Epigrammes

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Ou les sextains satyriques d'Annie...
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Annie à la ferme du cousin Barnabé
Joue la chevrière été après été.
Quand elle s’ennuie seule dans la clairière
Elle présente au bouc son joli derrière
En guidant la pine vers le trou de son cul
De peur d’avoir un fils ruminant et cornu.

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Annie ne choisit que les garçons les plus beaux
Qui souvent sont hélas aussi les plus idiots
Au mufle qui lui dit : « Vous êtes si serrée
Si sèche que mon vit en est tout écorché ! »
Elle répond : « Vous n’aviez qu’à prendre le temps
Avant de m’enconner de m’ôter mes collants… »

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Si souvent Annie se fait traiter de souillon
C’est qu’elle est maîtresse, mais pas de sa maison
Pourtant quand son amant lui dit qu’il n’en peut plus
Toujours elle répond sur un ton ingénu:
«Mes draps de votre foutre en seraient maculés
Venez dans ma bouche, je n’veux pas les changer»

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Chaque nuit de juillet Annie offre son corps
À tous les marins qu’elle croise sur le port.
Pourtant les bourlingueurs, moussaillons, mariniers
Tribordais et laptots la laissent sur le quai
Car son foutre est si rance, son jus si amer
Que tous ceux qui l’ont bu ont eu le mal de mer.

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Ce n’est jamais gratuit quand Annie va au lit
Il lui faut des dollars des pesos des zlotys.
Elle se déchaîne alors sans se faire prier
Initie des jeunots à l’art de forniquer.
Pourquoi s’est-elle ruinée en baisant autant?
Parce que c’est elle qui paie, c’est évident.

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