Gode-ceinture

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Pfff. Il adorait ça...

— J’ai lunché avec Frédéric ce midi.

— Qu’avait-il à dire pour sa défense?

— Rien, mis à part qu’il a été complètement humilié. Cette fessée que tu lui as donnée…

— Il s’est présenté à cette soirée en toute connaissance de cause. On lui avait clairement expliqué les règles. Il était notre invité et son comportement de mufle a rejailli sur nous toutes. Je n’allais certainement pas le laisser nous faire un tel affront.

— Il n’a fait que tripoter le derrière de cette fille…

— Qui se faisait lécher et qui était au bord de l’orgasme. Tu crois que ça lui a fait plaisir de se faire agresser de la sorte? Fred va devoir apprendre ce qu’est le consentement et comment agir respectueusement envers les femmes.

— Même si elle est nue et qu’au moins cinq hommes lui sont passés dessus?

— Surtout si elle est nue et qu’au moins cinq hommes lui sont passés dessus.

— Tu n’y es pas allée de main morte, en tout cas.

— Pfff. Il adorait ça. Il bandait comme un âne.

— Et ce qu’on lui a fait faire, ensuite…

— Oui. Il était mignon comme tout, poings liés, le gode enfoncé dans le derrière…

— Quand je pense que Catherine qui lui a pissé au visage. C’est moche.

— Si elle pense qu’on va la réinviter, celle-là…

— Surtout qu’elle était trop saoule pour participer à la suite, quand on a installé Fred le ventre contre la table et qu’on l’a pris à répétition avec nos godes-ceinture.

— Sans compter tous les garçons qui étaient encore en état de servir… mais je ne sais même pas s’il s’en est aperçu. Est-ce qu’il t’a dit comment il s’est arrangé pour retourner à la maison?

— Deux types que je ne connais pas se sont offerts pour lui donner une ride, mais ils ont changé d’idée en cours de route. Ils l’ont enculé sur la banquette arrière de leur camionnette, lui ont barbouillé la figure de foutre, puis l’ont foutu dehors à grand renfort de coups de pied au cul avec juste assez de monnaie pour prendre l’autobus. Il a dit que trajet de bus fut l’épreuve la plus humiliante de toute son existence : il sentait le fauve à vingt mètres, sa chemise ne tenait qu’avec un bouton et il lui manquait une chaussure.

— Ah. Et puis ?

— Puis il a dit qu’il avait hâte à la prochaine fois et espérait être réinvité, maintenant qu’il a bien compris les règles.

Encore en train de lire

— Encore en train de lire tes romans de dino-cul ? demanda Véronique.

— Pour ta gouverne, ça s’appelle de l’érotisme dinosaurien et c’est excellent, répondit Julie dans lever les yeux de son Kindle.

— Tu es trop weird pour cette planète, chérie.

— Je pense que tu n’as pas de leçons de normalité à me donner, madame je-couche-avec-n’importe-quoi-du-moment-que-ça-respire-encore.

— Je vais faire semblant que je n’ai pas entendu cette remarque: j’ai trop hâte de te donner ta surprise.

— Une surprise? Pour moi? Chouette! J’adore les surprises!

— Déshabille-toi et je te montre.

— Okidoki ! dit Julie en faisant glisser ses pantalons de survêtement.

Nue sur le lit, elle figea de stupeur en voyant Véronique revenir dans la chambre.

— Fuck ! Véro… où as-tu trouvé ce monstre?

— Le masque ou le strap-on?

— Les deux !

— J’ai commandé le gode-ceinture en ligne il y a quelque temps. Je suis allée le chercher au bureau de poste ce matin, répondit Véronique en badigeonnant généreusement le phallus factice de lubrifiant. Quant au masque de lézard… il était dans la boîte d’objets perdus du bureau depuis l’Halloween.

— Quelle forme bizarre, on dirait vraiment une bite de reptile.

— Merci mon dieu pour internet, qui rend accessible à masse tout ce qui est pervers, bizarre et ultra-marginal.

— Et aussi de trop grande taille. Ça ne rentrera jamais.

— Ben voyons. Tu es une athlète de la foufoune ; avec un peu de préparation mentale tu vas pouvoir la prendre comme une championne. Tu n’as qu’à imaginer que je suis le héros à cervelle de noix d’un de tes romans à la noix. Tiens, tu la vois, sa pine? Elle dégouline de liquide pré-éjaculatoire et préhistorique juste pour toi.

— Je ne sais pas, Véro, il est terriblement… OH !

— Tiens… c’est curieux, je n’aurais pas pensé pouvoir l’enfoncer si facilement.

— Shit, shit, shit, shit ! Je me sens sur le bord d’éclater.

— Tu veux que j’arrête ?

— Surtout pas ! Je veux pouvoir raconter à tout le monde que je me suis fait baiser par un Vérociraptor… soupira Julie en attrapant les sangles et en tirant son amante vers elle.

«Comme à son habitude, la comtesse de Trakai se coiffait avant de sortir à six heures lorsque son larbin se présenta respectueusement à elle en tenant dans ses bras un cadeau emballé avec soin.»

— «Pour vous, comtesse, ces modestes cadeaux d’anniversaire» lut la comtesse sur la carte.

La comtesse déchira le papier, ouvrit la boite et y trouva un gode-ceinture de taille impressionnante.

— C’était écrit «cadeaux», au pluriel. Je n’en vois qu’un seul, larbin.

Pour toute réponse, larbin retira son uniforme, le plia avec soin et le déposa sur la table. Il s’agenouilla ensuite devant sa comtesse, puis lui présenta son arrière-train où était enfoncé un plug en inox surmonté d’une pierre de strass.

— C’est pour moi? Quelle gentille attention! Tu devrais voir comme il scintille à la lumière…

La comtesse s’amusa un peu avec son nouveau jouet, le fit glisser, aller et venir dans le cul de son larbin qui soupirait gentiment.

— Voyons maintenant ce strap-on… je me sens comme une gamine le matin de Noël !

Le visage orné d’un large sourire, la comtesse enfila son organe viril tout neuf. Elle attrapa ensuite son larbin par les cheveux, le tira vers elle, le retourna et plaça le gland de latex contre sa bouche. Larbin ne se laissa pas prier et ouvrit la bouche et entreprit de sucer le phallus postiche du mieux qu’il pouvait.

— Tu as intérêt à bien l’enduire de salive, car j’ai l’intention de profiter à fond de mon cadeau d’anniversaire, dit-elle d’un ton sec qui cachait mal son attendrissement.

«On dira ce qu’on voudra, c’est moins l’objet lui-même que l’emballage et l’intention qui fait le bonheur de recevoir le cadeau», se dit beaucoup plus tard la comtesse de Trakai avant de se retirer dans ses appartements.

M. Serge Lepitre
Directeur adjoint
Relations avec les partenaires

Objet: Comportements inappropriés au bureau

Monsieur Lepitre,

Je vous écris ce matin pour me plaindre pour harcèlement sexuel à mon endroit. Vous conviendrez que tous les employés ont droit de pouvoir travailler en paix, dans un environnement paisible et exempt de tout ce qui pourrait, de près ou de loin, suggérer le moindre comportement sexuel. Or, plusieurs de mes collègues ont récemment adopté des attitudes si lascives et si choquantes que j’en suis profondément traumatisé. C’est bien simple, je suis au bord de l’épuisement professionnel, de la dépression, du suicide et même, de l’agacement.

Par exemple, il y a Cassandra Bédard qui porte des chemisiers si décolletés qu’on voit son soutien-gorge rouge dès qu’elle se penche un peu, ce qu’elle a d’ailleurs fait devant le refroidisseur d’eau alors que Vincent, l’informaticien, la besognait en levrette, le pantalon aux chevilles. On se demande ensuite pourquoi notre réseau est toujours en panne.

Pis encore, Valérie Champoux passe ses journées à tortiller son cul dans son jeans à taille basse sous mon nez. Trouvez-vous normal que tous nos visiteurs puissent voir le string rose de la réceptionniste? Tout le monde au bureau sait qu’elle se fait ramoner chaque midi dans la salle de réunion par Gabriel Lelouche; croyez-vous que ce comportement est digne d’un membre du barreau?

Enfin, il y a Maude Lalonde et sa microjupe fuchsia – que vous avez sûrement remarquée – et qui est indigne de sa profession. Je sais que ça paraît incroyable, mais je vous assure qu’elle s’abaisse à sucer le concierge dans le placard à balai. Quand elle reçoit nos clients, elle sent la serpillière et le sperme à plein nez. Quelle déchéance!

J’exige que des mesures énergiques soient prises pour mettre fin à ces comportements scandaleux, sinon je porterai plainte au syndicat, à la Commission des droits de la personne et à la Ligue pour la moralité publique. Attendez-vous que la réputation de notre entreprise soit publiquement souillée par les turpitudes de ces catins lubriques?

Veuillez recevoir, Monsieur Lepitre, mes salutations les plus outrées.

Signé: un employé anonyme qui vous veut du bien.

Félicitations à Caroline Bégaud qui non seulement m’a envoyé la solution en premier… mais a en par dessus le marché payé sa copie de Pr0nographe! Vous avouerez avec moi que j’ai le meilleur lectorat de l’univers.

Samuel en a marre d’en être réduit à manger un dîner congelé Michelina’s avant de se masturber, seul devant xHamster, chaque soir de la Saint-Valentin. Cette année, il a décidé de prendre les grands moyens et d’inviter le Grand Amour à une soirée avec violon, chandelles, champagne et (du moins l’espère-t-il) baise à la hussarde contre la benne à ordures dans la ruelle attenante du restaurant. Pour arriver à ses fins et surtout pour maximiser ses chances, il a fait parvenir une carte d’invitation à trois de ses collègues de travail (Mademoiselle Bédard, adjointe administrative, Mademoiselle Champoux, réceptionniste et Mademoiselle Lalonde, comptable) où l’on pouvait lire :

« Chère élue de mon cœur,

Ton sourire est mon soleil
Tes deux lolos sont une merveille
Ta beauté toujours m’illumine
Tu es l’étoile qui me fascine.

Pour la Saint-Valentin je t’invite
À dîner avec moi au Ritz
On s’embrassera avec tendresse
Et ensuite on jouera aux fesses.

Ton admirateur anonyme.»

Malheureusement pour lui, les trois filles ont toutes cru que quelqu’un d’autre que lui leur avait envoyé ces vers maladroits. Pauvre Samuel! Peut-être aurait-il dû signer son poème plutôt que de laisser planer le mystère…

À partir des indices qui suivent, pouvez-vous me donner le nom et le prénom de chaque femme, la couleur de la carte de la Saint-Valentin qu’elle a reçue et le jeune homme chanceux avec qui elle a forniqué le 14 février?

1. Dès que Mademoiselle Champoux a reçu sa carte, elle est allée remettre à Gabriel, l’avocat, sa petite culotte dans une enveloppe à bulles en guise de réponse.

2. Quand Maude a reçu la jolie carte fuchsia, elle est allée voir Mademoiselle Bédard pour lui montrer et lui demander son avis sur qui aurait bien pu lui envoyer une si charmante invitation. Évidemment, elles n’ont pas pensé une seule seconde que ce serait ce boutonneux de Samuel, avec ses dents croches et son parfum de chaussette mal lavée.

3. La jeune femme qui a reçu la carte rouge croit encore dur comme fer que c’est Vincent l’informaticien qui lui a écrit ce mot doux. Mal lui en prit, car elle a vite constaté que «romantique» ne rime pas avec «informatique»; ils ont passé la soirée de la Saint-Valentin dans le sous-sol des parents de Vincent à faire le cheval renversé et la brouette chinoise sur son futon posé à même le sol.

4. Ni Cassandra, ni Mademoiselle Lalonde n’ont reçu la carte rose. Par contre, elles ont été très impressionnées par les vers de Samuel – du moins, assez pour se jeter dans les bras du premier douche bag venu, allez savoir pourquoi.

5. Le lendemain matin, Cédric, le concierge, est allé raconter à Samuel sa soirée passée en compagnie d’une des filles du bureau. «Elle était si chaude, t’as pas idée… elle m’a laissé éjaculer sur son visage et ensuite, elle a enfilé son gode-ceinture et m’a ramoné le cul jusqu’aux petites heures!» Évidemment, Samuel est devenu vert de rage en apprenant l’identité de la dame en question!

6. Samuel a ensuite aperçu Valérie près du photocopieur. Elle racontait en gloussant sa soirée de débauche de la veille à sa copine et n’a même pas daigné le saluer, la garce! Et, pour comble de malheur, Samuel a retrouvé la carte rose dans le bac à recyclage du bureau. Décidément, il ira voir la prochaine fois une professionnelle; c’est beaucoup plus simple et au moins on en a pour son argent.

 

La première personne qui me fera parvenir la solution se méritera une copie de Pr0nographe!

Samedi soir, Olga reçoit six amis chez elle pour une orgie.

Julie s’est bien assurée que la personne qui la prend en levrette porte un condom. Joë est gay et porte une cagoule. Marc est exclusivement hétérosexuel. La personne qui porte des bas résille a 25 ans. La femme de 35 ans est lesbienne. Pierre se fait sucer par une personne de 20 ans. La femme qui porte des talons aiguilles se fait prendre par les deux bouts. La personne de 19 ans est homosexuelle. Olga a 30 ans et ne baise que des personnes qui ont au moins son âge. La personne tatouée lèche le cul d’une femme de 40 ans. Annie est dans la trentaine. Martine encule avec son gode-ceinture une personne qui porte un soutien-gorge. Et seule la personne âgée de 29 utilise un contraceptif.

Qui reste dans son coin et se branle, solitaire?

(La réponse lundi, bande de joyeux pervers!)

« Je n’embrasserai jamais une femme » me dit-elle, un an avant que sa langue, alourdie par le drambuie, ne glisse entre mes lèvres et sur mes dents.

« Je ne laisserai jamais une femme me caresser » me dit-elle, un an avant que je ne soupèse ses seins et pince ses mamelons sous son pull de laine.

« Je ne toucherai jamais le sexe d’une femme » me dit-elle, un an avant qu’elle ne fasse voler ma culotte à travers sa chambre.

« Je ne laisserai jamais une femme poser sa langue sur moi » me dit-elle, un an avant qu’elle ne me laisse goûter les sucs salins qui enduisaient ses lèvres vénériennes.

« D’accord, mais j’espère que tu ne t’attends pas à ce que je te rendes un jour la pareille » me dit-elle, un an avant que je ne caresse, entre mes cuisses, la cascade rousse et soyeuse de sa chevelure.

« Mon cul ? Pas question qu’une femme y touche ! Ni un homme, d’ailleurs : c’est trop sale » me dit-elle, un an avant d’agiter des hanches en soupirant pour que mon pouce fouille plus profondément son fondement.

« Range moi ce gode ceinture sur le champ. Je ne veux jamais plus entendre parler de ces trucs pervers de lesbienne dégénérée » me dit-elle, un an avant que je ne la besogne, le dos sanglant labouré par ses ongles fraîchement manucurés.

« Je ne cesserai jamais de t’aimer » me dit-elle, un an avant qu’elle ne parte avec la moitié des meubles de l’appartement.