Poésies licencieuses

Ce ne sont que des mots...
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Chim chimney chim
Je chantonne en ramonant
D’un doigt ton urètre.

« Anvi de fourré ? »
« Es-tu plus doué au lit
Que sur Messenger ? »

Un gode-ceinture
Du lube et des piments forts :
La nuit sera chaude.

Mets ton ciré jaune
Glisse-toi entre mes jambes
Je fais de la pluie.

Tu fourres ta main
Dans ta culotte et tu me
Fais un doigt d’honneur.

Je te téléphone
Pendant que sur mon clito
S’active une langue.

Tu m’as bricolé
Un amant à remontoir
Infatigable.

Tu me fais la cour
Je réprime un bâillement
Quand est-ce qu’on baise ?

En espéranto
Je susurre des mots obscènes
Kaj vi ŝatas ĝin.

Un Alexander
Servi avec des glaçons
Faits avec ton sperme.

Le mec qui signale
Tous mes statuts sur Facebook
M’envoie des dick pics.

Fais-moi ces choses
Que jamais je ne pourrai
Oser raconter.

En plus des morpions
Ce salaud m’a donné des
Punaises de lit.

J’étais menstruée
Mon lit a maintenant l’air
Du lieu d’un crime.

Je suis dans l’entrée
Accroupie pour lui donner
Sa part de dessert.

Ses grains de beauté
En braille épellent le mot
G-a-r-c-e.

Est-ce qu’il y a
Un sous-entendu obscène
Dans ce senryū ?

Ponctue le rythme
De chacun de ces vers par
Un coup de bassin.

J’enfile ton pull
Parfumé et je copule
Avec ton fantôme.

Huilée, ficelée
Servie sur un plat d’argent
À tes invités.

Certains crient « maman ! »,
Mais toi, tu cries en jouissant
Le nom de la mienne.

Contre trois vibros
Le sexshop n’a pas voulu
T’échanger (dommage).

Es-tu fonctionnaire ?
Tu prends toujours une pause
Pendant nos ébats…

« Vas-y, surprends-moi. »
Je t’ai alors doigté les
Canaux inguinaux.

Vi ne komprenas
Miaj malpuraj vortoj
Ĝi ekscitas vin.

J’ai remplacé ses
Viagra par des dragées
Et il a bandé.

Un dernier baiser
Sur l’ourlet de tes nymphes
Et puis bonne nuit.

(Senryūs érotiques)

Cheveux détrempés
Des flaques sur l’édredon
Dimanche pluvieux.

Trois amants ce soir
Qui sont venus me sceller
Hermétiquement.

J’ai rêvé à toi
Il n’y avait que ta bouche
Assez pour m’étreindre.

Privée de ta peau
De la moiteur de ton sexe
Je suis en exil.

Pourquoi hurles-tu
« Merci Jacquie et Michel ! »
Pendant nos ébats ?

Musc, ambre et cumin
Un voyage en orient
Le nez dans ton string.

Un doigt et puis deux
Pour finir toute la main :
Je suis fière de toi.

Il a demandé
Ma main lors d’une soirée
Au club échangiste.

Vibro dans la chatte
Plug et bâillon enfoncé
Chaque chose à sa place.

Siroter du rhum
En regardant vingt marins
Passer sur ton corps.

Matin glacial d’hiver
Sous le drap microclimat
Tropical humide.

Tu t’es assoupi
Je me glisse hors de ton lit
Et vais sur Tinder.

Derrière la porte
Cris, soupirs, chuchotements
Qui est avec toi ?

Ce n’est pas ma faute
Si ta femme a vu mes seins
Sur ton téléphone.

Tu brûles de fièvre
Mais tu bandes néanmoins
Chevauchée torride.

Tu veux te taper
Un beau livreur de pizza
That’s so seventies.

J’aime à voir deux mecs
Prendre leur douche ensemble
Étreintes viriles.

Je veux que tu sois
Constamment entre les lèvres
Fixation orale.

Elle aime un peu trop
Ces jeux qu’elle sait d’avance
Qu’ils vont mal finir.

J’ai un maître-queux
Qui sait apprêter ma chair
Attendrie, farcie.

Zip-a-Dee-Doo-Dah
Fredonne-t-il guilleret
En me besognant.

Quelques poils pubiens
Dans une enveloppe blanche
Souvenir de toi.

Tes coups de boutoir
Implacables et réguliers
Comme un métronome.

Tu as joui trop fort
Ton sperme mouille mon cou
Et tes larmes aussi.

Si ta queue se dresse
Reviens j’habite toujours
À la même adresse.

  1. Combien de poèmes sur la glaire vaginale qui tache fond de ma culotte puis-je soumettre à la fois?
  2. À quelle fréquence puis-je soumettre un poème sur la glaire vaginale qui tache le fond de ma culotte?
  3. Est-ce que vous acceptez les poèmes sur la glaire vaginale qui tache le fond de ma culotte qui ont déjà été publiés?
  4. Est-ce que vous acceptez les poèmes sur la glaire vaginale qui tache le fond de ma culotte qui ont été soumis à d’autres revues?
  5. Quels droits dois-je céder si vous publiez mon poème sur la glaire vaginale qui tache le fond de ma culotte?
  6. Dois-je m’attendre à corriger ou modifier mon poème sur la glaire vaginale qui tache le fond de ma culotte?
  7. Pourquoi n’acceptez-vous pas de poèmes sur le sang menstruel qui tache le fond de ma culotte?
  8. Dans quel format dois-je soumettre mon poème sur la glaire vaginale qui tache le fond de ma culotte?
  9. Combien de temps devrai-je attendre avant d’avoir une réponse au sujet de mon poème sur la glaire vaginale qui tache le fond de ma culotte?
  10. Quels genres de poèmes sur la glaire vaginale qui tache le fond de ma culotte acceptez-vous?
  11. Acceptez-vous les essais sur la glaire vaginale qui tache le fond de ma culotte?
  12. Acceptez-vous les photographies de la glaire vaginale qui tache le fond de ma culotte?
  13. Si je n’ai jamais publié de poèmes sur la glaire vaginale qui tache le fond de ma culotte, puis-je quand même soumettre mon poème sur la glaire vaginale qui tache le fond de ma culotte?
  14. Comment puis-je faire partie de votre comité de rédaction de poèmes sur la glaire vaginale qui tache le fond de ma culotte?
  15. Commentez-vous les poèmes sur la glaire vaginale qui tache le fond de ma culotte qui n’ont pas été retenus?
  16. Quelle est la longueur minimale et maximale des poèmes sur la glaire vaginale qui tache le fond de ma culotte que vous publiez?
  17. Où puis-je lire les poèmes sur la glaire vaginale qui tache le fond de ma culotte que vous avez déjà publiés?
  18. Comment puis-je m’abonner à votre revue de poèmes sur la glaire vaginale qui tache le fond de ma culotte?
  19. Comment choisissez-vous les poèmes sur la glaire vaginale qui tache le fond de ma culotte qui feront partie de votre anthologie?
  20. Comment puis-je poser ma candidature pour le prix littéraire de la glaire vaginale qui tache le fond de ma culotte?

J’admets que la première fois que je t’ai vu
J’ai tout de suite eu envie de sucer ta queue
J’admets que c’est moi qui ai tâté ton cul
Quand tu avais le dos tourné à ton lancement
J’admets que j’ai ensuite volé ton foulard
Et que je l’ai humé aux toilettes en me branlant

Circonstances atténuantes :
Mes amies n’arrêtaient pas de parler de toi
Elles qui admirent ton génie poétique
Et qui ne cessaient de vanter ta forte personnalité
Ta personnalité qui porte à gauche
Ta très très grosse personnalité

Comment une femme peut-elle résister à ça ?
Je suis donc allée, curieuse, garer mon cul
À la fucking Maison de la Culture de mes deux
Pour t’écouter déclamer nonchalamment
Tes strophes pétries d’immondices
Tes épouvantails à honnêtes citoyens

Quand tu as parlé de douches romaines
Je me suis mise à fondre
Comme le passage du Nord-Ouest
Et quand tu as parlé de Dirty Sanchez
Ça m’a frappé dans le ventre
Comme mes premières règles


Hélas, tu as femme, bungalow et enfants
Alors je ne peux partager avec toi
Mes propres vers orduriers
Alors je les écris juste pour moi
Pour les relire avec ta voix dans ma tête
Pour les relire en me roulant la bille

J’admets rêver de te prendre en Amazone
Quand je pense au rose de tes mamelons
Sous ta chemise Arrow immaculée
J’admets rêver de te lécher sous les couilles
– Est-ce que les épouses des poètes
Leur mangent la raie du cul?

J’avoue t’avoir suivie jusqu’à chez toi
Mais je te jure que je ne suis pas entrée
Sinon je me serais roulée dans ton linge sale
J’aurais frotté ton oreiller sur ma plotte
J’aurais enfoncé ta brosse à dents dans mon cul
Comme Boucle d’or chez les trois ours

Les coups de fil au milieu de la nuit
Les lamentations et le souffle oppressé
Ça j’avoue que c’est bel et bien moi
Mais je sais que je ne dérangeais pas ton sommeil
Tout occupé que tu étais sûrement
À taquiner ta muse, cette pouffiasse

C’était moi la culotte sur la poignée de porte
C’était moi les seins nus dans ton inbox
C’était moi le mot obscène sur le parebrise
C’était moi le «SALOPE» sur la photo de ta femme
Voilà tu le sais alors inutile d’en faire tout un plat
Pas besoin de demander une injonction interlocutoire

Réglons ceci comme des adultes raisonnables
Laisse-moi me faufiler derrière toi
Laisse-moi te secouer la trique
En blottissant mon nez dans ta nuque
Jusqu’à ce que tu craches ton joli foutre
Et quittons-nous ensuite en bons termes

Cher collègue
Suite à notre dernier entretien
Je suis dans l’obligation de vous informer
Que je n’ai jamais eu à votre égard
La moindre pensée déplacée

Je veux que vous sachiez
Que je n’ai jamais envisagé de m’accoupler avec vous
Que je n’ai jamais eu le moindre béguin
Ni aucune envie irraisonnée de vous épouser
Et que l’idée de vous offrir des fleurs
Ou de glisser dans le tiroir du haut de votre classeur
Ma culotte ornée de mon prénom
Et de mon numéro de téléphone
Ne m’a jamais traversé l’esprit

Je vous assure que je n’ai jamais souhaité
Vous embrasser ou caresser vos charmantes mèches noires
(Je dis charmantes pour être polie
Et non pour exprimer
La moindre attirance envers vous)
Parce que vous savez aussi bien que moi
Que mon éthique professionnelle m’empêche
De vous imaginer sans votre chemise

Vous êtes un collègue
Et aucun collègue au torse glabre
Ne hante mes fantasmes
Ce n’est qu’une simple question de déontologie

Vous devez donc être conscient
Qu’il ne m’arrive jamais de me demander
Quelle est la taille de votre verge
Et encore moins d’essayer de deviner
Si vous êtes circoncis ou non
Il est clair que cela ne me regarde pas

C’est d’ailleurs pour cette raison
Que je n’ai jamais contemplé votre derrière
Lorsque vous marchez devant moi
Même si vous l’agitez de façon si suggestive

Mieux : je n’ai jamais eu envie
De vous voir gambader dans l’herbe folle
Sous le soleil de juillet
Avec pour seul vêtement
Une paire de chaussettes blanches
Qui donc aurait des envies aussi ridicules ?
Certainement pas moi
Je peux vous en assurer

Je vous prie donc de croire
Que je n’ai jamais eu envie
De me jeter dans vos bras
Que je n’ai jamais espéré
Votre bite dans ma chatte ou sur mes lèvres
Ni votre langue sur mon clito

Ce n’est pas parce que j’aime
Ficeler et bâillonner les hommes
Que je rêve de vous voir à ma merci
Ce n’est pas parce que
J’aime lécher de la crème glacée
Sur le cul de mes amants
Que je rêve de vous enduire
De gelato praline et beurre
Ou que je rêve de verser de la cire brûlante
Sur votre gland pour pouvoir
En apaiser le feu avec ma salive

Je ne pense pas à vous
Lorsque je me caresse le soir
Seule dans mon lit
Je n’ai jamais prononcé votre prénom
Lorsque mes doigts s’insinuent
Entre les lèvres humides de mon sexe
Je ne m’imagine jamais
Assise sur le photocopieur
Pendant que vous me fourgonnez
En immortalisant notre union
Sur du papier format légal
Je ne vous imagine jamais
Étendu sur votre bureau
Auréolé de post-it
Le visage transfiguré par l’orgasme
Pendant que vous vous répandez dans ma bouche
Je n’ai jamais imaginé
Le laveur de vitres dans sa nacelle
Nous espionnant en s’astiquant le manche
Pendant que vous me prenez en levrette
Sur la grande table de la salle de réunion
Je ne pense jamais
À vos épaules larges
À vos bras puissants
Me basculant sur les sacs de courrier interne
Pour me saillir avec vigueur et passion

Je ne pense pas à vous lorsque je jouis
En fait, je ne pense jamais à vous
Hors des heures de travail réglementaires
Définies par notre convention collective

En espérant
Que tous les malentendus
Seront ainsi dissipés
Je vous prie de croire
Cher collègue
En l’expression
De mes sentiments
Distingués

Je te cherche dans les collines et les greniers
Je te cherche sur l’ourlet de ma vulve
Je te cherche dans mes draps souillés de rêves
Je te cherche au Caire et à Paris
Je te cherche dans les placards du siècle
Je te cherche dans les rayons de poussière
Je te cherche sous la tranchefile
Je te cherche engluée au plafond
Je cherche ton poignard palpitant
Dans la nuit et dans la pluie

Je cherche ton sexe de crabe
Je cherche les chats vérolés
Qui se nourrissaient à tes mamelles vertes
Je cherche les machinations aveugles de tes mains
Sur mes seins frissonnants
Je cherche ta peau séchée par la fumée des passions
Je cherche tes bas qui raffermissaient tes jambes
Ton corset qui soutenait ton corps tremblant
Tes rides tes seins ballants ton air affamé
Et tes robes qui sentaient ton corps pourri
Je cherche ton ventre pour me nourrir
Je cherche tes cheveux pour me rassasier
Je cherche tes reins et ta tête rasée
Je cherche ta langue qui perce mes yeux
Et qui les remplit de salive triomphante

Je te cherche aussi auprès des femmes
De ces femmes que tu voulais fuir
Ces femmes aux mains grasses
Qui caressaient tes seins nus
Et qui crachaient leur urine dans ta soupe
Je te cherche chez les femmes intempestives
Aux ongles de désert cisaillant
Aux aisselles de forêt ruisselante
Je te cherche chez les passantes
Qui ajustent effrontément leurs bas
Avant de vaporiser leur lymphe dans mon cœur

Je te cherche aussi dans les vices des hommes
Car ils étaient ton domaine
Je te cherche dans leurs plaies – tes doux gâteaux
Je te cherche dans leurs viles pensées
Que tu aimais tant mâcher
Je te cherche dans leurs cratères
Qui crachaient leur sperme froid de fantôme
Je te cherche sous leurs prépuces rances
Sur le papier bible de leur prétention
Dans leur ignorance de ton pouvoir

Je te cherche dans la laideur
Où tu trouvais toute ta beauté
Te trouverai-je assise devant une table cassée
La mort dans le ventre et rien dans l’armoire
Fatiguée de tout même de tes souvenirs ?
Te trouverai-je dans les mots d’enfants
Que tu as murmurés en mourant ?
Te trouverai-je près du phallus qui a sonné le glas
Le jour où tu t’es mise à dormir ?
Te trouverai-je enfin
Dans le désespoir de mes songes ?
Car tes désirs d’hier
Sont mes rêves de demain

Remets-moi tout ça immédiatement
Tu ne peux pas te déshabiller ici
Tu ne peux pas étaler sur ce tapis
Tes seins ta motte ton cul pour la caméra
Éteins-moi ce cigare il est interdit de fumer
Non ce n’est pas le temps de prendre un bain
Mais vous êtes tous devenus fous ma parole
Tu ne peux pas te raser les couilles dans la cuisine
Et laisser des poils sur le carrelage
Ce n’est pas le moment de se branler
Mais qu’est-ce qui te prends de te branler
Comment peux-tu te branler à un moment pareil
Mais qu’est-ce que c’est que ça
Tu ne peux pas rester ici avec un doigt dans la chatte
Ce n’est pas le moment de se passer le doigt
Quelle est cette odeur
Ne lui mets pas ta langue à cet endroit
Ne lui tâte pas les fesses
Ne lui mets pas un doigt en astiquant son manche
Tu as des mailles dans tes collants
Arrête tu fais des mailles dans tes collants
Remets ton t-shirt cesse de les tâter personne ne veux les voir
Et toi, ne laisse pas ton slip taché dans le bol à fruits
Qu’est-ce que c’est que ça
Tu ne peux pas apporter ça ici
Remets-le dans ton sac
Éloigne ce truc de moi
Ils vont revenir d’une minute à l’autre
J’entends leurs pas dans l’escalier
Leur voix derrière la porte
N’approche pas ou je crie
Ne me touche pas
Non je

J’eus la permission de les regarder
Ils laissèrent la porte ouverte
Le plus jeune me tournait le dos

L’autre assis, pantalon aux chevilles
Il lui pompait goulument le dard
Bave en filets gluants au menton

Et moi je me contentais de me branler
Spectatrice conne et coite, quoique…
J’aurais dû m’approcher d’eux

Passer mes doigts dans ses cheveux
Parquer mon cul nu sur le béton glacial
Pour lécher le sien, brûlant

Frotter ma chatte sur ses lèvres
Pour lui faire goûter le suc amer
L’essence même de mon plaisir

Lécher sur sa joue râpeuse les traces
Du plaisir défunt de son amant
Lui demander son prénom, à tout le moins

Mais ils ont fui hilares et repus
Me laissant seule, rouge aux joues
Cuisses inondées, corps incendié

Mon amour à lécher
Une touffe dans le buisson
Que leurs bites à la queue-leu-leu
Fourre-tout
Les Quatrains de la catin
Foule de nudités frontales
Du sable dans le KY
Son cul existe : je l’ai rencontré
Poésie rectale
Orgie virile à Amqui
Retiens-toi encore un peu
Chipie barbue cute
Mon chien est une porn star
Calvitie masculine et chauvinisme mâle
Le spleen du Paris Pâté
Poils pubiens devant la Cour Suprême
La crapule et le sodomite
Tout mais pas ça
Batte de baise balle
Viens-donc qu’on puisse partir
Cœur de béton
Cachou à l’anis et crachat à l’anus
Les mats se couchent à Mascouche
Au rendez-vous des poètes bandés
Fait à l’os
Passe-moi un Québec
Bâtard adipeux
La soumission de Jean-Roger
Du sperme dans mon whiskey
Amour à l’arrachée
Chochotte et cum shot
Ève a une pomme d’Adam
Cesse de faire le fif et suce cette queue
Barbiche poisseuse
Monsieur Démon du Midi
Un mec lesbien, ça n’existe même pas
Le pied, c’est douze pouces
Écharde-moi
Ma salope intérieure
Le concombre et moi un samedi soir
Encore une ode à ton glorieux chibre
Freak chaud
Croutes de sperme et biscuits Ritz
Shorts de jeans et botte de cuir
Trop salissant pour être honnête
Dick pics et cacographies

Tu m’as baisée à la piscine municipale
Où nous travaillions tous les deux
Une crampe nécessitait des soins d’urgence
Dans ton maillot de bain réglementaire

Par pure conscience professionnelle
Je me suis héroïquement jetée
Entre tes genoux, sous la table
Du local réservé aux maîtres-nageurs

La directrice a failli nous surprendre
Je suis donc restée immobile
Ta queue dans la bouche
Jusqu’à ce qu’elle parte

Toi tu n’as même pas débandé
Ton cœur battait entre mes lèvres
Ton parfum de sueur, de sperme
Et de crème solaire emplissait mes narines

Nous avons alors convenu
Que c’était vraiment trop risqué
Mais puisque la piscine fermait
Tu m’as suivi dans le vestiaire des filles

Ton érection déformait le lycra
De ton maillot de bain réglementaire
J’ai glissé ma main entre tes cuisses
Hâlées et noueuses de champion crawleur

Tu as mordu mon cou et empoigné mes seins
Les yeux hagards et le souffle court
Et j’ai attrapé ton membre congestionné
Comme on s’agripperait à une bouée

J’ai longuement astiqué ta bite
Avec tant de soin et d’application
Que je m’attendais à tout moment
D’en voir sortir le génie de la hampe

Mais je savais que c’était dans mon cul
Que tu souhaitais rendre l’âme
Alors, je me suis retournée en baissant
Le bas de mon maillot de bain réglementaire

J’ai guidé ton membre entre mes fesses
Râlant à chaque poussée comme une noyée
Expirant dans la houle qui me tanguait
Tuée puis réanimée à chaque coup de boutoir

Et quand enfin tu as fini par te retirer
Tu as déroulé le préservatif rubané de merde
Pour pisser ton foutre à grand traits
Sur le lycra de mon maillot de bain réglementaire

Éteins la lumière
Enlève ce peignoir et approche

Montre-moi un peu de peau
Décroche le téléphone

Je me suis fait belle pour toi
Harnachée de cuir le gode triomphant

Regarde ma bite comme elle me va bien
Je l’ai achetée en pensant à toi

Regarde on croirait vraiment que je bande
Viens sur le lit je serai ton amant

Reste tranquille pendant que je soulève tes jambes
Pour que tes pieds frappent la voie lactée

Essaie de ne pas crier pendant que je te baise
Comme un lièvre, dents sorties et oreilles rabattues

Pendant que j’attise et je que je fourgonne
Le feu ardent qui brûle tes entrailles

Pendant que je te ramone le conduit
En chantant chim chiminey chim chim cher-ee

Pendant que ma queue avance comme le canot
De Radisson — au plus profond de ton continent

En lacérant ta poitrine d’ange déchu
En branlant ta queue comme si c’était la mienne

Viens que je te déflore ô mon aimé
Sur ce lit de satin rouge en forme de cœur

Viens t’asseoir sur mon pieu
Comme sur le trône de Saint Pierre

Avant de boire à mon puits
Pour obtenir la vie éternelle

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Bâillonnée et ligotée
Besoin de crème
Film porno et masturbation mutuelle chez toi
Ma queue + ton cul = extase

Vous n’êtes PAS autorisé à contacter l’annonceur
Au sujet d’autres services ou intérêts commerciaux

Désolée, je me préserve
Pour le danseur embauché par mes copines
Pour mon enterrement de vie de fille

Désolée, je me préserve
Pour les lesbiennes saoules qui me draguent
Au bar quinze minutes avant la fermeture

Désolée, je me préserve
Pour les adonis à moitié nus et luisants de sueur
Qui tondent la pelouse du parc devant chez moi

Désolée, je me préserve
Pour les dames BCBG qui m’invitent pour le thé
Et que je lape entre deux lampées de lapsang

Désolée, je me préserve
Pour tous les mecs sans visage de l’internet
Qui m’envoient des photos de leur bite cramoisie

Désolée, je me préserve
Pour les échangistes en string et en tongs
Qui organisent des orgies dans les sous-sols de Rawdon

Désolée, je me préserve
Pour les ménagères proprettes et quinquagénaires
Qui m’offrent à leur mari pour leurs noces d’argent

Désolée, je me préserve
Pour les types louches recrutés sur Craigslist
Qui viennent sonner chez moi à deux heures du mat’

Désolée, je me préserve
Pour les moustachus transgenres et tatoués
Qui me font monter bareback sur leur moto

Désolée, je me préserve
Pour les camionneurs qui me font sucer leur outil
À la queue-leu-leu dans la douche de la halte routière

Désolée, je me préserve
Pour la candidate conservatrice dans Yorkton-Melville
Qui m’enseigne à coup de gode les valeurs familiales

Désolée, je me préserve
Pour les vieux messieurs à l’haleine de bouc
Qui payent pour que je leur pisse au visage

Désolée, je me préserve
Pour Maîtresse Séverine qui m’a promis
De me marquer au fer rouge le weekend prochain

Désolée, je me préserve
Pour mon patron qui va me congédier
Si je refuse de le laisser me sauter dans son bureau

Désolée, je me préserve
Pour l’autel de Belzébuth, de Moloch et d’Asmodée
Sur lequel je serai sacrifiée lors de la prochaine pleine lune

(Un autre pantoum daté de 1997 extrait de mes vielles notes de cours universitaires. Jamais n’aurais-je osé montrer à quiconque ce genre de truc à l’époque, alors jeunes gens, prenez ceci comme un coneil bienveillant: n’ayez aucune confiance en la version future et plus âgée de vous-même.)

arabesque

Avant de souffler mes vingt-et-une bougies
Je veux pomper vingt-et-une queues dans un glory hole
Faire plus ample connaissance avec de parfaits étrangers
À travers un trou de quinze centimètres de diamètre

Je veux pomper vingt-et-une queues dans un glory hole
Pour rassasier cette faim qui me tenaille depuis trop longtemps
Faire plus ample connaissance avec de parfaits étrangers
Dans les toilettes pour hommes d’un centre commercial

Pour rassasier cette faim qui me tenaille depuis si longtemps
Je vais me déguiser en mec moustachu et pervers
Dans les toilettes pour hommes d’un centre commercial
Tout juste à côté du bureau des agents de sécurité

Je vais me déguiser en mec moustachu et pervers
À genoux dans une cabine et la bouche grande ouverte
Tout juste à côté du bureau des agents de sécurité
Ce qui éveillera à coup sûr des tas de soupçons

À genoux dans une cabine et la bouche grande ouverte
Je vais m’étouffer un peu et faire des tas de bruits baveux
Ce qui éveillera à coup sûr des tas de soupçons
Mais je glisserai quand même ma main dans ma culotte

Je vais m’étouffer un peu et faire des tas de bruits baveux
En priant que ma technique ne trahisse pas mon sexe véritable
Mais je glisserai quand même ma main dans ma culotte
Parce que la tension sera à ce moment insoutenable

En priant que ma technique ne trahisse pas mon sexe véritable
Des filets gluants pendouillant de mon menton
Parce que la tension sera à ce moment insoutenable
Je me mettrai à gémir avec ma voix trop aigüe

Des filets gluants pendouillant de mon menton
Le jeans enroulé autour des chevilles et les seins à l’air
Je me mettrai à gémir avec ma voix trop aigüe
Quand l’agent viendra constater le flagrant délit

Le jeans enroulé autour des chevilles et les seins à l’air
J’aurai la honte et le rush d’adrénaline de ma vie
Quand l’agent viendra constater le flagrant délit
Et me traînera au poste menottée pour célébrer mon anniversaire

La pause

(Un pantoum de 1998 retrouvé en faisant le ménage de mes notes de cours jaunies de la Fac.)

arabesque

Il n’y a plus une seule chaise libre dans l’auditorium
Il fait chaud ça sent le fauve le caleçon de la veille
Deux heures déjà qu’il parle sans discontinuer
J’ai le clito à vif et le cul qui me démange

Il fait chaud ça sent le fauve le caleçon de la veille
J’ai le rouge au front je n’entends plus rien
J’ai le clito à vif et le cul qui me démange
Les aisselles moites et la fente suintante

J’ai le rouge au front je n’entends plus rien
Je tords mes mains je serre les cuisses
Les aisselles moites et la fente suintante
Vivement la pause que je puisse me branler

Je tords mes mains je serre les cuisses
Deux heures déjà qu’il parle sans discontinuer
Vivement la pause que je puisse me branler
Deux heures déjà qu’il parle sans discontinuer

Il y a du sperme dans ma culotte
Et sur mes cuisses quand je croise
Et recroise mes jambes
Sous la table à manger

Elle me parle la bouche pleine
Des murs qu’il faut repeindre
Pendant que le sperme coule
Lentement au fond de ma culotte

Un peu de sauce béchamel
Au coin de sa bouche
Et moi je ne peux penser
Qu’au sperme dans ma culotte

Non, je ne suis pas allée
Chercher tes trucs chez le teinturier
Non, je n’ai pas récuré le bidet
Comme je l’avais promis

J’étais sur le web toute la matinée
J’ai sauté sur le premier paf venu
Voilà pourquoi ma culotte s’empoisse
À chaque torsion de mon cul

Je cacherai ce soir ma culotte sous le lit
Parce qu’une trace de sperme
Dans une lessive lesbienne
Est trop longue à expliquer

Je la laverai à la main
Dans la lueur de la lune opaline
Pour que jamais tu ne puisses flairer
Qu’il y a eu du sperme dans ma culotte

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Philippe était marié et annulait très souvent nos rendez-vous à la dernière minute;
La fois où moi je l’ai fait, il m’a engueulée parce qu’il avait pris un Cialis pour rien.

Malik me regardait avec envie chaque fois que je laissais son maître me monter;
Il aurait eu sa chance, lui aussi, si je n’étais pas si allergique aux poils de chien.

Laurent était junkie et venait parfois dans ma bouche sans avoir eu d’érection;
Il me faisait quand même jouir comme une folle – je vous laisse deviner comment.

Evan me crie une insulte sexiste depuis sa voiture le matin quand j’attends le bus;
Il n’est pas un amant – juste la présence masculine la plus constante dans ma vie.

Isaac était chômeur et ne faisait que se branler devant de la porn toute la journée;
Il se servait, en guise de lube, de ma crème hydratante à soixante dollars le pot.

Ludovic avait un Prince Albert et des perçages aux visage, au torse et aux cuisses;
Son monde entier était un cactus, il m’était impossible de m’y asseoir.

Damien travaillait au salon funéraire et fantasmait à mort sur les beautés livides;
Cette heure passée à l’attendre dans un cercueil fut la plus longue de ma vie.

Zackary m’a dit : «Crosse-donc la street avec moi, ça va être right d’la fun»,
Et j’ai cru qu’il me faisait une proposition graveleuse typique du New Brunswick.

Rafael gagnait sa vie en pêchant le homard dans la baie des Chaleurs
Et il refusait de lécher ma moule sous prétexte qu’elle sentait la morue.

Benjamin était rabbin et devait finir chaque relation sexuelle «à l’endroit normal»,
Alors on commençait dans le vestibule et on terminait dans la chambre à coucher.

Mathieu bossait au Journal de Montréal et baisait ma bouche avec frénésie,
Déformation professionnelle acquise à force de continuellement bourrer des crânes.

Hubert était Belge, mais ne riait jamais quand j’enlevais ma culotte en lui disant :
« Trempe ta frite dans ma moule et donne-moi un peu de mayonnaise».

Julien avait une coupe Longueuil et faisant jouer du U2 chaque fois qu’on baisait;
Moi, je fredonnais I still haven’t found what I’m looking for quand il se rebraguettait.

Louka a rencontré Sophie, son épouse, grâce à mes bons soins d’entremetteuse ;
Reconnaissant, il me laisse jouer à broute-mi-broute-moi avec elle une fois par mois.

Milan était joueur de foot et son engin était trop gros pour être réglementaire ;
Il a buté si fort contre le col de mon utérus que je lui ai donné un carton rouge.

Tommy m’avait invitée chez lui pour me montrer sa collection de livres érotiques ;
J’ai dormi sur le canapé pendant qu’il honorait sa copine dans la chambre d’à côté.

Daniel avait des tas d’idées bien arrêtées sur ce qu’il faut faire au lit avec une dame ;
C’est ce que j’ai compris quand, sans crier gare, il m’giflée avec sa bite semi-molle.

Mathéo s’est glissé derrière moi alors que je dormais à côté de mon fiancé,
A fait trois petits coups, un «oups», puis est parti aussi vite qu’il était venu.

Léonard a fait de poudre sur la table de verre avant de s’y allonger pour me baiser ;
Tout ça s’est terminé, bien entendu, par un tesson sanglant planté dans son dos.

Rémi s’est contenté de doigter ma chatte pendant que mon Jules bourrait mon cul;
Il l’a fait avec tant d’entrain et de dextérité que toute sa main a fini par y entrer.

Joey était sûr d’être monté comme un âne et rien ne pouvait lui ôter ses illusions ;
Même le fait que sa capote baillait sur sa queue comme une vieille chaussette.

Cédric tordait son visage en jouissant au point d’avoir l’air d’être atteint de trisomie ;
Ce n’était pas très sexy à voir, mais qu’est-ce que je lui faisais comme effet, hein.

Adhémar était beaucoup plus âgé que moi et m’a dit après s’être exécuté :
«Tu avais des condoms, c’est bien : tes parents t’ont appris à être responsable».

Ali m’a dit qu’il ne pouvait pas rester toute la nuit et j’ai pleuré, désemparée ;
Il m’a alors bordée et m’a raconté une histoire de chaton orphelin pour m’endormir.

Manu m’a sorti le grand jeu du mâle alpha jusqu’à ce qu’il aperçoive mon furet ;
Il a grimpé sur mon divan en poussant des cris aigus, la flamberge flaccide au vent.

Dae-Jung ne parlait pas ma langue et n’a passé qu’une nuit avec moi, dans un bar ;
Il s’est contenté de sucer mes doigts un après l’autre, jusqu’à ce que le soleil se lève.

Ruben est entré dans ma vie en coup de vent avec ses yeux noirs et sa peau basanée ;
Il s’est enfui dans l’Okanagan en me laissant une amulette tzigane et une vaginite.

Dario a soigneusement placé son iPhone sur la table de nuit avant de se désaper
Pour que son ami qui purgeait une peine de prison zieute nos ébats sur FaceTime.

Steve était peintre en bâtiment et venait me voir pendant ses heures de travail ;
S’il me faisait squirter sur les murs, était-ce par déformation professionnelle ?

Jérôme s’est évanoui en éjaculant et j’ai dû le gifler pour qu’il reprenne ses esprits ;
Ça m’a foutu une de ces frousses… une chance que j’avais joui avant lui.

Jack m’a saoulée et en a profité pour me raser la chatte et me baiser rudement ;
Sa bite était large comme une bûche et il n’a pas nié m’avoir violée quand je l’ai revu.

Marc était beau comme un Dieu, mais il est venu dans son froc en m’embrassant
À chaque rencontre,  pendant quatre mois (il était VRAIMENT beau comme un dieu).

Pete était doorman, il voulait m’enculer, mais je lui interdisais l’accès à cette porte ;
Quand j’ai enfin dit oui, il a eu de la merde sur la bite et je ne l’ai plus jamais revu.

Matt n’était pas mon genre, mais il faisait tellement pitié que je tolérais ses avances
Jusqu’à ce qu’il dise : « tu peux fermer les yeux et penser à un autre gars si tu veux».

Abel ne pouvait s’empêcher de rire en jouissant, c’était juste plus fort que lui ;
Un jour, il a éjaculé dans mon œil et ça m’a foutu une conjonctivite carabinée.

(Un court poème d’Anne Archet – avant qu’elle ne s’appelle Anne Archet, vers 1998.)

Allez, avoue-le donc

Tu le veux
Han ?

Dis-le
Que tu le veux

Tu veux ses bras autour de toi
Qui t’enveloppent
Quand la nuit resserre son étreinte

Tu veux être accueillie par son sourire
Qui dissipe les ténèbres
Quand dans sa chambre tu le rejoins

Tu veux ses mains sur tes cuisses
Qui font chavirer tous tes sens
Quand elles se glissent sous ta jupe

Tu veux ses yeux dans les tiens
Qui te transpercent jusqu’à l’âme
Quand tu le renverses dans son lit

Tu veux baigner dans son parfum
Qui remplit chacun de tes soupirs
Quand ton corps se mêle au sien

Tu veux la courbe affolante de sa queue
Qui coulisse à l’intérieur de toi
Quand tu juges qu’il a été assez obéissant

Tu veux les clés de son cœur
Tu veux celles de sa ceinture de chasteté
Tu veux tenir sa laisse
Tenir le manche du fouet
Allez, avoue-le donc

Dis-le
Que tu le veux

Tu le veux
Han ?

Pfff

Tant pis pour toi
C’est ma chose
C’est mon jouet
Pas le tien

Il est à moi

Connasse