Voici la solution tant attendue : c’est Joë qui se branle tout seul dans son coin. Mais comment en arrive-t-on à cette conclusion?
Textes de la catégorie « Futilités »
28 février 2010
Samedi soir, Olga reçoit six amis chez elle pour une orgie.
Julie s’est bien assurée que la personne qui la prend en levrette porte un condom. Joë est gay et porte une cagoule. Marc est exclusivement hétérosexuel. La personne qui porte des bas résille a 25 ans. La femme de 35 ans est lesbienne. Pierre se fait sucer par une personne de 20 ans. La femme qui porte des talons aiguilles se fait prendre par les deux bouts. La personne de 19 ans est homosexuelle. Olga a 30 ans et ne baise que des personnes qui ont au moins son âge. La personne tatouée lèche le cul d’une femme de 40 ans. Annie est dans la trentaine. Martine encule avec son gode-ceinture une personne qui porte un soutien-gorge. Et seule la personne âgée de 29 utilise un contraceptif.
Qui reste dans son coin et se branle, solitaire?
(La réponse lundi, bande de joyeux pervers!)
Quand un bon catholique baise-t-il?
Selon le Manuel des confesseurs et des directeurs de conscience des provinces ecclésiastiques de Montréal, Québec et Ottawa (édition de 1893), pas le jeudi, car c’est le jour de l’arrestation du Christ, ni le vendredi, le jour de sa mort. Il ne baise pas non plus le samedi, jour de la Vierge, ni le dimanche, celui du Seigneur, et encore moins le lundi, le jour des morts.
Reste alors le mardi et le mercredi. Et encore, pas pendant le carême, ni à la Pentecôte, ni pendant la semaine sainte, ni à Noël… et seulement s’il ne pêche pas en le faisant, c’est-à-dire qu’il doit baiser son épouse légitime, en position du missionnaire et sans utiliser de contraception.
Ce qui signifie que s’il ne veut pas procréer, il doit avoir recours à la méthode du calendrier, ce qui élimine potentiellement la moitié des mardis et des mercredis de l’année.
Quand un bon catholique baise-t-il?
Chaque fois qu’il en a envie, mais avec beaucoup de mauvaise conscience.
«Anne Archet» est l’anagramme d’«enchantera».
(Et aussi d’«anthracène», mais c’est beaucoup moins poétique).
En 2003, j’écrivais:
«Dans son Art de conjuguer 12 000 verbes, Besherelle a oublié le verbe coïter. La réputation des Français serait-elle surfaite?»
Or, je viens tout juste de me procurer la dernière édition de cet ouvrage et, oh stupeur, on y retrouve à la page 201… le verbe intransitif en question. Voilà qui va certainement aider ma candidature à l’Académie française!
Je sais que je bouleverse ses habitudes de célibataire même si elle m’assure du contraire. Par exemple, elle a collé des post-it sur le mur de sa chambre, sur son frigo, sur la porte de sa douche: «Je ne suis pas seule», «Mettre linge sale dans panier», «Ne pas boire directement dans la cruche». Reste à savoir si ces messages s’adressent à elle ou à moi…
Ma petite cousine, ne sachant plus quoi répondre à l’infirmière scolaire qui ne cesse de l’assommer avec ses conseils d’un autre âge, a demandé à sa tante préférée de rencontrer cette harpie dans l’espoir qu’elle finisse par lui lâcher un peu la grappe.
Je tentai donc de lui expliquer qu’elle ne devrait pas parler seulement d’abstinence aux jeunes, mais aussi de contraception, de relations orales et anales, d’homosexualité et — tant qu’à y être — d’amour. Elle me répondit que si l’école se met à enseigner de telles choses, les adolescentes sexuellement actives seront de plus en plus nombreuses et de plus en plus jeunes… ce qui aura des conséquences funestes pour la société.
— Il ne faut pas que l’école donne aux jeunes le goût d’avoir des relations sexuelles avant le mariage, me dit-elle fermement, au moment de nous quitter.
— Si j’étais vous, je ne m’inquiéterais pas, lui répondis-je en souriant. L’école essaie de donner le goût de la littérature et des sciences aux jeunes depuis des décennies et ça n’a pas trop l’air de fonctionner…
J’ai enfin trouvé la literie de mes rêves! Je me demande si on peut personnaliser le message — j’ai mille phrases qui me viennent à l’esprit…
Vexée, je lui tournai le dos et me mis à marcher avec hargne.
— Attends, ne t’en vas pas! me crie-t-elle. De quoi je vais avoir l’air, à rigoler toute seule dans la rue…
Elle: Je ne lis plus ton blogue au bureau.
Moi: Ah?
Elle: Non seulement te ne cesses de parler de fesses, mais en plus, ton dernier texte sur le travail m’a rendue complètement improductive.
Moi: C’est que j’essaie de donner un nouveau sens à l’expression NSFW…
… et passons aux choses sérieuses. Au cours de mes pérégrinations sur Facebook, j’ai remarqué que l’internaute moyen raffole des psychotests; il les remplit religieusement et affiche fièrement ses résultats, dévoilant ainsi au monde entier un aspect méconnu de sa personnalité.
Le problème, c’est que ces tests ne s’intéressent jamais aux vraies questions. Il n’en fallait pas plus pour que je remédie illico à la situation! J’inaugure donc une nouvelle rubrique des Cahiers avec un test de personnalité intitulé «Quel genre de dévergondée êtes-vous?» et qui s’adresse, vous l’aurez deviné, à mes lectrices seulement.
Ce matin: une frêle et diaphane jeune inconnue en chemise de nuit qui, malgré le froid, me regarde passer du pas de sa porte. Après l’avoir dépassée, je me retourne pour voir si ses lèvres écarlates et le léger vallon de ses tétons sous son corsage sont toujours là — s’ils existent encore. Étrangement, il ne reste plus que sa tête sans visage qui me tire la langue.
Elle se dédouble, elle louche, elle tire la langue — elle s’enfuit en gloussant et en claquant la porte.
Beaucoup plus tard, en lisant cette phase dans mon cahier, elle me dit: «Vrai, mais pas dans cet ordre.»
Quelle joie d’avoir enfin trouvé des fétichistes avec qui je pourrais vraiment m’entendre!
Il me fait la bise et me dit: «J’ai lu ton blogue. J’aime bien, mais on n’y croit pas une seconde!»
Tant mieux: je vais enfin pouvoir me permettre de dire la vérité.
Je ne suis pas très intelligente mais je pense être assez douée pour donner le change.
Près de moi, dans l’autobus, est assis un charmant jeune homme avec le mot «CISEAUX» écrit en bleu au stylo-bille dans le creux de la main. Je fouille dans mon sac à main, trouve mon Bic et écris «ROCHE» dans la mienne. Tout sourire, je la lui montre; il me regarde avec l’air de celui qui vient de croiser lucifer en personne. Déçue par cette réaction, j’abandonne l’idée de lui expliquer qu’il vient de perdre la partie.








