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	<title>Lubricités &#187; Prostitution</title>
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	<description>Les Cahiers d&#039;Anne Archet</description>
	<lastBuildDate>Wed, 21 Jul 2010 01:53:26 +0000</lastBuildDate>
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		<title>La conférence interrompue (4/5)</title>
		<link>http://archet.net/2010/01/24/la-conference-interrompue-45/</link>
		<comments>http://archet.net/2010/01/24/la-conference-interrompue-45/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 25 Jan 2010 03:53:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dialogues vénériens]]></category>
		<category><![CDATA[Anarchie]]></category>
		<category><![CDATA[Cuir]]></category>
		<category><![CDATA[Cunnilinctus]]></category>
		<category><![CDATA[Domination]]></category>
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		<category><![CDATA[Sperme]]></category>
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		<description><![CDATA[Ou la philosophie dans le 3½ (transcription de cinq enregistrements numériques) (Lire la suite.) Nom du fichier : conference04.wav AA : Anne Archet, conférencière doublement pénétrée LB : Louis Berthier, artiste embroché SB : Simone Bechara, lesbienne spermophage L : Lucifer, poète enculé S : Stella, prostituée de Babylone F : Fido, soumis bien membré [Début de l’enregistrement] [Bruits de manipulation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><em>Ou la philosophie dans le 3½<br />
(transcription de cinq enregistrements numériques)</em><br />
(<a href="http://archet.net/2010/02/02/la-conference-interrompue-55/">Lire la suite</a>.)</p>
<p><strong>Nom du fichier : conference04.wav</strong></p>
<p>AA : Anne Archet, conférencière doublement pénétrée<br />
LB : Louis Berthier, artiste embroché<br />
SB : Simone Bechara, lesbienne spermophage<br />
L : Lucifer, poète enculé<br />
S : Stella, prostituée de Babylone<br />
F : Fido, soumis bien membré</p>
<p style="text-align: center;">[Début de l’enregistrement]</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruits de manipulation de micro.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Je ne finirai jamais, au rythme où vont les choses… je ne sais même plus où j’en suis rendue…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruits de manipulation de micro.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Hum… bon. Je pourrais… ok. L’insurrection.</p>
<p style="text-align: justify;">L’anarchie n’est pas un programme politique; c’est une affaire de volonté — ou de désir, comme le disaient Deleuze et Guattari. Créer de nouveaux agencements, de nouvelles valeurs, de nouvelles façons d’interagir, de nouvelles façons d’aller au bout de nous-mêmes.</p>
<p style="text-align: justify;">La stratégie que je vous propose est insurrectionnelle. L’insurrection n’est pas une solution idéologique à tous les problèmes de la terre, ni une marchandise de plus sur le marché sursaturé des idéologies et des opinions, mais une pratique destinée à mettre un terme à la domination de l’État et la reproduction du capitalisme. L’insurrection n’est pas une utopie. Elle n’a pas de système ou de modèle de société idéal à offrir à la consommation publique. L’insurrection doit se comprendre comme processus et non comme une fin — c’est un processus d’émancipation, de rupture, c’est le soulèvement en tant que tel.</p>
<p style="text-align: justify;">La liberté qui ne peut être vécue qu’une fois la république instaurée, qu’une fois la révolution accomplie, qu’une fois le communisme advenu n’est qu’un mensonge des apprentis sorciers, des aspirants maîtres de l’État. <span id="more-2746"></span>La liberté n’est pas un but à atteindre, mais une expérience à vivre. Et la vie ne peut attendre.</p>
<p style="text-align: justify;">L’insurrection est donc le fait de poser en acte le refus de l’ordre étatique existant. L’insurrection est un moyen d’affaiblir la société autoritaire et capitaliste dans le but de libérer des zones d’espace et de temps où l’autonomie et la liberté économique et politique, une fois l’autorité rejetée, sont alors réalisables. L’insurrection est un coin de métal enfoncé dans les lézardes du mur épais que constitue le spectacle.</p>
<p style="text-align: justify;">L’insurrection consiste à vivre l’anarchie, à la réaliser dans des moments et des espaces non seulement possibles, mais actuels. Il s’agit donc de ne plus remettre la vie à plus tard, de ne plus penser en terme d’action politique, de révolution et de prise de pouvoir, mais en terme de création de nouvelles valeurs, de nouvelles expériences de vie, et de dissolution du pouvoir…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Est-ce qu’on a frappé à la porte? Je pense que j’ai entendu frapper…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> De calme, Lucifer, il n’y a personne.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Tu m’avertis si ça frappe, hein…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Sûr. Maintenant, tu permets?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Ouais.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruits de pas qui s’éloignent.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Nietzsche nous invite à devenir ce que nous sommes, de grands individus. Cette voie est ardue, remplie de périls, mais c’est la seule façon de nous réapproprier notre vie. Se placer au centre de notre propre activité signifie trouver de nouvelles façons d’entrer en rapport avec la société, d’entrer en relation et entre nous.</p>
<p style="text-align: justify;">Le jour où nous commencerons à vivre selon nos propres désirs et nos propres expériences, nous nous retrouverons perpétuellement en conflit avec le troupeau et ses maîtres. Ce sera alors à nous de refuser d’assumer, de jouer le rôle social qu’on nous assigne, refuser de faire semblant d’accepter d’avoir à payer pour se procurer les biens nécessaires à notre survie, refuser de travailler, de suivre le protocole, la morale, la bienséance.</p>
<p style="text-align: justify;">Le grand individu lutte avec intelligence, humour et fureur pour sa propre cause, contre la société. Il cherche aussi ses semblables, ceux avec qui il veut vivre, jouir, créer de nouvelles valeurs. Voilà ce à quoi Nietzsche nous invite, voilà l’essence de l’anarchie : profiter mutuellement de nous-mêmes en tant qu’individus sauvages et libres.</p>
<p style="text-align: justify;">Chacun de nous est unique et donc imprévisible…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[On sonne à la porte.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruits de pas de course.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> J’y vais! J’y vais!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruit de porte qui ouvre.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Vous… vous êtes Stella.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Monsieur a un sens de l’observation très développé, à ce que je vois. Vous êtes l’hôte, n’est-ce pas?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Oui…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Silence.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Alors? Vous me faites entrer ou je dois vous pousser moi-même hors de la porte?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Euh… oui, oui, bien sûr.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruits de pas.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>L : </em>Est-ce que notre pute est arri… oh!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Silence.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Et tu dois être celui qui m’a téléphoné. Vous êtes quatre, ici, n’est-ce pas?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Je… je…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Où sont les autres?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Il y a… Anne, juste là…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Anne Archet?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Oui, c’est moi. Enchantée de faire ta… je veux dire, votre connaissance, madame…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Je vous en prie, appelez-moi Stella, Anne. C’est un plaisir pour moi de vous rencontrer.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Et moi de… vous contempler…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> J’ai lu tout ce que vous avez écrit. Vous avez du talent.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Merci… je…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Vous devriez abandonner vos scrupules et publier ailleurs que sur le web. Vendre ses œuvres ne signifie pas nécessairement vendre son âme au diable, vous savez.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Ah, vous pensez que…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Évidemment. Nous n’avons pas le choix de nous vendre, c’est une nécessité, car on en a fait la condition de notre survie. Alors, autant vendre chèrement le temps dont on nous dépossède.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Oh, oui, c’est vraiment… c’est ce que je…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Parlant d’argent, où est le mien? Il faut me payer comptant et à l’avance.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Oui, bien sûr… J’ai ça juste ici… voilà.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Voyons cela… quarante… cent… deux cents&#8230; deux cent soixante. Il manque cent dollars. Où sont-ils?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> C’est que…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruits de pas qui approchent.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Qu’est-ce que vous faites? On a sonné… est-ce que la pute est… oh!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Tu dois être l’amante de madame Archet, je présume?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Euh… euh oui, moi c’est Simone…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Joli prénom. Comme dans <em>L’Histoire de l’œil </em>de Bataille. Je suppose que c’est toi qui a les cent dollars manquants?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Je les ai, madame Stella… voilà, prenez.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Hum… Gardez ceci. Cent dollars suffisent. Bon, maintenant, passons aux choses sérieuses. Vous avez des désirs en particulier.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Euh…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Hum…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Toi, Lucifer. C’est bien ton nom?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> C’est un nom de plume, en fait. Je m’appelle en réalité Éric et…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> C’est toi qui m’as appelé. Qu’est-ce que tu avais en tête?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Moi? Ben je voulais seulement… vous savez, je…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Vous?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Oui, je…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Silence.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Bon, je vais devoir prendre les choses en main. Ne vous en faites, pas, j’ai l’habitude de m’occuper de l’agencement des désirs… Vous… quel est votre prénom?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Louis.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Louis, prenez ceci et allez chercher Fido. Il est dans le coffre arrière de ma voiture.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruit d’un trousseau de clés qu’on lance et qu’on attrape.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> J’y vais.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruits de pas. Porte qui ouvre, puis qui se ferme.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Maintenant, j’ai besoin que quelqu’un me déshabille. Des volontaires?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Moi!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> D’abord, tu sors ton porte-monnaie sans hésiter. Maintenant, tu t’empresses de la déshabiller… je vais de surprise en surprise, Simone.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Vas-y, mignonne. Je suis toute à toi.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> D’accord. Hum… votre parfum est si… enivrant. Laissez-moi d’abord me placer derrière vous pour que je puisse faire courir mes mains le long de vos hanches… et votre ventre…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Commence par ma blouse.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Oui, un bouton à la fois… Oh! Votre peau est si douce… et ces tatouages étranges, sur vos bras… ça ressemble…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> On dirait le <em>Jardin des délices</em> de Bosch.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Bien observé. Le reste du triptyque est sur mon dos. Maintenant, ma jupe.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Oh… Votre taille est si fine et vos fesses si rebondies, c’est presque irréel… je crois que… je crois que je vais enlever votre string avec mes dents…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Attention à mes bas. Je ne supporte pas les mailles.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Bon dieu! Quel cul! Je n’en crois pas mes yeux…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Détache mes cheveux, Simone, veux-tu?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Ces longues mèches de jais… si brillantes, si douces, si odorantes… on voudrait y plonger son nez et y mourir…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Ses seins… peux-tu…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Oui, attends… voilà, j’enlève le soutien-gorge…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Oh! Ils sont si ronds… des globes parfait, haut perchés… et ces pointes, longues et dures… on croirait le buste d’une Vénus de marbre…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruit de porte qui ouvre.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Il n’y avait pas de chien dans le coffre de l’auto… mais il y avait ce gars-là…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>F :</em> Fffmmm.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Je vous présente Fido, mon fidèle compagnon.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>F :</em> Fffmmm.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Euh… enchantée.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Est-ce qu’il peut nous entendre, avec cette cagoule de cuir?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Bien sûr. Il ne peut toutefois pas parler, car il porte un bâillon.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>F :</em> Fffmmm.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> C’est la première fois que je vois ce genre d’accoutrement. Il est couvert de cuir de la tête aux pieds…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Sans compter l’anneau dans son nez, dans lequel passe sa laisse…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Fido a tout abandonné, travail, famille, patrie, pour devenir mon esclave. Il est soumis à tous mes caprices.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Votre… esclave?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Oui. Il est à mon service jour et nuit. Évidemment, comme c’est le cas pour tous les maîtres, le pouvoir que j’ai sur lui ne tient qu’à son bon vouloir. Le jour où je ne serai plus à la hauteur de ses désirs, il me quittera sûrement.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Ça ne risque pas d’arriver… moi, je ne vous quitterais jamais.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> En attendant, il m’est fort utile. C’est une brave bête, pleine de vigueur, qui saillit avec enthousiasme tout ce qu’on lui demande. Et surtout, il est exceptionnellement bien monté…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Ah oui? J’aimerais bien voir ça…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Justement, ma chère, vous allez avoir la chance de constater <em>de visu</em> à quel point la nature a été prodigue envers lui, car c’est avec vous que nous commençons.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Moi?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Oui. Fido, montre ta queue à la dame. Exécution.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruit de fermeture à glissière.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Lucifer, aide notre écrivaine à se déshabiller. Et vous, Louis, retirez vos vêtements. Je veux m’assurer que vous soyez en état de l’honorer convenablement.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Houla! Alors, c’est ça qu’on entend par « bien membré »… Je peux le…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Allez-y. Sucez-le. Il en raffole. Lucifer, c’est à ton tour. Mets-toi à poil et approche-toi, que je compare ta bite à celle de ton ami…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>F :</em> Fffmmm.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Hum.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruits de succion baveux.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Jolies queues… on croirait qu’elles sont jumelles… longues et cambrées… je sens votre pouls battre à l’unisson dans chacune de mes mains.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Oui… c’est bon…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Hmm…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Anne, ces trois mâles sont maintenant prêts à vous prendre. Il faut agencer les positions. Louis, couchez-vous sur le dos, sur le lit… voilà. Anne, installez-vous sur lui…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Comme ça?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> C’est ça. Je vois que vous êtes bien mouillée… ça va glisser à merveille. Je place la queue de Louis contre votre chatte et…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Ooooh…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> C’est bien! Tortillez-vous le cul… en cadence… Maintenant, Lucifer, tiens-toi debout, de l’autre côté, et offre ton membre à son palais.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Mffmm.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Ouais… Hmmmm…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruits de succion accompagnés de la plainte d’un lit qui craque et de soupirs désordonnés.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Fido, à toi de compléter l’arrangement. Encule madame… et je t’en prie, fais-le délicatement.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Les craquements et les plaintes s’accélèrent.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Et moi?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Toi, ma toute belle, je t’ai réservé ce que tu désires vraiment. Regarde…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Oh! On dirait de la nacre… votre chatte est parfaite… comme un écrin où serait lové le bijou précieux qu’est votre clitoris…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Glisses-y ta langue : il mouille pour toi.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Commence une mélodie étrange, celle de l’amour à six. On dirait une pièce de musique concrète de Pierre Schaeffer : percussions rythmées produites par le matelas et le lit, grognements graves des hommes qui répondent aux plaintes flûtées des femmes. Le rythme fluctue, tout en accélérant. Les voix se tissent, se nouent et se défont autour de ce martèlement, jusqu’au cri final.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Mmmm… Han!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Mmmmoui!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>F :</em> Fffmmm.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Ah… Ah! Ah!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Tu vois ton amante, comme elle a été prise par les trois orifices? Regarde-la bien… elle a du foutre sur les joues… elle en a aussi qui coule le long de ses cuisses… approche-toi… vas-y, je te regarde.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Vous voulez que je…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Oui. Il ne doit rien en rester.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> <em>[Reprenant son souffle.]</em> Fff… Viens… Fff… mon amour… Fff… tout ce sperme est pour toi…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Passe ta langue sur son menton, sinon ça va couler sur le drap…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Mmmm…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruit de lapement.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Quant à toi, Fido, laisse-moi t’enlever ton bâillon. Mais je t’avertis : je ne veux pas entendre un mot sortir de ton trou à bite.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruit de fermeture à glissière, puis bruit d’une pièce de plastique qu’on retire d’une bouche.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Tu vas maintenant sucer les deux jeunes hommes que voilà pour qu’ils reprennent vigueur et soient utiles pour la suite des choses.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>F :</em> Oui.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruits de succion baveux et soupirs, tant féminins que masculins, le tout entrecoupé du dialogue qui suit :]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Oui, mon amour, glisse ta langue dans ma fente…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Fuck! Il… Il suce comme une ventouse!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> À moi, c’est à mon tour… Ouf!&#8230; Sa langue… je ne me suis jamais fait sucer comme ça!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Lapements et plaintes qui se poursuivent quelques minutes.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Bien! Brave Fido! Tu les as si bien lapés qu’ils sont durs comme l’os… Tu es un bon toutou, Fido. Viens, tu vas avoir ta récompense. D’abord, je te remets ton bâillon…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruits buccaux, puis fermeture à glissière.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>F :</em> Fffmmm.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Ensuite, approchez-vous, Anne… et toi aussi, Simone. Fido raffole de l’urine des jeunes femmes… pissez-lui dessus.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>F :</em> Fffmmm.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Comment? Sur le lit?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Non. Il va s’étendre là, sur le plancher. Vous n’aurez qu’à l’enjamber… vous accroupir un peu… un tout petit peu de pisse sur votre parquet, ça ne vous dérange pas trop Louis?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Bordel, non. Je veux voir ça!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Et on lui pisse… où, exactement?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Laissez-vous inspirer par le moment. Évidemment, la tête est un emplacement de choix…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Incroyable… Tout ça est tout simplement incroyable…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Je sens que ça vient…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruit d’un liquide qui gicle.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>F :</em> Fffmmm!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> En plein dans la gueule!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Sur sa poitrine, aussi.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> À moi! À moi!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Autre bruit d’un liquide qui gicle.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>F :</em> Fffmmm!<em> </em>Fffmmm!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Regardez comme il bande… Pisse-lui sur la queue, Simone!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Dommage, j’ai fini.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> À moi maintenant que l’asperger, cette brave bête.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>F :</em> Fffmmm!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruit d’un troisième liquide qui gicle.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Il se tord de plaisir… Vous aviez raison, c’était vraiment une récompense.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>F :</em> Fffmmm! Fffmmm! Fffmmm!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Anne, mon amour… je t’ai trouvée si belle… si douloureusement perverse quand tu lui a pissé au visage… je suis trop excitée… laisse-moi enfouir mon nez dans ta chatte, me saouler de ton nectar…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Viens sur le lit avec moi et gamahuchons-nous. Moi aussi, je veux te faire minette, lécher tes nymphes parfumées d’urine…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Craquements du lit, puis lapements entrecoupés à quelques reprises par des « Oh! » et des « Ah! » poussés par les deux femmes.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Alors, messieurs, le spectacle vous excite?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Fuck… oui! Je ne peux pas m’empêcher de me branler!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Je bande tellement que j’ai l’impression que ma bite va se détacher de mon corps et se sauver par la fenêtre.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Dans ce cas, joignons-nous à ces deux charmantes gouines et foutons en chœur. Je me place en levrette ici, sur le bord du lit…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Oh! Quel cul sublime… si je pouvais…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Non Louis. Je veux que ce soit le poète qui m’enconne. Viens, Lucifer. Prends-moi.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Laissez-moi d’abord embrasser cette cramouille divine…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Lapements. Soupirs.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Hum… Oh… Ffff…Bon, suffit. Il est temps de composer l’agencement avant que la ferveur ne tombe. Donne-moi ta queue, que je la guide… voilà… doucement…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Han… Ouf… Ha…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Craquements rythmiques du lit et soupirs.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>S : </em>Maintenant… Lucifer…tu vas… te faire enculer…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Je… non…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Oui… il le faut… continue de me baiser… et vous, Louis, approchez…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Je vais y aller doucement, Lucifer… plus doucement que lorsque tu me l’as fait…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Tu as entendu, poète? Ne gâche pas tout… offre ton fondement…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Oui… vas-y… je… je suis prêt…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Ne bouge plus… attends…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Hum… Oh!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Dou… ce… ment…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L : </em>Ne bouge plus! Ne bouge plus! Laisse-moi le temps de…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Ça va, Lucifer?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Je… Oui, je crois…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Dans ce cas, allez-y, Louis, besognez-le. Je sentirai dans ma chatte les coups de boutoir que vous lui donnerez.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB:</em> Ffff… Han… Han… Han…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L:</em> Ah! Oh… Oh! Oh!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S:</em> Oui, c’est bien! Jusqu’au fond! Oui!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[La musique vénérienne reprend, ponctuée à l’arrière-plan par les gloussements des deux femmes qui se gougnottent.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Fido, à toi de jouer. Tu sais ce que tu as à faire…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>F : </em>Fffmmm.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Oui! Encule-moi! Je veux sentir ton pieu fouiller mes entrailles!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Doucement, Fido! Il ne faut pas briser l’arrangement. Nous devons rester liés, tous les quatre…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>F :</em> Fffmmm.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Mmgmrmm… Oui! Oui! Il m’encule!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S :</em> Allez mes chéris! Enculez-vous! Faites-moi jouir! Plus fort! Plus vite!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Cris féminins et masculins désordonnés. Craquements de lits. Soupirs et plaintes et crescendo.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>L : Je…Je vais…</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Oui! Oui!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>S : Oh…</em></p>
<p style="text-align: center;">[Fin de l’enregistrement.]</p>
]]></content:encoded>
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		<title>La conférence interrompue (3/5)</title>
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		<pubDate>Sun, 10 Jan 2010 03:07:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dialogues vénériens]]></category>
		<category><![CDATA[Anarchie]]></category>
		<category><![CDATA[Gauche]]></category>
		<category><![CDATA[Nietzsche]]></category>
		<category><![CDATA[Prostitution]]></category>
		<category><![CDATA[Révolution]]></category>

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		<description><![CDATA[Ou la philosophie dans le 3½ (transcription de cinq enregistrements numériques) (Lire la suite.) Nom du fichier : conference03.wav AA : Anne Archet, conférencière encore et toujours interrompue LB : Louis Berthier, artiste sodomisé SB : Simone Bechara, lesbienne excédée L : Lucifer, poète sans écrits [Début de l’enregistrement] [Bruits de manipulation de micro.] AA : [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><em>Ou la philosophie dans le 3½<br />
(transcription de cinq enregistrements numériques)</em><br />
(<a href="http://archet.net/2010/01/24/la-conference-interrompue-45/">Lire la suite</a>.)</p>
<p><strong><em>Nom du fichier : </em>conference03.wav</strong></p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">AA : Anne Archet, conférencière encore et toujours interrompue<br />
LB : Louis Berthier, artiste sodomisé<br />
SB : Simone Bechara, lesbienne excédée<br />
L : Lucifer, poète sans écrits</p>
<p style="text-align: center;">[Début de l’enregistrement]</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruits de manipulation de micro.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Je ne sais même plus où j’en étais… l’individu… l’homme du ressentiment… le grand individu… est-ce que je devrais parler du surhomme? Hum… je vais garder ça pour la période de questions. Passons tout de suite à la société.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon Nietzsche, ce ne sont pas les forts qui oppriment les faibles, mais les faibles qui oppriment les forts. Les faibles sont les individus du ressentiment. Ils ont érigé des structures sociales basées sur la morale des esclaves et l’instinct grégaire — obéissance, renoncement de soi, peur — dont la fonction est de triompher des valeurs individuelles des forts que sont le courage, la fierté, la volonté. Comment ont-ils réussi une telle chose? En offrant au fort le pouvoir, ce qui le réduit au rang de faible en le transformant en berger, l’obligeant à mettre sa force au service du troupeau.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais quand l’individu fort refuse de commander tout autant que d’obéir, la société tout entière est unie pour le culpabiliser. Sa non-intégration au troupeau est interprétée par les faibles comme un défaut, une anormalité.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruits étouffés de discussion.]</em></p>
<p style="text-align: justify;">La société aristocratique de Nietzsche n’a donc rien à voir avec une quelconque société moyenâgeuse, faite de clans, de classes et de hiérarchies. Elle est constituée d’individus libres et forts qui sont des ponts vers le surhomme. Leur association, temporaire par essence, n’a pas pour but, comme c’est le cas pour les faibles, de les protéger, puisqu’ils ont la capacité de défendre seuls leurs intérêts. En fait, les aristocrates s’associent pour donner et non pour recevoir. Ils cherchent des «cocréateurs» et des « comoissonneurs » qui participent dans l’élaboration de nouvelles valeurs, des égaux — amis ou ennemis — dignes de lui, pour créer, vivre, jouir.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruit d’une porte qui claque]</em></p>
<p><span id="more-2729"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Et c’est là que la pensée de Nietzsche rejoint l’anarchie. Selon lui, la confrontation des volontés et leur libre jeu aboutissent à un équilibre créatif de la même façon que le libre jeu des pulsions de l’individu qui se combattent entre elles aboutit à cette unité qu’est le moi.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Où est-elle, cette foutue bouteille?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA : </em>Autrement dit, c’est lorsque l’autorité d’une église, d’un monopole privé, d’un gouvernement, d’un État prétend faire cesser le combat entre les volontés individuelles et imposer une paix artificielle venue d’en haut que la société conduit au pourrissement des énergies individuelles et consacre la victoire des faibles sur les forts, la victoire de l’oppression hiérarchique.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Lève ton joli cul, poupée, je suis certain qu’il l’a planquée sous le matelas.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Lucifer, si je me suis réfugiée dans la chambre, c’est pour avoir la paix et finir de me préparer pour ce soir. Et là… tu me déranges.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Il l’a cachée ici, j’en suis sûr!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Hého! Tu m’écoutes quand tu parles?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Ouais, ouais… Les aristos pourrissent la vie des autres et oppriment la hiérarchie. Elle est peut-être dans la table de chevet…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Lucifer! Fous le camp! Fais chier, là!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> La garde-robe déborde de trucs, peut-être qu’elle est cachée dans une de ces boîtes…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Tu veux boire, hein? Tu veux ta bibine?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[On l’entend fouiller dans son sac.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Vingt… trente… trente-cinq… quarante… cinquante… soixante. Tiens, voilà soixante dollars. Va boire à ma santé et surtout, ne reviens pas!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Merci gamine, t’es une <em>sweet chick</em>. Je vais te dédier mon prochain recueil.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Ton recueil, tu peux même le faire tatouer sur ton cul si ça te chante, pourvu que tu sortes de la chambre!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Tiens, tiens… mais que vois-je au fond de ce panier à linge sale?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Tu as de l’argent, maintenant, décrisse !</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Wouhou! Je savais qu’il l’avait cachée dans la chambre!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Quoi?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> La bouteille de bourbon! Elle est presque pleine, en plus! Jackpot!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Dans ce cas, rends-moi mon fric.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Tut, tut, tut, ma toute de miel. Je pense que je vais garder ces billets pour plus tard.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Non, mais… je rêve! Salaud! Hors de ma vue!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Hé hé hé hé !</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Rires qui vont en s’éloignant.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Crétin! Crotté! Ne reviens surtout pas!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> <em>[Avec une voix provenant de loi.] </em>Tu aimerais trop ça, petite cochonne!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA : [Soupire.]</em> Bon. Où en étais-je? Nietzsche… rejoint l’anarchie… Ah! Ok.</p>
<p style="text-align: justify;">On retrouve dans l’anarchisme le meilleur comme le pire. Le meilleur se trouve du côté de la fin: c’est l’anarchie, le désir de transformation totale de l’existence basée sur la réappropriation de la vie de tous les jours par des individus s’associant librement avec des individus de leur choix. Le pire se trouve du côté des moyens: c’est le gauchisme, les modes d’action que l’anarchisme a hérité de sa trop longue association avec la gauche politique.</p>
<p style="text-align: justify;">Les militants, les théoriciens et les groupes anarchistes occupent depuis le XIXe siècle une niche minuscule de la constellation éclectique de la gauche révolutionnaire: celle de la «gauche de toutes les gauches» ou alors celle, encore plus pitoyable, de la «conscience de la gauche». Dans la plupart des principales insurrections et révolutions des deux cents dernières années, la gauche autoritaire a tenu le haut du pavé, repoussant chaque fois les anarchistes un peu plus dans la marge. Qu’elle soit féministe, libérale, sociale-démocrate, tiers-mondiste, altermondialiste, socialiste ou communiste, la gauche reste est soucieuse de justice et d’égalité, mais favorise l’action politique à travers des organisations hiérarchiques dont les principales caractéristiques sont une direction professionnelle, des idéologies dogmatiques (surtout en ce qui concerne les courants marxistes), un moralisme à tout crin et un dégoût envers la liberté individuelle et les initiatives autonomes de créer des communautés authentiquement non-hiérarchiques et libertaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Les anarchistes se sont trouvés devant un dilemme: soit ils situaient leurs critiques quelque part dans les marges de la gauche, soit ils rejetaient en bloc le gauchisme au risque d’être isolés et oubliés. Puisque la majorité des anars sont justement devenus anarchistes en quittant des organisations gauchistes jugées trop autoritaires, il n’est guère surprenant qu’ils choisissent pour la plupart la première option. Ce faisant, ils marginalisèrent définitivement l’anarchie en adoptant les tics et les perversions de la gauche…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Une porte claque violemment.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Anne, fais quelque chose! Je vais finir par l’étriper!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Quoi? Qui?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Lucifer!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> <em>[Avec une voix provenant de loi.] </em>Je veux une puuuuute!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Dès que ses lèvres ont touché le goulot, il est devenu odieux!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Ça ne le change pas beaucoup de son état normal…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> <em>[Qui s’approche.]</em> Je veux baiser! J’ai les couilles gonflées comme des montgolfières! Elles sont sur le point d’éclater, je te jure. Où sont les puuuutes?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Tu vois ce que je veux dire?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Tu n’en as pas eu assez d’enculer ce pauvre Louis?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Il ne m’a même pas laissé finir, l’espèce de lopette. Même pas capable de se laisser enculer comme un homme.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Si tu y étais allé plus doucement, aussi…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Allez, Simone, je sais que tu suces comme une vraie guidoune. Montre-moi tes boules et je vais te faire crier de bonheur, cocotte.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Wow. On voit que monsieur le poète sait parler aux dames… Jamais en cent ans, gros mongolien! Je préférerais me faire monter par un âne!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Pfff. Y’a que des saintes nitouches, ici. Je veux une puuuuuute!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Faites-le taire, quelqu’un!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Fous-toi à poil, Anne! Je vais te fourrer à quatre pattes!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Non merci, tu m’as déjà escroqué de soixante dollars. Je me suis assez fait fourrer comme ça.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Vous me dégoûtez, toutes les deux.  Je vais me trouver une bonne pute bien gentille et ce sera tant pis pour vous.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> C’est ça, bon vent!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Je veux une puuuuute!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Mais tu vas te la fermer, phallocrate! Tu crois que tu vas lui rendre service à cette pauvre fille? Tu crois que ça va lui faire plaisir de se taper ta bite pourrie en échange de quelques dollars? La seule chose que tu arriveras à faire, c’est entretenir la misère d’une démunie, probablement droguée en plus. Tu ne fais que perpétuer l’oppression des femmes!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Je ne veux exploiter personne. Je ne veux que baiser.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> C’est sans espoir. Tu ne comprends ni du cul, ni de la tête.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Allez finir cette conversation ailleurs, j’ai du travail.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Qui se fait exploiter, crois-tu? Celui qui donne ses derniers soixante dollars pour avoir un seul, un unique orgasme, ou celle qui ne fait qu’ouvrir les cuisses, attendre que ça passe et s’enrichit en faisant rien?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Ce qu’il ne faut pas entendre… la prostitution n’est pas un métier comme un autre! As-tu pensé au rapport de force inégalitaire entre la pute et le client? Si un homme paye une femme pour du sexe, il prend le contrôle de son corps, et ça, c’est inacceptable.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> C’est comme ça pour toutes les jobs de marde, chérie. Tu crois que le commis de dépanneur qui se tape des <em>shifts</em> de sept heures la nuit et qui ne peut même pas aller pisser entretient un rapport de force égalitaire avec la multinationale qui l’emploie?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Tu mélanges tout! C’est dans leur corps de femme que les prostituées souffrent!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Ça paraît que tu ne t’es jamais retenue de pisser pendant sept heures pour dire une telle chose. Quand je travaillais, c’est mon corps qu’on possédait et c’est dans ma chair que je sentais l’oppression.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Mais pas dans ton sexe. Ça, c’est pire.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Non, c’est la même chose. Et puis, je te trouve méprisante envers ces braves travailleuses du sexe qui rendent un service si précieux à tous ces hommes incapables de se trouver une partenaire. Elles soulagent la misère humaine et on devrait tous en être reconnaissants!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Tiens, ce n’est plus des « puuuuutes » maintenant, mais de « braves travailleuses du sexe ». Je me demande qui est le plus méprisant, hein…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Sauf votre respect madame, c’est synonyme. Maintenant, excusez-moi, je dois faire un coup fil à une honnête marchande de plaisir.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruit de feuilles froissées.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Ahem! <em>[Sur un ton sec et tranchant.]</em> Je disais donc :</p>
<p style="text-align: justify;">La révolution comme une fin, comme utopie mythique, exige renonciation et sacrifice de soi. La perspective révolutionnaire se résume donc à agir en vue de réaliser cette fin, d’atteindre cet objectif inaccessible. Or, la vie est trop précieuse pour la gâcher à courir derrière des chimères. La vie est courte. Très courte. Il faut la risquer, pas la sacrifier.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout sacrifice de soi est un gaspillage scandaleux. Car sacrifier sa vie, c’est la consacrer à l’obéissance et au ressentiment. Je pense à tous ces gens qui sont morts pour des patries qui n’existent plus, pour des souverains dont la lignée est depuis longtemps oubliée, pour des fumisteries aussi dérisoires que tragiques comme des religions, des préjugés ou des idéologies dont la simple évocation ne provoque aujourd’hui qu’un rire amer.</p>
<p style="text-align: justify;">Notre vie, il faut la risquer, c’est-à-dire prendre les moyens ici et maintenant pour aller jusqu’au bout de nous-mêmes. C’est la seule cause qui mérite qu’on perde notre vie, car cette cause est notre propre vie.</p>
<p style="text-align: justify;">Considérer qu’on ne sera pas libre tant que le dernier individu sur terre ne sera pas libéré nous condamne au sacrifice et au ressentiment. On ne peut obliger quiconque d’être libre, ce qui explique l’échec de toutes les tentatives révolutionnaires basées sur la contrainte. Se situer dans l’obligation, c’est faire éclore la domination, pas la liberté. Je ne veux pas vous convaincre de l’opportunité ou non de vous réapproprier votre vie et devenir ce que vous êtes. Plusieurs d’entre vous — peut-être même la majorité — n’en ont même pas la volonté. Alors pourquoi sacrifierai-je ma vie pour vous? Il nous faut donc prendre conscien…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Qu’est-ce qui se passe ici?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB : </em>Louis! Dis à Lucifer de foutre le camp! Il veut faire venir une call girl ici et dans ton appart…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Je veux une puuuuute!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Est-ce que tu l’as déjà appelée?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Euh… non.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Tant mieux, parce que j’en connais une.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Ah oui?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Attends… tu ne vas pas sérieusement l’encourager dans son idée stupide?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Je ne la connais que de réputation… mais je te jure, c’en est toute une. Elle travaille à son propre compte… son nom est Stella.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Comment en as-tu entendu parler?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Oh, tout le monde en parle. Et il y a Steve qui a déjà fait affaire avec elle.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> L’éditeur?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Ça ne me surprend pas de lui, ce porc…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA:</em> Ça suffit, j’en ai plein mon casque. Je vais aller me faire un sandwich, puisque c’est impossible d’avoir la paix!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruits de pas, puis porte qui claque.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Comment est-elle?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> On m’a dit qu’elle est d’une beauté stupéfiante, presque insupportable…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Oh… Et&#8230; qu’est-ce qu’elle… fait?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Tout.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Tout?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em>Si on la paie <em>cash</em> et à l’avance, naturellement.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Qu’est-ce que tu veux dire exactement par « tout »?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> C’est toi le poète; use un peu de ton imagination!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Il se trouve que mon imagination a besoin d’être un peu stimulée… suffisamment du moins pour que je consente à me départir de mes soixante billets gagnés à la sueur de mon front.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> On dit qu’elle baise avec des hommes et des femmes sans distinction. Qu’elle fait aussi dans le SM… et que les orgies sont sa spécialité. Il paraît qu’elle a organisé des partouzes monstres… décadentes et dionysiaques à souhait…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Alors là, mon imagination fonctionne à plein régime. Quoi d’autre?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB : </em>C’est sûrement des racontars, mais j’ai entendu parler de rituels bizarres qu’elle organise, des trucs pas clairs avec des chaînes, des chevalets, des chaînes… des chiens et des boucs aussi…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> J’en ai assez entendu. Bon vent, les détraqués!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruits de pas lourds qui s’éloignent.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Qu’est-ce que tu attends? Appelle-la!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Je veux bien, mais je serais vraiment surpris qu’on puisse se permettre ses tarifs qui sont probablement exorbitants.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Ça, ça reste à voir, hein…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Je te dis qu’elle est beaucoup trop chère pour nos moyens de paumés.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Pas sûr. J’ai soixante dollars… file-moi son numéro.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Je ne l’ai pas.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Quoi? Tu me racontes tout ça et tu ne sais même pas comment la contacter!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Penses-tu qu’un gars comme moi tient ce genre d’information dans son portable?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Man! T’es une vraie agace! Non seulement j’ai plus envie de baiser que jamais, mais en plus, je suis frustré…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Calme-toi Lucifer. Il parait qu’elle offre ses services dans les petites annonces du journal. On n’a qu’à vérifier.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Mais qu’est-ce que tu attends Loulou? Go, go, go! Va le chercher, ton crisse de journal! <em>Get up and boogie</em>!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Ça va, y’a pas le feu…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Au cul, le feu, au cul! C’est là que je l’ai!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Ha! Ha!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruits de pas qui s’éloignent. Silence, puis bruit liquide d’une personne qui boit à même la bouteille.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Il peut bien rigoler, lui. Pendant ce temps, moi, je bande…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Autre bruit liquide d’une personne qui boit à même la bouteille.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Parfois, je voudrais en finir pour de bon, pisser mon foutre… éjaculer jusqu’à me vider de ma substance… devenir creux et vide, translucide, même…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Encore un bruit liquide d’une personne qui boit à même la bouteille, puis un long silence.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Pour que mon être, devenu impalpable, me serve d’alibi face à la mort.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruits de pas qui s’approchent.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Qu’est-ce que tu dis?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Rien, rien. Tu as le journal?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Juste celui d’hier.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Ça devrait faire l’affaire, non?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Espérons-le…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruit de papiers froissés.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Regarde dans la section « Escortes »…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> C’est ce que je fais!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Mmm… non… Mmm… Là! « Très jolie coquine fesses bombées te reçoit à Laval »…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Ça ne sonne pas du tout comme Stella. D’ailleurs, ça ne peut pas être elle, parce qu’se déplace seulement.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Et celle-ci? « Adorable, belle et chaude, 32 DDD, bas jarretelle 39 ans 80$ »…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Stella est plus jeune… et 80$, franchement, non, on ne s’en sortira jamais à si bas prix…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Agence… Salon de massage… Hum… Son nom n’apparaît nulle part.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Sauf ici, regarde… dans la section « Prières et remerciements »…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> « Prières et remerciements »?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Oui! Écoute :</p>
<p style="text-align: justify;">« Ave Maris Stella<br />
Vous fait connaître l’extase divine<br />
Mieux que vierge, immaculée<br />
Bienheureuse au septième ciel<br />
En recevant cet ave<br />
De sa bouche bienfaitrice<br />
Et en changeant notre nom pour Ève<br />
Priez-la et vous serez exhaussé.»</p>
<p style="text-align: justify;">Et il y a ensuite un numéro de téléphone…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> On ne perd rien à essayer. Passe-moi l’appareil… Tu dis qu’il faut que je change mon nom pour « Ève »?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> C’est ce qui est écrit.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruits des touches d’un téléphone.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Ça sonne… Oui, bonjour, je m’appelle « Éve » et j’aimerais devenir bienheureuse au septième ciel… Oui, dans le journal d’hier… C’est donc vous, Stella. Je suis vraiment content de vous parler! Je me demandais si c’était possible pour vous… Oui, ce serait pour aujourd’hui, le plus tôt possible en fait… Ah, je vois… attendez, je vais aller chercher de quoi écrire…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Qu’est-ce qu’elle dit? Qu’est-ce qu’elle dit?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L : </em>Chut! Oui… Oui… D’accord…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruits de pas qui s’éloignent. Porte qui claque.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Long silence.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>[Bruit d’une porte qui ouvre.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Je ne serai jamais prête pour ce soir. Et tu sais à quel point je suis nulle pour improviser…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Ne t’en fais pas, je suis sûre que tu vas te débrouiller. Pourquoi ne retournons-nous pas à la maison? Je vais te faire un bon dîner et tu pourras finir d’écrire ta conférence en paix…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Tu as vu l’heure? L’université est juste à côté d’ici. Si je retourne à la maison, il ne me restera qu’une heure et je devrai reprendre l’autobus pour arriver à temps. Non, je n’ai pas le choix. Je dois rester ici et finir de me préparer malgré ce foutoir.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Bon! C’est réglé!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Qu’est-ce qui est réglé?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Lucifer a parlé à Stella.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> L’escorte de luxe?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Elle-même! Elle arrive dans une petite heure!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Quoi?!?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Et ça nous coûtera presque rien! Seulement trois cent soixante dollars! C’est vingt fois moins que ce qu’elle demande d’habitude…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Dis-leur comment tu es arrivé à la convaincre.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Je lui ai dis que tu serais présente.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Moi?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Elle a tout de suite été partante. Paraît qu’elle veut rencontrer Anne Archet depuis longtemps… on dirait qu’elle fait partie de ton fan club, poupée.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Il n’en est pas question! Vous allez forniquer avec votre putain sans nous! Viens Anne, on part.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Elle lit mon blog?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Ouais, c’est ce qu’elle a dit. Elle a ajouté qu’elle faisait souvent la lecture de ton essai sur Schopenhauer à certains de ces clients aux goûts spéciaux.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Des philosophes, probablement.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Hum… J’en doute.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Ne les écoute pas, Anne! Viens, on retourne à la maison!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Elle a dit qu’elle avait des tas de trucs à te raconter au sujet de tes textes érotiques.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> J’aurais jamais cru qu’une telle femme apprécierait ce que j’écris…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Anne!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> On pourrait rester un peu, Simone… Faire connaissance…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Ne viens pas me dire que tu veux participer à… à cette…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Je te l’ai dit, nous n’avons pas le temps de retourner à l’appartement avant la conférence.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Vous allez quand même devoir prendre le temps d’aller chercher des sous, hein, parce que ça revient à cent dollars par personne.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Je t’ai déjà donné soixante dollars, Lucifer.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Ça, c’était pour la <em>booze</em>. Pas pour la fesse.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Y’a pas à dire, tu es un vrai escroc.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> C’est cent dollars par personne, sinon la dame tournera les talons et ira faire le bonheur de clients plus fortunés.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>LB :</em> Attends… tu n’avais pas dit que c’était trois cent soixante dollars? Ça fait… quatre-vingt-dix dollars, pas cent.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Pas question que je paie un cent à cette greluche!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L :</em> Hey, c’est moi qui ai fait toutes les démarches et qui ai réussi à convaincre la dame. Ce n’est que justice que je profite d’un rabais…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>SB :</em> Plutôt crever que de devenir la cliente d’une prostituée! Ce serait un affront fait à toutes les femmes! Anne… ton truc, est-ce qu’il enregistre encore?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>AA :</em> Euh… peut-être. Attends…</p>
<p style="text-align: center;">[Fin de l’enregistrement.]</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Elles luttent pour le climax</title>
		<link>http://archet.net/2009/12/05/elles-luttent-pour-le-climax/</link>
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		<pubDate>Sat, 05 Dec 2009 21:59:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Faits divers]]></category>
		<category><![CDATA[Noël]]></category>
		<category><![CDATA[Prostitution]]></category>
		<category><![CDATA[Répression]]></category>

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		<description><![CDATA[A Copenhague des prostituées Offrent désormais du sexe gratuit. C&#8217;est pour elles un moyen contester; Encourageons-les pour toute une nuit.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A Copenhague des prostituées<br />
Offrent désormais du sexe gratuit.<br />
C&#8217;est pour  elles un moyen contester;<br />
<a title="AFP: Des prostituées proposent du sexe gratuit à Copenhague" href="http://www.cyberpresse.ca/actualites/insolite/200912/05/01-928270-des-prostituees-proposent-du-sexe-gratuit-a-copenhague.php">Encourageons-les pour toute une nuit</a>.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>En Allemagne, les cochons sont verts</title>
		<link>http://archet.net/2009/10/18/en-allemagne-les-cochons-sont-verts/</link>
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		<pubDate>Sun, 18 Oct 2009 03:07:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Faits divers]]></category>
		<category><![CDATA[Écologie]]></category>
		<category><![CDATA[Prostitution]]></category>

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		<description><![CDATA[Même les putes et les macs doivent désormais Mettre leur épaule à la roue pour Kyoto. Ainsi, un bordel berlinois offre un rabais À tous ses clients qui se présentent en vélo.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Même les putes et les macs doivent désormais<br />
Mettre leur épaule à la roue pour Kyoto.<br />
Ainsi, un bordel berlinois offre un rabais<br />
<a title="AP : Berlin brothel offers discounts for 'green' customers who pedal to the door" href="http://hosted.ap.org/dynamic/stories/E/EU_GERMANY_GREEN_BROTHEL?SITE=ILROR&amp;SECTION=HOME&amp;TEMPLATE=DEFAULT">À tous ses clients qui se présentent en vélo.</a></p>
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		<title>Barista-te-moi le popotin</title>
		<link>http://archet.net/2009/09/26/barista-te-moi-le-popotin/</link>
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		<pubDate>Sat, 26 Sep 2009 02:43:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Faits divers]]></category>
		<category><![CDATA[Café]]></category>
		<category><![CDATA[Prostitution]]></category>

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		<description><![CDATA[Elles vendaient de bons cafés latte. En plus de servir ces douces boissons, Leurs seins et leur cul laissaient tripoter : On les accusa de prostitution.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Elles vendaient de bons cafés latte.<br />
En plus de servir ces douces boissons,<br />
Leurs seins et leur cul laissaient tripoter :<br />
<a title="AP : 5 Washington State bikini baristas accused of prostitution  " href="http://hosted.ap.org/dynamic/stories/U/US_ODD_BIKINI_BARISTAS_PROSTITUTION?SITE=RIPAW&amp;SECTION=HOME&amp;TEMPLATE=DEFAULT">On les accusa de prostitution</a>.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>Doublement arnaqué</title>
		<link>http://archet.net/2009/08/31/doublement-arnaque/</link>
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		<pubDate>Mon, 31 Aug 2009 05:47:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Faits divers]]></category>
		<category><![CDATA[Prostitution]]></category>

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		<description><![CDATA[Par une putain s’étant fait duper, Un Norvégien eut l’intelligence D’aller sitôt se plaindre aux policiers Qui lui collèrent une contredanse.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par une putain s’étant fait duper,<br />
Un Norvégien eut l’intelligence<br />
D’aller sitôt se plaindre aux policiers<br />
<a title="AFP : Il se plaint à la police des services d'une prostituée" href="http://www.cyberpresse.ca/actualites/insolite/200908/31/01-897464-il-se-plaint-a-la-police-des-services-dune-prostituee.php">Qui lui collèrent une contredanse</a>.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Quand je serai maquerelle</title>
		<link>http://archet.net/2008/11/21/quand-je-serai-maquerelle/</link>
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		<pubDate>Fri, 21 Nov 2008 12:00:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Comptines]]></category>
		<category><![CDATA[Bottes]]></category>
		<category><![CDATA[Maquerelle]]></category>
		<category><![CDATA[Prostitution]]></category>
		<category><![CDATA[Seins]]></category>
		<category><![CDATA[Tapineuse]]></category>

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		<description><![CDATA[Quand je serai maquerelleJ’aurai de gros lolosDe gros lolos tout rougesRonds comme des navetsDe gros lolos tout rougesGros comme des courgesDe gros lolos tout rougesQui remuent et qui bougent. Et ça f&#8217;ra rire les vicieuxLes petits enfants et même les vieux Quand je serai tapineuseJ’aurai une guêpièreUne drôle de guêpièreAvec des cotillonsUne guêpière magiqueRemplie de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Quand je serai maquerelle<br />J’aurai de gros lolos<br />De gros lolos tout rouges<br />Ronds comme des navets<br />De gros lolos tout rouges<br />Gros comme des courges<br />De gros lolos tout rouges<br />Qui remuent et qui bougent.</p>
<p><em>Et ça f&#8217;ra rire les vicieux<br />Les petits enfants et même les vieux</em></p>
<p>Quand je serai tapineuse<br />J’aurai une guêpière<br />Une drôle de guêpière<br />Avec des cotillons<br />Une guêpière magique<br />Remplie de foulards<br />Remplie de pétards<br />Remplie de morpions</p>
<p><em>Et ça f&#8217;ra rire les vicieux<br />Les petits enfants et même les vieux</em></p>
<p>Quand je serai une grue<br />J’aurai une paire de bottes<br />Avec des talons hauts<br />Qui montent jusqu’à la plotte<br />Avec des talons hauts<br />Pour faire monter au ciel<br />Avec les zosiaux<br />Sans avoir des ailes</p>
<p><em>Et ça f&#8217;ra rire les vicieux<br />Les petits enfants et même les vieux</em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>L’appel</title>
		<link>http://archet.net/2008/11/19/l%e2%80%99appel/</link>
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		<pubDate>Wed, 19 Nov 2008 21:38:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Retailles d’hosties]]></category>
		<category><![CDATA[Prostitution]]></category>
		<category><![CDATA[Stars]]></category>

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		<description><![CDATA[Le téléphone sonna, ce qui la fit sursauter — habituellement, le téléphone ne sonnait plus à cette heure si tardive. — Nathalie, c’est Steve. Tu peux envoyer une de tes filles à la suite présidentielle de l’hôtel le St-James? Brad, George et Orlando veulent s’amuser un peu. Le souffle coupé, elle prit quelques secondes pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le téléphone sonna, ce qui la fit sursauter — habituellement, le téléphone ne sonnait plus à cette heure si tardive.</p>
<p>— Nathalie, c’est Steve. Tu peux envoyer une de tes filles à la suite présidentielle de l’hôtel le St-James? Brad, George et Orlando veulent s’amuser un peu.</p>
<p>Le souffle coupé, elle prit quelques secondes pour se rasséréner, puis demanda d’une voix tremblante d’émotion :</p>
<p>— Est-ce que c’est vraiment <em>le</em> Brad, <em>le</em> George et <em>le</em> Orlando auxquels je pense?</p>
<p>— Qu’est-ce que tu crois, ma vieille, évidemment! répondit Steve. Alors, je te fais confiance: elle doit être classe, sexy, discrète, mais complètement déchaînée. Capiche?</p>
<p>— Depuis quand ai-je l’habitude de te décevoir? Je m’en occupe personnellement, t’inquiète.</p>
<p>— Meci Nath, tu m’enlèves une sacrée épine du pied! Je passerai dans une heure avec le cash, comme d’habitude. Ciao! dit-il avant de raccrocher.</p>
<p>Elle se leva péniblement de son fauteuil, essuya son pantalon de coton ouaté jauni de ses doigts graisseux pour le débarrasser de ses miettes de pizza puis marcha d’un pas lourd jusqu’aux toilettes. Elle vida le point noir sur son nez, enleva la plaque dentaire sur ses incisives du bout de son ongle et replaça tant bien que mal sa coiffure. Elle racla ensuite la boue qui tachait ses bottes et enfila le vieux manteau de fourrure qu’elle gardait sous son matelas.</p>
<p>«Je ne sais pas qui est cette Nathalie et je m’en moque…», se dit Josée en se regardant une dernière fois dans le miroir du vestibule. «Ce que je sais, c’est que ce soir, après quarante-neuf ans d’attente, je vais enfin avoir un peu d’action!»</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Lapsus</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Oct 2007 03:46:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Archet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Aphorismes]]></category>
		<category><![CDATA[Prostitution]]></category>
		<category><![CDATA[Puritanisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai longtemps confondu les mots puritain et putain. D’ailleurs, il me semble toujours que les deux termes sont inséparables, ontologiquement liés.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai longtemps confondu les mots <em>puritain</em> et <em>putain</em>. D’ailleurs, il me semble toujours que les deux termes sont inséparables, ontologiquement liés.</p>
]]></content:encoded>
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