Infidélité

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Il y a du sperme dans ma culotte
Et sur mes cuisses quand je croise
Et recroise mes jambes
Sous la table à manger

Elle me parle la bouche pleine
Des murs qu’il faut repeindre
Pendant que le sperme coule
Lentement au fond de ma culotte

Un peu de sauce béchamel
Au coin de sa bouche
Et moi je ne peux penser
Qu’au sperme dans ma culotte

Non, je ne suis pas allée
Chercher tes trucs chez le teinturier
Non, je n’ai pas récuré le bidet
Comme je l’avais promis

J’étais sur le web toute la matinée
J’ai sauté sur le premier paf venu
Voilà pourquoi ma culotte s’empoisse
À chaque torsion de mon cul

Je cacherai ce soir ma culotte sous le lit
Parce qu’une trace de sperme
Dans une lessive lesbienne
Est trop longue à expliquer

Je la laverai à la main
Dans la lueur de la lune opaline
Pour que jamais tu ne puisses flairer
Qu’il y a eu du sperme dans ma culotte

Chloé était assise à califourchon sur mes cuisses et renversait son bassin vers l’arrière juste assez pour me permettre de fourrer vigoureusement mes doigts dans sa chatte. Quand elle se mit à gémir, je la bâillonnai avec ma main libre et lui sifflai un «chut!» réprobateur. J’attendis que ses soubresauts et ses tremblements de jouissance cessent avant de retirer mes mains de ses lèvres du haut comme celles du bas. Lorsque, blottie contre moi, elle eut repris son souffle, elle chuchota à mon oreille :

— Tu n’avais pas à faire ça. Il met des bouchons d’oreilles avant d’aller au lit. Et puis, il ne risque pas de se douter de quoi que ce soit; ça dépasserait son entendement.

— Parce qu’il croit que je suis la vieille amie que tu fréquentais à l’université – et non la petite amie que tu baisais avant d’obtenir ton diplôme et te convertir par magie à l’hétérosexualité?

— Es-tu en train de me traiter d’hypocrite?

— Non, Je suis seulement en train de te traiter de LUG. « Lesbian until graduation ».

— LUG… ça sonne un peu trop bois de chauffage à mon goût.

— Pourtant, je te trouve encore très chaude… pour une épouse de banlieue, s’entend.

— Ça ne me plait pas du tout, LUG. Ça sonne comme une insulte. Comme si on n’avait pas le droit dans la vie d’explorer sa sexualité et de changer de préférences.

— Meh. Who cares. C’est juste un mot, comme ça.

— Et puis, c’est en anglais. Je déteste ce slang américain qui vient continuellement salir notre belle langue française qui est si menacée au Québec.

— Bon. Tu es une LUG de souche, par-dessus le marché. C’est vraiment la fin des haricots.

— Ne te moque pas de moi!

— Je ne me moque jamais quand il s’agit de toi. J’ai eu de la peine quand on s’est perdues de vue, tu sais.

— Pfff. N’essaie pas de me faire croire que je t’ai brisé le cœur.

Mes yeux commençaient à s’humidifier un peu trop, alors je décidai de faire dévier légèrement la conversation.

— C’est un chouette mari que tu t’es dégottée là, dis donc.

— Oui, il est génial. Et vous avez eu l’air de bien vous entendre tous les deux, ce weekend. J’avoue avoir été agréablement surprise.

— Tu t’attendais à quoi? À un combat de coqs? Qu’on joue à celle qui pisse le plus loin? Je dis « celle » parce que je suis certaine que j’aurais gagné, hein…

— Nounoune!

— Tu aurais voulu que je te supplie de le plaquer là avec ses morveux et son split-level pour te sauver avec moi sur mon blanc destrier? Désolée chérie, mais je ne sors pas avec les filles straight.

— Tu ne fais que les baiser, à ce que je constate…

Je l’embrassai avec toute la tendresse dont j’étais capable, puis lui dit :

— Je voulais juste rappeler à la LUG ce qu’elle manque depuis qu’elle reste au foyer.

« Je suis de retour ! » cria Marie-Ève en ouvrant tout grand la porte et en se jetant dans l’appartement. Mathieu la suivit plus lentement, avec hésitation, et verrouilla la porte derrière eux.

Il n’y eut pas de réponse à l’appel de Marie-Ève. Dans la chambre, Sébastien, couché sur le dos, était endormi dans le lit conjugal. Attendrie, elle le regarda, ses cheveux blonds étalés sur l’oreiller. Elle tendit la main et tira doucement la couverture le long de son corps nu, jusqu’à sa taille. Avec le revers de ses doigts, elle caressa le ventre de l’homme assoupi, puis son pénis.

Mathieu s’approcha derrière elle et la prit par les épaules. Il la retourna et l’embrassa avec fougue. « Quitte-le », lui soupira-t-il, le regard plongé dans ses yeux d’encre de Chine. « Quitte-le et viens avec moi ». Elle fit courir ses doigts sur la nuque de Mathieu, sous ses cheveux, le tira vers elle, puis lui rendit son baiser, la langue entre ses dents. Elle se détourna ensuite de lui, retourna au dormeur étendu sur le lit et caressa le cou et la poitrine de Sébastien avec le bout de ses doigts.

Alors qu’elle se penchait sur le lit, Mathieu en profita pour lui caresser les jambes et relever sa jupe jusqu’à sa taille. Lorsque ce fut fait, il se redressa, ouvrit sa braguette et sortit sa queue qui déjà commençait à bander. Il la prit dans sa main et la caressa doucement, jusqu’à ce qu’il soit bien raide, jusqu’à ce que le gland pourpre pointe fièrement vers le ciel.

Mathieu tira la culotte de Marie-Ève vers le bas, pour ensuite pousser la tige épaisse de son sexe entre les cuisses de son amante. Les yeux toujours rivés sur le visage paisiblement assoupi de son mari, elle plaça ses mains sur ses genoux et plia les jambes, permettant ainsi à la fleur humide de sa chatte de mieux s’offrir au sexe de Mathieu. Il pénétra en elle rapidement, sans heurts et profondément. Encaissant la poussée, Marie-Ève bascula un peu vers l’avant et ferma les yeux. Elle le laissa ainsi la baiser pendant cinq longues estocades, puis elle se déroba, se dégagea de son étreinte, se retourna et s’assit sur lit, les jambes écartées et les bras ouverts. Elle tira son amant au-dessus d’elle, tout juste aux pieds de Sébastien. Ils firent l’amour avec mille précautions, en silence. Marie-Ève bâillonnait Mathieu de ses baisers et sa chatte, animée d’une volonté qui n’était plus la sienne, vibrait et tétait la verge gorgée de sève de son amant. Elle jouit une fois, puis deux, mais lui, prenait son temps, labourait sans relâche le corps de son amante avec des gestes d’une lenteur hallucinée, jusqu’à ce qu’il n’en puisse plus, jusqu’à ce qu’il n’arrive plus à réprimer ses gémissements, jusqu’à ce qu’il la remplisse de sperme en grognant, en serrant ses seins à travers son chemisier.

Par miracle, Sébastien dormait toujours.

Marie-Ève se releva en chancelant et replaça sa jupe, en tournant le dos à Mathieu. Il a mis ses bras autour d’elle par derrière, tirant son corps contre lui. « Tu ne signifies rien pour lui ! », chuchota-t-il à son oreille en réprimant un sanglot.

Elle secoua la tête. « Il m’aime », dit-elle simplement.

Mathieu remballa sa queue humide et rougie dans son pantalon. Il la regarda une dernière fois, les regarda tous les deux un moment, puis, le visage baigné de larmes et le corps secoué de sanglots, il quitta l’appartement en refermant délicatement la porte derrière lui. Marie-Ève glissa hors de ses vêtements comme un serpent se débarrasse de sa peau et se coucha dans le lit avec son mari assoupi. Elle appuya sa tête contre sa poitrine et une jambe sur ses cuisses. Elle glissa  un doigt sur sa vulve, recueillit une goutte de foutre de son amant, puis l’étendit sur le mamelon de Sébastien.

Elle sourit, ferma les yeux et s’endormit.