Futilités

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J’ai fait de la futilité un art de vivre.
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La bêtise est la seule ressource naturelle vraiment renouvelable…

«Je me sens bien remplie par le gros gourdin de mon patron qui se met à me pistonner […] Il me pistonne alors plus rapidement […] Je sens son piston qui me pistonne à fond puis il sort son braquemart.»
Pas surprenant qu’elle ait eu la promotion, elle est pistonnée…

«m Sa poitrine de rêve mettait en valeur sa chute de reins qui me faisaient bander.»
Sans oublier ses yeux qui mettaient ses orteils en valeur.

«Pour éviter de salir le carrelage, j’avalais goulûment!»
Si en plus elle sait faire la bouffe, pas de doute, elle est bonne à marier.

«Tiens-moi ça quelques instants, tu veux bien? Dit-elle en lui montrant ma verge.»
Faudrait surtout pas qu’elle tombe par terre…

«Hum, viens, j’ai envie de sucer ton gros poireau (19 cm)»
Oh, mais tu as joui ! (1 ml)

«Il ne tarde pas à jouir entre mes fesses, je veux tout boire.»
Extrait des «Mémoires d’une contorsionniste».

«Pourtant je ne suis pas moche: je fais 1m70, 58kg, 95c.»
J’oubliais: je suis aussi borgne, chauve et lépreuse. Ça compte?

«Je découvris alors qu’elle n’avais pas mis de soutien-gorge. Et je me rendis compte qu’elle n’avait pas non plus mis de string.»
J’en arrivai donc à la conclusion stupéfiante qu’elle était nue.

«Ah, qu’est-ce qu’il ramone bien, n’est-ce pas?»
Elle parlait toujours à sa cheminée pendant son entretien annuel, pour la rassurer.

«— Vas-y, baise-là, elle est mûre, m’ordonne la vendeuse en me suçant la queue.»
Qu’est-ce qu’elles peuvent être autoritaires, ces vendeuses ventriloques…

Aie aie aie aie. J’ai mal au crâne, j’ai envie de vomir.

Je vous rassure: il ne s’agit pas d’effets secondaires de traitements oncologiques, mais les conséquences d’une séance de mise à jour prolongée de mon annuaire Littératures érotiques. Annuaire bien mal nommé: la plupart des sites recensés offrent des petits récits ultras-pornos remplis de fautes de français, de clichés soporifiques et de fantasmes charcutiers.

Heureusement, on peut en rire. Voici donc, en exclusivité, le florilège de la bêtise littéraire du web érotique…

«Il me tenait les seins avec ses deux mains tout en rentrant deux doigts dans mon vagin»
Vishnu! Caresse-moi avec tes quatre de bras!

«Suce-moi salope! me dit-il avec tendresse»
Va te faire enculer sale con, lui répondis-je amoureusement.

«Elle avait 18 ans mais paraissait en avoir 13»
Phrase connue sous le nom de «parade légale du récit pédophile».

«Défonce-moi l’anus! Fais-moi jouir!»
… dit-elle avant d’aller à la pharmacie s’acheter des couches d’incontinence.

«En ce moment je vous écris ces lignes habillé d’une combinaison en vinyle, une paire de chaussettes en latex, et équipé d’un plug de bonne taille, est cela fait déjà 4 heures que je suis comme cela.»
On taquine la muse comme on peut.

«Elle faisait du 36C.»
Incroyable le nombre d’hommes capables, à l’œil nu, d’estimer la taille et le bonnet du soutif d’une femme toute habillée. Moi qui prends des heures à choisir mes sous-vêtements…

«On lui éjacula tous dans la bouche et elle n’en perdit pas une goutte.»
Normal, elle a des bajoues d’écureuil.

«Je suis un jeune homme marié mais qui aime toujours faire l’amour.»
Qui l’eut cru ?

«Hein tu n’as jamais vu autant de poils!!»
Vrai. Et j’ai déjà visité le zoo de Los Angeles!

«C’était très certainement un homme, car il avait un sexe.»
C’est bien connu, les femmes n’ont pas de sexe, mais une foufoune.

«J’aime quand tu es obéissante. Pour te récompenser je vais te fister.»
Compte tenu de la récompense, je crois que la prochaine fois je serai désobéissante.

«Mes jambes se referment comme une huître.»
Après qu’il m’ait léché la moule.

«Oui, jouis! Arrose-moi les intestins! Je veux sentir ton jus dans mon cul! Inonde mes boyaux !»
Normal: son amant est pompier.

«Les filles étaient plus jolies les unes que les autres, même les brunes.»
Quelqu’un peut me dire pourquoi je me sens désagréablement visée?

«Les yeux révulsés, ma bite sortait fréquemment de sa boucle pour venir se frotter sur ses joues.»
Tiens, une bite avec des yeux…

«Ta gueule, connasse! Grosse truie, je vais t’engrosser… Putain, salope!»
Moi aussi je t’aime bien.

J’ai répondu à plusieurs questionnaires, tous plus tordus les que les autres. Mais celui-ci bat tous les records. Normal, c’est Jean Guylaine qui la créé…

Si vous étiez un dinosaure vous seriez lequel ?
Sandra Smith, la grande timonière du Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste).

Si vous étiez un poisson vous seriez comment?
Pané, frit, accompagné de frites et servi dans du papier journal. J’ai toujours eu envie de me faire manger par un Anglais.

Si vous étiez un invertébré marin, quel serait votre fond marin préféré?
Simone. Chaque fois que je visite ses fonds marins, j’en deviens invertébrée.

Si vous étiez hermaphrodite, comme un escargot par exemple, qu’elle serait votre position favorite?

Le 0 (qui est la version solitaire du 69).

Étant puceron, si une fourmi venait vous téter, vous réagiriez comment?
«Tiens, un lecteur.»

Si vous étiez un sapin et que vous assistiez à l’apparition de la première fleur terrestre, quelle serait votre réaction?
«Pourvu que ça ne soit pas un poinsettia», me dirais-je en guettant les scies à chaîne.

Si les ovaires fabriquaient des spermatozoïdes et que les femmes éjaculent dans leur utérus, comment vivriez-vous votre sexualité?
J’entrerais au Carmel, évidemment.

BZZZZZZzzzzzzzzzz…

Julie souleva son bassin, et le ronronnement du vibrateur argenté s’étouffa alors que le lisse engin glissa dans sa chatte. Ses longues jambes étaient ouvertes, ses pieds posés sur la tête du lit, les genoux pliés, permettant ainsi une pénétration plus profonde. Soupirant d’aise, elle laissa en elle monter le plaisir.

Vous voulez lire la suite ?

Tiens, pendant qu’on parle d’elle… voici mes réponses au questionnaire de Bernadette Frampaillon.

1. Croyez vous en Dieu?
Comme le disait Bakounine, si Dieu existait, il faudrait s’en débarrasser.

2. Quel est votre premier souvenir?
Je me souviens avoir joué avec les moutons que ma mère élevait dans une commune rurale des Cantons de l’est.

À quel sentiment le liez-vous?
Bêêêêêêêê.

3. Quelle est la principale qualité de votre mère?
Elle a tout vu, tout lu, tout essayé, et reste naïve, naïve, naïve.

et de votre père?
Je ne l’ai jamais connu, donc il laisse beaucoup à l’imagination.

4. Préférez vous votre mère ou votre père? Pourquoi?
Je préfère mon père, pour des raisons évidentes.

5. Quand vous souvenez vous avoir pris conscience que tous vous avaient menti depuis le début?
Lorsque je suis tombée follement amoureuse d’une femme.

6. À quel endroit vous sentez vous le plus vous même?
Devant ma bibliothèque.

Avec qui?
Mes chats.

7. Dans quelle activité vous sentez vous le plus pleinement épanouie?
Tant que j’ai un public, qu’importe l’activité…

8. Quelle serait pour vous la pire infirmité ou maladie imaginable?
Un beau gros mélanome juteux sur le ventre.

9.Pour quel plat ou aliment seriez vous prêt à ronger les doigts de pied de Brigitte Bardot?
Chocolat! Chocolat! CHOCOLAT!!! Aaaaaaaaaaaa…

10.Bon, alors pour quel plat ou aliment seriez vous prêt à vendre votre âme au diable? (pourtant, objectivement c’est pire, non?)
Un amant en chocolat massif.

11. À quelle occasion avez vous insulté vos parents, ou seulement l’un d’eux, pour la première fois?
Lorsque ma chère maman a ramené un disciple de Krishna à la maison.

12. Vous êtes vous déjà offert les services d’un(e) professionnel(le) du sexe?
Non, mais j’ai déjà monnayé mes services, à ma plus grande honte.

13. Si oui : Racontez cette expérience en moins de 50 mots. (si vous ne voulez pas que votre histoire soit diffusée, envoyez la moi par mail, bande de lâches)
Vous savez, il est parfois bien difficile de payer son loyer lorsqu’on est aux études…

14. Qu’est-ce qui vous soulagerait le plus?
Être quelqu’un d’autre — Bernadette Frampaillon, par exemple.

15. Dans quelle position sexuelle prenez vous le plus de plaisir (si possible, faites un schéma)?
Je ne suis pas difficile. Donnez-moi une langue et je soulèverai le monde.

16. Qu’est-ce qui vous excite le plus chez une femme?
L’audace. Et un cul angélique.

Chez un homme?
L’audace. Et un cul angélique.

17. Quelle est la question la plus indiscrète que vous puissiez imaginer et à laquelle vous ne répondriez sous aucun prétexte (même si je vous obligeais à ronger les ongles des orteils de Brigitte Bardot)?
Alors, Anne, comment ça va ?

18. Quelle est la partie de votre corps que vous préférez ? Pourquoi ?
Mon clitoris, car c’est la seule partie de mon corps ornée d’un bijou.

19. Inversement, quelle est celle que vous détestez le plus Pourquoi?
Ma peau. J’aurais aimé qu’elle soit noire — je l’aurais portée comme un drapeau.

20. Comment croyez vous que vous allez mourir?
Du cancer, dans d’atroces douleurs.

21. De quoi avez vous réellement besoin?
D’un remède pour le cancer.

22. De quoi avez-vous réellement peur?
De m’ennuyer.

23. Souhaiteriez vous recevoir de la documentation gratuite concernant vos loisirs?
Apesadumbrado no hablo francés.

1. Mon vice le plus honteux.
Je lis en cachette des romans à l’eau de rose. Ceux que je préfère, ce sont les prévisibles, les mal écrits, les gnangnans, les idiots, ceux qui me font pleurer comme une midinette.

2. Le principal trait de mon caractère que j’étouffe lors des nouvelles rencontres pour avoir l’air d’une personne agréable.
Mon désir impétueux d’avoir toujours raison.

3. La qualité que j’exècre chez les hommes.
Le manque d’imagination.

4. La qualité que j’exècre chez les femmes.
Le manque d’imagination.

5. Mon principal défaut.
La procrastina… oh et puis merde, je finirai demain.

6. La principale qualité que les autres conservent avec moi malgré leur envie de me dire mes quatre vérités.
Ma fidélité indéfectible.
Et je vous interdit de rire.

7. Ce qui m’angoisse le plus chez mes amis.
Leur absence, même momentanée.

8. Mon occupation indécente préférée.
Je n’en ai aucune. Je suis vierge, chaste et sans pensées impures.
Oh, et j’aime bien la double pénétration, bien que je n’ai pas eu la chance de l’essayer souvent.

9. Le rêve de bonheur que j’invente pour faire croire au monde que mon esprit est sain.
Je rêve d’une pelouse sans fin et d’une tondeuse avec un réservoir d’essence sans fond…

10. Le plus gros malheur que j’ai causé à autrui.
J’ai annoncé à ma mère que j’étais lesbienne. Plus tard, j’ai annoncé à ma mère que je suis bisexuelle. What’s next ?

11. L’ennemi à qui je souhaiterais d’être moi-même.

Dr. Laura. Ça lui ferait du bien de se décoincer un peu.

12. Là où les autres m’enverraient vivre si je me révélais à eux telle que je suis vraiment.
Au département d’oncologie de l’hôpital le plus proche.

13. La couleur de mes cernes quand je rumine contre ceux que «j’aime».
Je ne sais pas — ils sont couverts par des strates et des strates de cache-cernes.

13. La fleur que je prétends aimer pour avoir l’air plus romantique, plus artiste ou plus botaniste que je ne suis.
La dionée gobe-mouche.

14. Le nom d’oiseau (=une insulte pour les millimétrés du bulbe) qui me colle le mieux à la peau.
Gouine-jaunasse-binoclarde-snobinarde-et-casse-couilles.

15. L’auteur de prose que je ressors à tout bout de champ quand je veux faire croire que je lis.
Étrangement, je ne lis pas beaucoup prose; – surtout de la poésie. Je dirais Georges Perec, pour La vie mode d’emploi.

16. Le poète dont je pourrais citer deux vers d’affilée sans aller chercher sur internet (ok, et maintenant, un autre…).
Oh, mais j’en connais tout plein… Il y a André Breton:
Ma femme à la chevelure de feu de bois
Aux pensées d’éclairs de chaleur
À la taille de sablier …

J’aime bien aussi Claude Gauvereau
Mon Olivine.
Ma Ragamuche.
Je te stoptatalère sur la bouillette mirkifolchette.
J’aracramuze ton épaulette.
Je crudimalmie ta ripanage.…

17. Le héros que je voudrais vraiment être si je parvenais à oublier que pour cette question il faut se montrer humaniste, cultivée, romantique, racée, tout ce que je ne suis pas.
Erzsebet Bathory, évidemment.

18. La première héroïne de fiction qui me vient à l’esprit et qui vaudra pour celle que je prétends préférer puisque je n’en connais qu’une ou deux et encore, en forçant.
Juliette (ou les prospérités du vice)

19. Celui de Beethoven ou de Mozart que je préfère à pile ou face vu que ce sont les deux seuls noms de compositeurs dont je me souviens et que je ne connais que la 9ème , enfin le titre, pas la musique.
Je préfère Varèse.

20. Le peintre dont je me dis à chaque fois «Ah, oui, ça il faut que je retienne son nom pour dire que j’aime bien».
Paul-Émile Borduas – c’est en quelque sorte mon grand-papa spirituel.

21. Un mec qui ne me dérange pas trop, dans la vie réelle.
Mon petit frère Félix, lorsqu’il veut écouter la vidéo d’Annie Brocoli

22. Une femme qui ne me dérange pas trop, dans la vie réelle.
Ma mère, lorsqu’elle ne me parle pas des vertus thérapeutiques des cristaux et des capsules homéopathiques.

23. Un personnage que j’ai vaguement associé à quelque chose de positif dans mon cours d’histoire.
Mussolini qui faisait arriver les trains à l’heure. On ne peut pas faire plus vaguement positif.

24. La pire bouffe et le pire liquide que je suis capable d’ingurgiter quand j’ai la flemme d’aller faire les courses et qu’il n’y a plus rien dans le frigo.
Des tranches de tofu cru et du lait se soya nature tiède.

25. Ce que je déteste au quotidien et qui me pourrit l’existence sans que j’ose l’affronter.
La procrastina… oh puis zut, je m’en occuperai demain.

26. Un personnage que j’ai vu au cours d’histoire et qui n’est pas sympa.
Lord Jeffrey Amherst, grand distributeur de couvertures vérolées aux Amérindiens devant l’éternel.

27. Un fait historique.
Anecdote véridique : Marx s’envoyait en l’air avec la gouvernante. Malheureusement, ça ne l’a pas rendu moins rabat-joie.

28. Un fait militaire que j’ai vu au cours et dont je me souviens.
Les anars de Barcelone qui mettent en échec les troupes putchistes de Franco en juillet 1936 — sans aide de l’armée ou de la police, et presque sans armes.

29. Le type d’angoisse qui monte en moi quand on me demande la réforme que j’estime le plus.
Chuis pas réformiste, chuis révolutionnaiiiiire…

30. Le don de la nature que je voudrais avoir pour être encore plus minable.
Être assez souple pour mettre ma tête entre mes jambes. Des heures de plaisir en perspective.

31. Comment j’aimerais que mon entourage meure.
Comme ils le voudront, en autant que c’est après moi.

Hé ! Y’a deux 31 !

31. L’état présent de ma misère morale, intellectuelle et sociale.
Je n’arrive plus à me faire rire.

32. La faute que je commets tout le temps et que les autres n’osent pas me révéler.
Ma voix est si aigue que lorsque je me fâche, on dirait Minnie Mouse dans sa version doublée japonaise.

Attendez… c’est pas une faute ça, c’est un défaut…

J’ai tendance à faire des discours longs et barbants sans me rendre compte que mes interlocureurs en ont plein le cul de m’entendre (surtout avec ma voix de Minnie Mouse).

33. Un truc que je dis pour avoir l’air moins conne et en faisant tout pour croire que ça marche.
« Rgnnnngn. Gngn. Ahreu. »

Autre cours, autres copies, autres perles…

«Les nazis ont interdit les mariages entre les juifs et les acaryens»

Pour éviter les crises d’asthme, probablement…

Ce marathon de correction est à la fois pénible et décevant. Pénible, parce qu’attribuer des notes va à l’encontre de tous les fibres de mon être. Et décevant, parce qu’il confirme l’état lamentable du français de l’étudiant québécois moyen.

Cé bien simple, j’en arrive à croir qu’il fon exiprès pour faire des fotes, jusse pour s’assuré que je ne corrije pas plus de trois coppies à l’heur.

Une autre perle bien juteuse:

«Pierre Vallières est le principal théoricien du marxisme électrique au sein du FLQ…»

Je n’étais pas «au courant»!

Les copies de mes étudiants sont une source inépuisable d’humour involontaire. Sur la grève de l’amiante:

«Duplessis envoyait la Sûreté du Québec pour briser les lignes de piquetage. C’est une vérité de la police.»

Elle est vraiment trop belle. J’en arrive à croire qu’ils le font intentionnellement… pour être cités sur mon blogue.

Comme je suis souvent seule à la maison, j’ai décidé de me gâter.

Je me suis procurée ce que toute femme moderne rêve d’avoir: un engin à faire perdre la tête, tout en courbes, chauffant, à trois vitesses et silencieux par dessus le marché. Il m’a coûté la peau des fesses, mais la satisfaction qu’il me procure n’a pas de prix. Je l’ai essayé pour la première fois hier soir et je n’en ai pas dormi de la nuit!

Extrait de la copie d’un de mes étudiants:

«Toutes ces réformes on permit (sic) à Laurier de figurer sur le billet de cinq dollars.»

On voit que le plan de carrière de cher Wilfrid ne manquait pas de précision!