Foutre

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— Anne Agace-Pissette !

Je me retourne. C’est ce demeuré de Steve Ménard, entouré de sa bande de copains lèche-culs. Encore.

— Comment tu m’as appelée?

— Agace-pissette.

— Et pourquoi tu m’appelles comme ça?

— Parce que c’est ce que tu es. Rien qu’une querisse d’agace.

Deux de ses grouillots se mettent à rigoler comme des crétins.

— Et qu’est-ce qui te fait dire que je suis une agace, au juste?

— T’as pas vu de quoi t’as l’air? Comment tu portes ton uniforme? Comment tu frottes tes cuisses pis que tu grouilles ton cul quand tu marches dans la caf’ ?

J’entends un autre de ses larbins siffler : « Estie de plotte».

— Je porte mon uniforme exactement comme toutes les autres filles. Et si je frotte mes cuisses en marchant, c’est parce que je suis faite comme ça, c’est tout.

— C’est ce que je disais : agace-pissette. Salope et stuck-up, en plus.

— Je vais te montrer ce que ça fait, une agace-pissette stuck-up, gros moron.

Je le pousse contre le casier, puis je me jette à genoux devant lui. Il porte un survêtement de sport, alors la surprise aidant, c’est un jeu d’enfant de le déculotter suffisamment pour me permettre d’arriver à mes fins.

Je sors sa bite de son caleçon. Il tremble.

Je le prends dans ma bouche. Il frissonne.

Je fais aller et venir ma tête d’avant en arrière. Il gémit.

J’agite la langue. Il vient.

Le tout en moins d’une minute, top chrono.

Je me relève, puis lui crache son foutre à la figure. Ses trouillards de potes sont trop stupéfaits pour dire ou faire quoi que ce soit. Lui-même est tétanisé et hagard, des larmes de sperme sur les joues.

— Je ne suis pas une agace, dis-je avant de tourner les talons.

Du moins, c’est ce que je fantasme depuis vingt ans d’avoir fait.

Saint Nicolas,
Patron des obsédés,
Remplis-moi tant de foutre
Qu’il coulera par mon nez.
Fourre-moi la plotte
Et lime-moi le fion,
Si je ne suis pas sage
Donne-moi une bonne leçon.

(Haïkus du dimanche écrits à la demande de phroz et publiés en rafale sur Twitter.)

Larme au coin de l’œil
Et sur ma joue empourprée
Un peu de sperme.

La porte claque
Ne reste que dans les draps
Son parfum fauve.

Les traits convulsés
Et la chair de ses nymphes
Autour de mes doigts.

Après avoir joui
Serment d’amour éternel
Je sais qu’elle ment.

Le regard hautain
Mais l’entrejambe humide
Elle sera mienne.

J’aime sa nuque
Quand j’enfonce quatre doigts
Dans son fondement.

Lèche ma chatte
Même si près de ton lit
Le chat observe.

Tu m’as bien baisée
Contre ma cuisse attendrie
Ton foutre coule.

Mon cul modeste
Par ta pine orgueilleuse
Bourré de fierté.

Baise-moi encor
Sur ta peau moite d’amour
La lune brille.

Il la pénètre
Sur ma bouille les embruns
De leur jouissance.

Odeurs marines
Quand dans les plis de son con
Je glisse mon nez.

Ton foutre gicle
Tant et tant qu’il déborde
Par mes narines.

Cyprine salée
Ma tension artérielle
En a trop souffert.

Le galbe troublant
De tes seins improbables
Me rend démente.

La pine du chien
Enfoncé dans sa chatte
Cris et jappements.

Au téléphone
Pour mouiller ma culotte
Sa voix me suffit.

Elle fait claquer
Le martinet sur la chair
De son amante.

La solitude
Amère de se branler
Pendant une orgie.

La canicule
N’est jamais la vraie cause
De mes draps mouillés.

«Tige de jade»
Voilà comment je nomme
Ta queue d’Orient.

Ton coquillage
Couvert de rosée nacrée
Je veux y boire.

Voisins excédés
Par mes cris de jouissance
Frappent à ma porte.

Une lesbienne
Ne cesse de me texter
Ses mots graveleux.

Elle vend son corps
À un prix exorbitant
Un bijou précieux.

La ville en été
A l’odeur acidulée
D’un con détrempé.

J’appuie mes talons
Sur tes larges épaules
Enfonce ta queue.

Ta motte touffue
Tu peux lui faire tes adieux
Voici le rasoir.

Tes jolies fesses
Polies comme le marbre
Où est mon fouet?

Elle a joui si fort
Que son corps se contracte
Gicle la pisse.

Je tapotai pensivement mes lèvres du bout de l’index, puis plaçai soigneusement mes lettres après le mot « fou ».

– Tadam ! Lettre compte double… mot compte triple… quarante-deux points… plus cinquante parce que je vide mon chevalet… quatre-vingt douze ! Lalalèreu !

– « Foutentrer » n’est pas acceptable, me dit-il sans sourire.

– Bien sûr que ça l’est. C’est un mot tout ce qu’il y a de plus banal et usuel.

– Et madame peut daigner m’en donner la définition ?

– Tout le monde sait que ça veut dire « remplir avec force ». C’est un verbe du premier groupe qui se conjugue tout simplement comme « aimer »… ou « entrer ».

– Pfff. Et tu t’attends vraiment à ce que je gobe ça sans mot dire ?

– Serait-ce un défi ?

– Évidemment.

– J’ai laissé mon dico chez moi… lui dis-je en souriant malicieusement.

D’un geste vif, il fit voler les pièces du jeu dans tous les sens en envoyant valser le plateau de carton jusqu’au fond de la pièce, puis me foutentra vigoureusement sur la table.