Prends-moi par la taille avec tes bras reptiles comme le roc aux yeux mi-clos.
Prends-moi par la main avec tes tresses mauves comme le félin glacé.
Prends-moi par les épaules avec tes moues d’uranium comme les visions d’archanges.
Prends-moi par les cheveux avec tes songes osseux comme les grincements verts des angles sonores.
Prends-moi par les seins avec ton souffle d’émeraude comme une débauchée aux ongles de bravoure.
Prends-moi par le sexe avec tes doigts de grammaire comme une étoile aux pensées volcaniques.
Prends-moi par le cul avec ta langue de terre chaude comme une huître aux paraboles catholiques.
Prend-moi par le cœur avec tes mots de rasoir comme l’amante cartésienne aux larmes fatales.

Pour l’instant, mes lèvres sont soudées aux siennes, nos langues sont confondues, guettant les sensations qui naissent à ce contact. Des frissons de désir courent sur mes épaules. Elle s’abandonne à mes mains qui la parcourent, qui caressent ses seins, ouvrent ses cuisses, rebroussent le poil de son pubis.

Fascinée par cette créature parfumée et soyeuse, je plonge un doigt inquisiteur dans sa vulve et le respire en m’enivrant de son odeur intime. Elle mouille comme une fontaine tandis que je caresse à deux doigts le bouton qui se dresse, attrapant des lèvres le sein le plus proche. Mais rapidement, emportée par la passion, je ne peux que glisser ma tête sur son ventre, traçant un sillon humide de ma langue, qui bientôt visite le repli qui cache le clitoris. Les joues empoissées déjà par les abondantes sécrétions de mon amante, je me saoule de sa cyprine, de ses plaintes et de ses hululements. Écartant les fesses, j’introduis un index autoritaire dans l’anus surpris qui se rétracte, puis sous la caresse lente et prudente, se détend et libère des ondes qui se répandent dans tout son corps. Elle jouit, son corps se crispe, tendue comme un arc, touchant le matelas seulement par la nuque et les talons, comme en catalepsie, sa jouissance éclate, elle perd conscience pendant un court instant.

J’ouvre alors enfin les cuisses pour accueillir sa tête qui m’a léché le ventre après m’avoir caressé les seins. Cette langue vigoureuse qui cible mon clitoris, qui ouvre mes lèvres et pénètre immédiatement mon vagin. J’humecte, je mouille, je gicle sur son visage. Elle passe à l’anus, qu’elle essore et inonde de sa salive. Cette sensation d’être aspirée, d’être bue, de percevoir la déglutition de mes excrétions intimes me remue au plus profond de mon être. Mes fesses se décontractent, je pousse le sphincter rose dans sa bouche. Sa langue agile se fraie un passage dans les plis.

Mon cri de n’a plus rien d’humain, je jouis de mon cul surexcité et cette jouissance se propage à tous mes tendons, à tous mes capillaires. Et je coule, je coule, et je fuis en battant l’air de mes bras, en mordant le ciel de la chambre qui vacille. Les murs tournent autour de moi dans un vacuum dantesque, dans un tourbillon infernal qui pulvérise ma cervelle. Enfermée dans sa bouche délicate, le temps se courbe, des images fugaces et colorées passent devant mes yeux. Longtemps, je reste immobile, haletante, couverte de sueur, incapable de parler, tandis que cette merveilleuse sensation plante ses griffes dans mes artères. Et je retombe sur le matelas, détendue, béate et perdue.

Elle lève alors la tête, plante son regard si noir, si profond dans le mien et me dit, dans son mauvais anglais: «So, me vacuum room now?»

La leçon à tirer de cette première journée de cours, c’est qu’un prof doit éviter de porter jupe et décolleté si elle souhaite que ses étudiants fassent au moins semblant de s’intéresser à la matière.

Il m’arrive souvent de rêver d’une verge seule, détachée d’un corps masculin, flottant dans l’air et qui enfle dans ma bouche, tandis que ma langue se love tout autour et l’enserre; elle se tend lentement, ma gorge se serre convulsivement sur ce gland gonflé de sève et le masse doucement. Plus tard, je déguste particulièrement la dernière goutte que je soutire en exerçant une tendre pression tout le long de la hampe, tandis que ma langue serre doucement le gland sur mon palais.

On distingue un anarchiste d’un démocrate par la conviction profonde de ce dernier qu’une société ne peut fonctionner sans État, sans armée, sans prisons, sans asiles, sans flicaille. Bref, être démocrate, c’est plier la volonté populaire.

— Chiche! me dit-elle.

Je me levai et revint au bout de quelques instants avec le caméscope et son trépied. Elle alluma la télé et m’aida à installer tout le barda. J’enlevai ma culotte et écartai mes jambes, puis plaçai la camera devant ma chatte, de sorte de bien exposer tous mes orifices.

J’écartai les grandes lèvres, puis les petites, projetant ainsi à l’écran ma chatte dans toute ma splendeur. Je passai ensuite à l’anus. J’entrepris le même manège, le malaxant, l’écartant au maximum. Je mouillais abondamment, et, passant ma main sur tous mes trous pour bien les humecter, je portai ma main à ma bouche et la lécha, me délectant de mes jus.

Puis, au bout d’un moment, je sentis venir en moi l’envie tant désirée. Sur l’écran, je vis apparaître à la commissure des lèvres une petite goutte. Celle-ci glissa ensuite vers mon anus, laissant derrière elle une marque luisante.

Je posai mon index sur mon anus et remonta mon doigt, suivant le tracé de cette petite goutte. J’arrivai sur mes lèvres, les caressant au passage. Puis, de nouvelles gouttes virent leur apparition. Je retirai mon doigt pour m’admirer en train de pisser. Les gouttes se firent de plus en plus nombreuses, puis finirent en cascade. J’avais l’entrejambe trempé, mais qu’importe, j’étais absorbée dans la contemplation de cette chatte télévisée déversant en gros plan sa cascade d’urine sans discontinuer.

Pour varier le jeu, je plaçai ma main à certains endroits, faisant dévier le jet, suffisamment puissant pour arroser la lentille. Au bout d’un moment, la source finit par se tarir, ne laissant que quelques gouttes qui me dégoulinaient des cuisses, finissant de remplir la flaque qui s’était formée sur le parquet.

Je la regardai, fière de ma démonstration. Elle n’avait pourtant pas l’air très convaincue.

— C’est bien beau tout ça, me dit-elle, mais ça ne prouve pas que tu aurais pu jouer dans Niagara.