Textes portant l'étiquette « Lesbiennes »

L’énigme de la partouze

25 février 2010

Samedi soir, Olga reçoit six amis chez elle pour une orgie.

Julie s’est bien assurée que la personne qui la prend en levrette porte un condom. Joë est gay et porte une cagoule. Marc est exclusivement hétérosexuel. La personne qui porte des bas résille a 25 ans. La femme de 35 ans est lesbienne. Pierre se fait sucer par une personne de 20 ans. La femme qui porte des talons aiguilles se fait prendre par les deux bouts. La personne de 19 ans est homosexuelle. Olga a 30 ans et ne baise que des personnes qui ont au moins son âge. La personne tatouée lèche le cul d’une femme de 40 ans. Annie est dans la trentaine. Martine encule avec son gode-ceinture une personne qui porte un soutien-gorge. Et seule la personne âgée de 29 utilise un contraceptif.

Qui reste dans son coin et se branle, solitaire?

(La réponse lundi, bande de joyeux pervers!)

Fontaine…

4 février 2010

« Je n’embrasserai jamais une femme » me dit-elle, un an avant que sa langue, alourdie par le drambuie, ne glisse entre mes lèvres et sur mes dents.

« Je ne laisserai jamais une femme me caresser » me dit-elle, un an avant que je ne soupèse ses seins et pince ses mamelons sous son pull de laine.

« Je ne toucherai jamais le sexe d’une femme » me dit-elle, un an avant qu’elle ne fasse voler ma culotte à travers sa chambre.

« Je ne laisserai jamais une femme poser sa langue sur moi » me dit-elle, un an avant qu’elle ne me laisse goûter les sucs salins qui enduisaient ses lèvres vénériennes.

« D’accord, mais j’espère que tu ne t’attends pas à ce que je te rendes un jour la pareille » me dit-elle, un an avant que je ne caresse, entre mes cuisses, la cascade rousse et soyeuse de sa chevelure.

« Mon cul ? Pas question qu’une femme y touche ! Ni un homme, d’ailleurs : c’est trop sale » me dit-elle, un an avant d’agiter des hanches en soupirant pour que mon pouce fouille plus profondément son fondement.

« Range moi ce gode ceinture sur le champ. Je ne veux jamais plus entendre parler de ces trucs pervers de lesbienne dégénérée » me dit-elle, un an avant que je ne la besogne, le dos sanglant labouré par ses ongles fraîchement manucurés.

« Je ne cesserai jamais de t’aimer » me dit-elle, un an avant qu’elle ne parte avec la moitié des meubles de l’appartement.

En veillant su'l perron

18 avril 2009

(avec un flask de gros gin et deux vieilles lesbiennes)

Dans leurs bigoudis, leurs robes un peu trop élimées et leurs bas un peu trop filés, Anne et Sophie étaient assises dans leur fauteuil à bascule sur le perron de leur bicoque hors d’âge, les jambes un peu trop écartées, avec une bouteille de gin frelaté pour regarder passer les machines. Anne sortit une indienne de son sac et l’alluma.

― Tu as vu les deux filles au snack-bar ?

― Ouais, répondit Sophie.

― Elles n’arrêtent pas de se lécher la fente en cachette depuis que la plus jeune est mariée.

― Tu me niaises ?

― Pas du tout, poupée.

Sophie cracha son chewing-gum dans le buisson puis regarda, inquiète, son amante.

― Chérie, tu ne devrais pas fumer en tenant ta bagosse aussi près de toi.

― Ha ! Ça fait plus de trente ans que je le fais ! Il n’arrivera rien, t’inquiète, rigola Anne. S’il y a trois choses que je connais, c’est le moonshine, les cigarettes de contrebande et les brouteuses de carpette. Tu connais la femme du maire ?

― La fausse blonde avec les seins qui lui tombent au nombril ?

― Elle-même. Je sais qu’elle visite quotidiennement la culotte de la petite brune du dépanneur.

― Et comment madame sait-elle une chose pareille ? railla Sophie.

― C’est mon petit doigt qui me l’a dit. Et laisse-moi te dire qu’il sent la chatte bien baisée !

― Plus ça va, plus tu deviens vulgaire, ma pauvre Anne.

― C’est pour ça que tu m’aimes, chérie ! Hey, tu vois la pétasse qui sort de la voiture ?

― Laquelle ?

― De l’autre côté de la rue, à la station-service. Paraît qu’elle a la plotte la plus hot en ville.

Alors que Sophie plissait les yeux pour mieux voir, un bruit terrible accompagné d’un nuage de fumée se fit entendre, faisant sursauter tout le patelin. Sophie se tourna et vit sa gouine le visage enduit de suie noirâtre, les cheveux hérissés et fumants, avec une relique de clope pendant au bout de ses lèvres. Elle prit une gorgée de bibine, se cala dans la chaise berçante et dit simplement :

― Je crois que c’est maintenant toi qui l’as, la plotte la plus hot en ville, chérie.