Textes portant l'étiquette « Gangbang »

Lettre à l′amant

14 février 2010

Tu resterais de glace si je te lisais Le con d’Irène en me limant le con avec une glace à la lime?

Tu lécherais jusqu’à l’orgasme mes larmes sur ma cornée?

Tu recruterais pour moi des légions d’étrangers sans visas et sans visages pour récolter un bain de foutre et m’y tremper?

Et si je badinais avec un aveugle, tu laisserais son chien me monter?

Tu m’accompagnerais, nu, bâillonné, tenu en laisse, à la manif du huit mars?

Tu éjaculerais ta morve sur mon palais si je suçais ton nez comme une verge?

Tu me servirais ton sang et ton sperme mêlés dans un calice, pour que j’y trempe les doigts qui fouilleraient ton fondement?

Tu me lierais à une table, jambes et bras écartés, putain absolue sans préférences ni états d’âme, pour me mettre à l’abattage?

Tu éclabousserais de foutre ton bulletin de vote pendant que je te lèche le cul dans l’isoloir?

Tu me laisserais agrafer ton prépuce à ton nombril et ton scrotum à tes cuisses?

Tu placerais des araignées sur ma chatte après m’avoir ligotée nue dans le jardin?

Tu me laisserais, moi fille de Loth, abuser de toi, plongé dans le sommeil de l’ivresse, pour te donner une postérité mâle?

Tu t’amputerais un doigt, celui qui te sert à me faire jouir, pour que je le vénère comme relique?

Tu téterais mes seins assez longtemps pour que je puisse t’allaiter, moi qui n’ai jamais enfanté?

Tu installerais un godemiché sur l’escarpolette du parc du quartier pour que je puisse au grand jour m’y amuser?

Tu m’expliquerais par l’exemple ce que veut dire le mot «bradycubie »?

Tu te ferais tatouer la phrase «j’ai léché Anne Archet» sur la langue?

Tu renierais ton dieu pendant que je me frotte la vulve sur le livre saint de ton choix?

Tu me laisserais placer ton cigare dans mon sexe pour que je puisse faire des ronds de fumée?

Tu viendrais boire le sperme de ton grand-père qui s’écoule de ma chatte surmenée?

Tu resterais raide et immobile sur la civière de la morgue pendant que je te chevauche éperdument?

Tu servirais à tes anciens camarades de classe le vin qui aurait servi à me faire un lavement?

Tu me laisserais te regarder pendant que tu te sers d’un trou dans un tronc d’arbre comme tu te serais servi de mes propres orifices?

Tu m’épierais pendant que je te trompe avec un bossu, une femme à barbe, un cul-de-jatte, un grand brûlé?

Tu me laisserais mordre ton gland pour que je puisse boire, au dernier moment, deux fluides vitaux plutôt qu’un seul?

Tu me construirais un Roméo mécanique sur lequel tu me ferai perdre la raison chaque soir entre dix-neuf et vingt heures?

Tu goûterais, accompagnés de caviar de beluga, mes excréments tartinés sur un craquelin de seigle?

Tu me laisserais vider mes glandes de Skene sur ton édredon de plumes d’eider ?

Tu m’achèterais un costume d’infirmière pour que je puisse aller sucer les cancéreux sur leur lit de mort?

Tu me laisserais t’accrocher le gland sur un hameçon pour que je puisse jouer à la pêche miraculeuse?

Tu me filmerais pendant que je débauche ta mère avec un gode ceinture?

Tu emballerais ton braque d’un savant kokigami pour que je puisse l’offrir à ma petite cousine pour son anniversaire?

Tu placerais une braise sur mon nombril pendant que je me masturbe, moi qui brûle d’amour?

Tu me laisserais insérer de petites billes d’acier dans ton urètre pour pouvoir ensuite les voir jaillir avec ton foutre?

Tu vendrais ton père, ta patrie et ton âme au diable pour que je jouisse une fois de plus, une seule fois?

Alors ne viens pas me dire que tu m’aimes.

Baise-moi (la joue)

14 septembre 2009

Yang n’a rien d’une femme volage
Sage, prude — virginale, en somme;
Reste que son petit blog fait rage
Depuis qu’elle veut baiser cent hommes.

Au dix de la rue Saint-André

21 juillet 2009

Au dix de la rue Saint-André
On m’avait donné rendez-vous
Sans trop toutefois m’expliquer
Je me sentais donc prête à tout

On m’avait donné rendez-vous
J’y suis allée sans rechigner
Je me sentais donc prête à tout
Mais je fus vite détrompée

J’y suis allée sans rechigner
Pensant n’y trouver qu’un voyou
Mais je fus vite détrompée
Devant vingt bites au garde-à-vous

Pensant n’y trouver qu’un voyou
Je me mis soudain à trembler
Devant vingt bites au garde-à-vous
Ma chatte en fut toute mouillée

Je me mis soudain à trembler
Dès qu’ils me plièrent à genoux
Ma chatte en fut toute mouillée
Quand ils m’ont léchée tout partout

Dès qu’ils me plièrent à genoux
J’ai cru que j’allais trépasser
Quand ils m’ont léchée tout partout
J’ai joui comme une forcenée

J’ai cru que j’allais trépasser
Quand ils sont venus sur mes joues
J’ai joui comme une forcenée
Car ils m’ont prise par tous les trous

Quand ils sont venus sur mes joues
J’eus bien du mal à m’éponger
Car ils m’ont prise par tous les trous
Au dix de la rue Saint-André.

Vêtue d’une promesse

12 novembre 2007

— Je t’en prie… laisse-moi venir avec toi, pour une fois! le supplia-t-elle en minaudant.

— Qu’est-ce que j’aurai en retour? demanda-t-il machinalement, en finissant de remplir son sac.

Elle s’approcha de lui et, en faisant descendre sa voix d’une tierce mineure, lui susurra:

— Je te laisserai me faire l’amour, mon chéri!

— Me laisser te faire l’amour! persifla-t-il. Tu appelles ça me faire une faveur? Tu en profiterais au moins autant que moi! Ce genre de promesse ne te mènera pas très loin… du moins, pas au Lac aux vents.

— Heu… hésita-t-elle, je pourrais te faire une… gâterie… une turlute?

— Tentant, mais insuffisant, répondit-il froidement. Si tu n’as rien d’autre à m’offrir, laisse-moi finir de ramasser mes trucs, les gars viennent me chercher dans quinze minutes.

— Allez, sois chic, ne me laisse pas toute seule pendant une semaine! Je me ferai toute petite, vous me verrez à peine… je vais même… faire la popote et le ménage! Je décapsulerai vos bières! Je ferai tout ce que tu veux!

— Tout ce que je veux? demanda-t-il en haussant un sourcil.

— Tout.

— Promis?

— Juré craché, dit-elle en levant la main droite et en plaçant la gauche sur son cœur.

— Dans ce cas, tu peux venir.

— Oh! Merci! Tu es un amour, je t’adore! lui cria-t-elle en lui sautant au cou. Je cours faire mes valises!

Il l’attrapa par le bras juste avant qu’elle ne se sauve.

— Pas besoin. Tu n’amènes rien et tu restes comme ça, ordonna-t-il sèchement.

Son visage passa de l’incompréhension à l’effroi lorsqu’elle prit conscience de tout ce que cet ordre impliquait: rester seule dans un chalet près d’un lac, à des kilomètres de nulle part, en compagnie de plusieurs hommes et de leurs chiens de chasse, vêtue de rien d’autre qu’une promesse.

Surprise partie

26 février 2007

Je portais ce soir-là une robe au décolleté plongeant et, nichée entre mes seins, une perle en pendentif comme une goutte de sperme congelée. «Alors? Quelle est ma surprise?» lui demandais-je, fébrile, alors que douze inconnus m’attendaient dans la pièce d’à côté.

Cuba libre

18 janvier 2007

En renversant sa tête, Maria inspira profondément l’air un peu vicié de la chambre d’hôtel, puis replongea, à quatre pattes sur le lit, pour reprendre dans sa bouche la bite poisseuse de Señor Adam. Les bruits de succion baveuse furent bientôt accompagnés de petites plaintes étouffées lorsque Señor François se mit à la prendre en levrette. Évidemment, ce petit manège ne dura pas, et l’engin de Señor Adam se mit à cracher un foutre aussi épais que précoce. Los gringos son siempre demasiado rápidos – c’est ce que disait toujours la sœur de Maria.

Señor François lâcha les petits seins de Maria et se redressa. Il l’attrapa par la hanche, lui retira son plug et glissa un doigt dans l’étoile ébène de son cul, assoupli et lubrifié par les épanchements précédents et successifs de Señor Adam, Señor Richard et Señor Michel. Maria entreprit de bien nettoyer la verge ramollie de Señor Adam, avant de se retourner et d’assurer le même service au Señor François… même si son odeur lui soulevait un peu le cœur. Los gringos apestan a menudo – c’est du moins ce que disait la mère de Maria.

Depuis leurs fauteuils, Señor Richard, Señor Michel, Señor Pierre et Señor Philippe se mirent à applaudir. Maria se leva et agita pour eux son popotin dégoulinant de foutre, en guise de salut.

— J’ai bien envier de farcir un peu ce joli derrière, déclara Señor Philippe à la ronde, tout en astiquant méthodiquement son manche. Étends-toi sur le ventre au pied du lit et tu pourras te branler avec ce gode pendant que je t’encule.

— Bonne idée! ajouta Señor Michel. Dans cette position, cette petite garce va pouvoir me sucer.

Todos los gringos son cerdos y hijueputas – c’est ce que toutes les amies de Maria ne cessaient de répéter.

— Sí señores, répondit Maria. Mais je peux boire avant? Un quelque chose de boire qui est pas… salado?

— Le seul liquide que j’aurais pour toi est salé, mais il y a du cola dans le mini-bar, dit en rigolant Señor Pierre.

— Euh… je peux avoir dedans un peu de rhum también? demanda Maria avec une petite voix hésitante.

— Maria! cria Señor François. Donner de l’alcool à une enfant de quatorze ans! Mais quel genre d’hommes crois-tu que nous sommes?