(Rédigé sur une feuille arraché dans un carnet.)

Je suis dans un champ, l’été, il fait chaud et je porte ma petite robe fleurie, celle que m’a offerte ma mère pour mes cinq ans.

Tout à coup, un orage. Je cours pour chercher un endroit pour m’abriter. Je découvre une petite chaumière; j’y entre.

À l’intérieur se trouve la mascotte de la compagnie de pneus Michelin. Le Bibendum me sourit et nous discutons ensemble de la signification de l’éternel retour chez Nietzsche. Ses arguments sont solides et je me range à son opinion.

Le Bibendum se met ensuite à hurler sans raison le mot «FROMAGE» et je me réveille en sursaut.

Je suis de retour! Nouvelle année, nouvelle page web, nouvel emploi: encore heureux que j’aime la nouveauté.

Pour ceux qui se demandent où j’étais passée… j’ai eu un accident qui m’a clouée au lit pendant plusieurs semaines, j’ai rompu et repris avec Simone, j’ai abandonné mes études doctorales et j’ai décroché un boulot de prof d’histoire dans un petit collège plutôt chouette. Je commence d’ailleurs dans une semaine et je suis morte de trouille.

La vie quoi.