Audrey gloussa lorsque David passa ses bras autour d’elle.

— Hé, laisse, je suis en train de décorer le gâteau de Festivus, dit-elle.

— Ouais, je sais, murmura-t-il à son oreille. Placer des M&M sur un gâteau McCain… ce n’est pas comme si toute ton attention et tes facultés psychomotrices étaient sollicitées, hein.

Joyeux Festivus !

Elle remua ses fesses contre le pubis de son amant.

— Nous étions au lit à faire des galipettes il y a moins d’une heure…

— Et alors ? J’ai toujours envie de toi.

Elle appuya sa tête sur le côté pour qu’il puisse renifler son cou.

— Arrête ! Tu me fais faire n’importe quoi… je vais mettre du glaçage partout !

— Je vais lécher tout ce qui déborde, c’est ma spécialité.

— Nono !

Elle rit puis fit mine de se consacrer toute entière à son gâteau. Il glissa une main l’intérieur de sa robe de chambre.

— Je ne peux pas me concentrer si tu passes ton temps à me tripoter.

— J’ai besoin de pratique… pour trouver ton clito dans la noirceur. Après tout, c’est la nuit la plus longue…

Lorsqu’il l’eut trouvé, elle n’eut d’autre choix que de lâcher la pâtisserie pour prendre appui, des deux mains, sur le comptoir.

— J’aimerais tellement être assez habile pour pouvoir te faire jouir comme ça, soupira-t-il.

Elle caressa sa main.

— Tu me touches toujours de belle manière… et puis ta langue n’a jamais failli à la tâche.

— N’empêche. Ta main sur ma queue suffit toujours à me faire voir des étoiles. Ça me laisse avec un sentiment d’injustice très désagréable… Hey, si on faisait un vœu?

— Les vœux, ne faut-il pas les faire près de la perche en alu, juste avant la formulation des griefs ?

— Il n’y a pas de mal à en faire un là, tout de suite.

— Dans ce cas, il faut que ce soit un vœu secret.

— Tope là, mon adorée.

« Je fais le vœu d’apprendre à te toucher exactement comme tu le désires », pensa David en fermant les yeux.

« Je souhaite que tu sois aussi fou de désir que je le suis envers toi », se dit Audrey dans sa Ford intérieure.