Les textes qui suivent sont réservées aux grandes personnes. Si tu es mineur(e) (pas si tu travailles dans une mine, bien sûr) tu peux être extrêmement horriblement terrorisé(e) et traumatisé(e) incroyablement à vie à un point tel que tu ne peux pas imaginer, puisque tu es encore trop jeune pour être exposé(e) à une littérature aussi vile qui en plus de tout et par dessus le marché exploite les instincts les plus abjects de la nature humaine.

En effet, tu as appris au catéchisme que si Dieu dans Son infinie sagesse a donné un sexe à l’Homme et à la Femme ce n’est qu’à une unique fin : qu’ils s’en servent pour procréer et saturer la surface du globe de petits morveux, et rien d’autre. Pas question pour l’Homme et la Femme, ces nobles Créatures du Seigneur, de s’abaisser à se masturber, à se suçoter ou de s’enfiler par tous les orifices sans honte ni vergogne. Quant à l’homosexualité, on n’en parle même pas : c’est contre-nature et puis c’est pas propre du tout. Cela dit et entre parenthèses, le petit trou, c’est fait pour faire caca, et le zizi ou la foufoune pour faire pipi. Point. Donc, si tes parents sont de bons chrétiens (et nul doute qu’ils le sont), ils ne se sont forcément jamais risqués à forniquer autrement que pour assumer leur devoir conjugal et assurer la conservation de l’espèce. Tiens, par exemple, si tu as un frère et une soeur, cela veut dire qu’ils n’ont commis le péché de chair que trois fois dans leur vie. C’est très bien car grâce à leur morale en béton ils sont désormais drôlement bien vus par Dieu et ses sous-fifres, ils monteront tout droit au Paradis après leur mort, et avec un peu de chance (et beaucoup de prières) ils seront peut-être même canonisés par notre Très Sainte Mère l’Église. Mille fois bravo à eux. Ils ont résisté à la maléfique tentation de la chair qui, comme tu le sais, est l’oeuvre des cohortes de Satan. On ne peut pas en dire autant pour toi car tu es encore devant cette page à tenter de déchiffrer cette prose indigeste. Tu te demandes ce que tu risques à tenter le coup de cliquer sur « Je suis majeur(e) » parce que, bien sûr, tu as une envie coupable de te vautrer dans toutes ces cochonneries odieuses. Il n’en est pas question ! Petit(e) dévergondé(e) !

Récapitulons pour que les choses soient bien claires. Tu n’as pas le droit de lire des histoires qui parlent de fesses. Pas la peine d’insister, je viens de t’expliquer que c’est interdit. Bien compris ? Et par la même occasion tu retournes faire tes devoirs ou jouer avec tes Pokemon et tes Barbies. Compris ? Qu’est-ce que tu fous encore devant cette page, d’ailleurs, hein ? Allez, file, tu reviendras le jour où tu auras dix-huit années d’âge précisément, pas une minute avant. C’est la loi qui le dit et on ne badine pas avec la loi. Petit(e) effronté(e), va. Allez ouste, du vent, dégage, et laisse les grands s’amuser tranquilles. Non mais quand même, on aura tout vu.