Aphorismes

Ce ne sont pas les vérités des autres qui m'intéressent, mais la qualité de mon erreur.
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Pour célébrer le passage à l’heure avancée (why not?), je vous invite à télécharger gratuitement tous mes aphorismes (en format pdf). Awesomesauce!

Oh, et je vous rappelle en passant que Pr0nographe, le célèbre best-seller intersidéral dont parlent toutes les rockstars et leurs petites amies qui tournent du porno, est toujours en vente à un prix si ridicule que d’en parler me fait saigner des gencives.

Je constate avec effarement que plus de la moitié de mes aphorismes commencent par le mot «je».  C’est à croire que je ne maîtrise l’usage d’aucun autre pronom…

S’il faut être dur pour revenir après être venu, aussi bien ne venir qu’après y avoir retourné, comme ça, on peut revenir et on fait moins dur. Autrement dit, quand un homme est venu, c’est qu’il était dur, et même s’il veut revenir, il faut qu’il redevienne dur encore pour ne pas faire dur alors il essaie d’aller et venir pour que son viendu revienne et ça, il parait que c’est vraiment dur.

J’en arrive à me dire que l’anticonformisme est beaucoup plus une affaire de métabolisme que de caractère. Et il se trouve que j’ai les glandes particulièrement rebelles.

Mon âge mental fluctue continuellement de trois à dix-sept ans — selon l’heure, la phase de la lune et le taux de caféine et de sucre dans mon sang.

Je me sens si vieille, ce matin. On dirait que j’en suis arrivée au moment de ma vie où j’ai tant connu de gens que toutes les nouvelles personnes que je rencontre me font penser à quelqu’un d’autre.

Si la vie, l’univers, l’existence, même, ont un sens — et j’en doute — il réside sûrement dans un calembour exécrable, un mauvais jeu de mots.

Je crois que c’est ma nature éminemment orgueilleuse et ma paresse incurable qui me poussent à écrire autant d’aphorismes; de là proviennent mon fétichisme de la phase investie de pouvoirs quasi surnaturels, mon besoin irraisonné d’avoir le dernier mot en tout et surtout, cette urgence d’en venir immédiatement à une conclusion astucieuse qui me dispense d’élaborer des raisonnements convaincants.

Le monothéisme est la doctrine qui suppose l’existence d’un être miséricordieux, omnipotent, omniscient et omniprésent qui, pour une raison inexpliquée, n’a rien de mieux à faire que de s’intéresser à ma vie sexuelle.

Lorsque j’entends les autorités religieuses décrier obsessionnellement les relations sexuelles, je me dis qu’il y a là une leçon importante à tirer: il ne faut jamais avoir de relations sexuelles avec les autorités religieuses.