Étude empirique de l’impact de l’admission massive des filles dans les facultés de génie

Sincèrement, je me demande pourquoi ils n’en ont pas voulu. Enfin… vous jugerez par vous-mêmes.

*  *  *

— Tu vois, Loïc? Je ne porte pas de soutien-gorge. Allez, regarde!

— Je t’en prie, descends ton pull. Je te rappelle que nous sommes à la bibliothèque, pas dans ta chambre! D’ailleurs, tu ne portes jamais de soutien-gorge, alors…

— Je ne porte pas de culotte non plus. Tu veux vérifier?

— Karine, s’il te plait. Demain, c’est l’examen de transfert thermique.

— Transfert thermique? Ça tombe bien, j’ai pas mal de chaleur à te transférer. Touche ici…

— Karine!

— Je sais, je sais, il faut étudier. Voilà ce que je vais faire: je vais m’asseoir sagement ici, à côté de toi et… tu permets?

— Hé! J’en ai besoin!

— Je place ta calculatrice ici, entre mes cuisses. Comme ça, tu pourras me caresser la chatte en travaillant. Vas-y, essaie un peu! Entre quelques chiffres…

— Franchement, Karine, tu ne trouves pas que…

— Fais-le, je te dis! Là… C’est bien! Juste là… Oh! Qu’est-ce que c’était?

— Une racine carrée. Tu me laisses étudier, maintenant?

— Et si tu me faisais un logarithme, juste pour voir? Avec une autre racine carrée, ensuite… non! Une cotangente!

— Ha ha. Très drôle. Maintenant, laisse-moi étudier.

— Vas-y, Loïc, cotangente-moi comme une bête! Oh… oui! Tu sais vraiment calculer les dames, hein? Mais je crois finalement que je préfère le logarithme. Tu vois le bouton, juste ici? C’est ma touche de fonction. Si tu appuyais un peu dessus, pour voir le résultat?

— Ça suffit, replace ta jupe. Quelqu’un pourrait nous voir…

— Voyons Loïc! Nous sommes dans un cubicule; tout le monde baise dans les cubicules!

— Personne ne baise ici, Karine. Les gens viennent à la bibliothèque pour…

— Pour venir, ils viennent, ça, c’est certain.

— Pour étudier!

— Dis donc, pour un étudiant avec quatre de moyenne, je te trouve assez peu dégourdi, mon pauvre Loïc. Nous sommes venus étudier ici chaque soir depuis au moins six semaines et personne ne s’est jamais étiré le cou pour nous reluquer. Nous aurions pu fourrer des centaines de fois, à l’heure qu’il est!

— Quelqu’un peut nous voir, surtout si nous faisons du bruit. Et ne dis pas «fourrer», c’est laid et vulgaire, surtout dans la bouche d’une fille.

— Fourrer, fourrer, fourrer! Forniquer, copuler, faire de la glisse, repeindre la caverne en blanc cassé!

— Merde! Karine! Tu as mouillé ma calculatrice!

— Voyons, ce n’est pas si grave… tiens, tu peux la lécher.

— Karine!

— D’accord, d’accord, j’enlève la calculatrice. Non, laisse ta main ici. Oui! Brave garçon! Juste un peu plus haut…c’est ça, appuie sur ma touche de fonction! Dérive-moi! Factorise-moi!

— Assez! J’ai besoin de réviser pour demain!

— Et moi? Tu crois que je n’ai pas de besoins? Viens, embrasse mes seins. Oh! Regarde! Ils ont des boutons à appuyer, eux aussi!

— Quelqu’un va nous voir, c’est certain.

— Oh! Ça, c’est bien. Et n’oublie pas tes doigts, en bas…

— Karine…

— Tut tut tut tut! On garde le silence dans la bibliothèque et on se concentre sur ses travaux pratiques, qui sont les mamelles du savoir! Oh… Je… Oui! Oui!

— Bon. Tu es contente? Tu me laisses étudier, maintenant?

— Chéri, ce n’était qu’un tout petit petit moment de force. J’en veux un plus gros, un immense! Viens, il est temps que tu me sortes ta racine, histoire de savoir si elle est carrée. Attends, je m’occupe de ta ceinture…

— Lâche-moi! Ce n’est pas le moment, je te dis!

— Allez, joli cœur, ne fais pas les mijaurées, je sais que tu en as envie. Ce n’est certainement pas un multimètre qui déforme la poche de ton jeans…

— Pfff. Regarde: c’en est un, justement.

— Tu es vraiment un geek, Loïc.

— Un geek qui ne veut pas échouer à son examen de transfert thermique, oui.

— Dans ce cas pourquoi est-ce que tu es raide comme une barre d’acier galvanisé? Petit cochon, va! Tu n’aurais pas envie de faire un petit labo de trempage, par hasard? On pourrait faire un petit test de friction et, pourquoi pas… du transfert de masse, à la fin. Ce serait chouette, non?

— Peut-être, mais je ne peux pas me permettre d’échouer l’examen final, c’est un préalable pour…

— Tu es trop tendu! Comment étudier, dans cet état? Fais-moi confiance, je vais faire en sorte que tu… ramollisses.

— Cesse de tâter mon pénis. Il faut que…

— Ta queue! Ton pieu! Ta graine! Ta massue! Ta flamberge! Ta bite! Allez, dit «ma bite»…

— Ma bite! Mon gourdin! Voilà. Satisfaite? Hé! Ma braguette!

— Quand on parle du loup… on lui voit le bout de la queue.

— Karine, je… je…

— Jeujeu quoi? Jeujeu veux que tu me branbranles? À moins que tu ne veuilles que je te susuces aussi?

— Karine, enfin!

— Regarde. Je vais juste m’asseoir gentiment, ici… sur ton engin.

— Oh!

— Essai de dureté… hi hi hi hi! Attends, je vais me placer comme ça et… Oh oui! Tu aimes, mon gros nounours?

— Je…

— Aie.

— Quoi?

— Ton zipper. Il me fait mal. Tu vas devoir enlever ton jeans.

— On va se faire pincer!

— C’est mon minou qui se fait pincer, en ce moment. Je ne pourrai pas… si ce foutu zipper reste sur mon chemin! N’aimerais-tu pas que je continue de bouger… comme ceci… de haut en bas… comme ça… encore?

— Oh… je… n’arrête pas!

— Le zip.

— Ah merde. D’accord. Lève-toi.

— Pendant que tu te déculottes, je vais poser mon popotin juste ici, sur la table. Tu peux t’installer entre mes cuisses et moi, je vais déplacer mon cul juste comme ça et… Waou! C’est ça! Jouons au piston et au cylindre! À la bielle-manivelle!

— Karine, oui! Je…tu es si mouillée, je sens ta…

— Ma cyprine! Mon huile à bonheur! Mon jus de plotte! Dis-le!

— Karine…

— Allez! Oui! À fond!

— Karine je…

— Fais-le! Fais démarrer ton moteur à injection!

— Oh! Je… AH!

[…]

— Loïc, mon chou, la mécanique n’a vraiment pour toi plus de secrets.

— Merde, Karine! Regarde ce que tu m’as fait faire! Mon cahier de notes est tout poisseux et ma calculatrice sent la haute mer!

— Arrête de râler, ingrat.

— Je commence à en avoir marre! C’est toujours la même chose: impossible d’étudier avec toutes ces filles qui ont envahi la faculté!

— Console-toi, chéri. Il y a trente ans, tu aurais passé toutes tes soirées seul, à te faire glisser la règle à calcul jusqu’aux petites heures.

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43 commentaires pour “Étude empirique de l’impact de l’admission massive des filles dans les facultés de génie”

  1. Justine Miso. ajoute:

    c’était peut être trop long ? Ils préfèrent peut être quand il y a moins de caractères?

  2. Ruobé ajoute:

    Un dialogue comique, c’est tout à fait publiable pour un journal d’étudiants. Qu’ils sont prudes, ces petits jeunes!

  3. Eric ajoute:

    :-) Divertissant.

  4. françois S. ajoute:

    Voilà, le problème est là : la supériorité féminine dans toutes les matières scientifiques ou techniques. C’est forcément mal perçu dans ce monde occidental machiste.

    Si vous aviez narré l’histoire inverse, un jeune homme enseignant à une jeune fille, cela aurait été bien plus politiquement correct et nous n’aurions alors pu le lire ici, sur les bords de la Seine.

    (il faudra que je pense à nettoyer ma règle à calcul)

  5. PM ajoute:

    « Quand l’art de reveler ses courbes rejoint la parabole… »
    Elle ne la rejoint plus, non, elle y tend, et elle y touche…

  6. Anne Archet ajoute:

    Je viens d’avoir des nouvelles de la jeune personne qui m’avait commandé ce texte. Son journal étudiant l’a jugé «sexiste et de mauvais goût» et refuse de le publier. Ah la la, quelle gifle.

  7. PM ajoute:

    Oui AA, que voulez-vous, depuis que les filles vont a l’universite, les etudes ne sont plus ce qu’elles etaient, et, sous couvert de critiques litteraires, on y prepare plus guere que ses futures maternites, la maternelle peut-etre encore…
    Le niveau semble helas y etre bien celui de l’ecole « primaire », puisque la preuve en est aujourd’hui faite que si l’on croit y apprendre le bon gout, le bon ton et les bonnes manieres, on y ignore…….Je dis bien on y ignore…. jusqu’au second degre!

  8. M&A ajoute:

    Rien ne vaut un bon exemple pour comprendre la chaleur thermique!

  9. oldcola ajoute:

    Je n’aurais jamais accepté de publier ce texte dans une revue pour jeunes, quelle que soit !
    Pas de capote ?!
    Ras-le-cul des MST qui se répandent bêtement. Le microbiologiste épidémiologiste en moi s’insurge.

    A condition d’accepter cette addition, le texte deviendrait un must éducatif, parce que anti-viral/bactérien/mycosique, et plaiderait en faveur de l’installation de cubicules dans toutes les bibliothèques. Outre le fait que l’utilisation de capotes aromatisées en améliorerait le goût.

  10. fabien ajoute:

    Délectable ce texte… Un vrai petit bijou… Quant aux motifs invoqués pour le refuser ils laissent pour le moins perplexe… Il ne suffit sans doute pas de publier une revue, quel que soit le public « ciblé », pour être réceptif à la subtilité…

  11. M.Serpy ajoute:

    Huhuhu! Lorsque les mathématiques se reconvertissent. Nom d’une pipe! Moi qui suis en littéraire je vais regretter les facultés de génies!

  12. Anarcho-pragmatisme ajoute:

    Superbe texte! Irréaliste, mais une plume exquise et excitante!

    Je viens d’avoir des nouvelles de la jeune personne qui m’avait commandé ce texte. Son journal étudiant l’a jugé « sexiste et de mauvais goût » et refuse de le publier. Ah la la, quelle gifle.

    J’ai de la misère à vous croire quand vous dites que vous avez tenté de faire publier ce texte dans un journal étudiant. Ou à tout le moins, vous saviez fort bien que ce texte allait être refusé, surtout dans une société fémi-fasciste comme le Québec, et vous avez réussi à démontrer l’oppression sexuelle que vous vouliez démontrer. J’ose croire que personne ici n’est réellement surpris de ça!

    Aucun jounal étudiant fémi-fasciste va accepter d’accepter un tel truc. C’est trop « dégradant pour l’image de la femme » et « ça présente une image grotesque de la femme-objet », disent les fémi-fascistes.

  13. Anarcho-pragmatisme ajoute:

    Les « capotes » n’ont pas leur place dans les essais érotiques. Ça ne veut pas dire que l’auteure est contre les « capotes »!

  14. Anne Archet ajoute:

    Anarcho-pragmatisme » Je sais, ce texte n’est pas réaliste. Aucun étudiant de génie au Québec ne maîtrise un tel vocabulaire.

  15. Anarcho-pragmatisme ajoute:

    Bon point!

    Mais très rares sont les femmes dans la jeune vingtaine qui agissent ainsi.

  16. Anarcho-pragmatisme ajoute:

    @françoisS.

    …la supériorité féminine dans toutes les matières scientifiques ou techniques.

    Affirmation sans fondement.

    C’est forcément mal perçu dans ce monde occidental machiste.

    Vous ne devez pas parler du Québec.

    Si vous aviez narré l’histoire inverse, un jeune homme enseignant à une jeune fille, cela aurait été bien plus politiquement correct et nous n’aurions alors pu le lire ici, sur les bords de la Seine.

    Plus politiquement correct certes, plus réaliste certes, mais jamais un journal étudiant fémi-fasciste n’aurait accepté de publier un tel truc. Dans une société fémi-fasciste comme le Québec, la répression sexuelle est importante pour féminiser le masculin.

  17. Anne Archet ajoute:

    Fasciste… pourquoi pas fémino-nazi, tant qu’à y être.

    Je commence à être un peu lasse de voir tout le monde (surtout à gauche) d’utiliser ce terme à tort et à travers. Si n’importe quoi est du fascisme, plus rien ne l’est et personne n’est avancé. Précision des termes dans la polémique, telle est ma devise.

    Autre truc. Le Québec reste quand même une société patriarcale, quoi que l’on puisse en dire. Et surtout, il ne faut pas penser que toutes les féministes pensent la même chose, surtout au sujet de la sexualité.

  18. Anarcho-pragmatisme ajoute:

    Fémi-favoritisme peut-être? Ne pas confondre le féminisme, qui prône la véritable égalité entre les sexes, avec le fémi-fascisme, qui fait l’apologie de la violence étatique pour faire la promotion de la supériorité féminine, ou plus hypocritement, de l’égalité substantive. Le fémi-fascisme est omniprésent dans les relations entre les citoyens et l’État au Québec.

    J’admets qu’un certain machisme persiste au Québec dans les affaires non-gouvernementales (milieu des affaires, religions et mauvais traitements aux infirmières publiques) et qu’il faut le dénoncer. Dans les partis politiques, certains individus sont machistes et il faut les dénoncer mais rien n’empêche une femme d’aller en politique.

    Mais globalement, j’accepte pas qu’on accole le sobriquet péjoratif de « société patriarcale » au Québec, pas avec la doctrine fémi-fasciste de son État.

    L’anarchisme (n’oublions pas les penseurs anarcho-féministes) est une très bonne solution au problème féministe de la véritable égalité entre les sexes. La logique anarchiste serait donc de ne pas approuver la violence étatique dans le dossier de l’égalité entre les sexes.

    Je suis un féministe!

  19. Anarcho-pragmatisme ajoute:

    …je N’accepte pas…

    En ce qui concerne la sexualité, les féministes ont fait des avancées considérables en ce qui concerne la libération sexuelle et il faut les féliciter. Les fémi-fascistes favorisent la répression sexuelle pour mieux féminiser le masculin.

  20. Professeur Y ajoute:

    « Le Québec reste quand même une société patriarcale, quoi que l’on puisse en dire. » Ce que vous pouvez en dire ne fait rien à l’affaire, hélas; le Québec est peuplé de petites filles et d’eunuques prêts à tous les sophismes pour se convaincre qu’ils vivent dans une société patriarcale afin de se payer la joie perverse d’en dénoncer l’emprise.

  21. Anarcho-pragmatiste ajoute:

    @Professeur Y.

    J’aborderais le débat dans la perpective de la dénonciation de l’État fémi-fasciste plutôt que de personnaliser le débat.

  22. Professeur Y ajoute:

    Anarcho-pragmatiste; je suis d’accord avec vous sur le principe, auquel je ne croyais pas avoir dérogé.

  23. Anarcho-pragmatiste ajoute:

    D’accord, mais vous m’aviez laissé l’impression de personnaliser le débat. On s’entend.

  24. Alyss ajoute:

    @Anarcho-pragmatiste

    Vous ne devez pas avoir fréquenté de femmes dans la jeune vingtaine récemment pour affirmer un truc pareil.. Si ?

  25. Tenaille ajoute:

    Bonsoir,

    Je trouve ce texte très bon,

    Je n’avais jamais entendu parler de fémi-fasciste auparavant (mais ça ne me manquait guère),

    Il y a un n de trop dans l’anti-copyright tout en bas de la page.

    Bonjour.

  26. Sam ajoute:

    j’ai lu tous les mots et j’ai eu envie de me toucher la matraque parceque j’étais tout seul à ce moment là, tu aurais du écrire au début : »lire à deux »… en fait tu fais souffrir les gens

  27. PM ajoute:

    C’est a cause du macho ce facho que la macha se facha

  28. Anne Archet ajoute:

    PM, je n’aurais pu mieux conclure.

  29. Sam ajoute:

    yé pa comprendo…mais j’ai la kikounette ki me gratte encore, c’est fou le pouvoir des mots…d’où te viens cette folie du génie créatif, l’emboitemment de tes mots est tellement concret, que ça me touche tellement si fort, et que si PM parle encore espingouin… :-) Bon allez puisque tout le monde insiste, après la répartie de Pas Marrant je raconte une ch’tiote blague aussi, une courte parceque même si je fous rien depuis ce matin j’ai très envie d’aller m’affaler dans mon lit car il reste des chips dedans et que j’ai pas eu le temps de manger car je fous rien devant le pc… : » c’est un martien, il a cinq bites et son slip y lui va comme un gant »

  30. Anarcho-pragmatiste ajoute:

    Alyss, les jeunes femmes qui agissent ainsi sont rarissimes.

  31. Anarcho-pragmatiste ajoute:

    PM a entièrement raison. Voilà un leitmotiv tout à fait justifié pour le mouvement féministe.

    Mais ce n’est pas une raison pour cautionner les injustices causées par une doctrine fémi-fasciste imposée par la violence étatique, et qui n’a rien à voir avec l’anarchie ni avec l’égalité des sexes.

  32. Sam ajoute:

    Je ne crois pas que ce genre de femme soit rarissime, toutes les filles (enfin presque…) ont envie de savoir ce que ça fait d’être vraiment cochonne, et même si elles ne passent pas à l’acte, elles y pensent toutes, toutes! Le truc c’est d’avoir plein de pognon, les sentiments c’est de la gnognotte, un mensonges de nos mères qui ont vu en nous de l’espoir pour un monde meilleur…c’est pour ça que je bosse comme un malade, pour être plein de pognon est provoquer l’hystérie collective chez les nanas dont le qi ne dépasse pas 60, hé oui, on peut pas tout acheter, snif…

  33. aellryck ajoute:

    Superbe texte qui m’a levé le mandrin !
    Et sa relecture me fait le même effet !

    Merci pour ce petit moment de rêve …

  34. E-ma ajoute:

    Vous êtes à votre meilleur quand on vous censure. Je vous soupçonne de faire indirectement la promotion de la Loi C-10.
    Archet-Harper, même combat?

  35. bernardo ajoute:

    En France, tout comme au Québec , un texte comme celui-ci effaroucherait bien évidemment les culs-bénis et les réacs de toute espèce.

  36. Art Vandelay ajoute:

    La parité a permis d’avoir la possibilité de ce genre de plaisir. Mais les bigots ralentissent beaucoup trop ce mouvement…

  37. L'énigme ajoute:

    En tant que jeune fille début vingtaine étudiant à l’université, le truc du cubicule, au cégep, je l’ai fait avec un chum d’alors, mais c’était planifié et consensuel. Quant à publier ça dans nos journaux, oublies-ça! Ils se croient trop pour inclure de la littérature érotique, quoique certaines photos imprimées scandalisent plus que ce texte. Notre journal d’humour, quant à lui, se limite à de l’enfantillage et des sacres partout.

  38. vieil anar ajoute:

    oui!

  39. eliminator ajoute:

    Bien sur, si l’école en question est une école de péteux arrogants, c’est sur que ce texte n’est pas publiable. Toutes les écoles d’ingénierie ne sont pas comme ça heureusement!

  40. Mistral ajoute:

    Je cherche une façon de le dire sans que tu sois fâchée, toi qui abhorres les commentaires ad hominem… Minute, je réfléchis… Ça fait bien un mois ou trois que je suis pas revenu voir ce que ça sent par ici, probablement parce que tu n’es pas dans mon esprit associée au printemps, et pourtant, pourtant, j’y ai bien rencontré OldCola, ce qui me fut une sorte de renaissance, et ce prof Y est toujours aussi cool, mais franchement, le reste me désespère et me pousse à conseiller ton blogue comme matière à thèse aux étudiants qui cherchent sous quel angle neuf aborder Hubert Aquin parce qu’ils croient que c’est le seul sujet de thèse au Québec, et qui le leur reprochera, c’est ce qu’on leur a fait croire. Je voudrais qu’ils se penchent sur le mystère Anne Archet, qui n’est pas celui de ton identité, mais de ta faculté à renouveler annuellement ton bassin de commentateurs idiots et lubriques, haletants et obsessifs, qui mordillent les chevilles de tes virgules et te quémandent des petites culottes. S’ils savaient: moi, j’attends toujours mon dessin, et il y a beau temps qu’on a bu et pissé ton vin. Fémi-fasciste, c’est plutôt joli, plutôt punché, mais faut voir à ne pas le répéter une phrase sur deux, sous peine de passer pour un impuissant, et même les anonymes craignent de passer pour impuissants: dis ça à l’AP (non, pas l’American Press). Je t’embrasse sur ton mignon nez virtuel, salaude césare.

  41. Jakob ajoute:

    Et si Karine était d’origine africaine, à savoir entreprenante, charmeuse, séductrice et expérimentée en termes de pratique et libération sexuelle ? L’histoire ne nous le dit pas, alors j’imagine ce genre de scène avec ma copine camerounaise chaudette, (bien en chair, mais juste ce qu’il faut)et toujours prête à Mbinda (faire l’amour)

    Bref, une bien belle histoire ;) De plus, je suis bibliothécaire à la Faculté
    Pensée du jour :
    « Même sans S, la femme est un pluriel »

  42. Jakob ajoute:

    Après une seconde relecture, encore bravo Anne ! Encouragements et félicitations pour , je l’espère de prochains billets érotiques et sensuels
    Cette relecture me fait encore plus aimer ma copine camerounaise, et fait rejaillir ceci dont je ne suis pas l’auteur :

     » [...] Je suis noire, mais je suis belle [...] C’est le soleil qui m’a brûlée
    Que tu es belle, mon amie, que tu es belle !
    Tes yeux sont des colombes, derrière ton voile.
    Tes cheveux sont comme un troupeau de chèvres,
    suspendues aux flancs de la montagne de Galaad.
    Tes dents sont comme un troupeau de brebis tondues,
    qui remontent de l’abreuvoir ; toutes portent des jumeaux,
    aucune d’elles n’est stérile.
    Tes lèvres sont comme un fil cramoisi,et ta bouche est charmante ;
    ta joue est comme une moitié de grenade,derrière ton voile.
    Ton cou est comme la tour de David,bâtie pour être un arsenal ;
    mille boucliers y sont suspendus,tous les boucliers des héros
    Tes deux seins sont comme deux faons,comme les jumeaux d’une gazelle,
    qui paissent au milieu des lis. »

  43. Gontrand ajoute:

    Non, mais vraiment, c’est pas la place, ni le ton. Dans une bibliothèque! la veille d’un examen de génie! sous un département qui se tait d’être un des derniers rempart contre les poursuites des plus communes. Étant donné la vigueur des mémoires sexuelles par rapport à leurs pendants mathématiques, les élans sanguin mal tempérés prennent un colori vulgaire pendant l’ascète d’un programme technique, et ce, d’autant plus qu’on déforme son vocabulaire. C’est un réflexe vital, comme l’art de paraître drabe devant une personne qu’on préfère tenir au loin.

    Il faut pas mépriser les plus affranchis que soi, malgré tout le plaisir qui peut être pris à les rendre proie à leurs instincts.

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