« Je n’embrasserai jamais une femme » me dit-elle, un an avant que sa langue, alourdie par le drambuie, ne glisse entre mes lèvres et sur mes dents.

« Je ne laisserai jamais une femme me caresser » me dit-elle, un an avant que je ne soupèse ses seins et pince ses mamelons sous son pull de laine.

« Je ne toucherai jamais le sexe d’une femme » me dit-elle, un an avant qu’elle ne fasse voler ma culotte à travers sa chambre.

« Je ne laisserai jamais une femme poser sa langue sur moi » me dit-elle, un an avant qu’elle ne me laisse goûter les sucs salins qui enduisaient ses lèvres vénériennes.

« D’accord, mais j’espère que tu ne t’attends pas à ce que je te rendes un jour la pareille » me dit-elle, un an avant que je ne caresse, entre mes cuisses, la cascade rousse et soyeuse de sa chevelure.

« Mon cul ? Pas question qu’une femme y touche ! Ni un homme, d’ailleurs : c’est trop sale » me dit-elle, un an avant d’agiter des hanches en soupirant pour que mon pouce fouille plus profondément son fondement.

« Range moi ce gode ceinture sur le champ. Je ne veux jamais plus entendre parler de ces trucs pervers de lesbienne dégénérée » me dit-elle, un an avant que je ne la besogne, le dos sanglant labouré par ses ongles fraîchement manucurés.

« Je ne cesserai jamais de t’aimer » me dit-elle, un an avant qu’elle ne parte avec la moitié des meubles de l’appartement.