Pénis

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Louis se rendit chez Maxime pour voir s’il avait envie de faire quelque chose, une partie de handball, regarder la télé ou n’importe quoi. Il le trouva assis cul nu sur son lit, le dos contre le mur et les genoux bien écartés, en train de griffonner au fusain dans un carnet à croquis.

― Qu’est-ce que tu fous? demanda Louis à Maxime en lorgnant le miroir à main posé devant lui, sur la douillette.

― Je dessine ma queue, répondit simplement son ami.

Louis s’étira le cou et constata qu’il ne mentait pas. Il s’agissait bel et bien d’une représentation plutôt habile de son sucre d’orge.

― Je ne savais pas que tu savais dessiner, commenta Louis.

― Moi non plus, marmonna Max.

― Et pourquoi est-ce que tu dessines ta queue, au juste?

― Sais pas. Isabelle a oublié son matériel ― faut dire qu’elle a foutu le camp drôlement vite hier soir, après avoir rencontré tu-sais-qui. Et ce matin, en me levant, je me suis dit que ce serait bien d’avoir un portrait du colosse.

― Quelle humilité! Je constate d’ailleurs qu’il grandit à vue d’œil, le colosse…

― Ouais, on dirait bien… répondit l’artiste en retournant à son croquis.

Louis s’assit sur le bord du lit et observa quelques minutes son pote crayonner. Son engin s’érigea lentement, jusqu’à ce qu’il fut pleinement bandé; il était long et épais, avec des veines saillantes et larges. Louis mordit nerveusement sa lèvre inférieure puis, après un moment d’hésitation, tendit le bras puis effleura le vît du bout des doigts.

― Faudrait surtout pas te gêner, hein… commenta Max sans lever les yeux de son carnet.

C’est pourtant ce qu’il avait toujours fait ― se gêner. Pourtant, Louis prit le braque au creux de sa main puis lentement l’enveloppa de ses doigts. Il était chaud et bien dur.

― Hum… oui, comme ça… parfait, soupira Max en déchirant la page de son carnet et en commençant un nouveau dessin de son dard, tenu cette fois-ci par la main de son ami.

Louis serra un peu la trique de ses doigts, puis imprima lentement de sa main des mouvements de va-et-vient. Max soupira et grogna, sans s’arrêter de dessiner. Dans la main de son ami, la bite était pulsante, rigide et vivante, comme un bâton sous une serviette chaude, comme un brandon s’échappant d’un incendie, comme une bête à l’affut, comme un os gorgé de moelle, comme un cierge incandescent.

Ou comme une bite.

J’aime mieux la galette
que ta bistouquette
J’aime mieux la réglisse
Que ton gros pénis
J’aime mieux les bonbons
que ton saucisson
J’aime mieux les gâteaux
que ton p’tit moineau
J’aime mieux les biscuits
que ton zigouigoui
Et le chocolat
que ton bazooka
Mais si dans le miel
Tu peux le tremper
Ou le caramel
J’veux bien z’y goûter.

À la table d’à côté, deux dames d’un certain âge sirotent un thé depuis une bonne demi-heure.

— Nous ne somme pas très compatibles physiquement, Robert et moi. Depuis le premier jour que je le trouve trop large, mais ça ne m’a pas empêché de le marier.

— Large, c’est un anglicisme. Tu veux dire trop gros, lui répond sa copine.

La dame sourit malicieusement en écartant le pouce et l’index d’à peu près quatre centimètres, puis répond

— Non, je veux vraiment dire «trop large».