Textes portant l'étiquette « Bisexualité »

Transitivité

4 juin 2012

— J’étais donc là, assis sur le banc de bois, avec seulement une serviette autour des reins, et alors elle s’est levée et elle m’a embrassé. Ensuite, elle est descendue le long de ma poitrine et de mon ventre, elle a dénoué la serviette puis s’est mise à me caresser la queue.

 — Elle t’a… comme ça? Elle ne savait même pas que tu…

 — Je te jure. J’ai fermé les yeux, je me suis adossé au mur et j’ai senti ses lèvres autour de mon sexe. Inutile de dire que je me suis retrouvé au garde-à-vous en moins de deux. Je sentais sa langue tourner autour de mon gland; parfois elle arrêtait, enlevait sa bouche et tenait ma bite contre mon ventre pour pouvoir bien dégager mes couilles et me les lécher et j’écartais les jambes le plus possible pour faciliter sa caresse.

 — Comment c’était?

 — Ça me faisait gémir de plaisir, qu’est-ce que tu penses. Sa langue ferme et chaude se promenait partout entre mes cuisses et mes fesses en laissant une trace d’humidité à chaque passage. Elle me branlait assez vigoureusement, pour ensuite reprendre ma queue dans sa bouche. Je voyais ma bite luisante, pleine de salive, rentrer et sortir entre ses lèvres. Jamais je n’aurais cru qu’elle savait pomper à ce point, qu’elle y mettrait autant d’ardeur et d’application. Elle serrait les joues d’une façon incroyable et savait exactement comment varier le rythme. Ses mouvements rapides étaient une torture et ses mouvements lents un véritable supplice. Dix fois j’ai cru que j’allais décharger, dix fois elle s’est arrêtée quelques secondes avant que je jouisse, pour recommencer de plus belle.

 — Mais tu as quand même fini par venir, n’est-ce pas…

 — Quand j’ai senti que j’allais jouir, je l’ai avertie de l’imminence de l’éjaculation en lui proposant d’arrêter. Elle m’a fait non de la tête, alors j’ai giclé dans sa bouche à longues saccades en hurlant de plaisir. J’ai senti son corps entier trembler et dans un long grognement elle a entrouvert sa bouche pour respirer. Haletante, elle a empoigné ma queue et, pendant que je finissais de décharger quelques giclées sur son visage, elle m’a caressé les couilles et s’est acharnée sur mon sexe avec sa main.

 — Quel enthousiasme…

 — Je ne te le fais pas dire. On aurait dit qu’elle voulait que j’en crache toujours plus. Longtemps après que j’eus joui, elle me suçait encore pour ne pas en perdre une goutte. Elle a étalé le sperme sur ses joues avec mon gland et m’a nettoyé soigneusement la queue avec sa langue. Elle s’est ensuite relevée et m’a embrassé, me fourrant une langue poisseuse de foutre dans la bouche.

— Wow…

 — Avoue que ça t’excite, mon cochon.

 — Ouais, j’avoue. Je bande comme un chevreuil.

— Tant mieux, parce que maintenant, j’ai envie de défaire ta braguette et te faire exactement ce qu’elle m’a fait.

La conférence interrompue (2/5)

31 décembre 2009

Ou la philosophie dans le 3½
(transcription de cinq enregistrements numériques)

Nom du fichier : conference02.wav

AA : Anne Archet, conférencière interrompue
LB : Louis Berthier, artiste subventionné
SB : Simone Bechara, lesbienne radicale
L : Lucifer, poète sans abri

[Début de l’enregistrement]

[Bruits de manipulation de micro.]

AA : «Individualisme, aristocratie et anarchie», par Anne Archet. Suite et fin.

L’individualisme de Nietzsche est aristocratique dans le sens où il est convaincu que tous les individus ne sa valent pas : il y a les forts et les faibles. L’erreur est de comprendre ces termes dans le cadre des relations sociales actuelles et surtout de croire que « forts » veut dire « bourgeois », « maîtres » ou « dictateurs » et que « faibles » veut dire « prolétaires », « esclaves » ou « opprimés »; la pensée de Nietzsche est beaucoup trop complexe pour tomber dans un tel manichéisme.

Nietzsche distingue plutôt la force et de la faiblesse, la volonté de puissance ascendante (qui va dans le sens de la vie) et la perversion de cette volonté (lorsqu’elle se heurte à des obstacles comme la morale, la religion ou la société), perversion qui fait que l’individu retourne sa volonté contre lui-même, s’affaiblit et éventuellement s’autodétruit. Le fort et le faible ne sont donc pas nécessairement deux individus séparés et distincts dont l’un réduirait l’autre en esclavage; ce sont plutôt deux tendances en lutte qui coexistent chez l’individu, le tirant tantôt vers le bas, tantôt vers le haut.

Le fort — l’aristocrate étymologique, le meilleur — et le faible ne sont donc pas deux individus séparés dont l’un réduirait l’autre en esclavage. Il s’agit plutôt de deux tendances qui tirent l’individu tantôt vers le bas, tantôt vers le haut. L’individu fort est celui qui s’est placé dans des conditions de vie qui favorisent la tendance ascendante de sa volonté et qui parvient à faire triompher en lui les forces positives. Le faible est celui qui renonce à lui-même, qui a honte de son égoïsme, qui préfère se dominer lui-même, dominer ses passions, ses instincts, plutôt que d’exercer sa puissance vers le monde extérieur.

Le fort est un « homme supérieur », c’est un individu qui…
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