Cunnilinctus

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C’était dimanche et nous paressions au lit

C’était dimanche et nous paressions au lit, moi le nez plongé dans son bouquin et elle écoutant distraitement le bulletin de nouvelles télévisé.

— Tous ces scandales de pédophilie dans lesquels l’Église trempe me donnent froid dans le dos, surtout quand je pense que tu as fréquenté une école catholique. Rassure-moi un peu, ma chérie. Dis-moi que tu n’as jamais subi de mauvais traitements…

— J’étais une élève modèle, mais ça ne m’empêchait pas d’être continuellement punie. On m’a donnée la fessée plus souvent qu’à mon tour, mais ce que je détestais le plus, c’était de me faire envoyer au bureau de la Mère Supérieure, parce qu’elle m’obligeait toujours à lécher sa fente.

— Quoi ?

— Bah oui, elle me forçait à me mettre à genoux et à ramper sous sa robe noire. Laisse-moi te dire que c’était sombre et qu’on étouffait de chaleur là-dessous, il fallait se fier à son nez et se guider à l’odeur, si tu vois ce que je veux dire… ensuite, je devais lui brouter la moquette jusqu’à ce qu’elle jute comme une pêche trop molle. Ça prenait toujours au moins vingt minutes… qu’est-ce qu’elle était peine-à-jouir, cette vieille peau.

— Tu… tu me niaises, là ?

— Je n’étais pas la seule, on finissait toutes par y passer. Quand elles voulaient vraiment nous humilier, elles nous faisaient manger à la cafétéria. Là, je te jure, on dégustait – pas la bouffe de la cafétéria, non, mais la surprise au thon de la cantinière. Elle ne se lavait pas souvent, celle-là, et sa plotte était si fripée qu’elle ressemblait à une patate qui serait restée trop longtemps dans le garde-manger. Et je ne te parle pas de l’odeur… quand elle nous l’écrasait au visage, c’était comme si elle nous giflait avec la serpillère qui avait servi à éponger le carrelage des toilettes.

— Ha ha ha. Je suis morte de rire.

— En tout cas, je sais quel effet ça fait de faire minette à une momie.

— Ça m’apprendra à m’inquiéter de tes traumatismes d’enfance, la comique.

— Tu devrais les remercier, mes traumatismes d’enfance. Grâce à eux, je vais pouvoir te gougnotter sans faire de chichis quand tu seras une vieille dame indigne, même si ta noune devient sèche, poussiéreuse et encombrée de toiles d’araignées.

— Ouache !

— Permettez-moi, chère dame, avec tout le respect que je dois à une ainée, de faire vriller ma langue sur votre abricot fendu.

— Pas question, obsédée !

— Allez, profitons-en pendant qu’il est encore frais et juteux.

— Je ne peux pas croire que tu puisses faire des blagues sur un sujet aussi tragique. Si tu veux mon avis, ce genre de mentalité ne fait qu’entretenir la culture du viol…

— Yummmm.

— Oh ! Mon dieu ! Oui !

— Écarte tes cuisses et ne regarde que l’écran.

Sarah soupira longuement – ce genre de soupir qu’elle laisse toujours échapper lors du tout premier contact d’une langue sur sa chatte.

Quelques minutes plus tôt, elle s’était confortablement installée au lit avec son amoureuse et son ordinateur portable pour regarder le talk-show du dimanche soir tout en « postant » des remarques futées et sarcastiques sur Twitter – le genre de préparatif que des millions de Québécois font le dimanche soir à la même heure, tout orphelins de rituels collectifs et en manque terrible de grands-messes qu’ils sont.

Mais ce soir-là, Sarah avait, contrairement à son habitude et juste avant l’office divin, décidé de peindre ses ongles en bleu – ce genre de bleu éclatant qui rend ses orteils si sexy, si étincelants qu’on les dirait incrustés de saphirs.

Et surtout, elle les frétillait sous le nez de Manon, son amante – ce genre de frétillement qui n’a rien d’innocent.

— Hey! Tu vas arrêter de jouer les allumeuses? Le premier invité vient à peine de s’asseoir et je suis déjà mouillée comme une catin… dit Manon en laissant courir son index le long de la cuisse de Sarah – le genre de caresse qui semble légère et désinvolte, mais qui est en réalité lourde de sous-entendus.

— Je ne fais rien du tout. Et puis chut, je ne veux pas manquer cette entrevue… répondit Sarah d’une voix émue – ce genre de voix qu’elle prend toujours lorsque son amoureuse glisse sa main dans son pyjama et se fraie un passage entre ses cuisses.

— Ne t’en fais pas, tu n’en manqueras pas une miette de ta messe profane télévisée. Écarte tes cuisses et ne regarde que l’écran, ordonna Manon sur un ton autoritaire – ce genre de ton qui n’appelle aucune réplique.

Sarah soupira longuement – ce genre de soupir qu’elle émet toujours à répétition lorsqu’elle savoure la caresse baveuse d’une bouche amoureuse. Puis elle jouit, tremblante et pantelante, les yeux rivés sur la télé – ce genre de jouissance qu’elle n’éprouve que lorsque Manon pèse sur le piton.

— Je peux inviter une amie?

— Pour une fois qu’on a l’appartement à nous seuls, j’aurais pensé qu’on aurait pu… en profiter.

— Tu vas l’aimer.

— Elle est comment?

— Elle est grande, gentille et douce. Elle a les cheveux très courts et aime porter des chemises à carreaux.

— Ça ne me semble pas très prometteur. Je vais pouvoir la baiser?

— Non. Elle n’aime pas les hommes.

— Dans ce cas, qu’est-ce que j’y gagne?

— Bien… je vais la déshabiller, lui lécher la fente et lui enfoncer mon gode préféré, tu sais, le mauve que j’ai toujours dans mon sac… elle va mouiller, c’est certain, elle mouille toujours un jour d’avril, alors je vais boire à sa source, sans même laisser une seule perle de rosée sur le poil de sa chatte. Quand elle sera enfin satisfaire, elle déchirera mes vêtements, me ligotera sur le lit et t’invitera à m’enfiler pendant qu’elle s’assoira sur mon visage.

— Fuck! Tu… tu veux l’appeler maintenant?

— Pas besoin, elle sera ici d’une minute à l’autre.

Elle se levait à des heures impossibles pour aller travailler — avec tout ce sang et ces horaires de travail impossible, je me demande pourquoi elle avait choisi de faire médecine. Comme elle ne pouvait commencer sa journée sans jouir, elle réglait la sonnerie de son réveil encore plus tôt, si bien que c’était toujours sa chatte, postée au-dessus de ma figure, que je voyais en premier en ouvrant les yeux. Je la léchais d’une langue empâtée par le sommeil et elle jouissait vite, avec de petits feulements délicieux. Elle me baisait ensuite avec son gode préféré, qu’elle avait affectueusement prénommé Marcus, jusqu’à ce que j’asperge son visage de cyprine — ce qui n’arrivait pas toujours, ce genre de chose ne se commande pas.

Ensuite, elle se levait prestement, vaquait à sa toilette, mangeait une toast au Cheeze Whiz, revenait m’embrasser et s’en allait, me laissant toute la journée me livrer à ce qu’elle croyait mes sombres complots anarchistes (qui en réalité se résumaient à quelques heures d’écriture, quelques minutes de branlette et des heures de glandouille).

Les journées fastes, j’avais une chatte pleine de foutre à lui faire bouffer à son retour. Mais la plupart du temps j’avais été trop flemmarde pour préparer le souper.

« Ce n’est pas parce que tu es trop fauchée pour t’acheter une voiture qu’on va renoncer au plaisir de s’envoyer en l’air sur la route », me dit-elle en enfilant un de ses uniformes de salope préférés. Pendant que j’ajuste mon porte-jarretelles, elle appelle un taxi que nous sortons attendre sur le trottoir. Je ne peux pas m’empêcher de penser que nous avons l’air de deux tapineuses égarées dans ce tranquille quartier petit-bourgeois.

Quinze minutes plus tard, le taxi se gare juste devant nous. Le chauffeur n’a pas l’air très propre, il est gras, quinquagénaire et sent le tabac. Il ne sort pas pour nous ouvrir la portière — y a-t-il encore des chauffeurs de taxi qui font pareille chose?

Sur la banquette arrière, elle écarte les cuisses dès que le taxi démarre. Elle attend de moi que je prenne les choses en main, comme d’habitude. Alors, je la caresse, d’abord en effleurements très délicats, puis carrément en enfonçant la soie de sa culotte avec les doigts, dans son sexe entrouvert. Elle ne peut réprimer un spasme, un hoquet.

Le chauffeur fait mine de rien, même si, grâce au rétroviseur, il n’en perd pas une miette.

— Elle va me lécher ma fente. Ne vous en faites pas, elle a l’habitude, elle est très propre… nous ne mouillerons pas le capitonnage.

Il ne répond pas. Des gouttes de sueur perlent sur son front.

— Vous savez, elle aime beaucoup se faire enculer pendant qu’elle broute mon minou, alors si vous connaissez un coin tranquille, on pourrait…

Coup de volant, accélération brusque : je n’ai même pas le temps de finir ma phrase que nous sommes garés sous un viaduc  faiblement éclairé par la lumière jaunâtre d’une lampe sodium. Tags hiéroglyphiques, rebuts divers sur le sol crasseux, odeur d’urine : le décor est parfait.

Il se tourne vers nous, attend, silencieux. Elle sort alors de la voiture, retire en vitesse sa jupe et sa culotte et se glisse entre mes cuisses, cambrée à l’extrême, cul nu, dans même un regard pour le chauffeur — qui après quelques secondes, vient se débraguetter derrière elle.

Vautrée sur la banquette, les jambes bien écartées, je me laisse lécher le bouton en contemplant ses seins qui ballotent au dessus de son soutien-gorge. Le chauffeur a fini par prendre de l’assurance; il besogne avec vigueur et application. Je lui fais remarquer que  le compteur tourne toujours. Entre deux grognements, il précise que la course est pour lui. Quand à elle… elle en a plein la bouche, plein le cul : elle est heureuse.

Juste avant de jouir, le chauffeur renifle et grogne comme un animal blessé. Il s’arc-boute, se crispe, crache en l’air quelques « câlisse » et quelques gouttes de foutre bien profond en elle qui, la tête posée sur mon pubis, ronronne de plaisir en bavant.

Elle remet sa culotte, il remonte sa braguette. Elle rajuste sa jupe, il se laisse choir lourdement à sa place et redémarre. Nous restons tous les trois silencieux. Elle pose sa tête sur mon épaule et me caresse la cuisse. Moi, je regarde défiler la nuit, dans toute son étrangeté.

Arrivées à destination, le chauffeur se donne cette fois-ci la peine de venir nous ouvrir la portière. Elle sort en premier et s’éloigne en tortillant exagérément son popotin. Il me prend à part, me tend sa carte d’affaires et me dit :

— Appelez-moi quand vous voulez. Vraiment. Je suis sérieux.

Mon petit doigt me dit que j’ai bien fait de ne pas m’embarrasser d’un prêt-auto.

(Haïkus du dimanche écrits à la demande de phroz et publiés en rafale sur Twitter.)

Larme au coin de l’œil
Et sur ma joue empourprée
Un peu de sperme.

La porte claque
Ne reste que dans les draps
Son parfum fauve.

Les traits convulsés
Et la chair de ses nymphes
Autour de mes doigts.

Après avoir joui
Serment d’amour éternel
Je sais qu’elle ment.

Le regard hautain
Mais l’entrejambe humide
Elle sera mienne.

J’aime sa nuque
Quand j’enfonce quatre doigts
Dans son fondement.

Lèche ma chatte
Même si près de ton lit
Le chat observe.

Tu m’as bien baisée
Contre ma cuisse attendrie
Ton foutre coule.

Mon cul modeste
Par ta pine orgueilleuse
Bourré de fierté.

Baise-moi encor
Sur ta peau moite d’amour
La lune brille.

Il la pénètre
Sur ma bouille les embruns
De leur jouissance.

Odeurs marines
Quand dans les plis de son con
Je glisse mon nez.

Ton foutre gicle
Tant et tant qu’il déborde
Par mes narines.

Cyprine salée
Ma tension artérielle
En a trop souffert.

Le galbe troublant
De tes seins improbables
Me rend démente.

La pine du chien
Enfoncé dans sa chatte
Cris et jappements.

Au téléphone
Pour mouiller ma culotte
Sa voix me suffit.

Elle fait claquer
Le martinet sur la chair
De son amante.

La solitude
Amère de se branler
Pendant une orgie.

La canicule
N’est jamais la vraie cause
De mes draps mouillés.

«Tige de jade»
Voilà comment je nomme
Ta queue d’Orient.

Ton coquillage
Couvert de rosée nacrée
Je veux y boire.

Voisins excédés
Par mes cris de jouissance
Frappent à ma porte.

Une lesbienne
Ne cesse de me texter
Ses mots graveleux.

Elle vend son corps
À un prix exorbitant
Un bijou précieux.

La ville en été
A l’odeur acidulée
D’un con détrempé.

J’appuie mes talons
Sur tes larges épaules
Enfonce ta queue.

Ta motte touffue
Tu peux lui faire tes adieux
Voici le rasoir.

Tes jolies fesses
Polies comme le marbre
Où est mon fouet?

Elle a joui si fort
Que son corps se contracte
Gicle la pisse.

Émilie déposa sa tasse de café sur la table et se pencha vers Kevin.

— Chéri?

— Hum? marmonna-t-il, les yeux rivés sur sa grille de mots croisés.

— Mon vibromasseur ne fonctionne plus. Ce n’est pas les piles, je viens de les changer, elles sont neuves. Rien à faire, il ne vibre plus.

— Le petit œuf métallique relié à la commande par un fil?

— Ouais.

— Voilà un design qui laisse à désirer, compte tenu de l’usage.

— Tu crois que tu peux le réparer?

— Donne-le-moi, dit-il en soupirant, avant de replier son journal.

Dix minutes plus tard, le boitier de la commande était ouvert et ses entrailles étendues sur la table. L’œuf argenté était aussi éventré, les tripes à l’air libre. Kevin travaillait lentement, consciencieusement, tel un chirurgien, le fer à souder dans une main, la sonde du voltmètre dans l’autre. Quant à Émilie, elle restait au chevet du malade, les sourcils froncés par l’inquiétude.

Kevin finit par déposer ses outils en hochant la tête.

— Le moteur est grillé, foutu. Ce truc est cliniquement mort — il était beaucoup trop délicat pour l’usage intensif qu’il subissait.

— Mais… Qu’est-ce que je suis censée faire maintenant? dit-elle, visiblement déçue.

Kevin balaya du bras toute la ferraille, attrapa Émilie par la taille et la coucha sur la table, puis lui enleva sa culotte. Avant même qu’elle eût le temps de protester, il lui glissa deux doigts dans la chatte et écrasa sa langue contre son clito.

Prise de convulsions, elle jouit, les bras fendant l’air, en criant des obscénités.

Kevin essuya son visage avec la manche de sa chemise et dit :

— Tu vois? Tout ce qu’il te fallait, c’est quelque chose conçu de façon plus robuste.

Elle n’était revenue auprès de moi que quelques jours, avant de repartir pour Baltimore, où elle étudiait. Nos retrouvailles furent brèves, intenses et surtout orageuses, comme elles le sont toujours. Le matin de son départ, elle me demandait encore :

— Qu’est-ce que tu as pu faire comme cochonneries, pendant mon absence…

— Bof… je me suis défendue.

— Raconte.

— À quoi bon…

Elle me regarda fixement, de ce regard qui coupe court à toute discussion.

— Et par quelle cochonnerie dois-je commencer? lui demandai-je avec résignation.

— La dernière. La plus fraîche.

— Puisque tu insistes… Je sors du collège, le temps est doux, et près de l’arrêt du bus, je croise un quidam, genre vétéran de Woodstock, la cinquantaine, les cheveux longs et grisonnants, la barbe et tout le bazar. Il était pas mal et j’ai croisé son regard…

— Les vieux hippies t’excitent, maintenant?

— Pourquoi pas? Il n’y a pas de mal à vouloir changer de crémerie. Donc, nos regards se croisent. Je continue mon chemin et puis j’entends dans mon dos: «S’il vous plaît mademoiselle». Je me retourne, c’est le barbu qui me regarde avec un grand sourire. J’ai pensé qu’il allait me demander l’heure, ou alors de la monnaie pour un café…

— C’est plutôt lui qui t’a offert un café pour te draguer…

— Que non. Il me regarde dans les yeux et me dit: «J’ai envie de lécher ta chatte»!

— Voyons. Impossible.

— Je te jure. Ça m’a carrément scié! Je ne me suis pas démontée, je n’ai pas répondu et j’ai marché vers l’abribus. Mais il m’a suivie et il a insisté. Il passait sa langue sur ses lèvres en me disant qu’il avait trop envie de me sucer le minou, qu’il n’avait jamais brouté de chatte asiatique, qu’il voulait savoir si je goûte le jasmin…

— Et tu lui as dit oui…

— Il m’a excitée, ce vieux pervers… et puis, la situation était trop invraisemblable pour la laisser passer…

De toutes mes frasques, ce sont celles que je partage avec l’homme de la rue qui la choquent. Que je m’offre une collègue de travail ou un voisin est pour elle dans l’ordre des choses. Mais mon goût pour le chat de ruelle la dépasse complètement, la terrifie.

— Et si c’était un psychopathe qui avait envie de jouer du couteau? Tu es complètement inconsciente Anne, aussi folle que ce vieux pouilleux…

— Je sais, je sais, c’était risqué. Mais mon instinct me disait que sa passion était le cunnilinctus et non le meurtre en série. Je lui ai dit «ok» et il m’a emmené dans l’usine désaffectée, tu sais, celle près du canal…

— Endroit idéal pour commettre un meurtre en toute tranquillité…

— Peut-être, mais je suis encore bien vivante… On s’est retrouvé dans une immense pièce pleine de débris et de fer tordu. Il y avait une grande table au milieu. Il s’est couché sur la table et il m’a demandé de m’asseoir sur sa bouche.

— Évidemment, tu t’es exécutée…

— Évidemment. J’ai enlevé ma petite culotte, j’ai relevé ma jupe et j’ai fait ce qu’il me demandait. Il m’a léchée pendant une bonne demi-heure ! Tu peux ne pas savoir…

— J’espère que je ne le saurai jamais…

— Il enfonçait sa langue au fond de mon vagin. Je me suis tortillée comme un ver sur sa bouche. Je sentais sa moustache sur mon clitoris… c’était démoniaque! J’ai crié comme une folle et ça résonnait à mort dans toute l’usine. Quand il a senti que j’allais jouir, il m’a mis un doigt dans l’anus et j’ai eu l’impression que les anges de l’Apocalypse allaient sonner la fin des temps.

— C’est ainsi que tu qualifies tous tes orgasmes…

— Mais celui-ci fut particulièrement humide. Mon hippie était mouillé jusque dans les cheveux. Il en avait partout! Et moi j’étais en nage. Et tu sais ce qu’il a fait après?

— Il a mis sa sale bite dans ta bouche.

— Même pas. Il m’a assise sur la table, il a écarté mes jambes et il a bu et léché tout ce qui coulait. Ça m’a tellement excitée que je suis repartie de plus belle!

— Et après?

— Après? Rien. Il m’a dit «salut» et il est parti. Il n’a même pas demandé de le toucher.

Les bras croisés, Simone me regardait, interdite.

— Tu attires vraiment tous les fêlés de la planète, me dit-elle sur un ton courroucé.

— Bien sûr chérie. Et c’est pour cette raison que tu reviens toujours à moi.

On dit souvent que porter un coquillage contre son oreille permet d’entendre le bruit de la mer. Quand je porte le con de Simone à mes lèvres et que le goût salin de ses fluides envahit ma bouche, quand elle serre ses cuisses contre mes oreilles, j’entends le bruit du bonheur. Un bonheur spontané, gratuit, immédiat, rugissant dans son sang comme un éclat de rire dans la tempête.

Chaque fois que ça se produit, je souris, puis je pousse ma langue en elle. Et lorsque je ne puis m’enfoncer davantage, mes mains glissent, paumes plates et lisses, le long de la douce chair qui s’étend des profondeurs de ses fesses aux vallons légers de ses genoux. Ensuite, je m’accroche à elle, j’écarte ses cuisses, je soulève ses hanches pour laisser ma bouche migrer lentement vers le sud, vers le soleil obscur de son cul.

Si ses mains sont libres — ce qui n’est pas souvent le cas —, Simone laisse alors danser ses doigts dans ma chevelure, empoignant et repoussant mes cheveux suivant les retraits et les insertions de ma langue. Mais comme elle préfère avoir les poignets solidement liés bien au dessus de sa tête, je me contente la plupart du temps des frémissements saccadés de son corps.

Si sa bouche est libre — ce qui n’est pas souvent le cas —, Simone laisse alors sa parole divaguer dans un torrent de cris et de chuchotements, d’injonctions et de supplications, de litanies et de blasphèmes. Mais comme elle préfère être bâillonnée, je me contente la plupart du temps de ses soupirs, de ses gémissements et des gargouillis baveux de sa gorge.

Je crois que c’est T.S. Eliot qui a dit que «l’homme ne peut prendre trop de bonheur»… à moins que ce fût «de vérité»? Je ne saurais dire, surtout lorsque Simone laisse perler son bonheur sur ma figure. Mais n’étant pas un homme, je prends mon bonheur où je peux et c’est là ma seule vérité.

On dit souvent que porter un coquillage contre son oreille permet d’entendre le bruit de la mer. Quand je porte le sein de Simone à mon oreille et qu’elle me presse tout près de son cœur, j’entends le bruit du bonheur.

Elle me lécha pendant un moment, avec application, s’arrêtant plusieurs fois pour voir si je changeais de couleur, en ayant l’air de se demander combien de coups de langue il fallait pour se rendre au centre.

Entre Jacinthe et moi, ça n’allait plus du tout. Elle me trouvait irresponsable, insouciante, elle qui était si sérieuse et réfléchie. Elle me reprochait mes absences, mes trahisons. Elle n’avait pas tout à fait tort: j’avais à l’époque la fâcheuse tendance de ne pas payer ma part de loyer et de revenir à l’appartement la chatte tartinée de foutre.

Ce soir-là, je l’avais traînée contre son gré dans une sauterie chez une connaissance d’une connaissance. Le buffet était gargantuesque et l’alcool coulait à flots. Un peu trop même, si bien que vers minuit, je me suis sentie vaseuse. Jacinthe avait aussi avalé sa part de vodka, elle qui ne buvait que très rarement. Elle riait, se laissant tâter par un groupe d’hommes, ce qu’elle ne faisait jamais. D’ailleurs, l’appartement était plein d’inconnus à la gueule de brute qui étaient débarqués de Dieu sait où. Lorsque le parquet s’est mis à tanguer, j’ai titubé jusqu’à une chambre et je me suis effondrée dans un lit.

Une lumière venant du couloir me réveilla: la porte était ouverte. Quelqu’un était entré dans la pièce. Je reconnus le parfum de Jacinthe, mêlé à une forte odeur d’alcool. Elle s’etait approchée silencieusement du lit et s’était allongée près de moi. Je sentis sa main entre mes cuisses. Trop saoule pour faire quoi que ce soit, je la laissai faire en fermant les yeux. Elle releva ma jupe, fit glisser ma culotte, puis plaqua sa bouche contre ma vulve.

J’avais toujours hautement considéré la technique buccale de Jacinthe. Mais cette fois, quelque chose clochait. Je mis cette maladresse sur le compte de l’alcool, elle n’avait pas tellement l’habitude. Tout en me faisant lécher, je mis la main sur sa tête. J’adorais caresser ses longs cheveux. Mais sous la main je ne sentis que des poils drus. Stupéfaite, j’explorai la nuque complètement rasée, les oreilles et le front dégagés. Ce n’était donc pas Jacinthe! J’essayais de deviner quelle fille pouvait bien venir, comme ça, me cunnilincter dans le noir. J’avais bien fait quelques œillades à une fille aux cheveux très courts en début de soirée, mais enfin de là à… peut-être qu’elle aussi se méprenait sur la personne… quelle situation incroyable! Situation que je me résolus de savourer, en espérant que Jacinthe n’en apprenne rien. J’ai joui en gémissant, emprisonnant la tête rude de l’inconnue entre mes cuisses. Elle hoqueta, se débattit un peu, mais je ne relâchai l’étreinte qu’une fois mon corps apaisé.

Revenue à mes esprits, je ne savais pas trop ce que je devais faire. J’aurais pu me taire et me rendormir comme une bienheureuse. Mais j’étais trop curieuse. Je lui demandai: «Qui es-tu?»

Abasourdie, je reçus la réponse comme un coup de poing:

— C’est moi, Jacinthe.

— Mais qu’est-ce que t’as fait à tes cheveux?

J’ai avancé la main pour toucher à nouveau sa tête.

— T’es devenue folle ou quoi?

Elle s’est relevée et me dit:

— Une de tes salopes de copines m’a proposé cinq cents dollars pour me couper les cheveux, j’allais quand même pas dire non. Je te rappelle qu’on a déjà trois mois de loyer en retard. Mais toi, Anne, t’es un belle dégueulasse! Tu pensais qu’une autre était venue te lécher la chatte, hein?

J’étais coincée. L’esprit embrumé par l’alcool, je ne trouvai rien à répondre. Je l’entendis se relever et partir en claquant la porte. Me laissant retomber sur le lit, je me dis qu’elle n’y penserait plus le lendemain et replongeai dans le néant.

Je me suis réveillée quelques heures plus tard avec une prodigieuse gueule de bois, qui ne m’empêchait toutefois pas de me souvenir parfaitement de ce qui s’était passé au cours de la nuit. Je me levai péniblement, remis ma culotte, me rajustai tant bien que mal puis partis à la recherche de Jacinthe. Des gens dormaient un peu partout. Dans un coin du salon, je suis tombé sur un champ de bataille: la crinière coupée de Jacinthe par terre, de longues mèches blondes, lisses et encore soyeuses, mélangées à des cheveux plus courts. Ils avaient dû commencer grossièrement aux ciseaux et finir à la tondeuse ou au rasoir. Ces instruments traînaient d’ailleurs sous la table à café.

Et puis j’ai vu des poils frisés. Était-il possible qu’ils lui aient aussi… J’ai ramassé le rasoir. Il était couvert de petits poils blonds. J’ai alors vu la robe de Jacinthe, accrochée à un fauteuil. Je n’ai pu alors m’empêcher de l’imaginer, allongée par terre sur le dos, les cuisses ouvertes, un homme penché sur sa chatte, le rasoir à la main. Avec sans doute d’autres salauds autour d’elle, des vicieux venus se rincer l’œil en rigolant. Elle a dû leur offrir tout un spectacle.

L’avait-elle fait pour se venger de moi? Ou bien pour du fric, comme ses cheveux? Et maintenant où était-elle? Et qu’avait-elle encore pu faire d’autre comme bêtises?

Je l’ai trouvée dans une autre pièce, allongée sur un lit défait, sur le ventre, nue. De près, on voyait que la coupe de cheveux, que le rasage de la nuque et des tempes, avait été mal torché. Je l’ai retournée. Elle dormait profondément et puait l’alcool. Des traînées de sperme séché maculaient son ventre, ses cuisses, ses seins et son visage, tout autour de sa bouche et au coin de ses lèvres. Sa chatte était entièrement rasée, jusqu’à l’anus. On pouvait voir les nombreuses coupures laissées par un rasage négligent sur le pubis et les grandes lèvres. Sur son front nu, dépourvu de son épaisse frange, un mot tracé au feutre rouge: « salope ».

« Je n’embrasserai jamais une femme » me dit-elle, un an avant que sa langue, alourdie par le drambuie, ne glisse entre mes lèvres et sur mes dents.

« Je ne laisserai jamais une femme me caresser » me dit-elle, un an avant que je ne soupèse ses seins et pince ses mamelons sous son pull de laine.

« Je ne toucherai jamais le sexe d’une femme » me dit-elle, un an avant qu’elle ne fasse voler ma culotte à travers sa chambre.

« Je ne laisserai jamais une femme poser sa langue sur moi » me dit-elle, un an avant qu’elle ne me laisse goûter les sucs salins qui enduisaient ses lèvres vénériennes.

« D’accord, mais j’espère que tu ne t’attends pas à ce que je te rendes un jour la pareille » me dit-elle, un an avant que je ne caresse, entre mes cuisses, la cascade rousse et soyeuse de sa chevelure.

« Mon cul ? Pas question qu’une femme y touche ! Ni un homme, d’ailleurs : c’est trop sale » me dit-elle, un an avant d’agiter des hanches en soupirant pour que mon pouce fouille plus profondément son fondement.

« Range moi ce gode ceinture sur le champ. Je ne veux jamais plus entendre parler de ces trucs pervers de lesbienne dégénérée » me dit-elle, un an avant que je ne la besogne, le dos sanglant labouré par ses ongles fraîchement manucurés.

« Je ne cesserai jamais de t’aimer » me dit-elle, un an avant qu’elle ne parte avec la moitié des meubles de l’appartement.

Ou la philosophie dans le 3½
(transcription de cinq enregistrements numériques)

(Lire la suite.)

Nom du fichier : conference04.wav

AA : Anne Archet, conférencière doublement pénétrée
LB : Louis Berthier, artiste embroché
SB : Simone Bechara, lesbienne spermophage
L : Lucifer, poète enculé
S : Stella, prostituée de Babylone
F : Fido, soumis bien membré

[Début de l’enregistrement]

[Bruits de manipulation de micro.]

AA : Je ne finirai jamais, au rythme où vont les choses… je ne sais même plus où j’en suis rendue…

[Bruits de manipulation de micro.]

AA : Hum… bon. Je pourrais… ok. L’insurrection.

L’anarchie n’est pas un programme politique; c’est une affaire de volonté — ou de désir, comme le disaient Deleuze et Guattari. Créer de nouveaux agencements, de nouvelles valeurs, de nouvelles façons d’interagir, de nouvelles façons d’aller au bout de nous-mêmes.

La stratégie que je vous propose est insurrectionnelle. L’insurrection n’est pas une solution idéologique à tous les problèmes de la terre, ni une marchandise de plus sur le marché sursaturé des idéologies et des opinions, mais une pratique destinée à mettre un terme à la domination de l’État et la reproduction du capitalisme. L’insurrection n’est pas une utopie. Elle n’a pas de système ou de modèle de société idéal à offrir à la consommation publique. L’insurrection doit se comprendre comme processus et non comme une fin — c’est un processus d’émancipation, de rupture, c’est le soulèvement en tant que tel.

La liberté qui ne peut être vécue qu’une fois la république instaurée, qu’une fois la révolution accomplie, qu’une fois le communisme advenu n’est qu’un mensonge des apprentis sorciers, des aspirants maîtres de l’État. Continuer la lecture →

Ou la philosophie dans le 3½
(transcription de cinq enregistrements numériques)

Nom du fichier : conference01.wav

AA : Anne Archet, conférencière interrompue
LB : Louis Berthier, artiste subventionné
SB : Simone Bechara, lesbienne radicale

[Début de l’enregistrement]

[Bruits de manipulation de micro.]

AA : Comment ça fonctionne, ce truc?

[Autres bruits de manipulation de micro.]

AA : Ok. « Individualisme, aristocratie et anarchie », par Anne Archet. Ébauche de conférence.

[Longue pause.]

AA : Ahem. Bon… On vient à l’anarchisme de diverses manières. Plusieurs y viennent en quittant le marxisme, dont l’échec historique n’est plus à démontrer. Ceux-là ont une conception de l’anarchisme influencée par leur ancienne foi : ouvriérisme, attachement à la révolution, appels constants à l’organisation des prol… non : des masses, oui, c’est mieux… Appels à la construction de fédérations, de groupes militants, bref, d’une organisation anarchiste spécifique qu’ils conçoivent comme l’outil qui servira à provoquer l’étincelle de la révolte et préparer le nouveau monde libertaire.

D’autres, plus rares, y viennent mûs par une soif impétueuse de liberté individuelle et sont viscéralement des « En Dehors », pour reprendre l’expression d’Armand. Ceux-là viennent à l’anarchie non pas par Marx, mais par Nietzsche et Stirner, ce qui est mon cas.

Je vous propose aujourd’hui d’explorer une façon différente d’envisager l’anarchie — différente des tendances traditionnelles héritées des « pères fondateurs » que furent Proudhon, Bakounine et Kropotkine. Je pense ici au communisme libertaire et l’anarcho-syndicalisme. Je vous propose de découvrir l’individualisme aristocratique et insurrectionnel.

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Personne ne t’avait vu te glisser
Sous mon bureau

Personne ne pouvait t’entendre
Sous mon bureau

Mais moi, je pouvais sentir ta présence
Sous mon bureau

Tu écartas lentement mes genoux
Sous mon bureau

Tu fis éclore mon sexe
Sous mon bureau

Tu chuchotas des mots indécents
Sous mon bureau

Doucement, tu doigtas ma fente
Sous mon bureau

Odieusement, tu y enfonças quatre doigts
Sous mon bureau

Avidement, tu lapas mon plaisir
Sous mon bureau

Voracement, tu mordis mon âme
Sous mon bureau

Brisée, je vins en tremblant
Sous mon bureau

Émue, je t’offris d’être promu
Sous mon bureau

En oubliant que j’étais trois paliers hiérarchiques
Sous ton bureau

Je voudrais vraiment sentir ses doigts glisser dans ma chatte, sa bouche s’accrocher à mes seins, mais elle est tendue, fébrile et en manque ce soir, elle a quelque chose de trouble qui la tord au plus profond d’elle et qui a besoin d’être soulagé; voilà pourquoi je baigne dans la pénombre humide de ses draps, mes mains posées à l’intérieur de ses cuisses et ma langue fouillant les plis de son sexe, à la rencontre de son clitoris. Sous sa peau satinée, ses muscles se crispent; la saveur piquante et amère de son plaisir envahit mon palais alors que j’enfonce mon majeur et mon index jusqu’à sa matrice. Bientôt, elle sera mienne.

Je voudrais vraiment enfoncer ma queue dans son cul, l’immobiliser sur le lit en lui enfonçant la tête dans l’oreiller et me perdre dans ce sphincter hypnotique et délicieux, mais il est tendu, fébrile et en manque ce soir, il a quelque chose de trouble qui le tord au plus profond de lui et qui a besoin d’être soulagé; voilà pourquoi je suis à genoux sur la moquette, entre ses cuisses écartelées, sa verge palpitante et congestionnée glissant entre mes lèvres. De mon pouce et mon index, je fais un anneau qui enserre la base de son membre, juste au-dessus de ses couilles; je le presse et le pompe pendant que je le suce et que je taquine son gland du bout de ma langue. Il soupire, les muscles de ses cuisses se tendent. Bientôt, il sera mien.

Pourquoi est-ce toujours à toi d’être en moi? N’est-ce pas profondément injuste?

Je veux me glisser sous ta peau, ramper à travers ta chair, me laisser couler lentement dans tes artères et taquiner ton cœur du bout de la langue. Je veux que nos os se calcifient et se soudent, que nos tendons s’entremêlent et que nos deux esprits fusionnent.

Je veux nager dans l’onde amoureuse de ton sang, boire la vie pulsante de ta semence, me regarder avec tes yeux pour comprendre enfin ce que tu vois en moi.

Je veux goûter le suc astringent de mon amour avec ta langue, sentir les plis humides de ma vulve sur le bout de tes doigts et ma cyprine poisseuse mouiller tes lèvres. Je veux sentir la caresse de mon sein avec la paume de ta main et les soubresauts de ma chatte en émoi au bout de ton gland.

Je veux sentir ce que tu ressens quand je prends ta virilité dans ma bouche, lorsqu’elle baigne dans ma salive brûlante. Je veux frémir comme tu frémis lorsque je fais vriller ma langue folle le long de la hampe, lorsque tu l’enfonces dans ma gorge dans un geste incontrôlé. Je veux ressentir la fièvre qui saisit ton corps lorsque tu cries mon nom, lorsque tu tires mes cheveux, lorsque tu t’effondres, tremblant, renversé par la jouissance.

Je veux sentir la douleur que provoque le fil glacé de ma lame étincelante lorsqu’elle fend lentement ta peau trop parfaite. Je veux ressentir le frisson que tu ressens lorsque je pose mes lèvres sur ta plaie et que je suce le flot écarlate de la vie qui fuit de tes veines, sentir l’adrénaline te posséder quand je m’accroche à ta chair déchirée. Je veux connaître la divine agonie de ma morsure sur ta gorge, m’entendre murmurer ton nom dans ton oreille, sentir autour de ta taille mes cuisses qui t’enserrent et qui te poussent à t’enfoncer toujours plus profondément en moi.

Je veux ressentir l’effet que produit en toi la violence de mes mots courroucés, la piqûre âcre de mes sarcasmes, la force souveraine de ma colère, la joie terrible de mes aveux et baigner, de l’intérieur, dans la cascade cristalline de ton rire. Mais je veux aussi sentir ton émoi lorsque tendrement tu me prends dans tes bras, lorsque tu caresses mon visage, lorsque je mouille tes joues de mes larmes.

J’ai besoin de savoir ce que tu ressens quand tu me désires, quand tu me possèdes.

Je veux savoir ce que tu ressens quand tu dis que tu m’aimes.

Je veux pénétrer en toi.