Des nouvelles d'AA

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Mais bon sang qu'est-ce qui peut bien lui arirver ?
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Ho ho ho-ld your breath, la distribution des cadeaux se poursuit ! Je vous offre maintenant la dernière version de mes Sirventès. Il s’agit d’une forme poétique fixe héritée du Moyen âge,  un poème à caractère satirique, politique ou moral que chantaient en Provence les troubadours des XIIe et XIIIe siècles. Les miens (trente huit en tout) en reprennent davantage l’esprit que la forme: j’y parle d’anarchie, d’individualisme, de liberté et de Riot dog. En prime, on y trouve un lien vers l’un des sirventès que Rodrigue a mis en musique sous le titre Le Quai Voltaire.

Ne partez pas trop loin, hein. D’autres surprises vous attendent.

Je devrais faire le ménage plus souvent. Lasse de provoquer l’explosion d’un nuage de poil de chats chaque fois que je posais mon délicat popotin sur le divan, j’ai pris mon courage à deux mains et l’aspirateur de l’autre (j’ai autant de bras de Kali la noire) et j’ai frotté comme une folle jusqu’à ce que mon salon ne puisse plus spontanément passer à la télé-réalité Hoarders. Ce faisant – ô miracle – je suis tombée sur une clé usb qui s’était glissée entre les coussins et qui y était restée cachée depuis… probablement 2007 et sur laquelle se trouvait Versets de chair, un recueil de petits poèmes en prose que j’ai écrits il y a fort longtemps, quand j’étais jeune, romantique, pleine d’espoir et que je croyais à l’amour. Qu’est-ce qu’on change en quinze ans, hein.

Prenez et téléchargez-la tous, ceci est mon oeuvre de jeunesse, livrée pour vous.

Vous savez ce dont le monde a vraiment besoin? Un recueil de textes érotiques en format pdf mêlant religion, mythologie, dieu, messie et vin de messe. Heureusement, j’y travaille depuis un bout de temps déjà! Voici donc, en grande primeur, la première version de Retailles d’hosties, qui regroupe (pour l’instant) une quinzaine de récits et poèmes profanes et blasphématoires.

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Prenez et téléchargez-le tous, car ceci est mon pdf, livré pour vous.

Comme vous le savez déjà (parce que je passe mon temps à le répéter continuellement depuis deux mois), mon blogue fête son dixième anniversaire. Pour souligner l’événement, j’ai reçu une page de mon propre journal intime, telle que revue et réinterprétée par Britanny Cocket. «Mais qui donc est cette mystérieuse inconnue?», vous entends-je crier jusque dans mon demi sous-sol. Sachez que derrière ce pseudo aussi sensuel que coquet se cache une déesse des internets qui sème l’émoi et l’indignation partout où elle passe. Si vous êtes moindrement habile avec les Googles, vous finirez bien par savoir de qui il s’agit. 

Comme tous les autres avant elle, Britanny a reçu une copie de Pr0nographe, le ebook dans lequel on retrouve tous les E que Perec n’a pas utilisé dans La disparition.

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18 mars 1993, L’Épiphanie

Cher journal,

 Tous les matins, on nous fait chanter la gloire de la nation en regardant le fleurdelisé se rabattre dans le ciel gris de l’automne. C’est beau comme une petite lanterne chinoise qui rayonne bleue sur nos voix d’effilochés. La thérapeute des AA de l’amour — Linda, celle que j’aime bien dans ses shorts rouges moulants et son cardigan jaune Ronald McDonald —, comble nos vides à coups de social-démocratie, des paquets cadeaux en forme de montgolfière touchent la voûte de nos idéaux irréalisables. J’ai hâte de pouvoir voter et je recommence à croire en la beauté. Si seulement je pouvais devenir une femme de tête, une première première ministre, et Manon Rhéaume me donne le courage de semer des graines sur les icebergs. Fuck that que la couche d’ozone est picottée à cause de mon toupet crêpé aux BPC en canne, j’ai fini de culpabiliser ma vie.

On va me réhabiliter. Je serai le cœur fondant de la masse pis ça va t’être beau. Je ne me peux plus d’avoir envie d’aimer Jacques Parizeau pis d’aller me branler sur le must du moment de la culture Québ : Agaguk en film, avec des gars suants pis des os de phoque en barnique. Brigitte Bardot peut bien hurler à l’horreur, je veux aller à Kuujjuaq me faire des mitaines. Je veux être belle comme Josée Chouinard après un double boucle piqué pis avoir des étoiles dans les yeux, fait qu’en attendant, je me suis achetée une casquette rose fluo humor design pour fitter avec le reste du peuple. Y a des haut-parleur partout sur le site pour nous convaincre d’écouter CKOI. J’ai compté, pis Runaway Train a joué quarante-trois fois aujourd’hui. Mais je m’en fous. J’aime ça, bon. Je suis tout le monde.

 

Bien à toi,

Anne Archet

Les célébrations se poursuivent avec la contribution de Zhom, alias Kayou, alias Aleksi K. Lepage, alias Luigi «pas le même que l’autre». Longtemps la rumeur a couru que Kayou était Anne Archet et inversement; maintenant qu’elle s’est essoufflée comme un quinquagénaire ayant fait la résolution de se mettre au jogging pour le nouvel an, on peut conclure que nous sommes des jumeaux cosmiques qui aiment vomir allègrement la même nourriture (des croquettes Winster’s). Comme Latrique et Hardcore avant lui, Monsieur Lepage s’est mérité une copie de Pr0nographe, le ebook qui faut lire pour pouvoir se vanter de l’avoir lu.

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Que le temps passe! Anne Archet célèbre cette année son 10e anniversaire d’expositions au Salon des métiers d’art de Montréal, et compte bien présenter ses créations au Salon de Limoges en automne. Sa spécialité : les sous-plats. Mais elle adore également fabriquer des vases décoratifs, des cruchons, des cocottes. Archet nous a accordé un bref entretien, dans les toilettes de la Place Bonaventure.

Dix ans de céramique

Pour Anne, la céramique ne relève pas de l’artisanat, un mot qu’elle trouve rabaissant, vaguement péjoratif. Elle préférera l’expression art du feu : ¨La céramique est considérée comme le premier art du feu de toute l’histoire de l’humanité, bien avant la métallurgie, et même avant l’invention du verre, explique-t-elle en changeant de tampax. ¨Travailler avec ces matériaux, qu’ont utilisé pendant des siècles les artistes des premières civilisations, est une expérience qui ne cesse de me fasciner. Rendez-vous compte! À une époque lointaine, des gens pratiquaient le même métier que moi. C’est hallucinant! C’est un voyage dans le temps! Rendez-vous compte! Vas-tu t’en rendre compte? Là, tout de suite! Rends-toi-en compte! Maintenant, ça presse! Rends-toi-en compte! VITE!¨

Archet se méfie de la hiérarchisation des arts et ne voit aucune différence fondamentale entre une cruche et la Chapelle Sixtine ; ¨Quand on y pense bien, la céramique procède de la même expérience de création que la construction d’un temple. Donc, une cruche ou n’importe quoi, c’est pareil. C’est identique. Une hostie de cruche ou n’importe quoi, c’est la même chose, objectivement. Un crisse de sous-plat ou une cathédrale, c’est PAREIL Il faut que tu t’en rendes compte! VITE!¨, hurle-t-elle en moulant un bronze.

Quant au Salon de Limoges, Anne y réalisera un rêve. ¨Limoges est en quelque sorte le chef-lieu de la céramique. Il y existe même la célèbre ENSCI, L’École Nationale Supérieure de Céramique Industrielle. On ne réalise pas à quel point la céramique fait partie de nos vies quotidiennes et de nos environnements ordinaires. La céramique est partout. Partout. Ne cherchez pas la céramique, la céramique viendra à vous. La céramique viendra en toi. Elle viendra en toi. Oui, la céramique viendra en toi. Que tu le veuilles ou non. Veuille-le. Rends-toi-en compte et veuille! VITE ¨, clame-t-elle en fuyant subitement vers son destin.

Le texte suivant m’a été offert par le seul et unique Ed Hardcore, prince des ténèbres de Terreur!Terreur! et personnage délicieusement non-recommandable. Comme tous les autres participants (et parce qu’il occupe une place bien spéciale dans mon coeur de midinette),  il s’est mérité un exemplaire de Pr0nographe qu’il m’a promis de lire dès qu’il aura terminé de démembrer le corps de sa dernière victime dans son sous-sol.

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On était saouls, on était visqueux, la morve facile à cause de la coke cheap, on avait de la misère à marcher, mais on est finalement arrivés chez elle. Aussitôt la porte débarrée, j’ai mis en branle mon projet de la violer, je l’ai accotée dans le portique, je l’ai agrippée solide à’ gorge a’ec ma grosse patte droite pis j’ai vissé mes yeux dins siens.

— Anne…

— J’m’appelle pas A…

Claque !

— Là, maintenant, tu t’appelles Anne. Capitche ?

— Oui mon chou, je m’appelle Anne.

J’ai planté profond ma langue dans sa yeule pis j’y ai liché la luette en guise de french. J’ai fait glisser ma patte gauche sous sa camisole pis j’y ai plotté les boules. Des crisse de grosses boules, du stock de pro ! Elle a détaché mes jeans, sorti ma graine pis elle a commencé à me crosser a’ec frénésie.

— Oh, Anne…

J’y ai ortroussé sa jupe, arraché sa culotte pis j’ai aussi commencer à lui crosser son hostie de gros batte.

— Oh, Ed…

Joyeux anniversaire, ma belle !

Ed.Hardcore

xXx

The Left Hand of Satan

Pour célébrer le dixième anniversaire de Lubricités, j’ai décidé de vous faire un petit cadeau: mon nouveau ebook en format pdf intitulé Lambeaux de chair.

Il contient de 122 pages de très courts textes érotiques – d’une toute petite phrase à quatre paragraphes – certains inédits, d’autres déjà publiés sur mon compte Twitter et d’autres trouvés dans mes fonds de tiroirs. Il s’agit d’un oueurkinprogresse; la version finale aura à peu près 250 pages.

Bonne fête à moi !