Au tarif de cent dollars par pénétration
Une pauvre gosse âgée d’à peine quinze ans
Fut forcée de s’accoupler à répétition
Afin d’acquitter les dettes de sa maman.
Textes portant l'étiquette « Prostitution »
29 avril 2013
Dans la ville d’Albuquerque, un drôle de type
Voulant s’encanailler avec une catin
Fut surpris en train de négocier une pipe
Contre deux MacPoulets et un Joyeux Festin.
Un sombre individu venu dévaliser
Une maison de tolérance tournaisienne
S’est fait expulser à coups de godemichés:
Ne provoquez pas les péripatéticiennes.
Un mari vicelard à qui rien ne rebute
Aurait mis son alliance au Mont-de-piété
Pour se payer du crack et une prostipute ;
«J’ai des problèmes de couple», a-t-il expliqué.
Alors qu’elle était morte en s’envoyant en l’air,
Elle ressuscita et se mit à hurler
Dès qu’on l’eut étendue dans un cercueil de fer:
Voilà comment on fête Pâques au Zimbabwe.
Une escorte d’Orlando nommée Priscilla
Ingéra un puissant cocktail de stupéfiants;
L’instinct de prédation alors se réveilla,
Ce qui lui fit croquer la queue de son client.
Certains disent qu’il n’y a rien de pire qu’une tempête en mars, à deux jours du solstice du printemps. Ceux-là ne s’imaginent pas à quel point ils se trompent : une tempête de mars quand on n’a plus d’endroit pour se mettre à l’abri, c’est infiniment plus pénible.
Martin était debout, appuyé contre un lampadaire. Nulle part où aller, personne qui l’attend, rien d’autre à faire que de rester là, avec la neige qui s’accumulait plus vite sur ses épaules que la monnaie dans sa casquette qu’il tendait aux passants.
— Hey bébé, t’as envie de t’amuser? demanda la fille de joie en le prenant par la taille de son bras nu. Elle tremblait de froid et de gros flocons de neige parsemaient sa chevelure comme un voile de mariée.
Il la regarda d’un air mi-amusé, mi-attristé, renifla, essuya son nez contre le revers de sa manche, puis répondit :
— Tu ne devrais pas t’habiller comme ça par un temps pareil. Tu vas geler tes pauvres os.
— T’occupes, c’est mon uniforme de travail. T’as envie de t’amuser, oui ou non? Ou alors tu vas rester là, jusqu’à ce que tes deux pieds prennent dans la glace?
— Je veux bien, mais je n’ai pas vraiment de chez moi en ce moment…
Pour toute réponse, elle prit sa main et l’entraina jusqu’à chez elle.
Martin lui remit toute sa fortune: quarante-sept dollars et vingt-huit cents. Elle se dit que c’était mieux que rien, surtout qu’avec toute cette neige, la soirée était foutue de toute façon. Elle était jolie, ses seins étaient menus et le fait qu’elle était mal épilée plaisait plutôt à Martin.
Lorsqu’ils eurent fini, il se blottit contre elle, le nez enfoui dans sa nuque. Elle se sentait bien, la chambre était chaude, le loyer était payé et elle entendait le vent se fracasser sur la fenêtre couverte de givre. Lorsqu’il crut qu’elle s’était assoupie, Martin lui murmura à l’oreille:
— Et toi, as-tu quelqu’un?
— Juste toi, répondit-elle alors qu’une larme froide comme un hiver tardif coula sur sa joue.
Quand je serai maquerelle
J’aurai de gros lolos
De gros lolos tout rouges
Ronds comme des navets
De gros lolos tout rouges
Gros comme des courges
De gros lolos tout rouges
Qui remuent et qui bougent.
Et ça f’ra rire les vicieux
Les petits enfants et même les vieux
Quand je serai tapineuse
J’aurai une guêpière
Une drôle de guêpière
Avec des cotillons
Une guêpière magique
Remplie de foulards
Remplie de pétards
Remplie de morpions
Et ça f’ra rire les vicieux
Les petits enfants et même les vieux
Quand je serai une grue
J’aurai une paire de bottes
Avec des talons hauts
Qui montent jusqu’à la plotte
Avec des talons hauts
Pour faire monter au ciel
Avec les zoiseaux
Sans avoir des ailes
Et ça f’ra rire les vicieux
Les petits enfants et même les vieux
Aux premiers feux du soleil
Youkaïdi, youkaïda,
Quand le camp est en éveil,
Youkaïdi, aïda.
On la voit dans sa tente
Les deux doigts sur la fente.
Refrain:
Youkaïdi, youkaïda,
Youkaïdi, aïdi, aïda,
Youkaïdi, youkaïda,
Youkaïdi, aïda.
Le campeur en la voyant
Youkaïdi, youkaïda,
N’a mêm’ pas besoin d’argent
Youkaïdi, aïda.
Si vous êtes bien monté
Votre crédit est assuré.
[Refrain]
La gentille campeuse
Youkaïdi, youkaïda,
Est une sacrée rouleuse
Youkaïdi, aïda
Sur la table à pic’nique
Elle vous sucera la trique
[Refrain]
Et quand arrive la nuit
Youkaïdi, youkaïda,
Son ardeur nous réjouit
Youkaïdi, aïda
Tous les vacanciers du lieu
La prennent à la queue-leu-leu
[Refrain]
Pris d’un désir aussi pubère que sexuel,
Pressé de jeter sa gourme, un jeune Allemand
Pour pouvoir se payer du bon temps au bordel
A vendu les précieux bijoux de sa maman.
— Vous êtes en retard, mais dieu soit loué, vous êtes là. Madame Leblanc a insisté pour qu’il y en ait dix et nous ne voulons surtout pas la décevoir.
— Je suis désolé, mais…
— Inutile de vous excuser. Je suis convaincue que vous avez de bonnes raisons d’être en retard, vous me les raconterez tout à l’heure si vous en avez envie, mais de grâce, dépêchez-vous. Nous en sommes déjà au septième, il ne vous reste plus beaucoup de temps.
— Euh…
— Comme je vous l’ai expliqué au téléphone, tout le monde sans exception doit être testé, mais puisque vous remplacez à la dernière minute et que nous avons vraiment besoin de vous, vous enfilerez ce condom. Madame Leblanc trempe déjà dans le sperme, alors elle ne se rendra compte de rien.
— Pardon?
— Faites seulement en sorte de vous en débarasser discrètement lorsque vous aurez terminé. Madame Leblanc a déjà eu sa dose de foutre, mais elle saura bien qu’elle n’aura été baisée que par neuf hommes si vous ne vous dépêchez pas. Nous ne voulons surtout pas la perdre comme cliente, après toutes ces années… Vous pouvez placer vos vêtements sur ce crochet.
— Attendez, il y a erreur…
— Vous avez pris votre cachet?
— Quel cachet?
— C’est ce que je pensais. Julie! J’ai besoin d’aide ici! Notre numéro dix a besoin d’un peu d’aide pour se mettre en état!
— Tout de suite madame! Bonjour chéri…hey, tu es plutôt mignon!
— Écoutez, ceci est un malentendu. Je ne suis pas l’homme que vous avez engagé. J’habite juste à côté et je venais vous demander de faire moins de bruit. Il est passé minuit et il y a des gens qui travaillent demain, vous savez…
— Ah zut. Est-ce que ça veut dire que je ne peux pas le sucer, madame?
Long silence.
— Bien… je pourrais rester un peu, je suppose…
— À la bonne heure! Julie, occupe-toi de lui je t’en prie. Je dois aller dire à Patrick qu’il est le suivant…
Un autre passionnant épisode de ma vie proprette et rangée qui sera bientôt ajouté aux Mémoires de la pétroleuse nymphomane.
J’étais dans le métier sous le pseudonyme subtil (et latin) de Stella Obcura depuis presque dix mois et jamais n’avais-je eu à servir de femme. Ce qui était offert au menu aurait pu intéresser bien des dames en appétit et à la recherche d’un je-ne-sais-quoi qui leur permettrait de changer de crémerie et de varier un peu leur ordinaire… et pourtant non, il semblait que le genre de caprice que j’offrais n’attirait pas de clientes. Voilà pourquoi je fus si surprise lorsque j’entendis une voix féminine hésitante qui se renseignait, à l’autre bout du fil, sur mes tarifs et mes disponibilités.
Elle finit par me rappeler le lendemain pour me donner rendez-vous au restaurant. Lorsque j’ouvris la porte de la cuisine, elle avait le nez dans une casserole et criant des ordres sur un ton sec à ses marmitons qui s’activaient frénétiquement. Elle m’a plu dès le premier regard : elle était blonde avec des yeux noirs, la peau colorée comme une brune, avec quelque chose de rouge et de scintillant dans le sourire. Ses cheveux s’échappaient en mèches rebelles de sa toque et ses formes généreuses semblaient être sur le point de déborder de sa tunique blanche et de son tablier qui la ficelaient comme un saucisson. Quand il est question de chair féminine, j’aime les portions généreuses et il me déplaît de rencontrer une arête où je cherche un contour; pour mon grand bonheur, elle me semblait bien remplie et ferme comme la pulpe d’une pêche un peu verte.
— Tamara? l’appelai-je après l’avoir contemplé un moment.
— Quoi? répondit-elle sur un ton excédé, sans même jeter un regard dans ma direction.
— C’est moi, Stella… vous m’avez appelée ce matin…
Elle échappa sa cuiller de bois dans sa soupe, se retourna, puis, comprenant enfin qui j’étais, s’approcha de moi en essuyant ses mains sur son tablier. Elle me parla tout bas, nerveusement, sur le ton hésitant et nerveux qui était le sien au téléphone et qui contrastait tant avec celui qu’elle employait avec ses sous-fifres.
— Tu… je veux dire, vous… vous êtes un peu trop tôt, nous ne fermons que dans trente minutes et ensuite, il y aura encore des gens et on ne pourra pas… enfin, tu vois… je veux dire, vous voyez ce que je veux dire…
— On peut se tutoyer, Tamara. Et je peux revenir plus tard, ou encore un autre jour, ou ailleurs si tu le préfères…
Je lui fis le plus beau de tous mes sourires, ce qui eut l’heur de la rassurer.
— Non, non, c’est ce soir où jamais, j’ai assez repoussé l’échéance, depuis tout ce temps que je me refuse de… et puis je vous – je veux dire, je t’en reparlerai plus tard. En attendant, je t’offre un petit quelque chose pour te faire patienter. Il y a une table dans un coin discret…
Elle me fit asseoir près de la porte des cuisines, derrière une haie de plantes vertes. Le «petit quelque chose» qu’elle m’offrit s’avéra être un festin de roi : croustillant de cèpes et girolles aux marrons, brochette de Saint Jacques et gambas avec crème de persil et petite poêlée aux légumes et pour dessert, une île flottante aux pralines roses. Moi qui n’avais mangé que des pâtes et des légumes en boîte depuis plus d’un an, j’étais servie.
Lorsque tous les clients eurent quitté le restaurant et que toutes les chaises furent placées sur les tables, Tamara émergea finalement de sa cuisine.
— J’ai une chambre, à l’arrière, me dit-elle en me prenant par la main. Nous serons tranquilles pour régler notre… petite affaire.
Quelques minutes plus tard, nous en étions déjà dans le vif du sujet. Tout était humide: la nuit, la chambre, la chair de ses cuisses et surtout, cette masse pâteuse et appétissante qu’elle m’offrait en sacrifice. Nue, face au mur, à quatre pattes sur le lit aux draps tachés, enfouissait sa tête dans l’oreiller et attendait que je lui rende le service pour lequel elle m’avait payé deux fois plutôt qu’une. Les dents serrées, elle émettait de petits couinements entrecoupés de respirations rapides et superficielles.
— Vas-y… Vas-y… VAS-Y!» dit-elle sur un ton pressant.
Je m’appliquai alors à lui donner la mère de toutes les fessées. Avec la grande cuillère de bois qu’elle m’avait donnée, je la frappai encore et encore, jusqu’à ce qu’elle hurle, jusqu’à ce que son cul écarlate irradie comme un fourneau.
Quand elle se mit à sangloter et à renifler, j’arrêtai et la laissai reprendre un peu son souffle, avant de passer au second service. Lorsque je sentis qu’elle était à point, j’enfonçai mes ongles dans la chair pantelante et l’écoutai hululer. J’approchai ensuite ma bouche de sa fente; elle était béante, coulante. Ses parfums remplissaient mes narines. Moi qui n’avais pas dégusté de chair féminine depuis des mois… j’allais – encore une fois – être drôlement servie.
J’avais l’eau à la bouche, ma salive se mélangeait aux sucs visqueux de sa conque. Je la pris avec deux doigts vigoureusement, comme elle me l’avait demandé. Ses lamentations incessantes grimpèrent d’une octave lorsque mes dents plongèrent dans sa chair. Elle grogna, cria puis, après quelques convulsions et grincements de dents, elle s’immobilisa, crispée, pendant quelques secondes, puis s’effondra sur le plancher et s’y répandit comme une motte de beurre.
Sur son corps, on pouvait lire les marques de mon passage: rougeurs, ecchymoses, sang, et rigoles de larmes.
— Est-ce que le spécial du chef était à votre convenance?
Elle hocha faiblement la tête.
— Ce fut un plaisir, lui dis-je en la bordant, après l’avoir embrassée tendrement sur le front.
À Zurich, pour encadrer la prostitution,
Le législateur a prévu la construction
De containers à l’allure industrielle
Stockant la marchandise des maquerelles.
Au Zimbabwe, un homme qu’on avait surpris
Avec une ânesse, forniquant à l’envi
S’est défendu en disant qu’on l’avait berné:
Il croyait besogner une prostituée.
Elle affiche encore les vestiges d’une beauté qui fut sûrement, il y a des décennies, flamboyante, sculpturale. Un visage strié de profonds sillons, mais à la structure encore intacte, des yeux émeraude éclatants, une bouche fanée, mais encore charnue; tout son visage exprimait la splendeur passée d’une femme qui avait tous les hommes à ses pieds.
— Tu es bien gentille de venir me visiter, me dit-elle tout doucement, de sa voix chevrotante. J’ai connu bien des consœurs qui ont vieilli toutes seules, abandonnées de tous. Toi, tu viens toujours me voir, même si tu sais que j’étais une gourgandine, une courtisane, une pierreuse…
— Je sais, une prostituée, vous me l’avez dit des centaines de fois…
— Oui ma petite, une pute. Pendant plus de trente ans, tu imagines? À l’époque, on pouvait vendre ses charmes pendant longtemps, ce n’est pas comme aujourd’hui, avec toute cette drogue qui ronge les filles, les use en quelque mois et les détruit avant même d’avoir pu apprendre le métier. Dans mon temps, tapiner c’était exactement comme jouer la comédie. Ce que je faisais aussi — tu sais que j’étais actrice, n’est-ce pas?
— Oui. Vous étiez aussi effeuilleuse.
— Faire la pute, c’est jouer un rôle comme un autre. Quelle différence y a-t-il, au fond, entre jouer une soubrette, une reine, une sainte ou une pute? Tout ce qu’il faut, c’est s’imprégner du personnage.
— Et le reste? Je veux dire… les… les services que vous rendiez?
— Bah, c’était la partie la plus facile. Ce qui comptait, c’était d’être professionnelle et de faire de son mieux. Comme lorsque j’étais sur scène, finalement. Je portais le costume, le maquillage et devenait cette fille qui faisait bander les hommes. Il y a beaucoup de satisfaction à tirer de tenir son rôle le mieux que l’on peut, ma petite chérie. Et quand c’était fini, c’était comme au théâtre : je me démaquillais, je retirais mon costume et je retournais à la maison.
— Et les clients, ils appréciaient?
— Ils en avaient largement pour leur argent. J’étais très populaire, très demandée. Évidemment, personne ne m’applaudissait, mais les hommes ont en ces circonstances d’autres manières d’exprimer leur appréciation.
Elle se met à rire malicieusement, comme une gamine.
— Quand tu me regardes, tout ça doit te sembler difficile à croire, ma petite chérie… me dit-elle, soudainement sérieuse.
— Je peux facilement vous imaginer jouant le rôle d’une prostituée de grand luxe, de ce genre que la plupart des filles de mon âge n’arriveraient jamais à imiter. La classe et la distinction se perdent, mais vous, vous en être toujours l’incarnation.
Elle me tapote la main en souriant, pendant que j’ajuste avec précaution la couverture sur ses genoux et desserre le frein du fauteuil roulant.
Un bordel qui offrait aux clients, en Suisse
Pour chaque achat de fellation des saucisses
Brula suite à un accident de BBQ :
C’est trop hot de mêler charcuterie et cul.
(Haïkus du dimanche écrits à la demande de phroz et publiés en rafale sur Twitter.)
Larme au coin de l’œil
Et sur ma joue empourprée
Un peu de sperme.
La porte claque
Ne reste que dans les draps
Son parfum fauve.
Les traits convulsés
Et la chair de ses nymphes
Autour de mes doigts.
Après avoir joui
Serment d’amour éternel
Je sais qu’elle ment.
Le regard hautain
Mais l’entrejambe humide
Elle sera mienne.
J’aime sa nuque
Quand j’enfonce quatre doigts
Dans son fondement.
Lèche ma chatte
Même si près de ton lit
Le chat observe.
Tu m’as bien baisée
Contre ma cuisse attendrie
Ton foutre coule.
Mon cul modeste
Par ta pine orgueilleuse
Bourré de fierté.
Baise-moi encor
Sur ta peau moite d’amour
La lune brille.
Il la pénètre
Sur ma bouille les embruns
De leur jouissance.
Odeurs marines
Quand dans les plis de son con
Je glisse mon nez.
Ton foutre gicle
Tant et tant qu’il déborde
Par mes narines.
Cyprine salée
Ma tension artérielle
En a trop souffert.
Le galbe troublant
De tes seins improbables
Me rend démente.
La pine du chien
Enfoncé dans sa chatte
Cris et jappements.
Au téléphone
Pour mouiller ma culotte
Sa voix me suffit.
Elle fait claquer
Le martinet sur la chair
De son amante.
La solitude
Amère de se branler
Pendant une orgie.
La canicule
N’est jamais la vraie cause
De mes draps mouillés.
«Tige de jade»
Voilà comment je nomme
Ta queue d’Orient.
Ton coquillage
Couvert de rosée nacrée
Je veux y boire.
Voisins excédés
Par mes cris de jouissance
Frappent à ma porte.
Une lesbienne
Ne cesse de me texter
Ses mots graveleux.
Elle vend son corps
À un prix exorbitant
Un bijou précieux.
La ville en été
A l’odeur acidulée
D’un con détrempé.
J’appuie mes talons
Sur tes larges épaules
Enfonce ta queue.
Ta motte touffue
Tu peux lui faire tes adieux
Voici le rasoir.
Tes jolies fesses
Polies comme le marbre
Où est mon fouet?
Elle a joui si fort
Que son corps se contracte
Gicle la pisse.
Ou la philosophie dans le 3½
(transcription de cinq enregistrements numériques)
(Lire la suite.)
Nom du fichier : conference04.wav
AA : Anne Archet, conférencière doublement pénétrée
LB : Louis Berthier, artiste embroché
SB : Simone Bechara, lesbienne spermophage
L : Lucifer, poète enculé
S : Stella, prostituée de Babylone
F : Fido, soumis bien membré
[Début de l’enregistrement]
[Bruits de manipulation de micro.]
AA : Je ne finirai jamais, au rythme où vont les choses… je ne sais même plus où j’en suis rendue…
[Bruits de manipulation de micro.]
AA : Hum… bon. Je pourrais… ok. L’insurrection.
L’anarchie n’est pas un programme politique; c’est une affaire de volonté — ou de désir, comme le disaient Deleuze et Guattari. Créer de nouveaux agencements, de nouvelles valeurs, de nouvelles façons d’interagir, de nouvelles façons d’aller au bout de nous-mêmes.
La stratégie que je vous propose est insurrectionnelle. L’insurrection n’est pas une solution idéologique à tous les problèmes de la terre, ni une marchandise de plus sur le marché sursaturé des idéologies et des opinions, mais une pratique destinée à mettre un terme à la domination de l’État et la reproduction du capitalisme. L’insurrection n’est pas une utopie. Elle n’a pas de système ou de modèle de société idéal à offrir à la consommation publique. L’insurrection doit se comprendre comme processus et non comme une fin — c’est un processus d’émancipation, de rupture, c’est le soulèvement en tant que tel.
La liberté qui ne peut être vécue qu’une fois la république instaurée, qu’une fois la révolution accomplie, qu’une fois le communisme advenu n’est qu’un mensonge des apprentis sorciers, des aspirants maîtres de l’État. Lire la suite »








