À la boutique de lingerie, je trouvai une paire de bas noirs tout ce qui a de plus sexy. Mais comme je suis une consommatrice avisée, j’allai voir la vendeuse pour m’assurer de ne pas me faire un fourrer avec des bas qui se niquent dès la première baise.

— Pardonnez-moi, madame… j’aimerais savoir si le sperme peut tacher ce tissu.

Elle jaugea le vêtement d’un œil avisé, puis me répondit :

— Pas du tout. Ces bas résistent à toutes les taches; le foutre ne fait que glisser, comme de l’eau sur le dos d’un canard.

— Ah oui? Ça me semble difficile à croire…

— Je peux vous faire une démonstration, si vous le souhaitez.

— Je vous en prie, faites, faites…

— Patrick! Amène ton cul ici sur le champ! J’ai besoin de toi pour une cliente! cria la vendeuse.

Un commis rondouillard sortit de l’arrière-boutique en maugréant. J’eus l’impression que nous le dérangions en pleine pause branlette syndicale, à en juger par la bosse qui déformait sa salopette.

— Vous allez voir, c’est presque miraculeux, me dit-elle en débraguettant le zigoto.

Elle en extirpa une bite longue et épaisse autour de laquelle elle enroula le bas. Elle se mit ensuite à le branler à toute vitesse, tout en poursuivant nonchalamment sa discussion avec moi.

— Si c’était de la soie, ou même du nylon, il y a longtemps que le bas aurait filé, voire même déchiré. Mais il s’agit ici de microfibres spéciales développées par la NASA qu’on a traitées à l’acide perfluorobutanesulfonique. Croyez-moi, c’est tout simplement impossible de les abimer ou de les tacher…

Après à peine une minute de ce traitement, Patrick le commis se mit à respirer bruyamment,  grogna, puis éjacula à longs traits sur le bas.

— Vous voyez comme le sperme perle sur le tissu? Si je plie le bas ainsi, je peux tout ramasser en une seule petite flaque… il ne reste ensuite à verser le tout à l’endroit de son choix et on se retrouve avec des bas impeccables — c’est l’idéal pour le bureau ou les sorties en ville.

Elle défit les deux premiers boutons de son chemisier et versa le foutre sur ses seins.

— Vous pouvez vérifier par vous-même, si vous le voulez, me dit-elle en me faisant un clin d’œil.

J’inspectai le bas et vis qu’elle avait raison : je ne trouvai pas la moindre trace d’humidité. Quant au commis, il s’affairait à nettoyer de la langue le corsage de sa patronne.

— Dites-moi… Vous faites ce genre de démonstration avec toutes vos clientes?

— Bien sûr que non, répondit-elle d’un ton sec. Vous êtes ici dans un commerce honnête, pas dans un lupanar.

— Elle ment, ajouta Patrick en sortant pour la première fois de son mutisme.