Tree Hugger

Dans mon rêve, je m’étais dévêtue pour grimper au plus grand arbre du jardin – un arbre à bites majestueux, au port délicat rappelant celui du saule pleureur. Mes cuisses nues embrassaient l’écorce lisse et humide, laissant des traînées baveuses de cyprine qui couraient pour aller se perdre et s’absorber dans la mousse. Tout en haut, mais encore protégée par l’ombre des feuilles, je me suis mise à cheval sur une fourche écartée en balançant mes pieds dans le vide. Le pollen chatouillait mes narines; autour de moi, les fruits balançaient lourdement sous le vent. Je tendis la main vers eux : ils étaient denses et fermes, et les plus mûrs s’animaient, s’érigeaient lentement sous mes doigts. L’un d’eux se présenta à mon visage alors qu’un autre s’insinua avec délicatesse entre mes cuisses, alors je serrai mes jambes et appliquai amoureusement mes lèvres à la hampe gorgée de jus. Je me trouvai bien vite prise de toutes parts, de longs rameaux enroulés autour des poignets, des chevilles et de la taille, les fleurs chatouillant ma peau et chaque orifice doucement fouillé par ces priapes frais et sucrés.

À mon réveil,  j’avais les lèvres et l’intérieur des cuisses couvertes de miel.

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4 commentaires pour “Tree Hugger”

  1. Ginette Desmarais ajoute:

    La Genèse réinventée… une nouvelle Ève encore plus gourmande que la première… pas besoin de serpent pour la tenter!

  2. Jill ajoute:

    Quel arbre… de « vit » !
    Je fais bien des rêves étranges et pénétrants mais là j’avoue que votre imaginaire est foisonnant.

  3. Luc ajoute:

    Tu te rappelles la première fois que tu as vu un pénis? Quelle impression est-ce que cela t’a fait?

  4. Liza ajoute:

    La première fois que j’ai vu un pénis c’était celui de mon frère. On devait avoir dans les 3 ou 4 ans;)! Bien sûr je ne me souviens pas de ma réaction.

    Ensuite il y’a eu un flirt vers 16 ans. En vacances sur une plage. C’est lui qui l’a sorti de son short. Mon premier pénis en érection! Je me suis demandé ce que j’étais sensée faire de cette chose vaguement énorme et menaçante…

    Après mon premier amour.
    Et après d’autres garçons, avec lesquels j’ai appris à aimer cet organe beau et mystérieux!

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