Des nouvelles d'AA

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Mais bon sang qu'est-ce qui peut bien lui arirver ?
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— Qu’est-ce qu’il y a là-dedans? me demande-t-elle en feuilletant le carnet écarlate.

— Le meilleur de moi-même.

— Vraiment ? Alors je dois lui faire l’amour.

Elle lèche une page comme s’il s’agissait de mon sexe, effaçant petit à petit de sa salive tout ce que j’avais écrit, puis offre à ma bouche un petit bout de langue bleue.

Le carnet écarlate

Voilà, c’est enfin officiel : mon nouveau (et premier, du moins sur papier) bouquin sera disponible en librairie le 14 octobre prochain. Ça s’intitule Le carnet écarlate, c’est publié par les Éditions du remue-ménage et c’est constitué de très courts textes érotiques – certains aussi courts qu’une phrase – illustrés par la sublime (et esssstrêmement talentueuse) Mélanie Baillargé. Un gros cent quarante pages d’amour saphique décliné sur tous les tons.

Il y aura un lancement à Montréal, à la Librairie Le port de tête le 15 octobre à 18h00. Si vous faites partie de ce 123% de la population mondiale qui s’est inscrit sur Facebook, vous pouvez y trouver les détails. Ce sont Mélanie, le ténébreux SS Latrique et mes gentilles éditrices féministes qui l’organisent. Vais-je être présente? Qui sait… peut-être arriverai-je à y débouler en cassant un talon pour faire tout un scandale induit par la dose massive d’anxiolytiques que j’aurai préalablement ingérée pour me donner le courage initial de sortir de mon demi sous-sol.

Ou alors je trouverai une pulpeuse Anne Archet de rechange et je la chargerai de vous transmettre toute mon affection émoustillée.

On verra.

Ainsi se termine l’édition 2014 de la Nuit de la comptine. Un immense merci à tous ceux et celles qui ont mis des sous dans mon chapeau; vous êtes des amours en sucre d’orge.

Rendez-vous dans un jour ou deux pour télécharger la nouvelle édition augmentée des Comptines pour ne pas dormir, qui inclura des illustrations originales par votre athlète de la gnéserie cochonne préférée.

Comme le dit toujours mon agent de libération conditionnelle: c’est un dossier à suivre.

J’ai besoin de sortir de cette léthargie estivale et de me secouer un peu. Voilà pourquoi j’ai décidé, dans la nuit de vendredi à samedi, d’organiser la (cinquième? sixième? – j’ai perdu le fil, après toutes ces années…) édition de ma nuit de la comptine grivoise.

Le concept est simple: de vingt heures à huit heures, je vais écrire une comptine à l’heure et la publier ici, sur mon blog chéri d’un blanc virginal et immaculé. Au menu: rythmes bancals, rimes approximatives, gros mots, polissonneries immatures et pieds-de-nez divers. Pour vous donner une idée du résultat, téléchargez les comptines des nuits précédentes que j’ai regroupées dans mon recueil intitulé Comptines pour ne pas dormir.

Et si d’aventure cette performance esssstradinaire et flabergastante vous impressionne au point de vous donner l’envie d’encourager l’artiste en lui lançant quelques sous dans son chapeau, je me ferai un plaisir d’agiter sous votre nez le lien vers mon compte PayPal.

Comme le dit toujours mon psychiatre : c’est un rendez-vous.

C’est aujourd’hui la Sainte-Marguerite de Cortone, patronne des prostituées et des pornographes* et pour célébrer dignement l’occasion, je vous offre en exclusivité et gratuitement (ce qui prouve que je suis moins pute que j’en ai l’air) la dernière version de mon recueil de poésies érotiques intitulé Ce ne sont que des mots, en format pdf.

À l’intérieur, vous trouverez, en plus d’une suite interminable de mots obscènes, quelques illustrations typornographiques de mon cru dont l’une d’entre elles vient de me valoir une suspension de vingt-quatre heures de mon compte Facebook. Il semblerait que représenter une relation sexuelle entre deux femmes en utilisant des lettres, des chiffres et de la ponctuation soit immoral… Qu’est-ce que ce sera, ensuite? Il vont censurer la lettre Y parce qu’elle ressemble trop à une noune? Et qui veulent-ils protéger, au juste? Les gamins de treize ans sur Facebook qui n’ont pas encore découvert YouPorn?

Je sais, je sais, c’est très facile de se moquer de la censure, mais pourquoi m’en priverais-je? La censure est, par essence, risible et surtout, presque impossible à pratiquer autrement que de façon bête et arbitraire. J’aligne des caractères sur un écran pour former des mots et il y en a qui suffoquent. Je les aligne alors de façon à ne pas former des mots et je les choque encore plus. Ne serait-ce pas plus simple de tout permettre et demander aux bonnes âmes de détourner simplement le regard quand elles se sentent offensées?

Ah la la, quelle triste époque. Je vais aller lire de la pr0n, tiens, pour me consoler. Les administrateurs de Facebook devraient en faire autant: c’est souverain contre la crispation anale.

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* Inutile d’aller vérifier, ce n’est même pas vrai: c’est le 22 février.

Chose promise, chose due (et chose trop mise, chose pue). Poursuivons le dépouillement du poteau d’aluminium de Festivus avec un autre cadeau INCROYABLE. Il s’agit de la dernière mouture de Lambeaux de chair, un recueil de très courts textes érotiques qui vont d’une phrase à une page. Les gens qui me suivent sur Twitter (vous remarquez à quel point je fais de l’auto-promo, n’est-ce pas?) reconnaîtrons plusieurs de ces textes de cent quarante caractères que j’ai rédigés par manque de caractère – cette paresse ignoble qui m’empêche d’écrire le roman génial qui me permettrait de remporter le Nobel de littérature (ou le Goncourt, à la rigueur).

Le bouquin compte pour le moment 119 pages et je compte n’arrêter que lorsqu’il sera trop lourd pour être envoyé par courriel (c’est-à-dire, jamais). Même si c’est un work in progress, rien ne vous empêche de le télécharger et de vous en vanter lors de votre prochaine réunion de famille; selon tous les chroniqueurs mondains, c’est tellement tendance en ce moment que la galerie sera non seulement épatée, mais aussi aveuglée par l’éclat de votre bon goût.

Oh, et n’oubliez pas de revenir ici demain: je vous réserve une jolie surprise pour Festivus.

Ho ho ho-ld your breath, la distribution des cadeaux se poursuit ! Je vous offre maintenant la dernière version de mes Sirventès. Il s’agit d’une forme poétique fixe héritée du Moyen âge,  un poème à caractère satirique, politique ou moral que chantaient en Provence les troubadours des XIIe et XIIIe siècles. Les miens (trente huit en tout) en reprennent davantage l’esprit que la forme: j’y parle d’anarchie, d’individualisme, de liberté et de Riot dog. En prime, on y trouve un lien vers l’un des sirventès que Rodrigue a mis en musique sous le titre Le Quai Voltaire.

Ne partez pas trop loin, hein. D’autres surprises vous attendent.