Des nouvelles d'AA

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Mais bon sang qu'est-ce qui peut bien lui arirver ?
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Oyez oyez braves gens, fieffées gourgandines et autres branleurs de tout acabit. J’ai l’honneur de vous annoncer en grande pompe la tenue d’un événement si extraordinairement inouï que vous en serez tous foudroyés par un orgasme aussi spontané qu’incongru : la quatrième édition de la Nuit de la comptine des Cahiers d’Anne Archet.

(Je suis si excitée que je vais devoir aller changer mes sous-vêtements.)

Le principe est fort simple. Ce Vendredi 29 janvier, je vais poster une comptine pour ne pas dormir à l’heure à partir de 20h00 (heure de Montréal) jusqu’à 8h00 le lendemain. Au programme : rimes approximatives, rythmes boiteux, vulgarités en tout genre et pieds de nez divers à la décence et au bon goût.

Je vous invite donc à venir encourager en grand nombre l’athlète de l’insignifiance que je suis en commentant ces «chef d’œuvres» à profusion et, tant qu’à y être, contribuer à la Fondation Anne Archet pour l’achat de pornographie et de sex toys pour les blogueuses défavorisées.

Comme le dit mon thérapeute: «C’est un rendez-vous!»

Sept ans d’obscénités bloguesques aujourd’hui… et toujours cet arrière-train qui me démange sans cesse.

Joyeux anniversaire, blogue chéri. Entonnons en chœur cet hymne de circonstance:

♫La ♩ puberté to ♪you,
La ♫puberté to you ♩,
♫La puberté, ♩la puberté
La♪ puberté ♩to you.♫

J’ai besoin de votre aide.

Je termine en ce moment mon premier roman et je n’arrive pas à en choisir le titre. Si vous avez envie de me donner un coup de main — ça ne vous demandera que quelques secondes de votre temps — je vous prie de vous rendre sur la Gazette endocrinienne.

Merci mille fois !

… mais pas indemne, hélas.

Mon fournisseur d’hébergement web (dont je tairai le nom parce que ce texte risque de nuire à ses affaires) a omis de m’envoyer une facture ou même simplement de m’avertir lorsque mon service est arrivé à échéance. Quarante cinq jours plus tard, toujours sans avertir, Citéglobe/Netellingent a effacé mon site de ses serveurs et ce, sans même me laisser le temps de faire une copie de mes trucs. Tout ça, sans même que j’aille le temps de dire «ouf» ou de signifier mon intention de renouveler ou de résilier mon abonnement. Et je n’ai eu qu’un seul commentaire de leur part : «désolé».

Heureusement, j’avais une copie de sauvegarde pas trop archaïque, mais il a quand même fallu que je me serve de Google pour récupérer presque quatre mois d’écriture sur les Cahiers et la Gazette endocrinienne. À la mitaine, à coup de copier et de coller, en récitant avec humeur le nom de tout le mobilier qu’on trouve dans les églises catholiques.

Dire que j’étais leur cliente depuis 2003… mais bon, je ne devrais pas être surprise. Ce qui compte pour les corporations, ce ne sont pas les clients qu’elles ont mais les nouveaux qu’elles pourraient avoir. Dieu saurait pourtant s’il existait qu’être fidèle à une compagnie est aussi idiot que de se curer le conduit auditif avec une perceuse.

Toujours est-il que je suis encore propriétaire du nom de domaine archet.net mais que les Cahiers vont faire du camping à l’extérieur pendant un temps. Après la naissance de Lou, j’ai pris la décision de travailler le moins possible et je ne peux tout simplement plus cracher les deux cent dollars annuels que me coûtaient les Cahiers. J’ai donc tout transféré temporairement sur WordPress.com, ce qui explique le changement d’apparence de mon blogue chéri ainsi que de la Gazette. Voici les nouvelles adresses.

http://lubricites.wordpress.com

http://endocrinienne.wordpress.com

Ne paniquez pas si vous constatez qu’il manque du matériel ou que certains liens sont brisés: j’y travaille encore. Si tout se passe bien, je vais sous peu associer le domaine archet.net à Lubricités et le site pourra ainsi continuer de vivre heureux et d’avoir beaucoup d’enfants.

Moralité : aucune, comme d’habitude.

J’ai passé plusieurs heures ― que dis-je, plusieurs jours ―à étiqueter les textes de ce blog pour faire fonctionner le petit nuage de mots clés que vous retrouvez en bas, à droite de cette page.

Ce faisant, j’ai constaté que j’ai écrit en six ans sur à peu près toutes les pratiques sexuelles imaginables… sauf sur l’homosexualité masculine. J’ai donc la ferme intention, en ce début d’année, de remédier à cette injustice et de vous offrir quelques récits homoérotiques. Après tout, si Pierre Louÿs pouvait écrire magnifiquement sur les lesbiennes, je ne vois pas pourquoi je n’arriverais pas à torcher quelques textes pas trop mauvais sur les amours gay…

Voici la situation. Une jeune personne (dont je tairai le nom, par respect pour ses beaux yeux) m’a sollicitée il y a trois mois pour que je lui écrive un article «à la Anne Archet» pour le journal étudiant de son université (dont je tairai aussi le nom, par respect pour son auguste réputation). Or, après plusieurs numéros, il semble bien qu’ils aient décidé de ne pas publier mon petit texte, intitulé Étude empirique de l’impact de l’admission massive des filles dans les facultés de génie — peut-être parce que le titre est perversement trompeur… Quant à la jeune personne en question (dont je tairai le nom, par respect pour ses jolies courbes logarithmiques), elle n’a pas répondu à mes nombreux courriels.

Croyez-vous que ce serait immoral de publier ce texte ici, puisqu’ils semblent ne pas en vouloir? Et surtout, souhaiteriez-vous le lire?

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Finalement, le voici. Là où y’a d’la gène…

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Si vous saviez à quel point la vue de l’iceberg qui trône devant ma maison me déprime! Surtout quand je pense aux crocus et aux iris qui fleurissent à Central Park…

Vous l’aurez deviné, je reviens d’un séjour de deux semaines à New York, où j’ai rendu visite à un ami qui habite le quartier Red Hook de Brooklyn. En plus de l’incontournable triptyque théâtre-musées-vernissages, j’ai consacré l’essentiel de mon temps à arpenter la ville de long en large et de haut en bas, armée d’une bonne paire de chaussures et du Radical Walking Tours of New York City de Bruce Kayton. J’ai pu ainsi voir, entre autres, l’appartement de Greenwich Village où Emma Goldman a vécu et publié Mother Earth, celui où John Reed rédigea Ten Days that Shook the World, celui où Woody Guthrie composa This Land is Your Land et celui où mourut Sam Dogloff, le coin de rue où Carlo Tresca fut assassiné, le site de la clinique de planning familial de Margaret Sanger, celui du Liberty House d’Abbie Hoffman et, bien sûr, celui site du célèbre Stonewall Inn. Bref: le New York disparu et oublié, celui qui n’intéresse probablement personne à part moi.

Tout cela ne m’a toutefois pas empêché de faire un peu de shopping: un singe en peluche de chez FAO Schwarz prénommé Otto pour Lou et le célébrissime Pop Up Book of Sex (celui qui fait rougir toutes les midinettes de la planète) pour moi. J’ai aussi noirci plusieurs pages de mes cahiers, alors attendez-vous à un regain soudain d’activité sur ce blogue!

Lou aura bientôt deux ans et parle de plus en plus. Ce matin, après son lait et ses céréales, elle me regarda droit dans les yeux et me cria: «Papa!» — ce qui, vous l’aurez deviné, me vexa un peu.

— Anne Archet est un homme! Même ta fille le dit! La vérité sort de la bouche des enfants! railla Simone, morte de rire, en faisant sauter sa fille dans ses bras.

— Le lait caillé aussi… commentai-je sur un ton détaché, après que Lou lui ait vomi son petit déjeuner à la figure.

Les Cahiers ont cinq ans aujourd’hui.

En 2006, je me plaisais à qualifier mon petit coin de la blogosphère de blog-dinosaure. Je me demande comment je devrais maintenant l’appeler… le blog-cœlacanthe? le blog-trilobite?

Évidemment, je n’aurais jamais cru au départ bloguer aussi longtemps — je n’aurais même pas cru vivre aussi longtemps! Ce qui explique pourquoi je n’ose fermer boutique, de peur de chatouiller la camarde et agacer le destin…

Sale temps pour les provocatrices. J’ai beau me décarcasser pour scandaliser les biens pensants, raconter des horreurs scabreuses mettant en scènes des clebs et des morveux, je n’arrive plus à faire sourciller le moindre petit-bourgeois.

Voilà pourquoi je me suis décidée à explorer la sexualité des vieillards, un des derniers grands tabous de l’occident. À venir sur cet écran: des cheveux blancs, des peaux flétries, des cannes, des couches d’incontinence et beaucoup, beaucoup de viagra.