du monde. Un tel manège dure depuis des siècles; la terre et la vie sont volés à grande échelle.

Dépouillés des moyens de déterminer les conditions de leur propre existence, on ne peut honnêtement croire que les exploités entretiennent des relations contractuelles libres et égales avec leurs exploiteurs. Le terme «chantage» serait selon moi plus adéquat. Et quels sont les termes de ce chantage? Les exploités sont forcés de vendre leur temps et leur vie en échange de leur survie. Voilà toute la tragédie du travail! L’ordre social basé sur le travail oppose radicalement la vie et la survie: se donner les moyens d’assurer sa survie supprime tous les moyens de vivre et se mettre à vivre met en péril notre survie. Le résultat affligeant d’un tel dilemme est que nous en sommes venus à penser qu’il est tout à fait naturel de sacrifier notre vie et nos désirs sur l’autel du travail, déité noire et cruelle qui n’accorde que parcimonieusement ses faveurs sous la forme de l’argent qui n’a rien d’autre à nous offrir que la survie.

Mais ce qui rend le travail particulièrement infâme, c’est que les conditions du salariat ne s’appliquent pas uniquement à ceux qui ont un emploi. Le chômeur qui se cherche un job par peur de se retrouver affamé et sans abri est enchaîné au monde du travail. Le bénéficiaire de l’aide sociale dont la survie dépend du bon vouloir de la bureaucratie providentialiste l’est tout autant. Même ceux et celles qui ont fait de leur intention d’éviter de travailler une priorité telle qu’ils préfèrent arnaquer, voler ou fouiller dans les poubelles consacrent l’essentiel de leur temps et de leurs énergies à assurer leur survie — et se retrouvent donc sous l’empire insidieux du travail.

Quelle est la base réelle du pouvoir derrière cette extorsion à grande échelle qu’est le travail? Il y a évidemment les lois et les tribunaux, la police, l’armée, les amendes et la prison, sans oublier la peur du froid, de la faim et de la misère — qui sont tous des aspects réels et importants de la domination sociale. Mais je doute que l’État le plus puissant soit en mesure à lui seul de généraliser et d’imposer le travail. La vraie racine de toute domination est la soumission des esclaves, leur décision d’accepter la sécurité d’une misère et d’une servitude connue plutôt que de prendre le risque de l’inconnu et de la liberté — leur acquiescement à échanger une possibilité de vivre pleinement qui n’offre aucune garantie contre une survie insipide, mais garantie. L’esclavage se perpétue tant que les esclaves acceptent d’être des esclaves. Le travail se perpétue tant que les travailleurs acceptent d’être des travailleurs.

*  *  *

Les relations sociales d’exploitation de classe ne sont pas des phénomènes simples. Les idéologies ouvriéristes, qui sont basées sur l’idée d’une classe sociale objectivement révolutionnaire définie selon sa relation aux moyens de production, négligent la masse des individus qui, dans le tiers-monde — mais aussi dans les sociétés industrialisées — se sont fait voler leur vie par l’ordre social existant et n’arrivent pas à trouver leur place dans son appareil de production. Ce faisant, l’ouvriérisme (j’inclus ici les diverses variantes du marxisme, mais aussi les versions gauchistes de l’anarchisme que sont l’anarcho-syndicalisme et le communisme libertaire) ne peut offrir qu’une conception étriquée de l’exploitation et de l’action révolutionnaire.

Dans sa plus simple expression, une société de classe est celle où l’on retrouve deux groupes d’individus: ceux qui dominent et ceux qui sont dominés, ceux qui exploitent et ceux qui sont exploités. Un tel état social ne peut émerger que lorsque les individus se sont fait dérober leur capacité à déterminer eux-mêmes les conditions de leur propre existence. Donc, la qualité essentielle partagée par les exploités est leur aliénation, la perte de leur capacité à déterminer leur propre vie.

La classe dominante est définie selon son projet d’accumuler le pouvoir et la richesse. Bien qu’il y ait de nombreux conflits en son sein, une compétition féroce pour le contrôle des ressources et du territoire, son ambition de régir l’ensemble des êtres vivants sur la planète les transcende tous et constitue pour cette classe un projet positif.

Les exploités, quant à eux, ne bénéficient pas d’un tel projet positif pour les définir en tant que classe. Ils sont plutôt déterminés par ce qu’ils subissent, par ce qui leur est enlevé, dérobé. Historiquement, le prolétariat a été formé par des individus arrachés au mode de vie qu’ils ont toujours connu et plongés dans une nouvelle communauté crée de toutes pièces par le capital et l’État — une communauté de travail et d’échange de biens et de services décorée par une quelconque construction idéologique (comme la nation, la religion, l’ethnie, la race…) par laquelle l’ordre dominant a pu créer des identités qui permettent de canaliser la révolte individuelle. Une identité prolétarienne positive, unifiée autour d’un projet positif ne trouve aucun écho dans la réalité puisque ce qui définit un prolétaire est le fait qu’on a volé sa vie, qu’il est devenu un pantin, un agent du projet de la classe dominante.

L’ouvriérisme trouve ses origines dans les théories révolutionnaires européennes du XIXe siècle — particulièrement le marxisme et le syndicalisme révolutionnaire. À cette époque, les pays d’Europe de l’Ouest et d’Amérique du Nord étaient en voie d’industrialisation et l’idéologie dominante, basée sur l’idée de progrès, associait le développement technologique et la libération sociale. En tant qu’idéologie progressiste, l’ouvriérisme considère le prolétariat industriel comme étant objectivement révolutionnaire parce qu’il est en position de prendre le contrôle des moyens de production capitalistes (qui, en tant que produits du progrès, sont considérés comme intrinsèquement libérateurs) et de les mettre à leur service pour le plus grand bien de l’humanité. En faisant abstraction de l’immense majorité de la population mondiale — ainsi qu’une part non négligeable des exploités des zones industrielles qui ne sont pas des prolétaires — les théoriciens ouvriéristes ont pu inventer un projet positif pour le prolétariat, une mission historique objective. Le fait que ce projet soit fondé sur l’idéologie capitaliste du progrès fut commodément oublié. À mon humble avis, les luddites étaient beaucoup plus lucides lorsqu’ils prirent l’industrialisme pour ce qu’il était: un nouvel outil des maîtres pour mieux les déposséder.

Le processus de dépossession et d’aliénation est accompli depuis longtemps en occident (bien qu’il ait toujours cours pour maintenir la plupart des individus en sujétion) alors que dans le Sud, ce processus en est encore dans ses premiers stades. Il y a donc eu plusieurs changements importants dans le fonctionnement de l’appareil productif dans les pays développés. Les postes d’ouvrier industriel qualifié ont fortement tendance à disparaître, les qualités recherchées chez les travailleurs devenant de plus en plus la flexibilité, la capacité d’adaptation — en d’autres mots, la capacité à devenir un simple rouage interchangeable et jetable après usage de la machine du capital. De plus, les usines tendent à avoir moins besoin de main-d’oeuvre grâce aux développements technologiques et aux nouvelles techniques de gestion qui permettent un processus de production décentralisé et qui limite les besoins de main-d’oeuvre à des postes de surveillance et d’entretien des machines.

Ce qui signifie en pratique que nous sommes tous et toutes, en tant qu’individus, des facteurs de production interchangeables et pleinement remplaçables — dans un charmant esprit égalitariste typique du capitalisme où nous sommes tous égaux… à zéro. Dans les sociétés développées, cette évolution a eu pour effet de pousser un nombre croissant d’exploités dans une condition de vie particulièrement précaires de travail à temps partiel dans le commerce au détail ou les services, travail saisonnier, chômage cyclique plus ou moins chronique, travail au noir, délinquance, itinérance, incarcération prolongée. L’emploi stable et ses promesses de sécurité — même au prix de renoncer à sa propre vie — se raréfient à un point tel que les illusions engendrées par le consumérisme n’arrivent plus à cacher que la vie dans un système capitaliste a toujours été vécue sur le bord du gouffre de la catastrophe.

Dépossession, aliénation, précarité, interchangeabilité: voilà le lot de la masse des individus qui forme la classe exploitée à travers le monde. Si cela signifie que notre civilisation marchande a crée en son sein une classe de barbares qui n’ont fondamentalement rien à perdre à l’abattre (et certainement pas de la façon dont l’avaient imaginé les idéologues ouvriéristes), d’un autre côté, la condition de dominé n’offre pas en elle-même une base pour un projet positif de transformation de la vie. La rage provoquée par les conditions de vie misérables peut aisément être canalisée vers des projets qui servent l’ordre établi ou tout simplement les intérêts de l’un ou l’autre de ses dirigeants. Au XXe siècle, les exemples d’exploitation de la rage des exploités pour nourrir des projets nationalistes, religieux ou démagogiques qui n’ont fait que renforcer l’ordre social sont si nombreux que bien malin serait celui qui arriverait à les compter. La possibilité de mettre fin au capitalisme est aussi, sinon plus grande que par le passé, mais la foi dans l’inévitabilité de la révolution sociale ne peut plus prétendre reposer sur une base objective.

Il est selon moi nécessaire de comprendre que l’exploitation ne s’exerce pas seulement dans le contexte de la production de la richesse, mais aussi par la reproduction des relations et des rôles sociaux. Il est dans l’intérêt de la classe dominante que tous et chacun aient un rôle, une identité qui sert à la reproduction des relations sociales. La race, le sexe, l’ethnie, la religion, l’orientation sexuelle sont tous des constructions sociales dont l’utilité est d’assurer la pérennité des systèmes de domination hiérarchiques. Dans les zones les plus avancées du capitalisme où le marché régit la plupart des relations entre les individus, les identités sont en grande partie définies à partir de marchandises qui les symbolisent; leur interchangeabilité devient gage de reproduction sociale, comme c’est le cas dans la production économique. Et c’est précisément parce que les identités sont des constructions sociales en plus d’être des marchandises commercialisables qu’elles doivent être prises au sérieux et analysées avec soin, dans toute leur complexité, avec l’objectif conscient d’aller au-delà de ces catégories jusqu’au point où nos différences mutuelles sont des reflets de notre propre subjectivité.

Parce que la condition de prolétaire n’offre aucun projet positif, notre projet doit être celui de détruire notre condition de prolétaire en mettant fin à notre dépossession, à notre aliénation. L’essence de ce que nous avons perdu n’est pas le contrôle des moyens de production ni la richesse matérielle; ce sont nos propres vies, notre propre capacité à créer notre existence selon nos propres besoins, nos propres désirs. Notre lutte est donc permanente et se déroule sur tous les terrains, puisque nous devons détruire tout ce qui agit pour nous déposséder de notre vie: le capital, l’État, le travail, l’idéologie, la morale, l’esprit de sacrifice, ainsi que toutes les organisations — même de gauche, même ouvriériste — qui tentent de réifier notre révolte et d’usurper notre lutte. Bref: tous les systèmes de contrôle.

Un esclave qui lutte contre l’esclavagisme tout en voulant rester un esclave ne fait aucun sens. Le fait d’être un travailleur qui lutte contre le capitalisme tout en embrassant son identité de prolétaire n’est pas plus sensé. L’insurrection commence par le refus de se soumettre, par le rejet de la condition et du rôle de prolétaire — le prélude à la réappropriation de notre vie.

Tags: ,

49 commentaires pour “Déprolétarisons-nous”

  1. Phy. ajoute:

    Parfois, rien qu’en lisant les premières lignes de vos diatribes anar, j’ai de la sympathie pour le Professeur Y… et puis en prenant la peine de parcourir, même en diagonale, l’ensemble du billet (parce que c’est quand même difficile à digérer en détail), je suis toujours frappé par la justesse, la précision et la violence de vos exemples.

    Le capitalisme fonctionne sur le principe de la loterie, en remettant aux pauvres l’illusion qu’ils peuvent eux aussi devenir riches. C’est le modèle de la pub pour le Loto de la Française des Jeux : 100% des gagnants ont tenté leur chance, c’est-à-dire que tous les riches n’ont pu le devenir qu’en jouant le jeu du capitalisme – même ceux qui « auraient voulu être un artiste… pour pouvoir être un anarchiste et vivre comme un millionnaire ».

    Il semble que l’émergence d’une classe moyenne soit la pire horreur pour le capitalisme, car quand on a simplement de quoi vivre honnêtement et dignement, on est vite tenté de récupérer une partie de ses billes… ne serait-ce, pour reprendre un thème à la mode en France en ce moment, que grapiller quelques jours de Récupération du Temps de Travail par le biais des 35 heures hebdomadaires. Réussir à investir un minimum de son temps sur ce qui nous est le plus cher, à commencer par nos enfants, prendre une journée s’ils sont malades ou quitter le travail à 17h tapantes pour aller les chercher à l’école : intolérable pour l’Ogre Chronos qui nous dévore !

    Dès lors, nous voilà à nouveau menacés : les moyens de survie élémentaire qu’on nous a confiés, on peut nous les retirer à tout moment, c’est-à-dire nous virer, nous « crâmer » (to fire, en anglais) si nous ne promettons pas à nouveau de nous soumettre sans conditions – d’ailleurs, nous voilà passés cadres, payés à la journée et non plus à l’heure, c’est-à-dire passibles de multiplier notre temps de travail quotidien par 2 sans avoir rien à objecter.

    Il en va de la survie même du système, c’est pour ça qu’il nous hait tant. Nous ne le haïssons pas tant que ça, mais lui ne peut s’empêcher de nous haïr par peur de cesser d’exister. Et il utilise cette même arme, la peur, pour nous soumettre. Vous avez bien raison, Anne : nous préférons une simple survie garantie – et l’illusion consentie de pouvoir peut-être un jour transformer cette survie en vie authentique – à une vie pleine, riche mais non garantie. J’adore Rimbaud, Balzac et Camus, mais je n’ai vraiment pas envie de mourir à 30 ans !

    Pour ma part, la seule révolution que je me consens, c’est l’amour. Il me permet d’abord de supporter patiemment l’intolérable capitaliste (ça, c’est tant mieux pour le système). Il m’offre surtout la possibilité, par le dialogue incessant, d’épanouir mes idées, mon affect sans avoir à mettre ma vie en jeu dans l’inconnu anar, et me donne la joie de vivre par la jouissance partagée. Le système n’aime pas vraiment les gens heureux et épanouis, car la joie ouvre les yeux. S’appuyer sur l’amour pour préserver sa joie, c’est un acte révolutionnaire, timide certes, mais certain.

    Il me restera – nous restera en fait, en couple, et c’est là la difficulté, convaincre l’autre – d’essayer peut-être un jour d’être des décroissants… Si ce jour-là arrive avant ma mort, nous serons en lutte feutrée mais ouverte avec le système, regardés comme des bêtes curieuses avec un mélange d’admiration et de mépris, et nous essaierons tant bien que mal de nous ouvrir au monde et de reprendre le temps qu’on nous aura volé pendant toutes ces années. On va attendre un peu, parce que, voyez-vous, s’il nous faut ouvrir une association de services à la personne au fin fond de la campagne berrichonne pour échapper à la vie parisienne, j’aimerais autant qu’on ait résorbé la fracture numérique dans les zones rurales, afin de pouvoir continuer à vous lire dans des conditions décentes, chère Anne…

    Pfiou, qu’est-ce que c’est prétentieux, tout ça… tant pis, je me suis défoulé gentiment, je le poste. Si vous arrivez à prendre la peine de me lire comme je vous ai lue, et à ne pas hausser les épaules en me traitant intérieurement de larve réac, je n’aurai pas totalement perdu mon temps ni le vôtre. Bonne journée, et amitiés à Simone et Louise-Michèle.

  2. philhippe57 ajoute:

    Chère Anne, les femmes sont donc pourvues d’une âme, et au-delà,d’une pensée! Ce persiflage pour désamorcer ce que la rigueur démonstative de votre propos provoque chez moi, acquis depuis des lustres à l’idéologie hippie et surtout l’aspiration à la réappropriation de sa propre vie qui la sous-tendait. Mais j’ai succombé depuis quelques années à des chants de sirènes, hélas ni enjôleuses ni bandatives, et vend dans les larmes et le sang le temps qui me sert à acheter les crétineries industrialo-marketées et les poisons alimentaires cotés au CAC40. Méchante Anne, vous êtes en train de me tirer d’une léthargie lénifiante, je vous en veux à mort.

  3. Renart L'éveillé ajoute:

    Après cette superbe lecture, je me suis soudainement senti inspiré. En voilà le fruit!

  4. Khmer rose ajoute:

    « Ne travaillez jamais » Guy Debord… (connu qu’à travers cet citation)

    Plus sérieusement, mettre en doute la relation necessaire de l’homme au travail amène à quel autre possible ?

    J’ai personnellement une tel accoutumance au travail comme moyen de vie que je ne peux le penser autrement qu’un retour à un état sauvage…

  5. Thomas ajoute:

    Quel plaisir de lire un argumentaire anar :)

    Si seulement 53% des français pouvait lire votre article !

  6. Lucretius ajoute:

     » il n’en demeure pas moins qu’elle est obligatoire qui ne sert que » Qu’elle est une obligation?

  7. Idgie ajoute:

    Que les femmes soient pourvues d’une âme…tout cela n’est que construction new-age universaliste, pure invention de l’idéologie dominante-poils-aux-dents…ah ah. Non sans blague, si je te comprends bien entre les ligne, Anne Archet, demain matin tu ne te lèveras point pour aller cracher sang et sueur à la chaîne cégépienne. Gare! La tendinite des lobes tempo et fronto, de la langue ou autre organe utile au travailleur de la te-tê sont les maladies professionnelles qui te guettent si tu ne te libères pas illico de tes chaînes d’enseignante-féministe-avant-gardiste….haute figure de culture-pub, non?
    Je crains malheureusement pour toi, pour moi, que la figure de l’intello lesbienne, soit un élément clé des messages très actuels à destination des cerveaux disponibles pour la « révolte »…vive la réalisation de soi sous toutes ces formes et surtout dans la sphère privée…éclate-toi au pieu en invoquant Lesbos et Fourier….mais pas sur le macadam avec tes compagnons d’infortune….enfin si l’on peut considérer que le bénéficiaire de l’aide sociale est ton compagnon d’infortune.
    Certains affirment que la critique artiste est le nouvel artifice des puissants…

  8. Kaos ajoute:

    Idgie, je crois que tu es tombé dans un des pièges qu’elle mettait en lumière, à savoir l’étiquetage. Si j’en crois ce qu’elle dit, elle cherchera à s’extraire du carcan serré dans lequel tu l’enfermes (ou plus exactement, si je t’ai compris, dans laquelle tu la vois enfermée). Bien entendu, rien n’empêchera la réaction de tenter de récupérer à peu près tout ce qu’elle peut, ça n’a rien de nouveau, mais si l’on ne se méfie pas, on finit par penser comme eux, en termes de figures, d’essence et d’absolu, alors même que nous souhaitions centrer la révolte en termes de personnes, d’idées et de mouvement.

    Je comprends bien qu’user le pavé pour la justice sociale soit encore un espoir, et pourtant, prenant en considération les objections au statut même d’esclaves-salariés (saviez-vous que les grecs payaient certains de leurs esclaves? Cerchez du côté d’Athènes, bien sûr, pas de Sparte), je me dois de reconnaître que les revendications actuelles ne suffiront jamais. A moins de réclamer la mise à plat intégrale du monde du travail (qui rend libre), comme en 68, pour prendre l’exemple le moins sanglant, la grève ne restera qu’un exutoire à court terme qui ne fait guère trembler les puissants qui n’auront, le moment venu, qu’à vendre leur dernière voiture pour en faire partager la dividende par les ouvriers. Quelle victoire! Et voyez à quelle vitesse sera-t-elle remise en question!

    Il est plus que temps de demander l’impossible, ou nous serons condamnés à nous battre pour obtenir toujours un peu moins que le peu qu’on demandait. Perdons patience! N’attendons pas la fin des temps pour réclamer un monde juste!

  9. Idgie ajoute:

    Ah mais, loin de moi l’idée d’enfermer qui que ce soit dans quoi que ce soit…je dis seulement, moi femme parfois enseignante, et aux moeurs similaires, de la génération Anne Archet (ça ferait une chouette marque de cosmé! Avis aux marketteux qui veillent sur le web éclairé), que l’image que l’on renvoie peut constituer (constitue déjà) un outil puissant aux mains des puissants.

  10. Anonyme ajoute:

    Waaaooooou ! Les bras m’en tombent…
    Et j’ajouterais même, que la « classe dominante » a tendance à choisir ses « esclaves » parmi les individus les moins qualifiés. Alors, est-ce que c’est parce qu’ils présentent moins de risque de se révolter ? Est-ce qu’ils sont plus interchangeables et plus facilement remplaçables ? Est-ce que la « classe dominante » fait cela pour s’entourer d’individus qui n’ont pas les compétences pour la remplacer, et ainsi qui ne sont pas capables de leur faire « concurrence » ?
    Plus on observe ce système, et plus on remarque qu’il ressemble — non pas à un cercle vertueux, mais — à un cercle vicieux. Comme le montre le darwinisme… ce système est en train de produire des monstres. C’est une sélection « naturelle » d’une classe dominante sans foi ni loi, et d’exploités sous Prozac… c’est pas beau à voir !

  11. Kaos ajoute:

    Les puissants font feu de tout bois, je ne pense pas qu’on puisse les empêcher de déformer la réalité pour la rendre plus docile, à moins peut-être, de prendre à garde à ne pas la déformer soi-même, puisqu’à travers nous, ils trouvent leurs meilleurs alliés si nous intériorisons leurs contraintes.

    Je ne l’ai pas précisé mais j’approuve avec vigueur l’idée qui vous fait repousser l’épanouissement personnel (fut-il au nom de Lesbos ou de Bouddha) au détriment de la lutte collective et pense vous retrouver dans celle qui vous fait dire que la critique artiste est un artifice de puissant (quoique j’aurai probablement employé le termes de récupération puisque l’artiste critique est bien souvent de bonne foi au départ). Nos sensibilité sont similaires, pardonnez-moi de vous avoir fait dire ce que vous ne disiez, ni ne pensiez.

  12. Éric McComber ajoute:

    Tout le monde arrive ici le cerveau vidé de son sang ! C’est l’effet pervers de votre piège à mouches, Anne. Merci pour ce texte, précision d’un précédent, qui mérite une révision rapide, mais également, un éditeur. Vous attendez quoi, de ce côté ? Le web est volatil, oh !… Si volatil.

  13. arko ajoute:

    ouch, ça

  14. arko ajoute:

    ouch ça fait mal mais ça fait du bien. bien calé sur mon fauteuil dans mon open space (façon poulailler industriel, parce que le mètre carré à la Défense ça coûte cher) je viens de vous lire.
    Certes, j’avais déjà eu l’heur de comprendre que l’aliénation c’est de croire que travailler plus pour gagner plus est le viatique pour une vie meilleure. Mais là… Votre texte réveille en moi mes jeunes années d’informaticien fauché où je croyais qu’avec internet la société de classes allait disparaître (à chacun ses illusions hein…)

    Mais votre texte comme ma pensée achoppe tout pareil sur « à mort le capitalisme (et le système financier – moi qui travaille désormais pour un grand groupe bancaire…-) , et après ? »

    Je n’ai rien trouvé de crédible en remplacement. Pour l’instant je me contente d’être dans le système, jouer le rôle du pion servile (poste standarisé en informatique, l’idéologie voulant que chaque informaticien soit remplaçable par un autre pour peu qu’il ait lu la documentation technique), j’en profite pour glander dans la joie et la bonne humeur.
    Comme si, en reprenant votre métaphore, pendant mon servage, j’en profitais pour siffler une bouteille ou deux des Maîtres en déconstruisant leurs biaux discours sur la valeur travail et l’engagement.
    alors, la solution c’est quoi ?
    La faïnéantise comme mode de combat ?

  15. fred ajoute:

    Propos anars en effet, qui visent à détruire tout pour construire quoi, au juste ? L’analyse est assez bonne mais il manque une solution au problème soulevé par l’analyse. Cela prouve certainement que l’analyse a ses limites.

    Il faudrait y intégrer les données suivantes : l’évolution de la race humaine ; le but de cette évolution ; la nécessité d’organisations humaines dans le cadre de cette évolution ; la nécessité du travail en tant qu’activité humaine indispensable ; la liberté intérieure de l’homme ; l’emploi de cette liberté ; et Dieu dans tout ça ?

    Vastes problèmes n’est-ce pas !

    Par ailleurs je doute que « La race, le sexe, l’ethnie, la religion, l’orientation sexuelle sont tous des constructions sociales ». Ce sont d’abord des données anthropologiques avant d’être, parfois, des moyens d’assujétissement au service d’une idée, d’un Etat, d’une marque ou d’une guerre…. Effectivement, dans ce cadre, ce sont des constructions détournées de leur sens premier ; enfin à mon avis.

    merci

  16. zigzag ajoute:

    pour ma part , j’ai choisi de ne pas travailler : je me fais entretenir comme une cocotte ce qui ne me rend pas plus esclave finalement que si je l’étais à un patron

    certains peuvent verbaliser cela autrement : je me vends….? mais vendre son âme ou son corps bah….puisqu’il faut se vendre ou s’aliéner
    et puis on peut dire que c’est du troc.

    ça a aussi l’avantage de pouvoir dire merde à celui qui me nourrit quand je veux, ce qui vous m’avouerez est un gros avantage, un patron vous ficherez dehors

    j’ai un atout, je suis une femme de peu : j’ai peu de besoins monnayables
    parce que finalement si l’on doit crever de soumission et de sueur pour manger ainsi que l’a ordonné le très haut :

     » nous leur donnons cet ordre, qu’ils (les Hommes) travaillent dans le calme et qu’ils mangent le pain qu’ils auront eux-même gagné, si quelqu’un n’obéit pas, notez-le et n’ayez aucun rapport avec eux pour qu’ils en ait honte ; si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus » (epitre de Paul nouveau testament )…..
    ….c’est plus aujourd’hui pour pouvoir payer des tas de truc inutiles qu’on nous a persuadés devoir posséder…. puisque souvent il ne nous reste plus de quoi bouffer à la fin du mois.

    heu…vous faites quoi vous Anne, pour échapper à cette aliénation , à cet esclavagisme consenti ?

  17. Anonyme ajoute:

    La remarque « propos anars en effet, qui visent à détruire tout pour construire quoi, au juste ? » me fais bien rire.
    Je n’ai pas attendu des propos comme cela pour être personnellement tout détruit ! Et je ne suis pas le seul.
    C’est le système actuel qui détruit tout — et ne reconstruit rien — et d’ailleurs on pourrait se demander ce que le système actuel à construit ? Une minorité d’individus multimilliardaire — qui ne savent même plus quoi faire de leur argent ! —, un très grand nombre d’individus qui vivent dans la misère et le reste qui arrive — plus ou moins — à s’en sortir avec un bon nombre qui se drogue au Prozac pour tenir le coup… C’est ça la « construction » qu’il faut protéger ?

  18. pef ajoute:

    Merci pour ce billet très juste et bien écris.
    Je viens d’ajouter ce site à mon marque-pages et reviendrais avec plaisir consulter les autres billets présents et à venir.
    Permettez-moi toutefois de vous suggérer de déplacer la rubrique « moi » dans « futilités » ;)

    Librement vôtre,
    Pierre-Emmanuel

  19. Renart L'éveillé ajoute:

    Travailler…

    Cela serait bien si cette monnaie n'était pas si lourde. Elle n'encombrerait pas ainsi toutes…

  20. Zlotzky ajoute:

    Billet sympathique quoique présentant une interprétation du marxisme un peu simpliste. A ce sujet il eût été intéressant de se référer à Gramsci et son concept d »hégémonie culturelle qui décryptait lucidement la logique des mécanismes d’aliénation. En ce sens Gramsci fut bien l’incarnation d’une pensée marxiste vivante, ce que bien trop ont oublié.
    Cela étant je ressens totalement et quotidiennement ce désagréable et tenace sentiment « … que le travail tue en nous toutes nos facultés à imaginer une vie par delà le travail ? »
    Je garde toujours en mémoire ce slogan de 68 peint sur une dizaine de métres sur le mur de Peugeôt à Sochaux par un jeune ouvrier de l’époque, véritable cri du coeur :
    « Gilda je t’aime, à bas le travail ! »
    Je me suis toujours demandé quelle avait été ensuite l’existence de ce jeune mec…

  21. Éric McComber ajoute:

    Nouveau cheval de bataille de toutes les gauches de France : « le pouvoir d’achat » !
    Vais aller voir en Moldavie, on sait jamais…

  22. Abie ajoute:

    Juste une remarque de pinailleuse :
    Pour la majorité des gens, les moments de leur vie qui sont véritablement libres de ces contraintes sont de moins en moins nombreux.

    De moins en moins nombreux par rapport à quand ? Il y a 10 ans ? 50 ? 100?
    Sans précisions, cette phrase n’est ni vraie ni fausse, et, insérrée dans ce texte, diminue significativement la valeur de votre argumentation.

    Ceci posé, article fort intéressant (car je ne suis pas qu’une râleuse…)

  23. Blowhorn ajoute:

    Je connais des patrons qui sont les esclaves de leurs petites entreprises, qui dorment 3 heures par nuit et qui sont sur le bord de suicide. Quels cons !

  24. FRK ajoute:

    Tout « détruire » celà fait beau sur ce site, mais après ?
    Si il s’agit d’afficher son âme d’anarchiste dans des textes que ces classes sociales ne liront jamais ; c’est comme un adolescent qui feutre ses baskets ou sa veste militaire d’un grand A cerclé. Après on se sent bien, mais rien n’a changé.
    Si il s’agit de prendre les armes pour anihiler toute représentation du travail, alors il n’y a rien à écrire ; action.

    Comme Fred, ce n’est pas l’analyse de la situation qui peut amener des changements de société ; tout le monde se fait sa petite analyse selon ses moyens et ses envies . Non, il s’agit d’avoir un objectif ( un idéal ) qui peut donner cette envie de remettre en cause l’ordre établi. Détruire pour détruire ; c’est de la prose ( destructurée pour avoir l’air anar ) de pseudo intello inaccessible pour les esclaves-travailleurs.

    Il y a une révolution inévitable qui se profile, source de nombreux conflits selon les organisations internationales ; c’est l’environnement écologique. Le GIEC et l’ONU n’arrêtent pas de se réunir de + en + souvent car les chiffres qu’ils avançaient 6 mois + tôt sont déjà dépassés. Il suffit de songer que + 4° degrés en moyenne suffit pour faire disparaitre l’humanité…+2° c’est le le film d’al Gore ( et c’est pour 2050 au rythme actuel ).
    Ils ne veulent pas affoler les peuples ni perdre l’organisation sociétale actuelle, mais j’espère que les anar sauront profiter de ce boulversement … moi, en tout cas, je me prépare.

    Un libertaire

  25. Éric McComber ajoute:

    Prendre les armes, c’est nourrir l’Ogre. Détruire, c’est donner du travail. Non. Grève complète illimitée de tous les secteurs liés à l’exercice du pouvoir et à la répression. Plus d’État, plus d’armée, plus de police, plus d’impôts. Ne plus fabriquer ses armes, ne plus chanter ses vertues, ne plus revêtir son costume. Ne plus payer tribut à l’Ogre. Il mourra simplement de faim !
    Voilà, c’est dit.

    &.

  26. Pascal Perrot aka Poetic Gladiator ajoute:

    Détruire le capitalisme, et après ? Beau prétexte à l’immobilisme que celui-ci. « Détruire le royalisme, et après ? » … si les révolutionnaires de 1789 s’étaient posés la question, il n’y aurait jamais eu de révolution française. Le problème est que nous voudrions une révolution confortable et douillette. Elle ne sera ni l’une ni l’autre. Ne sacrifier qu’un minimum de notre temps et de notre énergie à assurer notre survie n’est pas une solution, mais c »est une première approche. Lire à ce propos l’indispensable « Droit à la paresse » ou le chapitre consacré au travail dans le nom moins indispensable « Droit au blasphème d’Orlando De Rudder. Je me souviens d’un livre terrifiant « Paroles d’esclaves » où l’on avait interviewé les derniers esclaves aux États Unis. Par delà les témoignages de violences et de barbarie, ce qui m’a le plus stupéfait est que certains anciens esclaves regrettaient le temps de l’esclavage ! Cet article fort et pertinent fait écho à de tels propos,dont il dénonce l’inanité.

  27. Caquetages ajoute:

    Il n’y a rien a détruire, peut-être faudrait-il dominer cette machine infernale qui nous dirige tout droit dans le mur, prendre cette machine par les cornes et la diriger vers un monde ou l’humanité, le genre humain, les personnes, les enfants les personnes âgées les femmes les hommes seront considérés et respectés. Tant que nous aurons le fric comme Dieu nous aurons du souci à nous faire. Le petit Jésus sur sa croix c’est l’image de la société actuelle, un fucking calvaire, sauf que pour nous, les simples, le calvaire dure toute la vie..

  28. tock ajoute:

    Pas le meilleur que j’ai lu. L’extrême gauche parle à l’extrême gauche (chinoise surtout…parce que bon chez nous, des ouvriers, y en plus bezef…Z’avez des réserves vous dans l’grand nord ? ).
    Et à mon avis, c’est plutôt mauvais signe.
    Les querelles de chapelle hein…
    Y a qu’à voir la tronche des commentaires. Vous êtes entre vous, surtout.

    Bon, ca va sinon ?

    Juste comme ça pour dire un truc (je sais pas si j’ai tout bien capté): et la spécialisation du travail la dedans ?
    La domination elle arrive pas ça, boum, par l’opération du Saint Esprit (quoique…il y aurait quelque chose de divin la dedans que ca serait pas étonnant ! ). Plus que sociale, c’est une construction historique nécessaire.

    C’est juste qu’un mec qui fait des maisons toute sa vie, ben forcémment, elles sont plus solides à force…
    D’où une position de domination originelle. Les manufactures, l’usine, la multinationale bla bla… Et paf: Sarkozy !
    (il est venu au Quebec ? Non … doit pas y avoir d’otages chez vous alors…et des centrales nucléaires, vous en voulez pas ? deux pour le prix d’une allez ! pas cher !).

    Je sens qu’avec votre truc, ca va surtout servir à faire payer directement les profs par les parents d’élèves. Plutôt que de mettre des sales profiteurs au milieu. Bon. C’est un style… Vous êtes comme Jésus: vous n’aimez pas les marchands du Temple. Sachant que la liberté est votre Dieu, of course.
    J’espère que vous n’allez pas renvoyer les ouvriers crever de faim dans leur campagne d’origine si ? Bon en même temps, vu qu’on les a remplacé par des chinois, on ne risque rien… ca va pas changer not vie.

    Dites, il a pas été gentil l’inspecteur ?
    Faites de cours particuliers si c’est ca le problème … de toute façon on y vient: la privatisation du monde, la disparition des grandes autorités, c’est en cours… Du moins chez nous.

    C’est ca le seul vrai souci en réalité: l’extrême gauche anar n’est pour rien du tout dans la fin des grandes causes politiques. Pas trop dur à vivre ?
    Pas vraiment de sa faute non plus, la politique étant ce qu’elle devenue, à savoir un simple retour à la croyance, au religieux … Ca craint. Déjà que les anars et terme d’action, vous êtes nuls, mais en plus c’est toute l’action politique qui est menacée de nos jours… Allez rdv en 3037 !

    Et puis faire de l’Histoire ou de la politique fiction, c’est un peu se mettre dans la droite ligne de ce grand auteur métropolitain qu’ est Eugène Sakomano: il y a un coté, « on refait le maaaaaaaaatch ». Sympa ceci dit… On rigole.

    Ben allez, je m’en vais fuir et détruire… Je sais pas bien si c’est l’ouvrier chinois ou le flic américain qu’il faut niquer, mais on y va. Je suis bon public. Hop.
    (tant que c’est gratuit, ça coute pas cher…).
    Bonsoir à vot’ dame.

    ps: nan sans rire, à qui vous parlez ?
    moi je me demande si c’est pas un vous-même des fois.
    ps: et vos pronostics ? pour l’avenir je veux dire, vous pariez combien sur le succès de vos thèses ?

  29. Cisc_O_Sys_tem ajoute:

    Des individus -> Collectivité Système hiérachique/Contrôle –> Perennité de l’espèce ( le nom qu’on donne aux systèmes « Capitaliste », « gauchistes », « Techno » etc n’en sont que les dérivés).
    C’est en se regroupant, qu’on devient « plus fort » face à des éléments extérieurs .

    On peut essayer de détruire n’importe quelle système, mais le besoin de se perpétuer sera toujours là, et par conséquent les systèmes sous jacent qui le permettront.

    Qu’en pensez vous ?

  30. Le Vent du Large ajoute:

    Sarko va se planter, il a déjà la tronche un peu tordue du mec qui fait des cauchemars.
    Je lui souhaite la meilleur chance du monde, il en aura besoin, son chemin est une vision « décalée » du trajet habituel des moyennes puissances, espérons qu’il sait ce qu’il fait !
    Good Luck Sarko

  31. Professeur Y ajoute:

    Les bras m’en tombent encore; cette naïveté, cette adolescente impétuosité, cet art de l’amalgame et du raccourci, cette colère ridicule et paranoïde contre tout ce qui n’est pas vous, cet invraisemblable narcissisme, l’anachronisme de toutes les notions soixante-huitardes que vous convoquez, cette incapacité crasse dont vous faites preuve de vous arrêter deux secondes pour vous regarder penser, vivre, mentir, cette absence totale de toute méfiance à l’égard de vos propres motifs, cette innocence insondable (ou cette mauvaise foi, parfois j’hésite), cette présomption, cette prétention, ce manque d’humilité… Vous êtes incorrigible! Heureusement que vous n’êtes pas encore tout à fait libre, heureusement que vous êtes encore empêtrée dans la vision délirante voulant que de gros méchants « rôles sociaux » définis par de gros méchants agents du « système » vous empêchent d’être qui vous êtes; affranchie de tout cela, vous seriez prise d’un vertige insupportable, car vous seriez bien obligée de prendre la mesure de votre néant.

  32. tock ajoute:

    L’esclave surenchérit sur Y :

    C’est vrai que cet absence de doute, théoriquement parlant, c’est pas non plus très bon signe.
    Dites: vous êtes sure ?
    Je veux dire … que les prolo lève le doigt dans la salle !

    (ou alors c’est juste une façon de parler … une habitude … un conformisme).

  33. Professeur Y ajoute:

    Voilà tock, très juste: c’est un conformisme qui s’ignore, déguisé en son contraire.

  34. Concon 1er ajoute:

    Un pâté en croute qui s’agace d’un feuilleté d’alouette ?

  35. Ruobé ajoute:

    > fred :
    >Propos anars en effet, qui visent à détruire tout pour construire quoi, au juste ? L’analyse est assez bonne mais il manque une solution au problème soulevé par l’analyse. Cela prouve certainement que l’analyse a ses limites.

    Non, cela prouve que les anarchistes sont encore minoritaires. Comment Anne irait-elle, toute seule, organiser avec ses quelques lecteurs une phase d’action collective? Chaque chose en son temps. La première phase est de convaincre une partie significative de la population. Pour cela comme pour le reste, les anarchistes n’attendent pas un Sauveur ou un Kaiser, mais mènent des initiatives individuelles en suivant le principe « libère-toi toi-même ». En effet, comment libérer ceux qui ne savent même pas qu’ils sont enchaînés? Avez-vous déjà essayer de discuter avec des croyants? Ils rejettent la légitimité de l’argumentation logique, alors comment les sortir de leurs croyances? La libération anarchiste passe par une libération personnelle qu’il est difficile de provoquer autrement que par des incitations à la réflexion. Le terrorisme anarchiste (Ravachol, Action directe) n’a eu que des effets négatifs (les lois scélérates, la calomnie).

    > tock:
    > et la spécialisation du travail la dedans ?

    Il n’est pas impossible qu’elle soit la cause du développement des sociétés hiérarchistes, mais si c’est le cas, puisque nous souffrons et mourons à cause de ces modèles de société, alors il nous faudra renoncer à cette spécialisation et aux « progrès » associés. Ce n’est pas dans un iPhone que nous trouverons le bonheur. Il me semble que la plupart des anarchistes sont motivés par la quête du bonheur et pas par une hypothétique insoumission adolescente. Êtes-vous vraiment idéalement heureux dans cette société capitaliste? Non? Alors pourquoi ne pas chercher de meilleures voies? Nous ne sommes pas immortels. Nous ne pouvons pas nous permettre de gâcher notre temps de vie dans la continuation d’un modèle de société insatisfaisant.

    > Je sens qu’avec votre truc, ca va surtout servir à faire payer directement les profs par les parents d’élèves. Plutôt que de mettre des sales profiteurs au milieu.

    Payer? Non, une société anarchiste présente nécessairement une économie non-monétaire, sans argent. C’est très communautaire. Vous travaillez gratuitement pour la communauté et en échange la communauté travaille gratuitement pour vous. C’est plus que du troc, c’est un contrat social. Ce n’est plus le modèle de la meute de loups dirigée par un mâle alpha, mais plutôt celui de la fourmilière dépourvue de rapports de domination.

    En effet, l’argent n’est rien d’autre que la représentation symbolique de la propriété. Il permet les échanges de cette « propriété » qui est présentée comme un droit naturel mais qui est au contraire une notion individualiste très récente. Les « libertarians » américains reconnaissent la légitimité de la propriété et ils sont unanimement rejetés par les anarchistes comme n’étant pas anarchistes.

  36. Uneplacepourmoi (Voyage en soi) ajoute:

    Bonjour Anne,

    J’ai 57 ans, je suis une professionnelle hyper-spécialisée, je travaille depuis l’âge de 25 ans.

    Je veux simplement vous dire que vous avez tout à fait raison!

    Il manque juste à votre analyse cette propension qu’ont les humains de vouloir dominer. Le pouvoir est un poison. Et des gens psychologiquement malades se hissent dans les hiérarchies pour étrangler ou écraser ceux en dessous avec plaisir.

    Peut-être plus que l’argent, le pouvoir est recherché.

    La solution a déjà été tracée schématiquement par les hippies. Le moins de possession possible, en groupes, la liberté d’activité, le support mutuel, l’absence de compétition et de domination.

    Quant à la spécialisation, malheureusement elle est devenue dans bien des cas plus un boulet qu’autres choses. Condamnés nous sommes, surtout les travailleurs intellectuels, à ne plus savoir le « comment faire ». Oui les individus doivent acquérir des habiletés mais plusieurs et de toutes sortes et en particulier celles de base.

    Un exemple de libération essentielle: trouver comment devenir autosuffisant en production électrique. Mais pour cela, il faut avoir des notions que des ingénieurs possèdent. La solution est de se libérer des besoins par rapport aux monstrueux conglomérats. En particulier, par rapport à l’auto, grande consommatrice de temps et d’énergie et grande pollueuse.

    Il y a beaucoup à faire. Mais d’abord donner le goût de la liberté!

    Carole

  37. Éric McComber ajoute:

    Ruobé, votre présence est un baume. Je vous lis avec plaisir.
    J’ai cependant une précision à apporter. L’argent a cessé au cours du vingtième siècle de représenter symboliquement la propriété. La main mise des banques centrales (secrètement privées) sur la production de devises créées de rien, a transformé l’économie mondiale d’inégalitaire qu’elle était jadis, en simple racket purement consensuel. L’argent n’est plus qu’un passif dont le remboursement est implicitement lié à un emprunt équivalent. Il n’y a plus d’issue. Les dettes nationales ? Quelle grosse blague.

    Et puis, si les anarchistes n’ont rien de mieux à faire que de rejeter Thoreau, ils devraient s’acheter un jeu de Scrabble. Batailles de looks, que tout ça. Abattons l’ennemi commun. Y aura de la place ensuite. Oh ! Une pleine planète de soleil.

    En souhaitant ne pas commettre encore une de ces coquilles que nous sommes condamnés ici à regarder moisir telles autant de fillettes illégitimes, moches et cacochymes.

    &.

  38. Yoru ajoute:

    Vous… Si vous n’existiez pas… Personne n’aurait l’imagination de vous inventer !

  39. Em Kâ Bé ajoute:

    J’ai bien lu. Ça m’a fait rigolé car j’aime la justesse du propos et je trouve chouette ces billets qui passent du coq à l’àne en une espèce d’exutoire jubilatoire.
    Je le lis et l’entends depuis toujours. En tout cas, de mon vivant, puisque je suis né après la révolution industrielle. Cela ne fait pas de moi un héros… Et puis si l’on remonte avant, on peut regarder sous différents angles ce qu’était la vie alors. La servitude existait tout de même avant le capitalisme que l’on situe au XVIIIe mais qui date peut-être du XIIIe siècle, selon certains.
    Je ne sais pas à chaud quoi considérer qui constitueraient des pistes de solutions. A priori, il ne sert à rien de vouloir embarquer tout le monde dans le bandwagon de la libération. C’est une perte de temps. Le mieux semble toujours de tenter d’organiser des poches de résistance. En général, elles ne durent pas très longtemps. C’est qu’il n’y en a pas assez. La mouvance pourrait s’organiser d’une poche de résistance à l’autre. Je parle ici de communautés qui voudraient s’organiser autrement. Toute forme de résistance de ce type par contre fait peur au pouvoir et celui-ci cherche toujours à saper leur réalisation et leur perrennité, dans la mesure où ces résistances connues et qui prendraient de l’ampleur menacent le pouvoir.
    C’est tout de même plus intéressant pour l’âme de tenter de telles expériences que ce que peuvent offrir bien des jobs/carrières dont on ne contrôle ni les tenants ni les aboutissants. Car, de toute façon, ce qui permet de tenir le discours que vous tenez, c’est bien un certain confort et le risque à dénoncer le système n’entraîne pas une grosse perte.
    À partir de là, il faut agir car s’en limiter à cette dénonciation (pantouflarde?) bien qu’elle me rejoingne et en rejoigne d’autres j’espère nécessite l’effort d’aller au-delà.
    En tout cas, merci de l’avoir écrit. J’ai été étonné moi aussi par cette belle envolée, bien circonscrite et qui s’insère tout à fait dans ma mouvance à moi itou.

  40. JG ajoute:

    Les théories fumeuses sur le travail n’apportent rien.
    Pour un même poste dans ma boite j’ai un gars hyper heureux et positif et un autre qui n’a que des problèmes. Le travail nous procure ce qu’on y cherche. Et le « droit du travail », finalement, protège ceux qui n’y recherchent rien. Et quand on a le choix, quand on a sa boite, on ne garde pas kes gens qui ne nous apportent rien. On ne peut pas forcer les gens à être heureux.

  41. REQUEST A FREE MORTGAGE QUOTE ajoute:

    We offer the best home mortgage loans and refinancing. Please click above and provide us with your contact information and the details of what you are looking for.

  42. Anne Archet ajoute:

    Zhom » Even if I have a bad credit or no credit at all?

  43. Request a free cunilingus and bicycle ride ajoute:

    — Thoreau Duboudin

  44. tock ajoute:

    Y: finalement le comble pour un anar, c’est d’être conforme à lui-même.
    (je n’ose dire fidèle…la provoc a des limites que le respect impose)

    A devenir dingue…

  45. Francis ajoute:

    A « FRK »

    Je fais partie de la classe sociale dont tu parles et je t’emmerde (oh, pardon – tu vois, c’est la lourdeur crasse de ma classe d’abrouti qui reprend le dessus, mais, rassure-toi, je vais faire l’effort de faire l’intelligent le temps de t’écrire pour que tu n’en sois pas trop consterné !) Donc je suis ouvrier, et je pense que tu connais mal le monde du travail, qui est moins caricatural que tu n’as l’air de le croire, beaucoup sont lucides et ont une expérience pratique, d’expérience, sans avoir eu la chance de pouvoir faire des études, qui comprennent mieux le monde que tu ne le crois et ces gens-là, tu les insultes.
    Autrement, je suis d’accord avec toi, ce qu’écrit Anne Archet, c’est comme ces A entouré d’un cercle qu’écrivent les adolescents.
    J’ajouterais que pendant qu’elle écrit ses élucubrations dans son coin, les gens qu’elle aimerait voir s’émanciper travaillent pour elle, pour la loger, la nourrir, la protéger, la soigner, etc… et je me demande ce qu’elle a à proposer comme société différente qui puisse assurer ces besoins essentiels que nous avons tous. Si tout le monde se libère du joug de cette vie de labeur absurde, soit il faudra qu’une autre société soit esclave de la sienne, en Asie par exemple (tiens, ce n’est pas déjà un peu le cas ?) ou alors que chacun subvienne à ses besoins essentiels en cultivant son coin de terre, en construisant sa cabane, etc. Ce qui conduirait à un désastre écologique vu la démographie galopante !
    Je crois qu’Anne Archet, si elle méprise la petite bourgeoisie et manque de respect au monde du travail, est plus proche qu’elle ne le croit de la haute bourgeoisie ou de l’aristocratie, elle en a le goût des excès, de la provocation, du libertinage, un peu comme un Baudelaire, elle a l’esprit du 19ème siécle, elle méprise du haut de sa littérature la société, le progrès, la démocratie, etc… Bien, je n’ai rien contre, la littérature offre une liberté sans limite mais quand quelqu’un comme cela se propose de réformer la société (pour la conformer à son goût ? Par la force ?) cela me fait peur. Heureusement, je suis convaincu qu’elle n’en fera jamais rien, et pendant ce temps les autres, les pauvres imbéciles, continueront à travailler pour elle. Je lui propose sans rire de faire un stage comme infirmière, par exemple, de le faire par amour, peut-être verra-t-elle plus de sens à une vie de travail. Anne Archet aurait-elle le coeur si froid ? Ne sait-elle pas voir avec le coeur ? Ecrit-elle par haine ? Et si oui, de qui, de quoi ? D’autres au cours de l’histoire on fait de la politique par haine, on a vu ce que ça a donné, même au nom d’un idéal sincère…
    Bien, ce que j’écrit est sans doute un excessif, et, d’un autre coté, incomplet,… Que celui qui n’est pas d’accord n’hésite pas à répondre ! Au moins je crois éviter la masturbation et la malhonnêteté intellectuelle.

  46. Pieyre ajoute:

    Le secret: savoir prendre « ses distances », devenir un « outsider ». De toutes façons, on s’en va tous dans le même trou, non?

  47. Obligé de donner son email, on ne peut pas tout écrire dans la societe depuis ""84""... ajoute:

    Je n’ai jamais compris pourquoi lorsque l’on disait « ne travaillez jamais », on était taxé de bourgeois, à croire que la société de spectacle est tellement ancrée dans les ports de chacun que le prolétaire en a oublié pourquoi il a tellement cru, en la révolution, au communisme (qui n’en a jms été un d’ailleurs), puis dans les syndicats, la démocratie, l’état…. il faudrait aussi se rappeler que « ne travaillez jamais » ne signifie pas « restez assis toute la journée sur vos canapés de cuir, à regarder les valseuses et la grande bouffe! », « ne travaillez jamais » ne signifie pas non plus  » je ne fais rien, je ne cultive pas la terre, etc »

    Pas vraiment envie de convaincre, je ne suis qu’un illuminé qui veut « vivre le communisme, réppandre l’anarchie »…

  48. Le sens du mot (em)ployer @ Private Joke ajoute:

    [...] que la part des richesses produites par le travail diminue d’année en année, cette bataille contre la réapropriation du temps libre semble [...]

  49. Emphyrio ajoute:

    Merci à tous,
    je vous ai lu avec attention, sans tout comprendre bien évidement, sauf peut-être que ce n’est pas gagné.
    Pour ma part je ne mange qu’un seul steak à la fois, et vous ?
    Quant’ au travail, à chacun sa vision, moi j’aime à faire de belles choses, utiles et agréables si possible, voir même gratuites. Peut-être pour çà que je travaille peu, incroyable ces gens qui veulent accaparer votre travail pour en faire un profit. On a toujours le choix de dire non, ça m’a assez bien réussi :), faut dire que quand l’on traverse le désert l’essentiel est d’avoir de l’eau, et de ne pas se laisser prendre par les mirages.
    Il serait peut-être amusant de mettre un DLC à l’argent, déjà çà éviterait d’endetter nos enfants, petits enfants et arrières petits enfants, de plus ceux qui l’aiment tant pourraient toujours se dépêcher de le manger ou de s’essuyer avec, et pour les plus malins de le donner, histoire de s’offrir au moins une image.
    Ne m’en demandez pas, j’ai déjà tout donné, je n’ai jamais su quoi en faire, j’aime ce qui est beau, mais j’éprouve aucune envie de possession, la nature est belle, les animaux aussi, vous voulez les posséder ?
    Nous avons chacun notre chemin, quoique je me sente seul sur le mien, mais pour rien au monde je voudrais obliger quelqu’un à le suivre, il me restera toujours la croisée des chemins pour de plus ou moins belles rencontres.

    Merci Anne pour vos cahiers

L'envie de commenter vous tenaille ?