Obésité

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Ce soir-là, l’alcool aidant, il osa dire devant tous leurs amis: «Regardez comme elle se laisse aller!»

Comme si son ventre ne débordait pas par-dessus sa ceinture! Son ventre immense, nourri de bière qui fermentait dans ses entrailles et qui chaque nuit explosait en miasmes putrides, plongeant la chambre dans un remugle sans nom qui invariablement la tirait, dégoûtée, du sommeil.

Cette nuit-là, en pleurant de rage dans la douche, elle lui cria: «Comment oses-tu, toi, me dire que je me laisse aller?» Tout ce qu’elle aurait voulu, c’est mourir sous cette eau brûlante. Qu’acide, elle la dissolve, la fasse disparaître de cette vie infecte et ingnoble. Mais l’eau est imprévisible; on ne sait jamais parfaitement dans quelle direction elle décide de fuir.

Une femme déliée, élancée, suprêmement affriandante émergea des nuées épaisses de vapeur. Elle regarda la larve ingrate qui lui tenait lieu de mari une dernière fois. Puis, enfin, elle se laissa aller.

Regarde Josée, je t’ai préparé ton dessert préféré. Des brownies tout chauds, à peine sortis du four… pour fêter le nouvel homme de ta vie!

Moi, fâchée? Ben voyons. Pour ton information, j’essayais de me débarrasser de ce salopard depuis des semaines. Quoi? Tu ne me fais pas confiance? Ça me fait de la peine, tu sais. Tiens, je vais prendre la première bouchée.

Miam. Que c’est bon.

Tu vois? Je t’avais bien dit qu’ils étaient délicieux. Allez, mange. Entre filles, il faut se faire confiance et s’entraider. D’ailleurs, tu cesserais de voir François si je te le demandais.

N’est-ce pas?

*  *  *

Une autre dispute avec François, n’est-ce pas? Ça tombe bien, je viens de finir de glacer ce gâteau triple-chocolat. Non, garde-le, c’est pour toi. J’insiste.

*  *  *

Il est treize heures… et tu es encore au lit? Que ce passe-t-il, ma chouette? Vous avez rompu? Il t’a traitée de grosse vache? Quel salopard! Ne t’avais-je pas dit que c’était un salaud et un menteur de la pire espèce? Crois-moi, c’est bien mieux ainsi. Cet enculé ne te méritait pas.

J’y pense! J’ai apporté un petit quelque chose pour te remonter le moral. Tes préférés! Non, je ne te crois pas. Je sais que tu en as envie. Si j’ajoutais de la crème glacée? Regarde, j’y mets même un peu de sirop de chocolat… On ouvre grand… fais-moi plaisir… allons, une bouchée pour Annie… Mmmm! Tu vois? C’est bon, pas vrai? Ne te sens-tu pas déjà mieux, ma jolie?

*  *  *

Tu ne devineras jamais ce que j’ai mitonné pour toi ce matin. Un tiramisu! C’est la première fois que je le réussis à ce point. Non, inutile de te lever; je vais te nourrir ma grande.

Ce que je fais? Ça fait six mois qu’il t’a quittée. Et crois-moi, je sais que ce n’est pas la même chose avec ses propres doigts. Détends-toi. Entre filles, il faut se faire confiance et s’entraider, tu te rappelles? D’ailleurs, tu es toute mouillée. Je sais que tu en as envie. Tu n’as qu’à te laisser faire, je m’occupe de tout.

C’est ça, C’est bien. Laisse-toi aller.

Chut. Shhhh! Moins fort, les voisins vont t’entendre! Ouvre grand, je vais fourrer le reste de ce putain de gâteau, peut-être vas-tu te taire… Ah! C’est mieux! Attends, tu t’en mets partout… qu’est-ce que tu peux être sexy! Tiens, lèche mes doigts. Allez-lèche!

*  *  *

Bonne fille! Reste couchée et laisse-moi m’installer sur toi comme un oreiller doux et soyeux. Regarde, je t’ai apporté quelque chose à manger!

Quoi? Salope! Tu n’avais pas l’air de te plaindre hier soir quand tu te tortillais sous mes doigts! Dans ce cas, va te faire foutre. On verra bien qui voudra d’une fille aussi obèse que toi.

Ne pleure pas Josée. Ne crains rien, je ne vais pas t’abandonner. Tiens, j’ai une idée. Il reste un peu de sirop de chocolat, ça devrait t’aider un peu. Voilà! Une chatte-dessert, juste pour toi! Miam miam!

Merde! Qui l’eut cru… te voilà, en train de me lécher la… Oui! C’est ça! Régale-toi! N’en laisse pas une miette! Oui! Plus haut… je…

Attends, je vais me relever. Tu disais?

*  *  *

Quoi? Hé ho, je te ferais remarquer que je t’ai branlée la semaine passée. Quoi? Désolée, je ne lèche pas de plotte. Je ne suis pas lesbienne, moi.

Toi non plus? Ben j’aurais jamais cru.

D’accord, connasse. Je m’en vais. T’auras qu’à trouver quelqu’un d’assez tordu pour te baiser, moi j’en ai rien à foutre.

Ah! Ben voilà! Je savais que tu finirais par être raisonnable. D’ailleurs, j’ai une surprise pour toi ce soir. Laisse-moi seulement le temps de retirer ma culotte et de m’asseoir sur ton visage… Ah! Ma puce! Ta langue est si agile, on dirait que as fait ça toute ta vie. Pas une lesbienne? Pffff. À d’autres!

Qu’est-ce qui ne va pas? Tu n’aimes pas ma surprise? Hé! Tu vas te taire, oui? Ta gueule! Tu te la fermes ou je pars pour de bon! Écoute-moi, c’est pas compliqué à comprendre. Tu as déjà été avec François, non? Tu as déjà été avec moi, n’est-ce pas? Alors cette fois, c’est la même chose. La seule différence, c’est que François a été avec moi juste avant. Ne pleure pas. J’ai dit ne pleure pas, merde, si l’une de nous deux devait être vexée, ce devrait être moi : je l’ai baisé pour toi, gros tas de saindoux!

Oh arrête, veux-tu? Je ne pensais pas ce que je viens de dire. Tu n’es pas grosse, juste… voluptueuse. Tu es très jolie, je t’assure.

Viens, mouche ce joli nez. Laisse les doigts d’Annie te consoler. Mais… c’est qu’elle mouille, la coquine!

Bon, tu sais ce que je veux. Allez… goûte un peu. Pour me faire plaisir. S’il te plaît? Bonne fille! Ce n’est pas si terrible, n’est-ce pas?

Quoi? Humiliant? Ben voyons. Dis-toi que c’est du… glaçage.