Un mari vicelard à qui rien ne rebute
Aurait mis son alliance au Mont-de-piété
Pour se payer du crack et une prostipute ;
«J’ai des problèmes de couple», a-t-il expliqué.
Textes portant l'étiquette « Adultère »
9 avril 2013
— Tiens, chéri… tu es encore debout?
— Ouais. Ils passent Le Cuirassé Potemkine.
— Faudrait que je le regarde un de ces jours. Il parait que c’est drôlement bon.
— Tu es encore allée te faire…
— Oui. C’est vendredi, hein.
— Combien, cette fois-ci?
— Trois. C’était une soirée faste, ils étaient en forme. Un des gars avait garé sa voiture dans la ruelle derrière le bar, on était tranquilles.
— Et dans le cul?
— Un seul.
— Ah.
— Dommage. J’aurais bien aimé qu’ils me remplissent.
— Ce n’est rien, voyons. Je ne veux pas que tu te fasses mal.
— Tu sais que je suis faite solide. Tu te rappelles, quand j’en avais pris six fois?
— Tu parles si je m’en souviens. Tu débordais, littéralement.
— Bon, on fait ça comment? Je suis claquée, j’ai envie d’une douche et d’un dodo. Comme d’habitude? À moins que tu aies quelque chose de spécial en tête…?
Il se lève de son fauteuil et dit :
— Il est trop tard pour la fantaisie. Allons-y pour le plus simple.
Il se couche sur la moquette, entre les jambes de sa femme. Elle releva sa jupe, s’accroupit et, ne portant pas de culotte, s’exécuta.
— Tu te rends compte à quel point je suis une gentille épouse? Quand je sors, jamais je n’oublie de ramener à boire à mon petit mari.
Ayant surpris son mari en flagrant délit
D’adultère, une Floridienne, sous le choc,
En guise de représailles a baissé son froc,
Puis a déposé un étron sur le tapis.
Dans l’État de Floride, une drôle de dame
Chez son ex, a foutu le feu au matelas
Alors qu’il y dormait avec une Gerda ;
De son couple elle voulait raviver la flamme.
— Allô chéri, tout va bien à la maison?… Oui, je serai de retour demain, je prends le vol de midi… non, tu n’as pas à venir me chercher… Ah? Ok, dans ce cas… Oui, je t’attendrai près de la sortie… Les enfants sont au lit? Oh… Dans ce cas, tu les embrasseras de ma part. Ok… Ok… on se voit bientôt… Moi aussi je t’aime… bye …
— Approche un peu. Fuck! J’adore t’écouter lui parler avant que je te baise à mort! Dommage que tes morveux étaient déjà au lit… Est-ce qu’ils savent que leur maman est une salope?
— Je t’en prie…
— Bonne idée, supplie-moi un peu, petite traînée… Crisse que tu es serrée… je n’arrive pas à croire que tu as des enfants. Est-ce qu’il est le père, au moins?
— Oh oui… plus fort…
— Tu veux plus fort? T’inquiète. Laisse-moi t’attraper par les cheveux…
— Mon dieu ! Mon dieu !
— Ahhhrg! Shit, pouffiasse, tu m’as fait venir trop vite. Tu vas devoir le rappeler.
— Non, je t’en prie… je vais te sucer pour te faire rebander…
— Bon, d’accord. Tu sais quoi ? Je pense que la prochaine fois, je te baiserai pendant que tu lui parles. Non, mieux: je vais bourrer ton petit cul de gentille maman et tendre épouse en levrette. Fuck ! Ça serait hot…
— D’accord, tout ce que tu veux…
— Ouais… petite salope… mère indigne… branle-moi en me montant bien ton jonc, que je vois à quel point que tu es une traînée vicieuse qui trompe son mari avec le premier venu…
— N’empêche, faudrait trouver un autre numéro à appeler, parce que les gens de la pizzeria commencent à en avoir marre de notre petit fantasme.
— Come on ! J’étais sur le point de rebander, là !
— Moins fort, tu vas réveiller les petits.
Entre Jacinthe et moi, ça n’allait plus du tout. Elle me trouvait irresponsable, insouciante, elle qui était si sérieuse et réfléchie. Elle me reprochait mes absences, mes trahisons. Elle n’avait pas tout à fait tort: j’avais à l’époque la fâcheuse tendance de ne pas payer ma part de loyer et de revenir à l’appartement la chatte tartinée de foutre.
Ce soir-là, je l’avais traînée contre son gré dans une sauterie chez une connaissance d’une connaissance. Le buffet était gargantuesque et l’alcool coulait à flots. Un peu trop même, si bien que vers minuit, je me suis sentie vaseuse. Jacinthe avait aussi avalé sa part de vodka, elle qui ne buvait que très rarement. Elle riait, se laissant tâter par un groupe d’hommes, ce qu’elle ne faisait jamais. D’ailleurs, l’appartement était plein d’inconnus à la gueule de brute qui étaient débarqués de Dieu sait où. Lorsque le parquet s’est mis à tanguer, j’ai titubé jusqu’à une chambre et je me suis effondrée dans un lit.
Une lumière venant du couloir me réveilla: la porte était ouverte. Quelqu’un était entré dans la pièce. Je reconnus le parfum de Jacinthe, mêlé à une forte odeur d’alcool. Elle s’etait approchée silencieusement du lit et s’était allongée près de moi. Je sentis sa main entre mes cuisses. Trop saoule pour faire quoi que ce soit, je la laissai faire en fermant les yeux. Elle releva ma jupe, fit glisser ma culotte, puis plaqua sa bouche contre ma vulve.
J’avais toujours hautement considéré la technique buccale de Jacinthe. Mais cette fois, quelque chose clochait. Je mis cette maladresse sur le compte de l’alcool, elle n’avait pas tellement l’habitude. Tout en me faisant lécher, je mis la main sur sa tête. J’adorais caresser ses longs cheveux. Mais sous la main je ne sentis que des poils drus. Stupéfaite, j’explorai la nuque complètement rasée, les oreilles et le front dégagés. Ce n’était donc pas Jacinthe! J’essayais de deviner quelle fille pouvait bien venir, comme ça, me cunnilincter dans le noir. J’avais bien fait quelques œillades à une fille aux cheveux très courts en début de soirée, mais enfin de là à… peut-être qu’elle aussi se méprenait sur la personne… quelle situation incroyable! Situation que je me résolus de savourer, en espérant que Jacinthe n’en apprenne rien. J’ai joui en gémissant, emprisonnant la tête rude de l’inconnue entre mes cuisses. Elle hoqueta, se débattit un peu, mais je ne relâchai l’étreinte qu’une fois mon corps apaisé.
Revenue à mes esprits, je ne savais pas trop ce que je devais faire. J’aurais pu me taire et me rendormir comme une bienheureuse. Mais j’étais trop curieuse. Je lui demandai: «Qui es-tu?»
Abasourdie, je reçus la réponse comme un coup de poing:
— C’est moi, Jacinthe.
— Mais qu’est-ce que t’as fait à tes cheveux?
J’ai avancé la main pour toucher à nouveau sa tête.
— T’es devenue folle ou quoi?
Elle s’est relevée et me dit:
— Une de tes salopes de copines m’a proposé cinq cents dollars pour me couper les cheveux, j’allais quand même pas dire non. Je te rappelle qu’on a déjà trois mois de loyer en retard. Mais toi, Anne, t’es un belle dégueulasse! Tu pensais qu’une autre était venue te lécher la chatte, hein?
J’étais coincée. L’esprit embrumé par l’alcool, je ne trouvai rien à répondre. Je l’entendis se relever et partir en claquant la porte. Me laissant retomber sur le lit, je me dis qu’elle n’y penserait plus le lendemain et replongeai dans le néant.
Je me suis réveillée quelques heures plus tard avec une prodigieuse gueule de bois, qui ne m’empêchait toutefois pas de me souvenir parfaitement de ce qui s’était passé au cours de la nuit. Je me levai péniblement, remis ma culotte, me rajustai tant bien que mal puis partis à la recherche de Jacinthe. Des gens dormaient un peu partout. Dans un coin du salon, je suis tombé sur un champ de bataille: la crinière coupée de Jacinthe par terre, de longues mèches blondes, lisses et encore soyeuses, mélangées à des cheveux plus courts. Ils avaient dû commencer grossièrement aux ciseaux et finir à la tondeuse ou au rasoir. Ces instruments traînaient d’ailleurs sous la table à café.
Et puis j’ai vu des poils frisés. Était-il possible qu’ils lui aient aussi… J’ai ramassé le rasoir. Il était couvert de petits poils blonds. J’ai alors vu la robe de Jacinthe, accrochée à un fauteuil. Je n’ai pu alors m’empêcher de l’imaginer, allongée par terre sur le dos, les cuisses ouvertes, un homme penché sur sa chatte, le rasoir à la main. Avec sans doute d’autres salauds autour d’elle, des vicieux venus se rincer l’œil en rigolant. Elle a dû leur offrir tout un spectacle.
L’avait-elle fait pour se venger de moi? Ou bien pour du fric, comme ses cheveux? Et maintenant où était-elle? Et qu’avait-elle encore pu faire d’autre comme bêtises?
Je l’ai trouvée dans une autre pièce, allongée sur un lit défait, sur le ventre, nue. De près, on voyait que la coupe de cheveux, que le rasage de la nuque et des tempes, avait été mal torché. Je l’ai retournée. Elle dormait profondément et puait l’alcool. Des traînées de sperme séché maculaient son ventre, ses cuisses, ses seins et son visage, tout autour de sa bouche et au coin de ses lèvres. Sa chatte était entièrement rasée, jusqu’à l’anus. On pouvait voir les nombreuses coupures laissées par un rasage négligent sur le pubis et les grandes lèvres. Sur son front nu, dépourvu de son épaisse frange, un mot tracé au feutre rouge: « salope ».
Pour passer plus de temps avec un mec
Barcelonais, sur les plages dorées
Elle dit au cocu guatémaltèque
Qu’on l’a enlevée, séquestrée, violée.
François se mit instantanément à débander lorsqu’il entendit le claquement sec de la porte de l’appartement, suivi de l’habituel sifflotement de sa légitime et tendre moitié.
— Ah foutre. C’est Manon, soupira-t-il.
— Merde, François! N’avais-tu pas dit qu’elle était partie chez sa mère? dit Marlène en sautant hors du lit.
Il la regarda rapailler à la hâte ses vêtements éparpillés dans la chambre, le rouge au front et le juron à la bouche.
— Laisse tomber, c’est inutile, tu ne pourras pas fuir; il n’y a qu’une seule issue et Manon se trouve directement devant.
— Laisser tomber? Serais-tu devenu dingue? répondit Marlène. Tu connais son tempérament!
La porte de la chambre s’ouvrit et Marlène, en désespoir de cause, plongea sous les draps pour maladroitement s’y cacher. François déglutit et se résigna à jouer le rôle du mari adultère dans un mauvais Feydeau.
— Chérie, je peux tout t’expli…
Manon lui plaça son index sur la bouche pour lui couper la parole.
— Quand tu t’es mis au golf avec ton patron et tes clients, je n’ai rien dit et j’ai joint un club de lecture. N’est-ce pas? dit-elle sur un ton acerbe.
— Euh…
— Et cet automne, quand tu as joint cette ligue de hockey amateur… tu te souviens? Je me suis mordu la langue et je me suis mise au scrapbooking.
— Manon, je sais que je n’ai pas été… bafouilla François.
— Et quand tu t’es mis dans la tête d’aller chasser sur l’île d’Anticosti… est-ce que je t’ai dit quoi que ce soit? Non, monsieur: je t’ai laissé partir et suis restée seule pendant toute une semaine. Mais là, vraiment…
Elle ouvrit le tiroir du haut de la commode, celui où est rangé le revolver.
— Manon! Je t’en prie! Laisse-moi t’expliquer! cria François.
— Non! Pitié! Je ne veux pas mourir! hurla Marlène.
Pendant que Manon fouillait dans le tiroir, François bondit et saisit fermement l’avant-bras, tout juste au moment où venait d’empoigner l’objet de ses recherches.
— Il est à peu près temps que tu me fasses participer à tes loisirs, dit simplement Manon, le gode-ceinture à la main.
Je relus pour la dixième fois l’itinéraire que ma collègue Sophie m’avait griffonné sur un bout de papier froissé.
«Un long moment sur l’avenue de l’Engagement, dépasser l’intersection de la rue de la Fidélité, puis tourner à gauche sur le boulevard du Coup-de-foudre, qui se transforme après quelques minutes en rue de l’Adultère… Suivre la pente douce jusqu’au chemin du Divorce… Tourner à droite sur la rue des Regrets, jusqu’à la promenade de la Dépression et tourner à gauche sur l’impasse de la Psychopathe. Mon adresse: 911, impasse de la Psychopathe.»
Effrayée, je pensai alors à Sophie. Son charme mutin, son sourire malicieux, et ses seins… tout petits, tout mignons, attendant sagement sous sa chaste blouse de coton blanc d’être bécotés, mordillonnés. Les yeux de Sophie, ses lèvres qui faisaient déboîter mon cœur et mouiller ma culotte…
«Et puis merde!» me dis-je en jetant le papier sur le siège arrière de la voiture de Simone. «Je sais qu’elle m’attend, je finirai bien par trouver le chemin!» Je pris la clé et démarrai.
— Je… je dois y aller, lui dis-je d’une voix tremblante, le souffle coupé, et les joues luisantes de cyprine.
— Non. Pas tout de suite. Reste, je t’en prie, me répondit Rachel, souriante, sa chevelure de feu répandue sur l’oreiller. Reste, il fait froid dehors et le lit est si doux, si chaud…
— Je sais, chérie, soufflai-je en enfilant ma culotte, mon soutien-gorge entre les dents. Mais je dois vraiment partir. Si ton mari nous surprend, je ne suis pas mieux que morte.
Elle caressa son ventre rond puis le doux renflement de son pubis du bout des doigts, puis murmura:
— Allez, respire par le nez et reviens près de moi. Il reste des parties de mon anatomie que tu n’as pas encore dépliées!
— Cesse de te moquer, je suis sérieuse. Des cocus qui font la peau à la maîtresse de leur épouse, ça ne se trouve pas que dans les romans de gare, mais aussi à la page des faits divers des journaux jaunes. Ce n’est pas parce que ton cher et tendre passe le plus clair de son temps avec des bouquins poussiéreux qu’il est inoffensif et non violent.
— Tu t’en fais pour rien. Maurice ne risque pas de débarquer à l’improviste pour te mettre une balle entre les deux yeux.
— Et qu’est-ce qui te permet de dire cela avec un tel aplomb?
— Il a téléphoné juste avant ton arrivée. Il m’a dit qu’il va rentrer tard, car il te présente en ce moment des curiosa rarissimes et tu sembles très, très intéressée, me dit-elle avec un clin d’oeil.
Mon amante aime le jazz. Dizzy. Monk. Bird. Chaque jeudi soir de dix-neuf à vingt-deux heures, elle se rend à la bibliothèque municipale pour la réunion hebdomadaire du Club des amateurs de jazz. Quant à moi, je reste à la maison pour récurer les chaudrons, brosser les chats et lessiver les draps — car je suis une fille plutôt du genre classique.
Simone s’habille. Ses bas résille soulignent à l’encre de chine les jambes interminables émergeant de sa jupe un peu trop fendue. Sa blouse est trop échancrée. Son parfum trop appuyé. Debout sur le pas de la porte, je l’embrasse sur la joue et lui demande:
— Qu’ est-ce qu’il y a au programme, ce soir?
— Early blues: Bessie Smith, Blind Lemon Jefferson, Robert Johnson… s’il reste du temps, me chuchote-t-elle à l’oreille avant de sauter dans sa Miata rouge.
Les chaudrons reluisent. Les chats ronronnent. Les draps sont propres et frais. Varèse. Stockhausen. Webern.
La nuit est si douce que je décide de marcher jusqu’à la bibliothèque. J’entre par la porte arrière et je descends l’escalier jusqu’au sous-sol. J’y trouve sept vieux croutons à l’odeur rance assis autour d’une table tournante qui écoutent d’un air pénétré la voix éraillée et grinçante d’une femme s’égosillant sur les infidélités de son homme. Perplexe, je sors et sillonne le parking de long en large, où la brise nocturne agite dans la pleine lune les feuilles des arbres centenaires. Pas la moindre trace de Miata.
— Alors, comment c’était? lui dis-je à son retour, peu après vingt-trois heures.
Elle reste muette, songeuse, puis caresse le poil lustré de Ravachol. Elle se lève ensuite, lentement, puis me sourit — un sourire lent, doux, humide — mais n’ose pas affronter mon regard. Elle prend plutôt ma main et, comme tous les jeudis, m’amène dans notre chambre et, dans nos draps parfumés de citron, me fait une démonstration.
Dizzy. Monk. Bird.
Jazz.
Ils sont étendus, détendus, au lit, dans cette douce torpeur qui suit les étreintes les plus passionnées. Elle est la première à se lever.
— N’es-tu pas satisfait d’avoir enfin appris à baiser le bon orifice?
— Puis-je savoir de quel orifice il s’agit, très chère?
— Les miens, évidemment. Tous les quatre.
— Quatre ?
— En comptant mes seins, voyons. Tu avais l’air de les apprécier, samedi dernier…
— Ah! Ma première caravate de notaire…
Ils s’embrassent
— Je dois partir, Martine.
— Je sais. Quand vais-je te revoir?
— Je suis libre vendredi. Quel est l’emploi du temps de Vincent et de Marie?
— Vendredi, peut-être… je déteste attendre. Pourquoi pas mercredi? On pourrait allez au resto tous les quatre… comme ça, je pourrais au moins te voir.
— Oui! Je pourrais ainsi passer la soirée en essayant de ne pas te mettre la main au…
— Qui sait, peut-être se tomberont-ils dans les bras l’un de l’autre, si on les aide un peu.
— Ha! Vincent et Marie, commettant ensemble l’adultère! Comme ce serait ironique! Hélas, je serais étonné qu’ils se plaisent mutuellement.
Elle le regarde amoureusement et soupire.
— Qui aurait dit que nous aurions pu mutuellement nous plaire nous-même… Je ne veux pas que tu partes. Je veux que nous restions ensemble. Toujours.
— Tu sais que c’est impossible, chérie…
— Je sais. Mais je ne peux pas m’empêcher de le désirer de tout mon cœur.
— Je t’en prie, Martine, c’est difficile pour moi aussi.
Elle essuie une larme et dit:
— Allez, file. J’ai promis à Marie de lui faire un rosbif.
Elle s’est endormie dans mes bras. J’ai commencé par la branler très doucement et de mille manières, pour ensuite lui mettre un doigt, puis deux. J’ai joui sur sa cuisse en blottissant mon nez dans son cou, nos doigts poisseux entrelacés. Demain, je la renvoie à son mari.
— Trésor, réveille-toi… je viens de faire un horrible cauchemar…
— Unnngh?
— J’ai rêvé que je te surprenais au lit avec une autre femme. Tu ne serais jamais capable de me tromper, n’est-ce pas?
— Hein? Bon sang mais qu’est-ce que tu me chantes?
— Olivier! Mais… mais… qu’est-ce que tu fais ici? Et où est…
— À Cornwall – enfin, je l’espère. À quoi veux-tu en venir?
— Mais c’est impossible, je…
— Quoi? Tu ne vas tout de même pas me faire ton numéro de vierge offensée, après tout ce que tu as fait cette nuit!
— Je… oh mon dieu!
— Ah, je vois… encore un de tes petits jeux… Vas-y, fais-toi plaisir, salope, ça me fait bander!
— Je t’en supplie, arrête, tu dois…
— Branle-moi, putain adultère. Avec ta main gauche, pour que je puisse bien voir ton alliance.
— Chérie, réveille-toi… je viens de faire un horrible cauchemar…
— Unnngh?
— J’ai rêvé que je te trompais. Avec un homme, par dessus le marché! Oh, Simone… tu es certaine que cette histoire de mariage est vraiment une bonne idée?
— J’en suis convaincue, ma belle. Dors, maintenant; demain la journée sera longue.







