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Mesdames, messieurs (ainsi que tous les autres qui refusent d’être catégorisés dans ces viles catégories contraignantes et hétéronormées), c’est dans la joie et l’allégresse que je lance officiellement les festivités soulignant le dixième anniversaire de Lubricités – Les cahiers d’Anne Archet.

AAniversaire

Comme vous le savez sûrement, j’ai organisé un concours littérrrrâireu pour souligner l’évènement  dans le but non-avoué (mais facile à deviner) de me faire couvrir d’hommages gratinés. Le résultat fut au-delà de mes espérances les plus intoxiquées, puisque vous fûtes nombreux et nombreuses à me faire parvenir vos textes. Commençons avec celui du sexe et magistral SS Latrique, mon partenaire dans le crime qui a eu l’inconscience d’écrire avec moi l’horrible Décamoron sur Terreur!Terreur!. Dans un revirement de situation dont lui seul a le secret, il a décidé d’organiser un concours à l’intérieur de mon concours. Comme c’est métatextuel !  Mais qui osera répondre à un tel appel…

* * *

Cher lectorat, je dois t’avouer une chose, une toute petite, c’est humiliant, mais voilà… c’est que, vois-tu, je suis salement en pâmoison devant l’invisibilité d’Anne Archet; son absence me fait durcir depuis qu’on s’aime sur internet. Quand elle m’a demandé de lui écrire un texte pour l’anniversaire de son brontosaure de blogue, j’ai fait un trou dans le mur de mon salon pour y faire aller et venir ma grosse graine, mais ça n’a pas marché fort. Je suis redevenu mou en deux secondes. C’était poche. J’étais gêné. Je me suis demandé pourquoi je n’arrivais pas à cracher ma purée dans mon glory hole imaginaire et je n’ai rien déniché dans mon inconscient pouvant me déculpabiliser. J’étais un nul. C’était clair.

Je me suis couché dans mon lit et j’ai braillé ma race, j’ai regardé le remake de Blanche-Neige, j’ai trouvé Kristen Stewart à chier, le chasseur encore pire, je pensais mourir, et j’ai eu une illumination :

Lui organiser le plus puissant gang-bang virtuel qu’on puisse concevoir.

Pour les dix ans d’Anne (remarque qu’elle est plissée dans la vraie vie, une MILF qui aime vagabonder à Terrebonne, vraiment vraiment vieille, en fait – je te parle donc ici de ses dix ans symboliques –), Latrique file doux, il ne va pas l’insulter, même pas lui cracher dessus, mais je sais pertinemment qu’on va bien s’occuper d’elle, la célébrer.

J’ai besoin de toi parce que c’est toi qui décideras de l’issue, de la mort peut-être, d’un éventuel meurtre live en forme de snuff littéraire, pourquoi pas?!

Latrique est exténué et il ne peut pas avoir les mains sales, pas maintenant, sa trique doit rester dans ses shorts propres, pas d’excès qui vienne de lui, pas de niaisage, juste l’envoi du coup qui pourrait éventuellement faire juter Archet dans la bouche d’un prêtre chauve et puant, ou, encore, name it, on est dans le dropping d’idées, Anne pourrait finir scalpée avant d’être fourrée jusqu’à ce qu’elle panique de jouissance à force de se faire limer par une queue énorme, trop grosse pour sa p’tite chatte qui ne se montre jamais le minou en public, une bite sculptée à même sa propre chair préalablement séparée du reste de son immondice de corps, Anne pourrait me tuer, elle pourrait accoucher, finir six pieds sous terre encabanée en dessous de la tombe pourrie d’un Gildor Roy préalablement noyé dans du jus de pute après avoir été hué jusqu’à ce que ses oreilles saignent et que l’archange Gabriel vienne le sauver de la honte à coups de machette, Latrique ne veut rien de mal pour Anne, sa marquise, il l’aime, il lui veut du bien, il la frenche dans ses rêves, mais bon.

SS Latrique veut donner un beau gros cadeau à sa belle, mais il ne sait pas quoi. Je veux que tu m’aides. Sois notre héros glamour d’amour, lecteur, sois notre slut enragée Queen of the porno sale, lectrice. Deviens Chuck Palahniuk ou Bret Easton Ellis, ou Duras si tu veux te faire désirer, à ta guise, pète la gueule d’Anne Archet ou la mienne, rien à foutre, mais il faut que ce soit beau.

En gros, c’est comme un match d’impro ou une raclette en famille qui vire en bordel; tout le monde peut s’en mêler parce qu’on l’aime ou on la déteste, la pulpeuse Archet, elle ne laisse personne s’en branler dans le vide, anyways, c’est ça que je veux dire.

Le gagnant ou la gagnante de ce concours se verra attribuer une place dans un projet ultra-secret que je suis en train de monter (peut-être en collaboration avec Anne, qui sait…) où tout sera grandiose. Et, bien sûr, le texte sera mis en ligne.

Alors, je commence l’histoire. Tu peux continuer. Issue libre. Thème : Anne Archet. Longueur : rien à battre. Deadline : le 23 janvier. (Tu as exactement dix jours pour pondre ton œuvre.)

Pour participer, envoie ton texte en pièce jointe dans un message privé à Latrique et Anne Archet, en commun; on va reluquer ça ensemble. Nous trouver sur fessebouc, c’est facile. Si on n’accepte pas de devenir tes amis, ne le prends pas mal.

Go!

Je commence.

* * *

À 19 ans, Anne Archet s’est ramassée dans les AA de l’amour parce qu’elle n’en pouvait plus d’haïr tout le monde sauf ceux et celles qui acceptaient ses avances – ceux qui lui léchaient la motte derrière les arbres à côté du poulailler chez feu son grand-père cochon comme un vautour; celles qui, parce qu’elles avaient peur de se faire frotter la face sur l’asphalte de la cour du Cégep si elles ne se laissaient pas pogner, se faisaient rentrer n’importe quelle affaire pas catholique pour deux cennes dans tous les orifices du corps, entre autres.

Éprise d’une forte attirance envers Louise Deschâtelets, avant qu’elle ne se lance dans ses fabuleux courriers du cœur – qui allaient devenir une véritable bombe, un succès international sur les ondes de Terreur! Terreur! –, la libidineuse Anne n’en pouvait plus de ne pas se sentir près de sa Loulou; se laisser embarquer dans lesdits AA ne fut donc qu’une façon pas trop sordide, crissement efficace, afin d’arriver à ses fins : s’instruire et, éventuellement, devenir LA réplique parfaite de son idole de jeunesse.

Anne Archet, l’anarchiste foudroyante en devenir, celle qui quelques années plus tard se verrait populariser le terme controversé d’urnophilie sur les réseaux sociaux, était bien loin de se douter qu’elle se rendait vers Dieu en allant aux AA.

Cette période sombre fut enfermée. Jamais elle ne fut effleurée, discutée, divulguée. Le traumatisme inhérent à cet épisode le reléguant au statut de tabou, l’innommable fit sa job; Anne Archet l’oublia pratiquement elle-même. Cette année-là, elle fit également la rencontre du coquin SS Latrique, qui devint SA propriété, SA bite. Nul besoin de vous dire que cette période doublement sombre changea à jamais la vision du monde de notre chère fêtée.

Il y a quelques jours, un précieux trésor a refait surface… Un extrait de journal signé par Anne Archet se prenant pour Anne Frank… Une juteuse tranche de vie.

(Alors, voilà. C’est ici que tu commences. Tu as l’honneur de nous écrire des mots écrits par Anne Archet dans son journal. N’oublie pas de dater.)

Noune chance!

Très cordialement,

SS Latrique.

* * *

Comme tous les participants à mon concours, m’sieur Latrique s’est mérité un exemplaire de Pr0nographe, le meilleur ebook érotique disponible dans l’univers connu. Vous aimeriez vous aussi en avoir une copie gratos? Participez au sien !

Sept ans d’obscénités bloguesques aujourd’hui… et toujours cet arrière-train qui me démange sans cesse.

Joyeux anniversaire, blogue chéri. Entonnons en chœur cet hymne de circonstance:

♫La ♩ puberté to ♪you,
La ♫puberté to you ♩,
♫La puberté, ♩la puberté
La♪ puberté ♩to you.♫