Moule

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À la pêche aux moules, moules, moules
Je n’veux plus y aller maman
Les gens de la ville, ville, ville
M’ont mis la main au panier maman

À la pêche aux moules, moules, moules
Les jeun’s filles y vont pourtant
Et les gars des villes, villes, villes
Les poursuivent, la queue au vent

À la pêche aux moules, moules, moules
T’y allais aussi maman
T’écartais tes cuisses, cuisses, cuisses
Et je suis là maintenant

À la pêche aux moules, moules, moules
N’envoyez pas vos moutards
Les gens de la ville, ville, ville
Sont beaucoup trop vicelards

La même copine m’a raconté qu’elle s’adonne à une curieuse pratique dans la chambre à coucher de son coquet split-level de banlieue: «Après quelques préliminaires, mon chéri lubrifie mon vagin puis le remplit avec du latex liquide. Lorsque le tout a durci, il le retire puis me demande que je m’en serve pour le sodomiser. Tu as déjà entendu parler d’un truc pareil?»

J’eus beau me gratter longuement la tête, je dus reconnaître la justesse du vieil adage: les amoureux sont seuls au monde.

Parce que je ne connais pas ton prénom
Et que je ne pige foutre rien
À ce que profère ta gueule anguleuse
D’ange italo-canadian du West Island

Je t’ai avalé avec gourmandise

Le foutre crémeux au fond de la gorge
Conclusion prévisible d’une tragicomédie
Commencée à la foire alimentaire
Du Fairview Pointe-Claire

Seigneur pardonne-moi
Car je savais ce que je faisais
Dès que j’eus fait glisser ton caleçon
Le long de tes mollets mignons

Tes yeux fermés les traits contractés
Et ta queue bouffie que je bouffai
En lieu et place du six-pouces italien
Acheté comme encas chez Subway

Que avalai avec gourmandise

C’est décidé je te ramène à la maison
Tu es mon ourson de peluche frisé
Gagné au stand de tir de la foire
Car n’avale pas ce lait qui veut

Ta copine? Peu m’en chaut qu’elle t’attende chez toi
Au chaud près du four — viens plutôt fourrer
Où j’habite, mettre ta bite ta pine
Ton manche au creux de ma tendre twat

Tu es à moi maintenant entre mes cuisses
Ta langue sur mes seins pommes caramel
Quelle aille se faire mettre par Lucifer
Lécher des moules marinières au Carmel

Qu’elle avalerait avec gourmandise

Je t’appelle Tony parce que je connais trop
De Stéphane, de Patrick et de François
Je ne connais pas ton prénom, Tony
Mais je connais ton visage et ton image

Gravée dans ma mémoire comme le moment
Où grave et tremblant tu te crispa et flua
Renversé, un peu de mâles fluides sur ton ventre
Aux six collines collantes et broussailleuses

Tu me sembles si sûr de toi, ce sexe sucé
Semble si safe, tu sens si bon l’espresso
Le panettone et le savon Irish Spring
Tu es un oisillon fraîchement tombé de ton nid

Que je ne peux appeler autrement que Tony