Textes portant l'étiquette « Exhibitionnisme »

Martine à la plage

27 avril 2013

Une Floridienne adepte de natation
A surpris un homme en train de se masturber
Sur la plage, en public, avec ostentation.
«Tout son corps en tremblait», dit-elle, impressionnée.

Il y a un trou dans son alibi

2 mars 2013

Formellement accusé de s’être branlé
Devant une pauvre gamine de douze ans,
Un Floridien s’est défendu en déclarant
Qu’un trou dans son pantalon il voulait cacher.

11 septembre 2011

11 septembre 2011

(Une reprise de 2009, mais tellement à propos…)

— Combien de temps nous reste-t-il ? soupira-t-elle en tortillant les fesses pour faciliter la pénétration.

— Quelques minutes… hum… trois, peut-être… réussit-il difficilement à articuler, tant le fait de se faire chevaucher par sa maîtresse sur la pelouse devant son bungalow, au vu et au su des voisins paniqués, l’excitait.

Lorsqu’il aperçut dans le ciel la longue traînée blanche de fumée du missile, ses traits se crispèrent et tout son corps fut secoué par l’orgasme. Sentant le foutre couler sur son cul, elle leva les yeux au ciel et vit l’ogive tomber vers leur propre petit Ground Zero personnel. Elle ferma les yeux, serra les dents et attendit le big bang.

Une faible détonation se fit entendre, l’air autour d’eux se réchauffa légèrement… puis ils reçurent sur la tête un déluge de petits papiers blancs.

— Mais… mais… qu’est-ce que… bafouilla-t-elle en ouvrant timidement les paupières, la queue flasque de son amant entre les cuisses.

Il attrapa un des tracts et lut : « Repentez-vous, chiens d’infidèles ! La guerre sainte est déclarée ! »

— Merde ! Trois fausses alertes en deux jours ! Les gens du voisinage vont finir par croire que nous sommes de vrais obsédés ! maugréa-t-il en suivant son amoureuse qui courait se réfugier dans le garage.

Le facteur montrait son paquet

16 décembre 2010

Pour dérider une amie du voisinage,
Un facteur wisconsinois a fait sa tournée
Nu comme un ver et le sourire au visage;
De grossière indécence il s’est fait accuser.

Les frasques de l'homme invisible

6 août 2009

Untel à Tel-Aviv courait tout nu
Le sexe flasque, mais ostensible ;
Aux flics qui l’arrêtèrent dans la rue
Il dit qu’il est l’homme invisible.

Bon voisinage

16 décembre 2008

Je déboulai l’escalier en vitesse jusqu’à l’appartement de Mike, le concierge.

— Bon, ça suffit, lui dis-je, rouge de colère. Je peux savoir quel est le foutu problème?

— Je… je ne sais pas ce que tu veux dire, balbutia-t-il, les yeux encore englués de sommeil.

— Madame Roberge, du 4B, m’a demandé si j’avais recommencé à sortir. Le vieux Labrèche veut me présenter son petit fils. L’étudiante du demi-sous-sol me fait des yeux doux et ce crétin de Lamothe n’arrête pas de me demander si je me suis inscrite sur Adult Friend Finder.

— Ah. C’est que… tu as rompu avec Simone.

— Et alors?

— On s’ennuie tous d’elle.

— Hein ?

— Ben, tu sais que tu es… un peu bruyante, disons.

— Quoi ? criai-je, stupéfaite.

— Ouais, exactement comme ça. Et puisque les murs sont aussi minces que du carton d’emballage, on peut tout entendre, des premiers soupirs au contre-ut orgasmique — fuck, on entend presque tes sous-vêtements tomber sur le sol. Crois-moi, c’est encore mieux que la télé sur demande. Tu offres tout un show!

— Pincez-moi, je rêve…

— Tu sais, mon frère est célibataire depuis quelque temps. Et il paraît que la fille du dépanneur au coin te trouve vachement de son goût. Peut-être que tu pourrais…

La tragédienne parfumée

4 février 2003

Après quelques mois, je ne l’embrassais et ne la caressais qu’en public, pour faire monter en elle le désir, ce désir fou qui la faisait sortir d’elle-même. Elle devenait si excitée qu’elle jouissait dès que nous nous retrouvions seules, parfois si pressée qu’elle me demandait de la branler dans la voiture ou dans l’ascenseur que je bloquais entre deux étages.

Et puis nous nous sommes quittées.

Je l’ai revue samedi dernier dans sa loge, une fois la pièce terminée. Elle m’a raconté brièvement ce qu’elle devenait depuis sept ans, puis me dit, en écartant les cuisses: «Il m’arrive d’avoir peur que l’odeur atteigne les premiers rangs…».