Seins

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Faudra-t-il les ramasser ?
Les tortiller ou les nouer ?
Les jeter par-dessus l’épaule ?
Les laisser tremper dans un bol ?
Les faire sécher sur le comptoir ?
Les remiser dans une armoire ?
Aller les inscrire à la bourse ?
À la fac ou au champ de course ?
Les faire bénir par le pape ?
Ou les faire passer à la trappe ?

 

Quand je serai maquerelle
J’aurai de gros lolos
De gros lolos tout rouges
Ronds comme des navets
De gros lolos tout rouges
Gros comme des courges
De gros lolos tout rouges
Qui remuent et qui bougent.

Et ça f’ra rire les vicieux
Les petits enfants et même les vieux

Quand je serai tapineuse
J’aurai une guêpière
Une drôle de guêpière
Avec des cotillons
Une guêpière magique
Remplie de foulards
Remplie de pétards
Remplie de morpions

Et ça f’ra rire les vicieux
Les petits enfants et même les vieux

Quand je serai une grue
J’aurai une paire de bottes
Avec des talons hauts
Qui montent jusqu’à la plotte
Avec des talons hauts
Pour faire monter au ciel
Avec les zoiseaux
Sans avoir des ailes

Et ça f’ra rire les vicieux
Les petits enfants et même les vieux

(Haïkus du dimanche écrits à la demande de phroz et publiés en rafale sur Twitter.)

Larme au coin de l’œil
Et sur ma joue empourprée
Un peu de sperme.

La porte claque
Ne reste que dans les draps
Son parfum fauve.

Les traits convulsés
Et la chair de ses nymphes
Autour de mes doigts.

Après avoir joui
Serment d’amour éternel
Je sais qu’elle ment.

Le regard hautain
Mais l’entrejambe humide
Elle sera mienne.

J’aime sa nuque
Quand j’enfonce quatre doigts
Dans son fondement.

Lèche ma chatte
Même si près de ton lit
Le chat observe.

Tu m’as bien baisée
Contre ma cuisse attendrie
Ton foutre coule.

Mon cul modeste
Par ta pine orgueilleuse
Bourré de fierté.

Baise-moi encor
Sur ta peau moite d’amour
La lune brille.

Il la pénètre
Sur ma bouille les embruns
De leur jouissance.

Odeurs marines
Quand dans les plis de son con
Je glisse mon nez.

Ton foutre gicle
Tant et tant qu’il déborde
Par mes narines.

Cyprine salée
Ma tension artérielle
En a trop souffert.

Le galbe troublant
De tes seins improbables
Me rend démente.

La pine du chien
Enfoncé dans sa chatte
Cris et jappements.

Au téléphone
Pour mouiller ma culotte
Sa voix me suffit.

Elle fait claquer
Le martinet sur la chair
De son amante.

La solitude
Amère de se branler
Pendant une orgie.

La canicule
N’est jamais la vraie cause
De mes draps mouillés.

«Tige de jade»
Voilà comment je nomme
Ta queue d’Orient.

Ton coquillage
Couvert de rosée nacrée
Je veux y boire.

Voisins excédés
Par mes cris de jouissance
Frappent à ma porte.

Une lesbienne
Ne cesse de me texter
Ses mots graveleux.

Elle vend son corps
À un prix exorbitant
Un bijou précieux.

La ville en été
A l’odeur acidulée
D’un con détrempé.

J’appuie mes talons
Sur tes larges épaules
Enfonce ta queue.

Ta motte touffue
Tu peux lui faire tes adieux
Voici le rasoir.

Tes jolies fesses
Polies comme le marbre
Où est mon fouet?

Elle a joui si fort
Que son corps se contracte
Gicle la pisse.