Dialogues vénériens

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Petits fragments théâtraux à caractère scabreux.
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Suzie étant ce qu’elle est, je ne fus pas surprise outre mesure de la surprendre dans mon lit en train de se masturber. Je détournai immédiatement le regard en lui disant:

— Oh, excuse-moi ma puce, je vais revenir quand tu auras terminé.

— Non, reste, rétorqua Suzie. J’essaie quelque chose de différent ce soir. Regarde, c’est vraiment fort.

Elle souleva les couvertures, et je vis un petit bonhomme vert qui se tordait, enfoncé jusqu’à la taille dans son vagin qui le dévisageait avec ses yeux globuleux.

— Bonjour m’sieur Gumby… le saluais-je poliment. Quelle sensation ça vous fait de patauger là-dedans?

— Si j’écarte suffisamment les cuisses, je peux marcher en le gardant bien enfoncé en moi, dit-elle en sortant du lit.

Elle sautilla sur place comme pour faire la démonstration de la justesse de ses dires. Gumby s’accrochait toujours dans sa cachette, la tête à l’envers et le regard ahuri.

— Décidément, je n’ai jamais rien vu de tel – et je suis abonnée à Télétoon Retro. Que sait-il faire de plus?

— Gumby a l’épiderme très lisse, avec juste assez de friction pour le rendre adorable. Je suis accro, je crois que je vais le demander en mariage: ses caresses me rappellent celles de la gomme à effacer Staedtler.

— Tu te rappelles la fois où on s’était amusées avec des gommes à effacer? Les blanches, celles au bout des crayons, et puis la rugueuse qui sert à effacer l’encre…

— Ouais. Mais pas la grosse rose, celle qui s’effritait dans ma chatte…

— Oui! Elle faisait des miettes qui se mêlaient à ton jus et allaient se coincer entre mes dents.

— On dirait bien que ce n’est pas un problème pour ce cher Gumby, qui m’a tout l’air de savoir garder toute sa contenance dans les situations les plus délicates…

— Ça ne te dérange pas si je lui serre la main, pour le féliciter?

— Pourvu que tu la lui serres vigoureusement et longuement, moi ça me va.

— Tiens, chéri… tu es encore debout?

— Ouais. Ils passent Le Cuirassé Potemkine.

— Faudrait que je le regarde un de ces jours. Il parait que c’est drôlement bon.

— Tu es encore allée te faire…

— Oui. C’est vendredi, hein.

— Combien, cette fois-ci?

— Trois. C’était une soirée faste, ils étaient en forme. Un des gars avait garé sa voiture dans la ruelle derrière le bar, on était tranquilles.

— Et dans le cul?

— Un seul.

— Ah.

— Dommage. J’aurais bien aimé qu’ils me remplissent.

— Ce n’est rien, voyons. Je ne veux pas que tu te fasses mal.

— Tu sais que je suis faite solide. Tu te rappelles, quand j’en avais pris six fois?

— Tu parles si je m’en souviens. Tu débordais, littéralement.

— Bon, on fait ça comment? Je suis claquée, j’ai envie d’une douche et d’un dodo. Comme d’habitude? À moins que tu aies quelque chose de spécial en tête…?

Il se lève de son fauteuil et dit :

— Il est trop tard pour la fantaisie. Allons-y pour le plus simple.

Il se couche sur la moquette, entre les jambes de sa femme. Elle releva sa jupe, s’accroupit et, ne portant pas de culotte, s’exécuta.

— Tu te rends compte à quel point je suis une gentille épouse? Quand je sors, jamais je n’oublie de ramener à boire à mon petit mari.

— Chérie… réveille-toi.

— Christian, non… le réveil ne sonne que dans deux heures…

— Je t’en prie, mon amour, j’ai fait un horrible cauchemar… j’ai révé que je mourais et…

— Christian, fuck, tu n’es plus un petit garçon… ce n’est qu’un rêve. Rendors-toi.

— Est-ce qu’on peut faire l’amour ?

— J’ai une réunion importante ce matin. Laisse-moi dormir.

— Alors laisse-moi seulement te lécher. Tu n’as qu’à rester couchée sur le dos, tu n’auras rien à faire… il faut que je puisse te goûter, sentir ton parfum, il faut que je sente ta chatte trembler autour de mes doigts, il faut que tu mouille mes joues de ton plaisir…

— Laisse-moi tranquille, bordel  ! il est cinq heures du mat’…

”* * *

Sa collègue vint la rejoindre avec un café, juste avant la réunion avec le directeur général.

— Tu n’a pas l’air très bien. Tu as l’air fatiguée… lui dit-elle, sur un ton inquiet.

Elle soupira et prit le goblet de café. Il semblait peser une tonne. Elle le porta à ses lèvres et prit une gorgée. Son menton tremblait.

— J’ai encore rêvé à Christian, cette nuit.

— Oh non ! Pauvre toi… ça fait combien de temps, déjà  ?

— Un an, cette semaine.

— Si je peux faire quoi que ce soit…

— À moins que tu puisses me dire que tout ceci n’est qu’un mauvais rêve… je ne crois pas, non.

— Allô chéri, tout va bien à la maison?… Oui, je serai de retour demain, je prends le vol de midi… non, tu n’as pas à venir me chercher… Ah? Ok, dans ce cas… Oui, je t’attendrai près de la sortie… Les enfants sont au lit? Oh… Dans ce cas, tu les embrasseras de ma part. Ok… Ok… on se voit bientôt… Moi aussi je t’aime… bye …

— Approche un peu. Fuck! J’adore t’écouter lui parler avant que je te baise à mort! Dommage que tes morveux étaient déjà au lit… Est-ce qu’ils savent que leur maman est une salope?

— Je t’en prie…

— Bonne idée, supplie-moi un peu, petite traînée… Crisse que tu es serrée… je n’arrive pas à croire que tu as des enfants. Est-ce qu’il est le père, au moins?

— Oh oui… plus fort…

— Tu veux plus fort? T’inquiète. Laisse-moi t’attraper par les cheveux…

— Mon dieu ! Mon dieu !

— Ahhhrg! Shit, pouffiasse, tu m’as fait venir trop vite. Tu vas devoir le rappeler.

— Non, je t’en prie… je vais te sucer pour te faire rebander…

— Bon, d’accord. Tu sais quoi ? Je pense que la prochaine fois, je te baiserai pendant que tu lui parles. Non, mieux: je vais bourrer ton petit cul de gentille maman et tendre épouse en levrette. Fuck ! Ça serait hot…

— D’accord, tout ce que tu veux…

— Ouais… petite salope… mère indigne… branle-moi en me montant bien ton jonc, que je vois à quel point que tu es une traînée vicieuse qui trompe son mari avec le premier venu…

— N’empêche, faudrait trouver un autre numéro à appeler, parce que les gens de la pizzeria commencent à en avoir marre de notre petit fantasme.

— Come on ! J’étais sur le point de rebander, là !

— Moins fort, tu vas réveiller les petits.

— Vous êtes en retard, mais dieu soit loué, vous êtes là. Madame Leblanc a insisté pour qu’il y en ait dix et nous ne voulons surtout pas la décevoir.

— Je suis désolé, mais…

— Inutile de vous excuser. Je suis convaincue que vous avez de bonnes raisons d’être en retard, vous me les raconterez tout à l’heure si vous en avez envie, mais de grâce, dépêchez-vous. Nous en sommes déjà au septième, il ne vous reste plus beaucoup de temps.

— Euh…

— Comme je vous l’ai expliqué au téléphone, tout le monde sans exception doit être testé, mais puisque vous remplacez à la dernière minute et que nous avons vraiment besoin de vous, vous enfilerez ce condom. Madame Leblanc trempe déjà dans le sperme, alors elle ne se rendra compte de rien.

— Pardon?

— Faites seulement en sorte de vous en débarasser discrètement lorsque vous aurez terminé. Madame Leblanc a déjà eu sa dose de foutre, mais elle saura bien qu’elle n’aura été baisée que par neuf hommes si vous ne vous dépêchez pas. Nous ne voulons surtout pas la perdre comme cliente, après toutes ces années… Vous pouvez placer vos vêtements sur ce crochet.

— Attendez, il y a erreur…

— Vous avez pris votre cachet?

— Quel cachet?

— C’est ce que je pensais. Julie! J’ai besoin d’aide ici! Notre numéro dix a besoin d’un peu d’aide pour se mettre en état!

— Tout de suite madame! Bonjour chéri…hey, tu es plutôt mignon!

— Écoutez, ceci est un malentendu. Je ne suis pas l’homme que vous avez engagé. J’habite juste à côté et je venais vous demander de faire moins de bruit. Il est passé minuit et il y a des gens qui travaillent demain, vous savez…

— Ah zut. Est-ce que ça veut dire que je ne peux pas le sucer, madame?

Long silence.

— Bien… je pourrais rester un peu, je suppose…

— À la bonne heure! Julie, occupe-toi de lui je t’en prie. Je dois aller dire à Patrick qu’il est le suivant…

— Regarde! J’ai trouvé une patate qui a l’air d’une paire de fesses!

— Tiens tiens… mais tu as raison. Tu devrais la mettre sur eBay. Je suis certaine qu’un crétin quelque part va l’acheter.

— Nan… ça marcherait seulement si on pouvait voir la Vierge Marie dans la fente…

— Qu’est que tu vas en faire, alors?

— Ben… j’allais la mettre au four avec les autres, mais…

— Mais quoi?

— Regarde: si on la retourne, ça ressemble vachement à une noune.

— Pfffff. Pas du tout.

— Je te dis que oui! C’est une pomme de terre anatomiquement parfaite. Finalement, je crois que tu as raison. Je vais la prendre en photo et la centre sur eBay. Allez, enlève ta culotte.

— Quoi?

— Je vais photographier ma patate à côté de ta chatte, pour montrer à quel point la ressemblance est frappante.

— Es-tu en train d’insinuer que ma chatte ressemble à une patate?

— Ne fais pas ta mijaurée. Tu sais exactement ce que je voulais dire.

— Ma chatte ne ressemble en rien à une patate.

— Allez… on pourrait faire un max de fric.

— Fous-moi cette patate au four.

— Attends… viens-tu de me demander de te foutre la patate?

— J’ai aussi dit le mot «fourre».

— Hé hé hé…

— Et après, je veux te voir la manger. Ça, ça mériterait une photo.

— Je vais le faire, et avec un tas de crème sure.

— Petit cochon, va.

— Euh… on parle encore de la pomme de terre, là?

— Oh oui. Badigeonne-moi des deux côtés de la patate.

— Dans ce cas, approche un peu ton œilleton que je t’en tubercule.

— Chéri, tu es l’amidon toutes les femmes rêvent.

— J’étais donc là, assis sur le banc de bois, avec seulement une serviette autour des reins, et alors elle s’est levée et elle m’a embrassé. Ensuite, elle est descendue le long de ma poitrine et de mon ventre, elle a dénoué la serviette puis s’est mise à me caresser la queue.

 — Elle t’a… comme ça? Elle ne savait même pas que tu…

 — Je te jure. J’ai fermé les yeux, je me suis adossé au mur et j’ai senti ses lèvres autour de mon sexe. Inutile de dire que je me suis retrouvé au garde-à-vous en moins de deux. Je sentais sa langue tourner autour de mon gland; parfois elle arrêtait, enlevait sa bouche et tenait ma bite contre mon ventre pour pouvoir bien dégager mes couilles et me les lécher et j’écartais les jambes le plus possible pour faciliter sa caresse.

 — Comment c’était?

 — Ça me faisait gémir de plaisir, qu’est-ce que tu penses. Sa langue ferme et chaude se promenait partout entre mes cuisses et mes fesses en laissant une trace d’humidité à chaque passage. Elle me branlait assez vigoureusement, pour ensuite reprendre ma queue dans sa bouche. Je voyais ma bite luisante, pleine de salive, rentrer et sortir entre ses lèvres. Jamais je n’aurais cru qu’elle savait pomper à ce point, qu’elle y mettrait autant d’ardeur et d’application. Elle serrait les joues d’une façon incroyable et savait exactement comment varier le rythme. Ses mouvements rapides étaient une torture et ses mouvements lents un véritable supplice. Dix fois j’ai cru que j’allais décharger, dix fois elle s’est arrêtée quelques secondes avant que je jouisse, pour recommencer de plus belle.

 — Mais tu as quand même fini par venir, n’est-ce pas…

 — Quand j’ai senti que j’allais jouir, je l’ai avertie de l’imminence de l’éjaculation en lui proposant d’arrêter. Elle m’a fait non de la tête, alors j’ai giclé dans sa bouche à longues saccades en hurlant de plaisir. J’ai senti son corps entier trembler et dans un long grognement elle a entrouvert sa bouche pour respirer. Haletante, elle a empoigné ma queue et, pendant que je finissais de décharger quelques giclées sur son visage, elle m’a caressé les couilles et s’est acharnée sur mon sexe avec sa main.

 — Quel enthousiasme…

 — Je ne te le fais pas dire. On aurait dit qu’elle voulait que j’en crache toujours plus. Longtemps après que j’eus joui, elle me suçait encore pour ne pas en perdre une goutte. Elle a étalé le sperme sur ses joues avec mon gland et m’a nettoyé soigneusement la queue avec sa langue. Elle s’est ensuite relevée et m’a embrassé, me fourrant une langue poisseuse de foutre dans la bouche.

— Wow…

 — Avoue que ça t’excite, mon cochon.

 — Ouais, j’avoue. Je bande comme un chevreuil.

— Tant mieux, parce que maintenant, j’ai envie de défaire ta braguette et te faire exactement ce qu’elle m’a fait.