Fellation

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— Oh… Oh… Oui ! Oui !

— Tu aimes ?

— C’est la meilleure fellation qu’on ne m’a jamais faite ! Je veux dire… tu es douée et c’est toujours très bien, mais là… on est vraiment à un autre niveau !

— Merci mon chou. Il faut dire que Guillaume et Valérie m’ont donné quelques bon trucs.

— Vraiment ? Vous avez parlé de… ça ?

— Parlé ? Oui, entre autres.

— Comment ça, « entre autres » ? Valérie t’a fait une démonstration ? Genre avec une banane ?

— Euh … ouais. C’est ça. Genre.

— Et Guillaume était avec vous ?

— Oui.

— Sacré veinard !

— Tu n’as pas idée.

— Tu les remercieras pour moi, hein.

— C’est déjà fait, mon chou, c’est amplement fait. Ils ont eu tous les remerciements qu’ils espéraient avoir.

Tu m’as promis un cadeau d’anniversaire
Tu as juré que j’en tomberais sur le cul
Je suis tout excité, je bande à en perdre la tête
Mais voilà que je te trouve
Endormie sur ton derrière!

Bien sûr depuis l’aurore tu as torché la maison
Mais ça ne reste après tout que le train-train
Ça n’a rien d’extraordinaire
Tu avais promis – et pourtant tu es là
Endormie sur ton derrière!

Toute la semaine j’ai pensé à ce que tu me donnerais :
Une pipe à couper le souffle
La pipe la plus essoufflante de tous les temps
Suivi de ton visage visqueux de foutre
Mais en aucun temps je n’ai pensé que tu serais
Endormie sur ton derrière!

J’admets que la fête était agréable
J’admets que la bouffe était exquise
J’admets que tous mes amis étaient présents
Et je suis désolé que le lave-vaisselle soit mort
– Mais je n’ai rien dit quand tu m’as demandé d’essuyer
J’admets avoir vu les larmes couler sur tes joues
Mais ça n’explique pas
Pourquoi je te trouve la tête sous l’oreiller
Endormie sur ton derrière!

Je fais plus que ma part dans cette baraque
Je lis une histoire aux mioches une fois par mois
Je n’oublie presque jamais de sortir les ordures
Ni de remarquer chaque kilo que ton cul engrange
Et chaque nouveau ride qui creuse ton visage
Sans jamais te faire de commentaire
Ou presque
Je ne suis pas coureur de jupons
Je ne suis presque pas ivrogne
Je ne pète pas au lit
Et comment me remercie-t-on?
Je ne demande qu’un peu de succion
Et quelques gouttes blanches sur ton menton
Je me suis coupé les ongles d’orteil
Arraché les poils de nez
Et aspergé de Brut 33
Et pourtant, te voilà, bave au coin de la bouche
Endormie sur ton derrière!

Il y a quelques années, j’avais un maître. Je l’avais rencontré sur un forum de discussion athée. Il était du genre militant et radical, comme seuls les ex-croyants – ceux qui ont vécu la séparation d’avec leur sainte mère l’Église comme une peine d’amour – savent l’être.

Ce jour-là, il m’avait amenée à la cathédrale. Assises au premier rang, devant le choeur, quelques vieilles dames, tête baissée, égrenaient leur chapelet. Mon maître m’entraîna vers un banc placé juste à côté d’une statue de la Vierge. Il prit ensuite ma main et la déposa sur la bosse qui déformait son jeans. Je savais ce qu’il attendait de moi. Il se débraguetta et je m’agenouillai devant lui. Lorsque je le pris en bouche, il fit le signe de croix. Je le pompai du mieux que je pus au son de ses «Je vous salue Marie».

Du coin de l’oeil, je vis passer une soutane noire.

— Continue de sucer, sussura mon maître.

Plus facile à dire qu’à faire. Je figeai et rougis jusqu’à la racine des cheveux. J’entendis les pas s’approcher. Mon maître me plaqua contre le banc, s’assurant ainsi que je ne tenterais pas de fuir.

— Prends et bois-le tout, car ceci est mon foutre, répandu pour le pardon de tes péchés.

Lorsque le prêtre se présenta devant nous, j’avais le menton recouvert de sperme.

— Gloire au père, dit-il simplement, d’une voix étrangement grave.

Il s’assit à côté de mon maître et attendit que je lui prodigues mes soins de pécheresse.

— À partir de maintenant, dit-il, tu sera le Saint Calice de Dieu, le réceptacle de toutes nos libations.

Et c’est ainsi que je devins – pour un temps du moins – la traînée de Notre Dame.

Ma vie est un cirque
Une galerie des monstres
Où défilent nuit et jour

Femmes à barbe
Hommes canon
Hydrocéphales nains
Frères siamois bègues
Contorsionnistes obèses
Hercules aux biceps d’acier
Tatoués intégraux

Quant à moi, je suis
Leur avaleuse de sabres
La tailleuse de calumet
La scalpeuse de mohican
Qui humecte le bâton du berger
Et qui est à tu et à toi avec le pontife

On peut se mettre en bouche
Bien des choses en somme
Cigarette stylo bille brosse à dents
En-cas de quinze heures trente
Chewing-gum goyave-ananas-menthe
Cornet à pistons baryton

Mais rien ne demande autant
De dextérité et d’adresse
Que de prendre en gorge
Une arme d’estoc et de taille
Une longue et large rapière
De chair et de sang

Dès le début il faut
Que l’épée soit bien rigide
Alors, mieux vaut la travailler
Qu’elle soit chaude et flexible
Qu’elle réagisse au moindre mouvement
Au moindre souffle
Au moindre changement de pression
Lors de la prise en bouche

Avec un peu de succion
Le sabre enfle et se déploie
Bat au pouls du désir
Et pour rien au monde ne quitterait-il
La douceur de mon palais
Alors toujours plus profondément
Il avance vers ma gorge
Plongeant au plus profond de mon âme

Quand je le tiens mollement
Entre mes lèvres
La friction baveuse le rend
Plus rigide encore
Souvent je reste immobile
Pur réceptacle
À genoux et essuyant l’estocade
La tête renversée
Méditative et souveraine

Les épées se succédant
Allant et venant dans mon gosier
Jusqu’à l’apothéose finale
Que gourmande je déguste
Sous un tonnerre de cris
Et d’applaudissements.