Dans la pornographie mainstream hétérosexuelle, l’éjaculation se fait normalement sur le visage, allez savoir pourquoi. Les pornocrates anglo-saxons ont donc dû inventer un mot pour décrire la pratique – rare et tordue – de l’éjaculation dans le vagin des médames (les enfants, n’essayez pas ça à la maison; utilisez un condom) et ce mot est cream pie. Évidemment, tarte à la crème, ça fait un peu tarte et beaucoup trop comédie burlesque, alors du haut de mon incontestable autorité morale, je suggère tartine comme traduction officielle et patentée, comme dans l’expression: «Il m’a bien tartinée de sauce blanche, ce salopard». J’espère que l’Office de la langue française est à l’écoute, hein.

Quoi qu’il en soit, nous avons un gagnant : Pierre C, qui en plus d’avoir été adoubé Grand chacal en rut du très Noble et Ancien Ordre Lubrique des Masturbatrices et Masturbateurs Compulsifs lors d’une cérémonie secrète tenue dans mon demi sous-sol, recevra une copie dédicacée du Carnet écarlate, le livre qui non seulement échappera au pilon, mais ira en réimpression, selon ma charmante éditrice (ouaou!). Tous les autres fieffés coquins et gourgandines qui m’ont fait parvenir la solution ont reçu une copie électronique de l’ouvrage.

On se revoit en février pour une autre grille débordant de crème chantilly !

— C’était pas mal, comme film. Pour une fois, je ne me suis pas ennuyée.

— « Pour une fois, je ne me suis pas endormie », tu veux dire.

— Je ne fais que reposer mes yeux.

— Une chose est certaine : tu ne te reposais pas les yeux pendant la scène où le gars donne une fessée à l’héroïne.

— Ouais… c’était rigolo.

— Rigolo ? Tu étais assise sur le bout de ton siège et tu dévorais l’écran des yeux. Sans en manquer une miette.

— Mais non.

— Je crois que tu as envie d’une fessée.

— Arrête ! Moi…vouloir une fessée ? T’es folle.

— À la façon que tu glousses en disant ça, je sais que tu penses le contraire.

— Je ne glousse pas, je pouffe.

— De nous deux, c’est moi la pouffe. En principe, c’est à moi de pouffer et à toi de glousser.

— Ha ha ha ! Tu es bête.

— Blague à part, je suis certaine que tu as envie que je te donne une bonne fessée.

— Ce n’est que notre deuxième rendez-vous, tout ce que nous avons fait, c’est nous embrasser et tu veux maintenant me donner une fessée ?

— Je crois que nous en sommes arrivées à cette étape de notre relation, ma toute belle.

* * *

— Alors ? Tu vas laisser choir cette jupe ou tu vas continuer à l’agiter devant mon museau comme un matador ?

— Il y a quelque chose que je dois d’abord t’avouer, Anne.

— Tu es hétérosexuelle ?

— Non. J’ai… un tatouage.

— Big Deal. Comme à peu près 95% de l’humanité. Laisse-moi voir…

— Il est sur ma fesse gauche.

— Voyons cela… HOLY SHIZZLE !Tatouage de Valérie

— C’est le portrait de Valérie, mon ex…

— Et aussi la mienne, en quelque sorte. Wow, c’est… criant de vérité.

— Quoi ? Vous avez… toutes les deux…?

— C’est une longue et vieille histoire.

— Elle ne m’a jamais parlée de toi, pourtant.

— Disons simplement que nous ne nous sommes pas quittées en très bons termes.

— Tiens, toi aussi?

— Elle a quand même réussi à te convaincre de te faire graver sa face sur la foufoune. C’est tout un exploit.

— Je suis sincèrement désolée… Je sais que le tatouage est moche, en plus. J’espère que ça ne te traumatise pas. J’avais peur de te le montrer.

— Tu sais quoi ? Je crois que c’est parfait.

— Parfait ?

— Oui. Tu as envie d’une fessée et j’ai quelques comptes à régler avec Valérie. On va pouvoir faire d’une pierre deux coups — peut-être même plusieurs coups, si tu le désires.

— Tu veux dire…

— Viens sur mes genoux.

— Oh… chérie.

— Alors ? Tu as été une vilaine fille ?

— Oui ! Et Valérie aussi !

[S’en suivent claquements, soupirs, cris et volupté. ]

Comme vous le savez peut-être, la journée la plus déprimante de 2015 est sur le point de se terminer. Pour tous ceux et celles qui n’ont pas en ce moment la tête dans le four ou qui ne balancent pas au bout d’une corde, voici un petit quelque chose pour vous rasséréner et – qui sait ? – vous remonter le moral: ma légendaire grille de mots croisés. Vous pouvez dès maintenant la télécharger en format pdf ou docx.

La grille !

Ouaou ! Je suis si excitée que j’ai fait un rond humide sur mon fauteuil ! Aon !

Encore ce mois-ci, la première personne qui me fera parvenir la soluce (par courriel ou en inbox sur Facebook) recevra un exemplaire papier gratos du Carnet écarlate, le livre qui ne sera jamais mis en vente à côté des barils de vingt-cinq litres de ketchup chez Costco. Et comme si ce n’était pas assez, j’offrirai une copie électronique à tous les autres vicelards et gourgandines qui me feront parvenir ladite soluce avant que je ne la rende publique – probablement jeudi ou vendredi. De plus, tous ces joyeux drilles seront intronisés au sein du très Noble et Ancien Ordre Lubrique des Masturbatrices et Masturbateurs Compulsifs, avec tous les honneurs et privilèges que ça comporte.

Amusez-vous bien ; moi, je pars finir cette journée de chiotte dans mon lit.

J’ai rêvé qu’il y avait un rhinocéros dans mon sous-sol.

Pour une raison qui m’échappe, j’avais la conviction d’avoir été une vilaine fille, qu’il fallait que je sois punie et que je devais descendre là-bas – même si je ne voulais pas y aller, car je savais confusément qu’il allait se passer là-dessous des choses terribles. Sous le tapis de ma chambre, il y avait une trappe. L’escalier était presque trop étroit, même pour moi qui suis si menue;  comment un rhinocéros avait bien pu s’y faufiler ?

La cave était humide et l’air étouffant. J’avançai à tâtons en longeant le mur de pierre couvert de mousse. Après une dizaine de pas, je l’aperçus dans la pénombre. Il était énorme, gigantesque. Sa corne avait l’air affutée comme l’acier, mais en fait elle était douce au toucher, comme du velours. Je la caressai; elle était tiède et dégageait une odeur de musc et de jasmin. Elle avait une consistance qui n’avait rien à voir avec l’os; on aurait dit plutôt un membre humain, avec des muscles et des tendons. Forte et tendre à la fois.

rhinoceros

La suite du rêve est confuse. J’étais couchée dans la paille, sur le dos. Il a d’abord mis sa langue sur mon ventre, une langue baveuse et aussi douce que sa corne et qui était aussi large que mon bassin. Il l’a ensuite glissée entre mes cuisses et sous mes fesses, me couvrant de bave gluante. Ensuite, ce fut l’encornage — avec, en alternance, des coups de langue, comme pour apaiser le feu qui consumait ma chair. Un coup de langue, un coup de corne, pénétrant toujours de plus en plus loin, se frayant un chemin au plus profond de moi, un interminable pal contournant de justesse mes organes vitaux et se rendant jusqu’à ma tête, en me fendant comme un coin.

Je fus littéralement déchirée par l’orgasme. Quand je me relevai, se tenait à côté du rhinocéros une copie de moi-même, un homoncule né de la moitié gauche arrachée de mon corps. Elle reprenait forme en faisait des craquements mouillés, comme un scarabée qu’on écrase du talon. Je voyais sa jambe et son bras manquants repousser lentement, ainsi que le reste de son visage. Lorsqu’elle retrouva son intégrité, elle se tourna vers moi et me dit, avec ma propre voix : « Va-t-en et ne reviens plus. Je te laisse le sexe, je n’en aurai pas besoin. Je garde le cœur et je reste ici, avec lui. »

En me réveillant, je fus prise de panique, parce que je n’arrivais plus à prendre mon pouls.

Joyeux Festivus à toutes et à tous ! C’est maintenant une tradition établie: j’ai un cadeau SUPERCAFRILI… SUPERFRACILA… FRAGILIS… INCROYABLE à vous offrir. Que diriez vous d’une copie extrêmement gratuite de Pr0nographe, le ebook qu’il faut télécharger pour pouvoir se vanter de l’avoir lu ? OUAOU ! C’est un miracle de Festivus, à n’en point douter.

Pour l’obtenir, vous n’aurez qu’à:

  1. Devenir mon ami(e) Facebook (si ce n’est pas déjà fait — d’ailleurs, je me demande qu’est-ce que vous attendez… Allez! Zou!);
  2. Trouver le statut qui annonce la distribution Pr0nographe comme étrenne de Festivus et le partager sur votre mur, en formulant un grief – dites-nous de quelle façon 2014 fut une déception pour vous;
  3. M’envoyer un message en pv sur Fessebouc me réclamant votre copie en m’indiquant si vous préférez un pdf ou un epub.

La formulation des griefs

Attention, il est très important que vous respectiez l’ordre des opérations. Si vous m’écrivez et que nous ne sommes pas encore unis par les liens sacrés de l’amitié Facebook, votre message tombera dans la boîte «Autre», celle que je ne vais JAMAIS lire (c’est dire à quel point je suis méta-snob). Ne vous en faites pas si je ne vous réponds pas dans la seconde; l’an passé, j’ai distribué une centaine de copies. Alors soyez patients, j’ai beau être magique, je ne suis pas la Mère Festivus, quand même.

Et n’oubliez pas: cette offre est d’une durée limitée et se terminera dès la fin de Festivus. Les miracles ne durent qu’une saison, alors enlevez vos doigts de votre nez et allez en profiter !

Je vous embrasse toutes et tous autant que vous êtes et vous remercie d’être le meilleur lectorat de l’UNIVERS (et du Japon).

Audrey gloussa lorsque David passa ses bras autour d’elle.

— Hé, laisse, je suis en train de décorer le gâteau de Festivus, dit-elle.

— Ouais, je sais, murmura-t-il à son oreille. Placer des M&M sur un gâteau McCain… ce n’est pas comme si toute ton attention et tes facultés psychomotrices étaient sollicitées, hein.

Joyeux Festivus !

Elle remua ses fesses contre le pubis de son amant.

— Nous étions au lit à faire des galipettes il y a moins d’une heure…

— Et alors ? J’ai toujours envie de toi.

Elle appuya sa tête sur le côté pour qu’il puisse renifler son cou.

— Arrête ! Tu me fais faire n’importe quoi… je vais mettre du glaçage partout !

— Je vais lécher tout ce qui déborde, c’est ma spécialité.

— Nono !

Elle rit puis fit mine de se consacrer toute entière à son gâteau. Il glissa une main l’intérieur de sa robe de chambre.

— Je ne peux pas me concentrer si tu passes ton temps à me tripoter.

— J’ai besoin de pratique… pour trouver ton clito dans la noirceur. Après tout, c’est la nuit la plus longue…

Lorsqu’il l’eut trouvé, elle n’eut d’autre choix que de lâcher la pâtisserie pour prendre appui, des deux mains, sur le comptoir.

— J’aimerais tellement être assez habile pour pouvoir te faire jouir comme ça, soupira-t-il.

Elle caressa sa main.

— Tu me touches toujours de belle manière… et puis ta langue n’a jamais failli à la tâche.

— N’empêche. Ta main sur ma queue suffit toujours à me faire voir des étoiles. Ça me laisse avec un sentiment d’injustice très désagréable… Hey, si on faisait un vœu?

— Les vœux, ne faut-il pas les faire près de la perche en alu, juste avant la formulation des griefs ?

— Il n’y a pas de mal à en faire un là, tout de suite.

— Dans ce cas, il faut que ce soit un vœu secret.

— Tope là, mon adorée.

« Je fais le vœu d’apprendre à te toucher exactement comme tu le désires », pensa David en fermant les yeux.

« Je souhaite que tu sois aussi fou de désir que je le suis envers toi », se dit Audrey dans sa Ford intérieure.

J’ai rencontré une pornstar une fois chez Moca Loca (c’est le café au bout de ma rue) j’étais assise à la table comme d’habitude et je regardais refroidir mon espresso puis il y a ce jeune homme surgi de nulle part (ou peut-être juste du comptoir je ne portais pas attention hein) qui vient s’asseoir près de moi et qui commence à me parler et comme ça de fil en aiguille j’apprends qu’il gagne sa vie comme acteur de vidéos pornographiques moi j’étais drôlement surprise parce qu’il ne ressemblait pas tellement à une porn star (mais d’un autre côté à quoi ressemble une pornstar masculine quand elle est habillée franchement j’en ai aucune idée) il m’a dit que peut-être je l’avais déjà vu sur YouPorn et j’ai dû lui avouer que je ne suis pas très physionomiste surtout pour les visages et lui a dit qu’on ne filmait pas souvent son visage (hu hu hu franche rigolade) je lui ai demandé si c’était payant comme boulot il m’a dit que non pas tellement à moins de faire de la porn gay alors je lui ai demandé s’il en faisait et il a répondu qu’il fallait bien vivre et moi ça m’a plu (c’est le genre que je préfère) j’aime beaucoup la pornographie quand je ne suis pas impliquée de force ça me donne l’impression d’être une reine tyrannique qui exerce son droit de cuissage sur ses sujets un genre de Catherine de Russie qui oblige la roture à forniquer pour son amusement c’est un de mes plaisirs inavouables et franchement j’en ai un peu honte quand j’y pense mais c’est comme ça et lui il m’a écouté lui déballer tout ça et m’a dit que j’étais bizarre et je lui ai dit peut-être que oui à bien y penser alors il m’a demandé si je voulais allez chez lui pour fourrer et j’ai répondu pourquoi pas de toute façon mon café est maintenant froid et imbuvable alors je l’ai suivi à pied son appart était juste à côté le trottoir était glissant j’ai failli tomber et il m’a rattrapé c’était comme une scène dans une comédie romantique tellement que je lui ai demandé s’il avait l’ambition de jouer dans autre chose que de la porno et son visage s’est assombri il a seulement dit qu’il ne voulait pas en parler enfin bref c’était bien chez lui propre et moderne et tout et tout on a fait voler nos vêtements il était plutôt bon lécheur de fente et un baiseur correct mais sans plus et quand ce fut fini nous fixions le plafond tous les deux allongés nus sur son lit c’est à ce moment qu’une idée bizarre m’a traversé l’esprit je lui ai demandé est-ce que je suis censée te donner de l’argent ou quelque chose et il a répondu non c’est correct mais peut-être que tu pourrais retourner au Moca Loca et me ramener un café avec beaucoup de crème et c’est drôle parce que je sentais la sienne couler entre mes fesses