Noël

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C’est chez elle une tradition du temps des fêtes et qui suis-je pour m’opposer aux traditions?

Elle plonge la main dans la cruche en tournant la tête vers le côté et en fermant les yeux, sûrement pour me prouver qu’il n’y a pas la moindre possibilité de triche. Moi, je regarde ses doigts longs, fins et gracieux brasser les morceaux de papier. Elle finit par en tirer un, me jette un regard lourd de sous-entendus en soulevant un sourcil, déplie le papier puis lit à haute voix :

«Forniquer. Longuement. Comme les visons en rut.»

Elle me prend alors par la main et m’entraîne vers la chambre, vers ce lit où tous les manteaux on été déposés, au son des applaudissements et des cris enthousiastes de la parenté rassemblée.

Les cadeaux emballés et placés sous le sapin, les bas accrochés au manteau de la cheminée, les enfants dormant à poings fermés, je me laissai enfin choir sur mon fauteuil. Mission accomplie – et vingt minutes avant minuit, par-dessus le marché. Noël allait encore cette année avoir lieu grâce à mes bons soins.

Bien calée dans mon lazy boy, un verre de vin vide à la main, je commençais à m’assoupir quand j’entendis un bruit venant de la cheminée qui ressemblait à un grattement. Avant que je ne trouve le courage de me lever pour aller voir de quoi il en retournait, quelque chose tomba dans l’âtre en faisant un boucan d’enfer.

– Ayoye, câlisse ! entendis-je crier en provenance du nuage de suie qui s’échappait de mon foyer.

Étendu dans mon salon, un jeune homme blond se relevait de peine et de misère en se frottant le derrière. Il était grand, il ne portait pas de chemise, il était charpenté comme un dieu scandinave, sa peau laiteuse était tachée de suie, ses oreilles étaient pointues, ses yeux d’un bleu éclatant, et il portait un pantalon de cuir rouge si serré que je pouvais constater de visu qu’il était circoncis.

— Faudrait vraiment faire ramoner votre cheminée, ma p’tite dame. Avez-vous pensé aux risques d’incendie? dit-il en remettant sa tuque rouge à pompon.

— Mais… qui êtes-vous? arrivai-je finalement à articuler.

— Je suis Sven, lutin du Père Noël. Enfin… lutin adjoint par intérim, pour être honnête.

— Je n’imaginais pas les lutins aussi… bien développés, bredouillai-je en admirant les muscles abdominaux saillants de mon visiteur.

— On imagine bien des trucs à notre sujet, poupée. Faut pas croire tous ce qu’on dit dans les contes de fée, hein.

— Et qu’est-ce que vous faites dans mon salon?

— Qu’est-ce que vous pensez? C’est la veille de Noël, il est presque minuit, je viens pour le cadeau.

Était-ce la fatigue, ou alors toute la vinasse que j’avais bue pendant la soirée? Toujours est-il que l’explication me sembla des plus plausibles.

— Ce n’est pas le Père Noël qui est censé s’occuper de la distribution des cadeaux? demandai-je quand même.

— Vous pensez vraiment qu’un vieillard obèse et emphysémateux est capable de visiter des centaines de millions de foyers en une nuit?

— Présenté ainsi, c’est vrai que ce n’est pas très réaliste…

— Nous sommes une armée à nous taper ce sale boulot, ma petite chérie, se dit-il en s’allumant une clope.

— Et où est votre sac avec les cadeaux?

— Quelqu’un d’autre viendra plus tard avec les bébelles des morveux. Moi, je suis venu pour vous.

— Moi?

— Oui. Je suis votre cadeau. Vous êtes sur la liste des grandes filles sages, vous savez. Vous méritez d’être récompensée pour tous les efforts fournis pendant l’année de chiotte que nous avons passée.

— C’est que je…

— Chut! Laissez-vous gâter un peu, pour une fois.

Il s’approcha de moi, me prit par la main et me fit lever. J’avançai mon ventre contre le sien; il me plaqua contre lui et je sentis son sexe dur à travers le cuir de renne de son pantalon. La situation avait beau être incongrue, j’étais quand même excitée comme une folle et je mouillais déjà comme jamais. Timidement, je descendis ma main sur sa braguette, m’escrimai un peu avec la fermeture à glissière, puis réussis à en extraire sa queue. Quant à mon lutin sexy, il n’avait pas perdu de temps; après avoir pétri mes fesses, il déboutonna habilement le haut de mon pyjama puis, tout doucement, s’empara de mes seins avec sa bouche. Passant de l’un à l’autre, sa langue titillait mes tétins érigés. Tout mon corps s’émouvait de ces caresses, les ondes de plaisir qui traversaient ma chair étaient presque insoutenables. Après avoir retiré mon pantalon de flanelle et ma culotte, Sven fit glisser sa main le long de ma jambe, la fit passer derrière ma cuisse et tout doucement en frôla l’intérieur. Je laissai échapper un soupir de plaisir lorsque ses doigts approchent de ma chatte; à leur contact, je me cambrai en allant au-devant de sa caresse.

Sven me prit alors dans ses bras et m’allongea sur la peau d’ours qui se trouvait devant mon foyer et que je n’avais jamais remarquée auparavant. Comment était-elle arrivée là? Je n’eus pas le loisir de fouiller la question davantage, car mon amant s’empressa de se coucher entre mes cuisses ouvertes. J’eus alors le bonheur de profiter de sa langue pointue de lutin; elle pénétra ma chatte profondément et je retenais ma respiration chaque fois qu’il caressait mon clito. Je me mis à trembler de façon incontrôlée, je gémis en tenant fermement sa tête sur mon sexe, puis je jouis comme une gamine lâchée lousse dans un Toys R Us.

Déjà pantelante et à bout de souffle, j’aurais pu déclarer forfait, mais ce n’est pas tous les jours Noël, après tout. Je tendis donc la main vers la bite de mon lutin baiseur et la branlai un peu pour en jauger la vigueur. Sven ne se laissa pas prier et je sentis vite sa canne de sucre à la menthe se poser à l’entrée de ma chatte et mes lèvres s’écarter doucement pour le laisser pénétrer. Quelle impression étrange de sentir ce sexe, inconnu il y a peu, qui progressait doucement en moi! Il resta immobile quelques instants; j’écartai largement les cuisses pour le laisser entrer le plus profondément possible, puis j’empoignai ses fesses pour l’encourager à me prendre comme une vraie bête polaire. Chaque coup de rein déclencha en moi des spasmes de plaisir et je râlai de bonheur à chaque va-et-vient. Après quelques minutes de ce manège, une deuxième vague de plaisir me submergea et me fit presque tomber dans atocas.

Alors que j’étais dans les vapes, Sven s’essuya l’engin dans la peau d’ours, puis me dit en souriant:

— Voilà ce que les grandes filles sages reçoivent à Noël. À la r’voyure, ma p’tite dame!

Puis il disparut dans un nuage scintillant qui sentait la cannelle, la myrrhe et l’encens. Je secouai ma tête. Lorsque je fus pleinement consciente, le salon était vide, il était minuit cinq, ma chatte était gluante de foutre et je constatai que j’étais dorénavant l’heureuse propriétaire d’un magnifique tapis en peau d’ours brun véritable. «Joyeux Noël…» me souhaitais-je mentalement avec satisfaction.

Une question restait tout de même en suspens: comment enlève-t-on les taches de sperme sur la fourrure?

Saint Nicolas,
Patron des obsédés,
Remplis-moi tant de foutre
Qu’il coulera par mon nez.
Fourre-moi la plotte
Et lime-moi le fion,
Si je ne suis pas sage
Donne-moi une bonne leçon.

Le douzième jour de Noël mon amour m’a fait mettre
Douze fois par le chien
Onze queues à sucer
Dix doses de foutre
Neuf pénétrations
Huit fois sur la table
Sept flagellations
Six douches dorées
Cinq sodomies
À quatre pattes sur le lit
Trois gros godes
Deux doigts dans la chatte
Et une langue sur le clito.