Festivus

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Joyeux Festivus à toutes et à tous ! C’est maintenant une tradition établie: j’ai un cadeau SUPERCAFRILI… SUPERFRACILA… FRAGILIS… INCROYABLE à vous offrir. Que diriez vous d’une copie extrêmement gratuite de Pr0nographe, le ebook qu’il faut télécharger pour pouvoir se vanter de l’avoir lu ? OUAOU ! C’est un miracle de Festivus, à n’en point douter.

Pour l’obtenir, vous n’aurez qu’à:

  1. Devenir mon ami(e) Facebook (si ce n’est pas déjà fait — d’ailleurs, je me demande qu’est-ce que vous attendez… Allez! Zou!);
  2. Trouver le statut qui annonce la distribution Pr0nographe comme étrenne de Festivus et le partager sur votre mur, en formulant un grief – dites-nous de quelle façon 2014 fut une déception pour vous;
  3. M’envoyer un message en pv sur Fessebouc me réclamant votre copie en m’indiquant si vous préférez un pdf ou un epub.

La formulation des griefs

Attention, il est très important que vous respectiez l’ordre des opérations. Si vous m’écrivez et que nous ne sommes pas encore unis par les liens sacrés de l’amitié Facebook, votre message tombera dans la boîte «Autre», celle que je ne vais JAMAIS lire (c’est dire à quel point je suis méta-snob). Ne vous en faites pas si je ne vous réponds pas dans la seconde; l’an passé, j’ai distribué une centaine de copies. Alors soyez patients, j’ai beau être magique, je ne suis pas la Mère Festivus, quand même.

Et n’oubliez pas: cette offre est d’une durée limitée et se terminera dès la fin de Festivus. Les miracles ne durent qu’une saison, alors enlevez vos doigts de votre nez et allez en profiter !

Je vous embrasse toutes et tous autant que vous êtes et vous remercie d’être le meilleur lectorat de l’UNIVERS (et du Japon).

Audrey gloussa lorsque David passa ses bras autour d’elle.

— Hé, laisse, je suis en train de décorer le gâteau de Festivus, dit-elle.

— Ouais, je sais, murmura-t-il à son oreille. Placer des M&M sur un gâteau McCain… ce n’est pas comme si toute ton attention et tes facultés psychomotrices étaient sollicitées, hein.

Joyeux Festivus !

Elle remua ses fesses contre le pubis de son amant.

— Nous étions au lit à faire des galipettes il y a moins d’une heure…

— Et alors ? J’ai toujours envie de toi.

Elle appuya sa tête sur le côté pour qu’il puisse renifler son cou.

— Arrête ! Tu me fais faire n’importe quoi… je vais mettre du glaçage partout !

— Je vais lécher tout ce qui déborde, c’est ma spécialité.

— Nono !

Elle rit puis fit mine de se consacrer toute entière à son gâteau. Il glissa une main l’intérieur de sa robe de chambre.

— Je ne peux pas me concentrer si tu passes ton temps à me tripoter.

— J’ai besoin de pratique… pour trouver ton clito dans la noirceur. Après tout, c’est la nuit la plus longue…

Lorsqu’il l’eut trouvé, elle n’eut d’autre choix que de lâcher la pâtisserie pour prendre appui, des deux mains, sur le comptoir.

— J’aimerais tellement être assez habile pour pouvoir te faire jouir comme ça, soupira-t-il.

Elle caressa sa main.

— Tu me touches toujours de belle manière… et puis ta langue n’a jamais failli à la tâche.

— N’empêche. Ta main sur ma queue suffit toujours à me faire voir des étoiles. Ça me laisse avec un sentiment d’injustice très désagréable… Hey, si on faisait un vœu?

— Les vœux, ne faut-il pas les faire près de la perche en alu, juste avant la formulation des griefs ?

— Il n’y a pas de mal à en faire un là, tout de suite.

— Dans ce cas, il faut que ce soit un vœu secret.

— Tope là, mon adorée.

« Je fais le vœu d’apprendre à te toucher exactement comme tu le désires », pensa David en fermant les yeux.

« Je souhaite que tu sois aussi fou de désir que je le suis envers toi », se dit Audrey dans sa Ford intérieure.

C’était la soirée de Festivus, un peu avant minuit, à l’heure où tous les esprits s’échauffent, même ceux des souris. La perche d’aluminium, préalablement extirpée de l’entretoit où on l’avait rangée l’an dernier, trônait fièrement, dépourvue de cotillons et de clinquant (qui sont, comme chacun sait, beaucoup trop agaçants) au centre du salon. Sur la table, gisaient les reliefs du repas et il ne restait que des miettes du traditionnel gâteau surgelé McCain décoré avec amour avec des M&M’s par la maîtresse de la maison. Tous avaient bien mangé, avaient un peu trop bu, lorsque Magali, l’hôtesse, se leva le verre à la main et lança les festivités.

— La tradition de Festivus commence avec la formulation des griefs, dit-elle, d’une voix légèrement empâtée par l’alcool. J’ai un tas de problèmes avec vous tous et c’est maintenant que vous allez en entendre parler! À commencer à toi, Daniel. Nous deux, c’est fini. Je te quitte.

Le pauvre Daniel faillit s’étouffer dans son verre de Caballero de Chile.

— Quoi?

— Ne fais pas cette tête. J’ai seulement décidé de passer à autre chose.

— Mais… mais… qu’est-ce que ça signifie? Qu’est-ce qui te prend tout à coup?

— Je vais être honnête avec toi, Daniel. Côté sexe, c’est parfait, mais nous n’avons rien en commun. Lorsque nous ne sommes pas à poil, nous ne faisons que nous engueuler. Il n’y a aucune vraie intimité entre nous. Je ne veux pas m’investir dans une relation basée uniquement sur l’attirance physique. Tu me traites comme un morceau de viande!

Daniel jeta sa serviette par terre, frappa la table de ses deux poings et se leva.

— Ne joue pas à la victime, Magali. C’est toi la salope, je te ferai remarquer. «Daniel, baise-moi dans la cabine d’essayage… Daniel, mets-moi les pinces à seins et le bâillon… Daniel, filme-nous et poste le tout sur YouPorn…» Fuck! Je ne savais même pas ce que c’était, l’anulingus, avant que tu me le fasses!

Les invites, en état de choc, écoutaient sans broncher. C’était sans contredit une fameuse formulation des griefs, probablement la meilleure des dix dernières années, du moins depuis la fois célèbre où tante Sonia avait accusé oncle Hector de lui avoir filé les morpions.

— J’admets que tu as raison sur ce point, répondit Magali. Laisse-moi donc reformuler : je ne veux PLUS m’investir dans une relation basée uniquement sur l’attirance physique. Ça va? Je veux du romantisme ! Je veux un engagement sérieux ! Et ça, je ne peux visiblement pas l’obtenir de toi. On a bien rigolé tous les deux, mais maintenant, c’est terminé.

Daniel s’effondra sur sa chaise.

— Tu es sérieuse?

— On ne peut plus sérieuse.

Il y eut alors un long moment se silence. Un silence magique, comme il ne peut y en avoir qu’à Festivus.

— Qu’est-ce que tu dirais d’un quickie avant que je fasse mes valises? demanda Daniel avec hésitation.

— Oui, bien sûr, répondit Magali, une lueur maligne dans les yeux.

Se déroula alors l’exploit de force le plus impressionnant de toute l’histoire de Festivus.

C’était la soirée de Festivus, un peu après minuit, à l’heure où tous les esprits s’échauffent, même ceux des souris. La perche d’aluminium, préalablement extirpée de l’entretoit où on l’avait rangée l’an dernier, trônait fièrement, dépourvue de cotillons et de clinquant (qui sont, comme chacun sait, beaucoup trop agaçants) au centre du salon. Sur la table, gisaient les reliefs du repas et il ne restait que des miettes du traditionnel gâteau surgelé McCain décoré avec amour avec des M&M’s par la maîtresse de la maison. La formulation des griefs s’était déroulée dans les cris et l’indignation amusée, les exploits de force s’étaient terminés dans la joie et le délire et les invités, tous passablement imbibés, avaient tous fui en taxi pour aller cuver leur vin à la maison.

C’était le moment qu’attendaient Ariane et Luce pour passer aux choses sérieuses. Étendue sur le dos, Luce se laissait aimer en soupirant. Lorsque ses cris flûtés se mirent à emplir l’air de la chambre, Ariane donna une dernière léchouille, puis fit remonter lentement sa langue vers les seins de son amante. Elles s’embrassèrent ensuite avec passion en s’échangeant salive et cyprine, puis se regardèrent dans les yeux, sachant que dans quelques instants, leur vie pourrait changer à jamais – car tel était le grand mystère de Festivus.

— Tu es prête? demanda Ariane, sachant que l’orgasme faciliterait grandement la délicate opération.

— Je crois que oui, répondit Luce en se tortillant sous le corps de son amante. Crois-tu que je suis assez mouillée ?

Ariane caressa la fente juteuse de Luce. Pas de doute, elle était à point.

— Ne t’inquiète pas, ma chérie, tu l’es beaucoup plus qu’il n’en faut.

Luce sourit nerveusement.

— Je veux vraiment que cela fonctionne cette fois, murmura-t-elle, comme si elle priait pour une intervention surnaturelle de l’univers.

Pour toute réponse, Ariane replongea entre les cuisses de son amante. Elle embrassa les plis soyeux de son sexe une dernière fois – pour la chance – pris la poire à dinde remplie de sperme et l’enfonça délicatement dans le vagin de sa bien-aimée.

— Prête, pas prête… je viens ! dit-elle avant de procéder à l’ arrosage.

Ariane retira la poire et Luce se mit à faire le poirier.

— Souhaitons maintenant un miracle de Festivus… conclut-elle, les deux jambes en l’air.